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ISBN : 2266287575
Éditeur : Pocket (21/03/2019)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l'alcool et les aventures d'un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu'il poste sur son site, baptisé " Le ciel est à nous ". Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l'amour avec Anna, son ex-fem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  08 avril 2018
Un grand merci à Babelio et aux éditions du Cherche Midi...
Une maison morte et vide depuis que sa femme est partie. Des jours passés dans les brumes de l'alcool. D'autres l'oeil vissé à l'objectif, captant ici une mer démontée, là un arc-en-ciel. Des photos qui viendront alimenter son site internet, baptisé « le ciel est à nous ». Et quelques mots cachés dans le code de la page. Des mots destinés à son fils, Jack...
Rob et Anna se rencontrent lors d'une soirée, aussitôt attirés l'un vers l'autre. Après un été passé à Cambridge en amoureux, Anna, elle, se réjouit de la promesse d'emploi dans un cabinet de la capitale tandis que Rob, lui, informaticien, se concentre sur son nouveau logiciel qui, il en est sûr, va connaître un énorme succès. le couple part s'installer à Londres et nage dans le bonheur. Un bonheur bien vite entaché par les deux fausses couches d'Anna. Mais, dès lors que, des années plus tard, Jack pointe le bout de son nez, le couple est aux anges, certain que rien de grave ne pourra lui arriver...
Le ciel est à nous, un titre ô combien porteur d'espoir. Et pourtant, lorsque l'on fait la connaissance de Rob Coates, on ne peut pas dire qu'il mène une vie des plus épanouies. Qu'est-t-il arrivé à son couple pour qu'il se sépare d'Anna ? Qu'est devenu le petit Jack à qui le papa écrit de tendres et émouvants messages sur son site internet ? Luke Allnutt nous offre un roman poignant et terriblement humain dans lequel l'on suit le combat de Rob et Anna face à la maladie. Comment accepter l'inacceptable ? Comment se résoudre à quitter ceux qu'on aime ? À quoi peut-on encore se raccrocher ? Malgré la trame tragique, la mort qui rode, la tristesse prégnante, ce roman est empreint d'espoir et d'authenticité, est gorgé d'émotions et finalement illumine de par les messages qu'il véhicule. Un roman d'une grande justesse, sensible et bouleversant, porté par une plume emplie de tendresse et d'humanité.
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Hugo
  11 avril 2018
Les histoires tristes font pleurer les pleureuses, les histoires tristes avec des enfants malades et des parents ordinaires font pleurer, la musique triste fait pleurer, les baffes dans la gueule, les coups de genoux dans le bide, un écureuil écrasé, un dauphin mort, jack qui ne monte pas sur cette putain de porte... et un tas d'autres trucs moches…
T'as déjà essayé de consoler quelqu'un qui avait vécu un putain de drame … Question rhétorique, qui mérite de balancer ma source dixit : « André compte Sponville » dans une émission télé un peu tardive sur l'intellectualisation… disons qu'à cette heure-là, mieux vaut te saigner la corne aux doigts, à imaginer une nana divinement nue allongée sur ton corps déluré et consentant de dépravation d'obsédé à obsédé…
Mais voilà on ne peut pas consoler un drame, celui qui le vit veut juste crever, la douleur ça se guérit pas, elle s'atténue avec le temps, mais sombrer dans la déchéance semble être pour les plus empathiques d'entre nous une solution des plus sensible, la sagesse qui voudrait que la vie continue voyez-vous est aussi utopique que baiser tous les jours avec une certaine gourmandise… mais l'exception confirme queue pour ma part le matin j'ai toujours envie de pisser et queue c'est moins facile quand ta bite ne fait pas la gueule… bref moi, je pleure ce qui fait pleurer, j'en rajoute pas des larmes pour être accompagner, je me fou dans un coin de ma solitude qui semble être un truc plus ou moins constant chez moi, et je vide ma tristesse dans l'épuisement…
Bon mais moi j'ai pas vécu de drame comme dans le bouquin, je suis papa depuis 4 ans, grossesse désirée, bébé va bien, j'ai le sourire et la joie vivre, il me reste plus qu'à me plaindre de mes petits soucis pour tirer de temps à autre une larme ou deux…
Donc on peut pleurer sur tout sans pour autant être capable de mesurer la douleur de l'autre, je veux dire tu peux imaginer la merde que ce doit être, mais tu ne peux pas la mesurer, hormis exception à la con ou t'as vécu le même genre de conneries… Donc on se projette, on s'identifie et on se dit que…
Moi quand je dis « que », j'y rajoute toujours un « u » et un « e » pour la lubricité de la chose, le cul c'est fédérateur et ça vous fout sourire plein la culotte, ou ça choque, dans le deuxième ça me donne envie de chialer toute en futilité…
Bah ouais c'est une histoire tristounette, ou finalement quand t'es parent (ou pas) t'es plus ou moins obligé de te dire
:
« putain si ça m'arrivait, je sombrerais dans le chaos et je succomberais dans le suicide mais je suis un lâche, je pleurerais dans un coin sombre, un verre à main trinquant à la vie qui continue… »
Et il y aurait un tas de gens qui voudront m'aider, ah ouais, des meilleurs aux plus pourris, les gens qui prieront, les gens qui seront encore plus triste que toi, reflétant dans leurs yeux ta propre joie de mourir… pourtant il en faudrait un plus sobre, quelqu'un qui tombe au bon moment, qui te fasse marrer, une belle nana qui te montre ses seins, que tu pourrais toucher les cas déchéant , parce qu'elle a envie de t'aider à pisser à côté, il faudrait juste un soupir, le silence, le néant et le temps…
La résilience, la culpabilité, la vie se heurte aux sentiments qui nous rongent, nous empoisonnent, nous emprisonnent, le bonheur se cache dans la simplicité de vivre, la vie se leurre du temps qui nous est compté, sur un malentendu on peut vite crever, une histoire racontée avec une certaine simplicité, une histoire dramatique ou les sentiments s'emmêlent, dérapent et s'égarent avec cruauté, comme chaque parent je compose avec le présent, mais sans hésiter je donnerai ma vie pour ma fille…
Seulement voilà, l'histoire manque d'une certaine crédibilité, de cruauté, angélisée de bons sentiments, comme-ci l'auteur recherchait à être romantique pour faire pleurer ses lecteurs, alors que la réalité doit être bien plus poisseuse malheureusement...
Merci à babelio et aux éditions Cherche Midi
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sabine59
  18 mars 2018
Merci à Babelio et aux éditions Cherche-midi pour l'envoi de ce livre.
La quatrième de couverture annonçait un roman entre " Nos étoiles contraires" ( que je n'ai pas lu mais dont je connais la thématique) et "Un jour" que j'avais apprécié. Je n'aime pas tellement ces comparaisons, qui s'avèrent souvent erronées. Et je redoutais surtout qu'il s'agisse de la mort d'un enfant. J'ai toujours du mal à lire ce genre d'histoire, trop poignante.
Je ne trahirai rien en affirmant que la mort du petit Jack est effectivement au centre de ce roman, car la quatrième de couverture le laisse deviner clairement. Mais l'auteur, lui-même gravement malade au moment de l'écriture ( guéri depuis), présente de manière fort intéressante les étapes qui aboutissent à cet évènement terrible. La chronologie n'est pas respectée , la descente aux enfers de Rob, le père de Jack, après son décès, nous est d'abord présentée. Puis les souvenirs affluent, le temps du bonheur avec Anna, de la naissance de leur petit garçon,puis de la maladie. Et se mêlent au présent.
Si j'ai suivi avec attention et empathie le parcours difficile des parents, je me suis sentie mal à l'aise, la tristesse m'a étreinte trop souvent, la seule libération à toute cette tension sou-jacente a été ce bel hommage de Rob à son fils, prenant des photos panoramiques des endroits où ils aimaient se rendre ensemble. Car il raffolait de ces vues de haut.
L'écriture est agréable mais manque peut-être de personnalité ( c'est un premier roman) cependant j'ai beaucoup apprécié les paragraphes émouvants et poétiques où Rob s'adresse à Jack disparu.
Un avis donc un peu mitigé, dû surtout à mon appréhension d'être confrontée à ce drame difficilement acceptable.

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Stelphique
  14 mai 2018
Les personnages:
Rob. Anna. Jack: Petite cellule familiale qui nous ouvre les portes de leur foyer et nous fait lever les yeux vers l'immensité bleutée…
Dans ce roman nous avons le point de vue du père, Rob. Il nous raconte sous forme de flash-back, la relation qu'il a avec sa femme Anna. Des avants/après qui nous évoque leur complicité, la solidité de leur couple et enfin Jack, fruit de leur amour, après les vents contraires…
« Nous n'étions pas juste tombés amoureux, nous avions sombré. »
Ce que j'ai ressenti:
Parce qu'elle m'aura marquée cette lecture, voici une chronique en ping-pong Citations/Émotions:
« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire pleurer. »
Cette phrase est adressée à Rob, à un moment charnière de cette histoire, mais elle vient cueillir la lectrice que je suis me surprenant tout autant que le personnage, à verser des larmes presque malgré nous. Pleurer en même temps que les personnages, crée une sorte d'alchimie complice, un lien intime avec le livre. Ce livre est émouvant de par son drame, mais finalement, on se rend compte que c'est dans l'instantané des petites choses de la vie qu'il arrive à nous renverser. Ce père qui se déraisonne, qui s'emprisonne dans son chagrin, mais qui cherche encore obstinément la beauté de la vie, est un souffle de fraîcheur dans la noirceur de sa dépression. C'est touchant, et c'est le passage le plus intense de ce livre, car ses deux personnages qui s'aiment mais encore déchirés, arrivent à passer par dessus les difficultés, et à se dire encore mille merveilles intimes…
« le ciel aussi, il est à nous? »
Peut être que dans cette simple question enfantine, se cache l'idée fédératrice d'union, sous une même voûte, sous le même toit. Sans doute qu'un peu plus de tolérance et de mains tendues vers son prochain, profiter de la vie aussi dans chaque instant, est la philosophie qui se dégage derrière les lignes de ce livre et du blog artistique de Rob… L'art est un moyen de mettre en valeur la beauté du monde, et avec cette intuition qui le traverse au delà de la peine immense et violente qu'il ressent, Rob se préoccupe encore de photographier le ciel, dans le flou opaque de son quotidien, et de l'offrir aux autres…Le ciel est à nous…Comme une bouée de sauvetage, comme un devoir de mémoire, il s'évertue à trouver les nuances de lumières et d'éclats, les petits bouts de souvenirs qui le feront triompher, à force de temps et de patience, de la tragédie.
« C'est possible en rêve. C'est possible tout court. »
Les rêves sont plus forts que la maladie. Ils ont cette force incroyable de nous emmener, au delà de la douleur. L'auteur a écrit ce livre en étant en chimiothérapie, et je dirais que l'on ressent dans ses pages à quel point cette plume est réaliste, comme chaque choc et espoir incertain, est palpable. Pour autant, Luke Allnutt tend vers un message de paix et de résilience, pour des cieux plus doux et des amours apaisés…Parce que l'on sait que de telles tempêtes peut frapper n'importe qui, et n'importe quand, j'ai eu des orages au coeur et des pluies torrentielles dans les yeux, mais quand je me tourne vers le bleu, je sais que le ciel est à nous

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Remerciements:
Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio et ses opérations Masses Critiques, qui nous permettent de faire toujours de très belles découvertes livresques. Merci aussi infiniment à la maison d'éditions Cherche-Midi éditeur pour l'envoi de ce livre! Ce fût une lecture très émouvante qui va me marquer longtemps.
Lien : https://fairystelphique.word..
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stokely
  02 avril 2018
Ce livre est une pépite qui nous narre la vie de Rob et Anna qui vont se marier, devenir parents et vivre avec le petit Jack une vie heureuse jusqu'au moment ou ce petit bonhomme va commencer à avoir des vertiges puis des malaises.
Le verdict des médecins est sans appel, Jack souffre d'une tumeur cérébral, dès lors Rob et Anna vont tout faire pour vivre avec Jack ses derniers jours.
Il est également question dans ce livre de ce couple après la disparition de leur enfant, des gens qui tirent profit de la détresse de ces parents en proposant des thérapies dites expérimentales dans divers pays.
J'ai parfois eu le besoin de faire une pause dans ma lecture au vue du sujet qui est assez lourd, l'écriture de l'auteur est elle vraiment fluide et ce récit se lit bien, il est étonnant de justesse sans tomber dans le pathos.
Un grand merci à Babelio et au Cherche Midi pour cet envoi!
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   08 avril 2018
Les gens répètent qu'on n'oublie jamais. On se souvient toujours de la sensation de leurs doigts. La douceur de leur peau. Leur sourire si doux, irrésistible. Leur rire qu'on croit entendre dans le salon lorsqu'on fait la vaissellle. On n'oublie jamais.
Tu parles. On oublie, et plus vite qu'on aimerait le croire. On oublie et ensuite on culpabilise, parce qu'on a l'impression d'être un hypocrite et de ne pas avoir vraiment aimé l'être cher.
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marina53marina53   10 avril 2018
Ah, les mères sur Facebook. Cette façon de parler comme si elles avaient inventé la maternité, inventé l'utérus, ce besoin prétentieux de se distinguer de leur propre mère parce qu'elles bouffent du quinoa, se font des tresses branchées et remplissent leurs Pinterest d'idées de loisirs créatifs pour gamins récalcitrants.
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grasshopersgrasshopers   19 mars 2018
Ses paupières se sont fermées doucement, et il s'est endormi en un rien de temps. Je l'ai observé un moment, sa respiration de plus en plus profonde, les boucles de ses cheveux comme des points d'interrogation autour de ses oreilles, les petits grains de beauté au creux de son cou. Un petit moi disait Anna. Un petit moi.
J'ai embrassé son front et je suis resté assis un moment dans son canapé d'enfant, avec son imprimé étoiles et comètes. J'ai essayé de rester aussi immobile que possible et de ne plus faire un bruit pour l'écouter dormir, mais ça n'était pas assez. J'entendais encore ma respiration, mes battements de cœur. Alors j'ai retenu mon souffle aussi longtemps que j'ai pu, dix, vingt, trente secondes, et alors je n'ai plus entendu que Jack, l'air qu'il inspirait, les reniflements, les murmures de ses rêves. Les seuls sons au monde qui m'importaient
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marina53marina53   08 avril 2018
Quand la vie n'est secouée que de petites contrariétés sans importance, le temps reste invisible, il coule et circule librement, comme une application qui tourne en arrière-plan sur votre téléphone. Mais, pour nous, le temps devenait palpable, et sa progression inexorable avait quelque chose de menaçant comme l'aiguille des heures sur une gigantesque horloge orwellienne.
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jadziajadzia   09 avril 2018
Avant de se séparer, ils se sont enlacés, les uns après les autres, comme si ils se consolaient de quelque chose. Ils avaient la patience et la dignité de vieillards à qui on ne la fait plus. Martin Catalan a été le dernier à serrer Jack dans ses bras, et ils sont restés ainsi cramponnés un peu plus longtemps que les autres. Jack penché sur l'épaule de Martin, la main de ce dernier posé délicatement sur la tête de Jack, là où se trouvait autrefois la tumeur.
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