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ISBN : 221256936X
Éditeur : Eyrolles (15/11/2018)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Kippour, c'est le jour que Sasha Cohen a choisi pour annoncer à son père qu'il ne croit plus en Dieu. Deux jours le séparent de cette confrontation. Au fil de ses rencontres et de ses déambulations parfois hallucinées dans Paris, se dessine le caractère d'un jeune homme impétueux et romantique qui entend conquérir sa liberté et son autonomie intellectuelle et affective. Dans les cheveux de Carla, sa muse, il fait l'apprentissage de la vie d'adulte. Le retour des ide... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  30 novembre 2018
Sasha est un jeune homme juif qui doit retrouver sa famille à Marseille pour le week-end. Il s'est promis de parler à son père d'un sujet difficile: il ne croit pas en Dieu et veut s'affranchir de son milieu d'origine.
Il redoute beaucoup cette confrontation d'autant plus que sa famille est ultra-religieuse.
Sa rencontre avec une jeune femme non-juive, Carla, va l'aider à mieux se situer.
C'est un très beau roman qui traite de sujets graves: les rapports père/fils dans une communauté très soudée et aussi très hiérarchisée, la question de la croyance en Dieu, et du repli identitaire.
Sasha souffre surtout d'une frustration de ne pas avoir connu grand chose d'autre que son milieu familial.
Il a fréquenté une école juive et voudrait trouver son identité en dehors de sa communauté.
Le récit semble très autobiographique et nous donne plein d'informations sur la communauté juive séfarade.
David Allouche, l'auteur, publie ici son premier roman. Il est économiste et conférencier en plus de son activité d'écrivain.
J'ai été très sensible à l'aspect "témoignage" de ce roman.
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voyagelivresque
  25 novembre 2018
Un joli coup de coeur pour le roman de David Allouche, la Kippa bleue, je ne suis pas juive , mais j'ai étudié un an d'hébreux à la faculté de lettres et je me suis passionnée pour la civilisation hébraique. .Alors j'avoue que le roman de David, m'a beaucoup plu, par sa véracité, sa sincérité, par son approche du judaisme. Un livre à l' écriture fluide, simple, lucide avec des pointes d'humour, un petit rien caustique et savoureux .
Il a tout pour plaire notre jeune Héros Sasha , il est jeune, il est beau, il a de grands yeux noirs , il plait aux femmes surtout à certaines femmes , il aime la vie, il est fougueux, impétueux, romantique  Il est vrai. Mais voilà Sasha Cohen est juif, avec des parents qui l'ont élevé dans la religion, école juive, profs juifs, gamins juifs et pas de mixité.
Le problème me direz-vous, n'est pas qu'il soit juif, mais c'est que le jeune homme ne croit plus en dieu et compte l'annoncer à son père le jour du Kippour. Deux jours pour faire un choix qui conditionnera sa vie personnelle et amoureuse, deux jours de liberté pour se libérer et être libre , deux jours pendant lesquels Sasha va déambuler dans Paris , en quête de réponses aux questions qui l'assaillent, en quête de lui-même. Une voix off trainant
Un beau roman touchant, émouvant, drôle, sensible qui pose des questions existentielles sorte d'itinéraire initiatique. Sasha renonce à sa foi, car il veut être lui-même, il veut être heureux et qui passe par une introspection, par un cheminement intérieur afin de parvenir à l'émancipation, une libération pour le bonheur . Et la présence de la jolie Carla , sorte de « muse » non juive va l'aider. Les femmes, il les aime et il ne se voit pas conditionner à épouser seulement une juive pour plaire à sa famille et ne pas déroger à la règle.
Son identité religieuse le fera t'il revenir dans « le vrai chemin » familial quitte à s'oublier lui-même . ou bien son vrai lui prendra t'il le dessus. La vérité qu'il découvrira suite à sa discussion avec son père bouleversera t'il ses positions ?
Un roman que je vous conseille pour sa fraicheur , son recul pour la religion et pour le piquant amoureux
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Aurelivres57
  16 janvier 2019
Une quête existentielle
La kippa bleue, c'est cette kippa en velours bleu roi brodée d'étoiles argentées à l'entrée des synagogues. Cette kippa prévue pour ceux qui viennent prier « à l'improviste ». Ceux pour qui la prière est un choix.
Pour Sasha Cohen, la prière est malheureusement devenue un devoir. A 17 ans, ce jeune marseillais issu d'une famille juive séfarade pratiquante vit dans un monde totalement tourné vers le Judaïsme. Il a toujours été scolarisé dans une école juive. Son père souhaite qu'il devienne rabbin. Sa vie est rythmée par les fêtes religieuses et les prières. Un héritage familial devenu une camisole aux yeux de ce jeune rêveur.
C'est lors de sa bar-mitsvah, au moment de lire la Torah, qu'il a ce trou noir, plus aucun son ne sort de sa bouche, il est incapable de nommer le nom de Dieu. Depuis ce jour, il ne croit plus en Dieu et a décidé de l'annoncer à son père le jour du Kippour, le jour du Grand Pardon.
Sasha profite du prétexte d'un salon étudiant à Paris pour passer une semaine dans la Ville Lumière, seul, loin de sa famille. Prendre le recul et le temps nécessaire à la réflexion. Sur la façon de l'expliquer à son père. C'est enfin la liberté retrouvée, loin du carcan familial devenu trop oppressant. Car Sasha est un artiste, un photographe, en quête perpétuelle d'inspiration.
Lors d'une visite au Centre Pompidou, il va tomber sous le charme de Carla, une étudiante en philosophie, déjantée, sûre d'elle, libre. Leur rencontre va chambouler Sasha. Carla va non seulement devenir sa muse, son amour, mais par sa maturité va lui ouvrir les yeux sur son avenir : « Deviens ce que tu es, vis en expérimentant ». Derrière ce rejet de la religion se cache surtout pour ce jeune homme une vraie quête identitaire et existentielle.
Dans son premier roman, David Allouche aborde le sujet fort de la religion. Fort, mais surtout sensible car de l'ordre de la sphère privée, la foi étant propre à chacun. Sasha, avec ses yeux d'adolescent, est le symbole d'un modernisme religieux, de la volonté d'exercer sa religion comme bon lui semble. La vision archaïque qu'il a du Judaïsme l'empêche de croire en Dieu. Mais tourner le dos à la religion signifierait également tourner le dos à sa vie et à sa famille. C'est donc une émancipation familiale et religieuse à laquelle aspire Sasha. La symbolique de l'annonce à son père est puissante, comme une explication à Dieu, le Père.
Quel sera finalement le choix de Sasha ? Est-ce que cette quête identitaire et les révélations de son père le feront revenir sur sa décision ?
On suit Sasha à travers ses pensées, ses réflexions et aussi sa fougue d'adolescent. C'est tout à la fois philosophique et frais. Sensible et romantique. Symbolique et artistique. Une magnifique révélation littéraire et existentielle. Un sujet très/trop vaste qui aurait peut-être mérité une fin un peu moins abrupte.
Lien : https://aurelivres57.wordpre..
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soleil
  16 décembre 2018
Sasha est un jeune adolescent juif qui prévoit le jour de Kippour de dire à son père qu'il ne croit plus en Dieu. Mais comment va-t-il s'y prendre et réussira-t-il ? David Allouche nous relate les deux jours qui lui restent avant de parler à son père.
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J'avais décidé de lire ce livre en raison du sujet qui m'intéressait à savoir : "Peut-on se libérer d'une religion inculquée depuis l'enfance dans une famille croyante et pratiquante ?"
D'ailleurs est-ce plus facile dans certaines religions que dans d'autres et si oui, pourquoi ?
Dans ce roman, la religion semble ici faire partie d'une culture familiale qui légitime la place de Sasha dans cette famille, au sein des cercles amicaux comme si le simple fait d'affirmer ne plus croire en Dieu entraînait une illégitimité à faire partie de cette famille. On s'interroge alors sur la liberté d'un individu et surtout l'on se demande si l'adhésion à une religion détermine à elle seule la valeur d'un homme.
J'ai un avis partagé sur cette lecture à savoir que j'ai beaucoup aimé le personnage principal que j'ai trouvé émouvant, sincère, candide et très souvent drôle avec ses réflexions. Sa relation avec Carla n'apporte pas grand-chose car selon moi, elle ne saurait l'influencer dans un sens ou un autre tant sa décision semblait prise dès le début de l'histoire. Je regrette que le roman soit si bref. le sujet, profond, aurait mérité davantage de confrontation et discussion entre Sasha, son père mais aussi sa mère.
Enfin, je n'aime pas du tout la couverture.
Une lecture fluide, très agréable où l'on suit avec plaisir ce jeune héros et je me suis même projeté, me demandant comment la relation avec sa famille pourrait évoluer.
Je remercie Babelio et Eyrolles pour cette Masse Critique privilégiée.
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Jepeuxpasjailecture
  08 janvier 2019
J'ai reçu ce roman dans le cadre d'une rencontre organisée par Babelio avec l'auteur, qui a lieu le 17 décembre 2018. Il s'agit du premier roman de David Allouche et ce dernier interroge le poids de la religion au sein de la structure familiale.

Notre héros, Sasha est un adolescent de 17 ans qui vit à Marseille et qui est juif. Il est issu d'une famille très pratiquante et respectueuse de la religion. Sauf que voilà, il ne croit plus en Dieu. Comment l'annoncer à son père ? Telle est la question.

Le récit débute deux jours avant Kippour, fête traditionnelle juive. C'est ce moment précis que choisit Sasha pour annoncer sa décision à son père. Il ne veut plus aller à la syna, il ne veut plus fêter Kippour, il ne veut plus porter de Kippa. Tout cela n'a plus de sens pour lui.
L'action se déroule sur un laps de temps très limité et nous suivons Sasha à Paris où il s'est rendu pour assister un salon étudiant sur conseil de son père. Sasha aime l'art, son père le voit déjà rabbin. Un désaccord de plus avec son paternel... Bien sur, le salon étudiant est la version officielle de la venue de Sasha sur Paris, car notre jeune ado a d'autres plans en tête. Lui, ce qu'il veut c'est s'échapper, flâner dans les rues de Paris et regarder les filles et pourquoi pas tomber amoureux ?
Lors d'une visite à Beaubourg, il croise Carla, une jeune femme qui l'éblouit et dont la tenue originale attire immédiatement son regard. Il la veut. Et ce qu'il faut rajouter, c'est que Sasha a une incroyable confiance en lui face aux jeunes femmes qu'il croise : rien ne l'effraie. Avec Carla c'est le coup de foudre, du moins une forte passion. A travers les discussions qu'il a avec elle, on le découvre : son enfance, sa pesante scolarité dans les écoles juives. On en apprend aussi davantage sur la figure du père : forte et imposante. Un père auquel il ne sera pas facile de faire admettre sa perte de foi.
Le récit est écrit à la première personne et cela force la proximité avec le personnage. En tant que lecteur nous n'échappons à rien. L'écriture est vive et le ton donné à Sasha, sympathique. Les idées fusent dans sa tête. Il est jeune et fougueux. Il court après la vie, l'amour, le temps. Il sait pertinemment que la rencontre avec son père va transformer le cours de sa vie. Mais à quel point ? Et c'est ce que l'on attend en tant que lecteur : savoir. le suspense est donc au rendez-vous et nous tient en haleine.
Pourtant, la fin m'a un peu déçue malgré une révélation assez intéressante... J'ai tellement attendu la confrontation avec le père que je m'attendais à plus, plus long, plus profond. Hormis ce point, ce fut une lecture facile et plaisante. L'écriture est fluide et le roman se lit d'une traite. Sasha m'a fait rire plus d'une fois et m'a rappelé, à plusieurs reprises, ma propre adolescence !
Lien : https://www.jepeuxpasjailect..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
JepeuxpasjailectureJepeuxpasjailecture   08 janvier 2019
Avec Carla, c'est différent. Je suis amoureux. Je savais bien qu'à Paris, tout était possible. Mais tomber amoureux à ce point-là, je ne l'avais pas envisagé. Il n'y a qu'à Paris que les filles vous électrisent au point de déclencher une modification irréversible des connexions dans nos cerveaux de mecs.
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AelaAela   30 novembre 2018
La famille nucléaire, chez nous, cela n'a pas beaucoup de sens. Trop petite, la famille avec les parents et les enfants. Presque ridicule! La famille, il faut y ajouter tout le monde: les grands-parents, les oncles, les tantes, les cousins. C'est la smala! Le lien de parenté avec un autre membre de la famille est souvent flou, malgré le soin qu'on met à tout me détailler.
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AelaAela   30 novembre 2018
Dans la classe des filles, le rabbin avait dit pendant le cours de religion: "Les femmes sont supérieures aux hommes mais dans une situation inférieure."
C'est une copine d'Elsa qui me l'a raconté. Comment ce rabbin a-t-il pu affirmer ça?
Il flatte l'ego des filles en leur disant qu'elles sont supérieures et les place dans de bonnes dispositions pour écouter la suite de la phrase...
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AelaAela   30 novembre 2018
- Elle est comment ta famille?
- Séfarade. Ma famille vient d'Algérie. Je descends de tribus berbères juives du Touat et de nomades installés à la frontière tunisienne, dans la région de Constantine. Ma famille vivait au Maghreb avant l'arrivée des Arabes. Au XVIII ème siècle, mes arrrière-arrière-grands-parents sont devenus français. 1870. Décret Crémieux.
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KaaliopeKaaliope   16 décembre 2018
Tu diras ce que tu veux, mais cet escalator, c’est une vraie machine à tomber amoureux. Tu repères une fille, tu aperçois sa silhouette, son look, son corps se précise, puis son visage. Tu lui souris, et toc, c’est fini, tu es déjà en bas et elle en haut, ou l’inverse. Quel supplice! Quel délice! Tinder en vrai!
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Entretien avec David Allouche à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 17 décembre 2018. Découvrez les mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "La Kippa bleue", paru aux éditions Eyrolles. Retrouvez toutes les critiques de ?La Kippa bleue? de David Allouche sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Allouche-La-kippa-bleue/1061780 Suivez-nous pour trouver les meilleurs livres à lire : ?Babelio, le site : https://www.babelio.com/ ?Babelio sur Twitter : https://twitter.com/babelio ?Babelio sur Facebook : https://www.facebook.com/babelio/ ?Babelio sur Instagram : https://www.instagram.com/babelio_/
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