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ISBN : 2226328696
Éditeur : Albin Michel (18/08/2016)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 13 notes)
Résumé :
« Elle était totalement déterminée. Allégorie d'une Espagne fière et rebelle, lèvres rouges, cheveux noirs noués en chignon dans une résille, revêtue d'un tailleur noir sur des bas également noirs, chaussée de noir enfin, elle s'assit, telle l'annonce de la mort, dans le fauteuil, dos à la fenêtre. La fin du cauchemar était proche. »Histoire d'amour, de trahison et de sang, Avec la mort en tenue de bataille nous plonge dans la guerre civile d'Espagne avec une puissa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
oran
  03 septembre 2016
Loin de son époux Leopoldo resté en Argentine, Iñes Ibañez del Valle est prise dans le tourbillon de la guerre civile espagnole.
Elle envoie ses cinq enfants en France pour les mettre en sécurité, du moins, le pense-t-elle, tandis qu'elle-même va, désormais, être confrontée aux affres de ces combats fratricides .
Le père Dom Alfonso, familier de la table d'Iñes et de sa soeur Conception, va les trahir.
Sans vergogne, Il dénonce les deux soeurs qui cachent Francisco, un ami de leur frère Pédro , ce dernier est fusillé peu après , tandis qu'elles-mêmes seront dépossédées de leurs biens au profit d'un cousin notable phalangiste, emprisonnées dans d'horribles conditions puis libérées par l'entremise d'un étrange geôlier Andres. Au cours de cette incarcération, Iñes porte secours à un prisonnier Javier Davila, horriblement torturé, et avec l'aide d'Andres, parviendra à le faire évader, in extremis alors qu'il se trouvait devant le peloton d'exécution .
Ce roman décrit les violences, les atrocités de cette guerre civile. Il permet aussi, bribe après bribe de se plonger dans l'Histoire hispanique des XIX e et XX e siècles où l'on trouve tous les prodromes de cette peste civile qui dévastera le pays, toutes les composantes, et bien des prémisses de ce qui déclenchera ce désastre en 1937 : la première guerre carliste de 1833, où s'affrontèrent déjà des traditionalistes , des fanatiques religieux et des libéraux centralisateurs, puis la révolution de 1868, « La septembrina”…
On suit Iñes et les autres personnages dans leur périple à travers la péninsule ibérique, Séville, Grenade, Santander, Bilbao , Madrid, Barcelone …
C'est pour José Alavarez le prétexte à décrire les villes, les paysages, les monuments, de citer Lorca, poète martyr, d'ajouter d'autres anecdotes inspirées par des témoignages livrés par ceux qui participèrent de gré ou de force, de près ou de loin, à ce terrible conflit, et ceux , innocents qui en furent victimes, comme les enfants volés, d'autres figures , furtivement, apparaissent pour témoigner de ces barbaries, de ces monstruosités . Il livre aussi une anthologie du flamenco, de la corrida, des toreros de cette époque Manolete, Dominguin…
Un récit foisonnant de détails, de personnages ce qui rend, peut être, l'histoire prolixe mais personnellement, je n'ai pas ressenti cela.
Et puis il y a Iñes qui est est le paradigme , le symbole, de ces femmes espagnoles, déterminées, courageuses, inflexible, combatives jusqu'à l’extrême, qui participèrent à cette guerre terrible. Et comme cela a été le cas au cours d'autres guerres, la femme, Iñes ici, se libère du joug marital et sociétal. Au travers de ce personnage de fiction, c'est un hommage fort que José Alvarez rend à ces femmes.

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Caliban
  24 octobre 2016
Alléché ( comme souvent ) par la 4ème de couverture qui me promettait " une histoire d'amour ,de frahison et de sang" se déroulant pendant la guerre civile espagnole (1936 et la suite) , j'ai abordé ce livre avec bonne volonté et sans préjugé pour être rapidement rebuté par le style ou plutôt l'absence de style , c'est écrit, je ne dirai pas avec un manche de pioche mais presque , on dirait d'une rédaction poussive d'un élève sous-doué de 4ème , les faits historiques rapportés sont exacts mais ce n'est pas de la littérature ,même pas du journalisme ,c'est ... sans interet . j'ai péniblement poursuivi jusqu'à la page 127 ( ce truc ,je n'ose dire ce livre ---et pourtant tous les jours ,on déforeste pour nous alimenter en "ouvrages" du même acabit voire pires---fait 218 pages ) où j'ai décidé d'appliquer ma méthode dite "tranche-montagne" : quelques ligne par chapitre jusqu'au dernier que je m'astreins à lire en entier . et la conclusion pour moi est sans appel : aux oubliettes . Amen !
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aurelie-81
  06 novembre 2016
Inès est emprisonnée avec sa soeur suite à la traitrise d'un ami proche. Mal nourrie et humiliée, la jeune femme se forge une carapace et rêve de vengeance. Son mari l'a abandonné et elle a confié ses enfants à une personne de confiance pour les faire passer en France.
Libérées avec l'aide de leur gardien de prison qui les prends sous son aile et qui tombe sous le charme de cette maman courageuse, il décide d'aider Inès à retrouver ses enfants pour qu'elle les rejoignent. Mais les petits sont introuvables et ne sont pas là où ils auraient du aller… La jeune femme va se battre bec et ongles pour sortir de tout cela et reconstruire sa famille éparpillée.
Le résumé m'avait beaucoup attirée, l'histoire de cette maman espagnole prête à tout pour retrouver ses enfants au milieu d'une guerre sanglante déchirant l'Espagne. Malheureusement, j'ai eu beaucoup de mal avec l'écriture de l'auteur qui raconte cela sous forme de mémoire avec peu de dialogues et beaucoup de politique. Impossible de s'attacher aux personnages. Les événements sont rapides, les écrits sont fluides mais finalement ce n'est pas du tout mon genre de roman. J'ai abandonné la lecture à la moitié du livre.
Je pense que c'est un roman qui parlera beaucoup plus aux passionnés d'Histoire, particulièrement cette période qui se passe à la veille de la seconde guerre mondiale et qui voit la montée de la dictature en Europe.
Je remercie Albin Michel pour ce service presse.
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PauseEarlGrey
  04 septembre 2016
Dès le début, José Alvarez nous plonge dans l'univers violent de la guerre. La guerre civile d'Espagne. Aussi barbare et cruelle que n'importe quelle guerre. Si le récit possède quelques personnages dont un personnage féminin important, pour moi, le personnage principal de ce livre est inévitablement cette guerre.
L'auteur nous décrit toute l'horreur que chaque camp, l'un comme l'autre, a pu perpétrer. Parce-qu'au final, une guerre c'est ça : ni gentil, ni méchant, mais les actes que les deux parties commettent. Des actes de barbarie. La cruauté humaine comme on la voit encore tous les jours aux informations.
Pour cette raison, le livre est dur. L'auteur ne tourne pas autour du pot pour nous décrire les fusillades de masses dans les arènes. Il n'enrobe pas les choses pour nous raconter la torture d'un opposant. Et c'est tellement dur. Comme si je ne voyais pas passer suffisamment d'actes de violence tous les jours sur les réseaux sociaux. Mais il faut croire que c'est la nature humaine. Sans doute. Peut-être qu'il n'y a pas d'espoir.
Au fond, ce que je préfère retenir de ce livre, au-delà de la cruauté humaine, c'est la force de certains face à la dureté de la guerre. Inès, cette femme décrite d'abord comme une mère, se transforme au fil du roman en une véritable guerrière. Non, elle ne part pas en première ligne aux combats. Elle défend ses convictions, elle défend ceux qu'elle aime jusqu'à commettre le pire. Et qui est-on pour la juger ? Comment peut-on savoir comment nous réagirions si nous étions confrontés à ces choix infaisables que la guerre oppose à l'humain ? Si on peut espérer agir d'une certaine façon, la réalité peut-être bien différente.
Inès, elle, parvient à respecter ses idéaux. Et c'est admirable. Son mari absent, elle ne peut compter que sur elle-même et peut-être accordera-t-elle sa confiance à d'autres que certains trahiront. Inès est fière, intègre. Ses choix sont parfois instinctifs mais la plupart du temps, elle réfléchit. C'est une mère, une épouse, une soeur, une amante. Et elle vit avec passion chacun de ses statuts....https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2016/09/02/rentree-litteraire-avec-la-mort-en-tenue-de-bataille-jose-alvarez/
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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CATHY69
  02 novembre 2016
Excellent ouvrage, très bien écrit, on plonge dans l'Espagne franquiste avec des personnages passionnés et passionnants, dur et réaliste, A NE PAS MANQUER
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
oranoran   02 septembre 2016
Ces hommes étaient sans scrupules. De faux dévots protégés par leur bonne conscience. Ils avaient traqué Lorca, l'avaient jeté en prison. Ils l'avaient exécuté près de la Fuente Grande d 'Alfacar. Leurs mains étaient souillées du sang d'homosexuels mis à mort parce qu'ils étaient différents. En cachette, tous devaient s'amuser de la plaisanterie obscène de l'un de ses tortionnaires : "Nous venons de tuer Federico Garcia Lorca. Je lui ai mis deux balles dans le cul parce qu'il était pédé". (...) Et pourtant... L'Espagne était loin d'en avoir fini avec le machisme homophobe. On l'a oublié, mais en 1998, lors du centenaire de la naissance de Lorca, le sinistre José Cela - pourtant adoubé Prix Nobel de littérature en 1989 - se déchaîna, une fois encore contre le poète : rien d'autre rien de plus qu'un "foutre au cul". Imbécillité inouïe du conformisme sexuel qui perdure encore.
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oranoran   02 septembre 2016
extrait du discours de Miguel de Unamuno le 12/10/1936 à l'université de Salamanque
"Vaincre n'est pas convaincre, or il faut convaincre, surtout, et la haine qui ne laisse aucune place à la compassion ne peut convaincre. (...)
Vous vaincrez car vous avez la force brutale, mais vous ne convaincrez pas, parce que pour convaincre il faut persuader. Or, pour persuader, il faut avoir ce qui vous manque : la raison et le droit. Il me semble inutile de vous exhorter à penser à l'Espagne."

Après cette violente critique de la rébellion militaire contre le gouvernement
légal républicain, le philosophe avait été conspué et menacé de mort (...)
Le 22 octobre, Franco signa lui-même le décret de destitution d'Unamuno en tant que recteur de l'université de Salamanque (...) Miguel de unamuno s'éteignit deux mois plus tard.
Pages 31/32
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oranoran   02 septembre 2016
Partout sur la terre d'Espagne des centaines de blessés agonisaient, laissés ici ou là sans soins, telles des bêtes, croupissant dans une boue immonde qui pénétrait leur chair et leurs os, souffrant du choléra, infestés de poux et de vermine, jusqu'à une mort certaine. Et, toujours ou presque avant que les Brigades internationales ne parviennent à leur porter secours. Sur les lieux des carnages, elles étaient souvent précédées par des intellectuels et des photographes soucieux de témoigner de l'horreur aux yeux du monde. Beaucoup prirent part à l'action sur le front espagnol comme le poètes et romancier Stephen Spender, Henri Cartier-Bresson, ou Robert Capa.
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oranoran   02 septembre 2016
Le clergé, sans hésiter, avait choisi son camp. Celui de la force et de la barbarie, reniant ainsi sans trop de remords la charité et l'humanité du Dieu fait homme. C'est qu'en Espagne, comme d'ailleurs dans de nombreux autres pays, son seul et unique souci avait été de conserver biens et privilèges. Qu'importaient les pauvres, les miséreux et les exclus ? L'alliance du christianisme et du fascisme allait désormais de soi, c'était une évidence pour tout espagnol.
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oranoran   02 septembre 2016
Les valeurs justement. Qu'en restait-il lorsqu'on apprit que, profitant du chaos général et afin de protéger la "pureté de la race", "d'anéantir le virus communiste" et "d'éradiquer le gène marxiste", tous propos éminemment issus de l'idéologie fasciste, le vol d'enfants avait été mis en place, tel un commerce ? Et, pis encore, avec la complicité de médecins et de religieuses, soit de ceux desquels on pouvait attendre une vertu irréprochable.
Le mal était partout, contaminait la société espagnole comme un virus se propageant d'un organisme à l'autre.
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Videos de José Alvarez (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de José Alvarez
"La mort est partout, elle est là, elle est présente, elle est atroce, elle est vivante, cette mort-là."
José Alvarez
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/avec-la-mort-en-tenue-de-bataille-9782226328694
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