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ISBN : 2864248816
Éditeur : Editions Métailié (06/09/2012)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Une nouvelle capitale est en train de s’élever au centre du Brésil, toutes sortes de gens confluent vers ce nouvel espoir de travail et de vie. Le père du héros se donne pour mission de relater au jour le jour dans ses cahiers cette nouvelle vie en train d’éclore. Il vit à Cidade Livre, la Ville libre, appelée plus tard Nucleo Bandeirante, entre ville provisoire et bidonville, peuplée d’ouvriers, d’ingénieurs, de commerçants et de prostituées. Avec lui, il y a son j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
littleone
  10 décembre 2013
La 4ème de couverture me semble assez bien résumer ce roman, mieux il me semble que je ne saurais le faire.
Qualifié de roman polyphonique, car c'est vrai l'on y entend plusieurs voix, il se situe entre réalité et fiction. On imagine très bien l'auteur qui est né au Brésil dans le Rio Grande do Norte en 1950, sous les traits de ce gamin, João, qui va dans les pas de celui qui l'a recueilli à la mort de ses parents, suivre la construction de ce vaste chantier que sera Brasilia. Utopie, pensaient certains... devenue réalité sous la présidence de JK, comprenez Juscelino Kubitschek, alors président du Brésil. La construction du roman est tout à fait originale, car le narrateur (auteur ?) fait références aux contributeurs de son blog pour vérifier ou étayer ses souvenirs, qu'il parle de l'architecte, Niemeyer, des personnalités du monde entier qui se sont intéressées à ce projet jusqu'à son inauguration. Il parle des bâtisseurs, des ouvriers, des prostituées, des spéculateurs... mais la nature y tient une place importante, de même que l'éveil de ses sens. Ce roman m'a incitée à faire des recherches, je l'ai parfois mis de côté un peu déconcertée par la construction et le style, mais toujours j'y suis revenue, avec un certain plaisir. Une surprenante découverte bien difficile à noter !
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Marti94
  17 octobre 2015
Je prépare mon voyage au Brésil en m'inspirant de découvertes littéraires. J'ai donc emprunté ce livre à la bibliothèque après l'avoir repéré au salon du livre de Paris avec le Brésil comme invité d'honneur.
L'escale à Brasilia s'imposait avec « l'hôtel Brasilia » de Joao Almino. Elle m'a moyennement convaincue.
Dans ce roman d'autofiction, Joao raconte son enfance auprès de son père adoptif et de ses tantes. Il passe 7 nuits en prison, auprès de son père mourant qui lui raconte ce qu'il a vécu à la fin des années 50, pendant la construction de Brasilia. Il est journaliste et veut écrire un livre (celui-ci) et tient un blog pour étayer son histoire.
C'est le témoignage d'une époque, celle où une grande ville est née mais aussi celle où des hommes et des femmes ont été exploités. D'ailleurs, le père de Joao n'est pas toujours du bon côté car il a profité de la situation pour s'enrichir.
Sur les terres centrales du pays qui n'était développé que sur la côte, l'espace a dû être aménagé pour accueillir les bâtisseurs de la nouvelle capitale dessinée par Lucio Costa et construite par l'architecte Oscar Niemeyer. Dans le cadre des travaux d'infrastructure nécessaires à la construction de Brasilia, la Société Novacap a ouvert à la fin de 1956, les principales avenues de Casco, appelés la Cidade livre. C'est là que Joao a passé son enfance.
La religion ayant une grande importance au Brésil, l'auteur a ajouté des personnages pratiquant les rites umbanda comme la prophétesse Iris qui semble être également une prostituée.
Histoire passionnante mais beaucoup de mélanges ce qui créé la confusion et peu de ponctuation, ce qui ne facilite pas la lecture.
J'ai eu beaucoup de mal à ne pas lâcher ce roman que je trouve très inégal. Il y a des moments passionnants quand nous suivons les travaux de Brasilia, son inauguration le 21 avril 1960 et la situation socio-économique et d'autres qui ne m'ont pas du tout intéressée, notamment quand Joao Almino détaille les propos des participants à son blog.
Lu en octobre 2015
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nathalie_MarketMarcel
  23 juillet 2015
Si l'on compte lire un roman nous plongeant dans le chantier gigantesque de la construction de Brasilia, on est déçu, disons-le. Ce sont les personnages du père et de Valdivino qui intéressent le narrateur, autour desquels se croisent des femmes, qui restent toujours un peu mystérieuses pour ce pré-adolescent, et les personnages réels qui ont bâti Brasília : JK (le président de la République), Oscar Niemeyer, Bernardo Sayão, etc.
Certains passages sont vraiment fouillis (surtout les 10 premières pages, c'est bête), mais j'ai apprécié les évocations de la ville en devenir. le roman insiste sur les contrastes de paysage et de climat des différentes régions du Brésil. Beaucoup d'ouvriers et de fonctionnaire viennent de la côte ou du Nordeste et découvrent la forêt tropicale (l'évocation de cette surprise constitue les passages les plus réussis). le livre donne envie d'en savoir plus sur cette ville construite dans des conditions si étranges. Il y est question des ingénieurs, des prostituées, des arnaques, de la spéculation immobilière et de toutes les rumeurs d'un chantier colossal.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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Bazart
  06 novembre 2012
Ce récit de la construction de Brasilia entre 1956 et 1960 mêle les espoirs et les exploits, les constructeurs de la ville, les visiteurs célèbres ou non, les bâtisseurs de société et les rêveurs des sectes qui s'assemblent dans le désert du planalto brésilien. Malheureusement, le style, confus et froid m'a vite perdu et mis à l'exterieur de cette intrigue que j'aurais tant aimé apprécier.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
littleonelittleone   10 décembre 2013
Contrairement à Tante Mathilde, tante Francisca n'élevait jamais la voix. Elle avait une courtoisie et des bonnes manières innées, naturelles, qui ne semblaient pas avoir été inculquées, qui ne provenaient pas de règles, mais de son tempérament. Elle ne se trouvait pas meilleure que les autres et ne se targuait pas d'originalité. Elle était conventionnelle dans sa façon de s'habiller, de penser et de parler, ce qui à l'époque, contrairement à ce que j'en suis venu à croire plus tard, me paraissait être des qualités supérieures. Si elle souffrait, elle le faisait en silence et tirait des lecons et une sagesse de sa souffrance. Si l'incident avec papa l'avait déconcertée ou même accablée, elle n'en laissait rien paraître. Je la voyais comme un beau vase en cristal qui s'était brisé, mais dont les fragments avaient de nouveau été recollés à leur place, si bien qu'on ne remarquait pas les fêlures, et pourtant, il suffisait de projeter un peu de lumière sur ce cristal pour constater qu'il était fragilisé !
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   23 juillet 2015
Cinquante mille petites silhouettes de travailleurs, telles des fourmis, mettaient en scène la danse chaotique des marteaux entre des dalles de ciment et les fers qui zébraient le ciel. Derrière ces horizons où je distinguais tant de beauté, papa contemplait des montagnes d’argent et il avait raison, car la ville s’élevait à un rythme effréné, dû à l’émission d’argent par le gouvernement et aux investissements des instituts de prévoyance qui achetaient des terrains à bâtir pour construire à toute vitesse leurs immeubles d’appartements respectifs.
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   23 juillet 2015
Le dimanche suivant, dans le confessionnal de l’église São João Bosco, j’omis de raconter au père Roque, d’une voix très basse, les détails les plus peccamineux : « J’ai vu tante Mathilde… » J’allais dire « nue », mais le curé trouva mon hésitation suffisante pour que je récite plusieurs Je-vous-salue-Marie, grâce auxquels Dieu pardonna mes divers péchés, celui de la vue, celui du toucher, celui du goût et surtout celui de l’imagination.
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Marti94Marti94   17 octobre 2015
Peu importe d’où viennent les gens, qu’ils soient brésiliens où étrangers, car ceux qui arrivent ici prennent aussitôt part à l’enthousiasme dans lequel on vit dans cette ville, ils acquièrent vite la conscience que quelque chose de grandiose est en train d’être créé ici.
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Marti94Marti94   17 octobre 2015
Des affaires se montaient pour financer le voyage des travailleurs venant du Nordeste, les agents de placement les dénichaient là où ils se trouvaient, même dans les coins les plus reculés du sertao, et eux, fuyant la sécheresse, se laissaient séduire par la promesse d’un emploi à Brasília et acceptaient n’importe quelles conditions.
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