AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Berveiller (Autre)Pierre Hourcade (Autre)
ISBN : 2070372995
Éditeur : Gallimard (18/06/1981)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 161 notes)
Résumé :
Dans le Brésil du Nord©Est, le picaresque Antonio Balduino incarne la peine et les rêves du peuple noir. Enfant perdu, mauvais garçon, boxeur professionnel, initié des " macumbas ", travailleur sur les plantations de tabac, docker, employé de cirque, Antonio cherche toujours " le chemin de la maison " . Il a des amours - irréelles - avec la blanche Lindinalva et une liaison avec la trépidante Rosenda Roseda. Une grève lui permettra de découvrir ce qu'est la solidari... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
06 juillet 2017
« La foule se leva comme un seul homme », ainsi s'ouvre le roman magnifique de Jorge Amado. Au moment où Antonio Balduino combat sur le ring.
Bahia, Bahia de tous les saints. le Brésil. Un continent.
Albert Camus ((Alger Républicain, 9 avril 1939) , écrivait à propos de ce ivre :
« Un livre magnifique et étourdissant. S'il est vrai que le roman est avant tout action, celui-ci est un modèle du genre. Et l'on y lit clairement ce que peut avoir de fécond une certaine barbarie librement consentie. Il peut être instructif de lire Bahia de Tous les Saints en même temps, par exemple, que le dernier roman de Giraudoux, Choix des Elus. Car ce dernier figure assez exactement une certaine tradition de notre littérature actuelle, qui s'est spécialisée dans le genre "produit supérieur de la civilisation". A cet égard, la comparaison avec Amado est décisive.
 
Peu de livres s'éloignent autant des jeux gratuits de l'intelligence. J'y vois au contraire une utilisation émouvante des thèmes feuilletonesques, un abandon à la vie dans ce qu'elle a d'excessif et de démesuré. de même que la nature ne craint pas, à l'occasion, le genre "carte postale", de même les situations humaines sont souvent conventionnelles. Et une situation conventionnelle bien sentie, c'est le propre des grandes oeuvres. Dans une grande capitale ouverte sur la mer, Antonio Balduino, nègre, pauvre et illettré fait l'expérience de la liberté. Eprouver la liberté, c'est d'abord se révolter. le sujet du roman, s'il en a un, c'est le lutte contre les servitudes d'un nègre, d'un miséreux et d'un illettré, et cette exigence de liberté qu'il sent en lui. C'est la quête passionnée d'un être élémentaire à la recherche d'une révolte authentique.
 
C'est une révolte qui fait du nègre un boxeur, et un boxeur triomphant. C'est une révolte qui pousse le misérable à refuser tout travail organisé et à vivre splendidement dans les joies de la chair. Boire, danser, aimer des mulâtresses, le soir, devant la mer, autant de richesses inaliénables, conquises à force de virilité. Et c'est encore une révolte, mais celle-là plus subtile et née dans le profond du coeur qui pousse le nègre ignorant à chanter sur sa guitare et à composer d'étonnantes chansons populaires.
 
Mais toutes ces révoltes mêlées ne font pas une âme confiante. Si Antonio Balduino vit de toutes ses forces, il n'en est pas pour autant satisfait. Qu'une grève arrive, il se jettera tout entier dans le mouvement. Et il reconnaît alors que la seule révolte valable et la seule satisfaisante, c'est la révolution. C'est du moins la conclusion de l'auteur. Je ne sais pas si elle est vraie, mais ce qui est psychologiquement vrai, c'est que le héros d'Amado rencontre alors le sens d'une fraternité qui le délivre de la solitude. Et il est dans la nature de cet être instinctif de s'en satisfaire absolument.
 
Au reste, qu'on ne s'y trompe pas. Il n'est pas question d'idéologie dans un roman où toute l'importance est donnée à la vie, c'est-à-dire à un ensemble de gestes et de cris, à une certaine ordonnance d'élans et de désirs, à un équilibre du oui et du non et à un mouvement passionné qui ne s'accompagne d'aucun commentaire. On n'y discute pas sur l'amour. On s'y suffit d'aimer et avec toute la chair. On n'y rencontre pas le mot de fraternité, mais des mains de nègres et des mains de blancs (pas beaucoup) qui se serrent. Et le livre tout entier est écrit comme une suite de cris ou de mélopées, d'avances et de retours. Rien n'y est indifférent. Tout y est émouvant. Encore une fois, les romanciers américains nous font sentir le vide et l'artifice de notre littérature romanesque.
 
Un dernier mot: Jorge Amado avait 23 ans lorsqu'il publia ce livre. Il a été expulsé du Brésil pour l'avoir vécu avant de l'avoir écrit. »
Il fallait bien que la plume de Camus croise la plume d'Amado. Leur parcours, leur pensée, leurs actes, leur vie, ont prouvé qu'un homme à lui seul pouvait contenir le monde.
Oui roman magnifique, vivant, terriblement vivant. de l'enfant qui regarde les lumières du port à l'homme qui trouve le Chemin de sa maison, c'est l'histoire d'un apprentissage , 'apprentissage d'un homme noir, pauvre, illettré qui va ouvrir très tôt les yeux sur un monde d'injustice, d'iniquité, un homme qui va face à ce qu'il va vivre, parmi ceux qu'ils va aimer, face à ce qu'ils va haïr, trouver la seule raison, la seule direction qu'il le mènera sur le chemin de sa vie.
J'ai profondément aimer rencontrer toutes ces vies, toutes ces visages de ce peuple extraordinaire de Bahia.
J'ai aimer l'odeur de la mungunsa, du Feijoada , aimé les tournois de Tirana, le côco, la samba, le Batouque., l'A B C de chaque moments de ces vies. Ni anges, n diables… pourtant l'enfer se pose sur le dos des hommes, dans le ventre des femmes, pourtant les regards se réchauffent, les coeurs raisonnent , les mains se serrent, l'amitié grandit, la mer emporte les corps, parfois elle fait de renaître les âmes.
« Ils savaient de bonheur, quel serait leur destin : grandir pour aller au port où ils courberaient le dos sous le poids de sacs de cacao ,ou bien pour gagner leur vie dans les usines énorme. Et il ne se révoltaient pas parce que depuis longtemps c'était comme ça. les enfants des belles rue plantées d'arbres seraient médecins avocats ingénieur commerçants riche et eux ils seraient les esclaves de ces hommes . C'est pour cela qu'il existe un morne avec ses habitants. Voilà ce que le petit nègre Antonio Balduino appris de bonne heure par l'exemple de ses aînés.De même que dans les maisons des riches existait une tradition remontant à l'oncle, au père ou au grand-père ingénieur, célèbre orateur à succès, politique, de même sur le morne peuplé de nègres et de mulâtre il y avait la tradition de l'esclavage sous la domination du maître blanc et riche .C'était là leur seule tradition. L'autre celle de liberté dans les forêts d'Afrique ils l'avaient déjà oubliée ,ou du moins bien peut se la rappeler , et ceux là étaient exterminés ou persécutés. Sur le morne , seul Jubiaba la conservait. Rares étaient les hommes libres du Morne : Jubiaba, Zé la Crevette et tous les deux été persécutés : l'un comme sorcier l'autre comme vaurien . Antonio Baldino appris bien des choses dans les histoires héroïques qu'ils contaient au peuple du Morne, e il oublia la tradition de servitude. Il résolut d'être du nombre des hommes libres ,de ceux qui plus tard auraient un A B C et des chansons en leur honneur, et qui serviraient d'exemple aux hommes noirs, blancs et mulâtres enlisés dans leur esclavage sans remède. C'est sur le morne de Châtre-Nègre qu'Antonio Balduino résolut de lutter. Tout ce qu'il a fait plus tard ,c'est à cause des histoires qu'il entendait les soirs de lune à la porte de sa tante. » Bahia de tous les saints.
«  En 1931, Jorge Amado se met à militer très activement au Parti Communiste, alors interdit au Brésil. Sa vie, dès lors, n'est qu'une suite d'exils, d'errances et de retours. Emprisonné une douzaine de fois, ses livres brûlés et interdits, contraint de s'exiler en Argentine en 1941, puis de retour à Bahia en 1943 lorsque le Brésil se range aux côtés des Alliés contre l'Axe, élu député communiste en 1945, de nouveau contraint de s'exiler en 1948 lorsque le Parti Communiste est ré-interdit, réfugié en France, expulsé de France et interdit de séjour pendant 16 ans, il reviendra au Brésil.. » Anthologies.
« «Je ne veux pas reposer en paix, je ne prends pas congé, je dis à bientôt, mes amis. L'heure n'est pas encore venue de reposer sous les fleurs et les discours; je sors vers le frémissement de la rue, Boris le rouge m'accompagne. Merci pour tout, je vais de l'avant, je vais me divertir, ashé.». Jorge Amado.
Je sors vers le frémissement de la rue...comme un seul homme.
Des femmes, des hommes se lèvent, sortent, se souviennent, écoutent, écrivent, transmettent.
« le Brésil est le seul pays à avoir adopté une loi qui prône l'enseignement de l'histoire et de la culture africaine, y compris l'histoire afro-brésilienne, aux cycles primaire, secondaire et pré-scolaire, a-t-on appris mercredi à Harare, au Zimbabwe, au cours d'une réunion d'experts de l'UNESCO.
[…] le projet "Brésil-Afrique: Histoires croisées" comprend la surveillance de l'application de la loi, la production et la diffusion d'informations sur l'histoire de l'Afrique et du peuple afro-brésilien et des conseils sur l'élaboration des politiques publiques.
Le projet vise à identifier les questions essentielles, les progrès et les défis concernant la mise en oeuvre de la loi, à collaborer à l'élaboration de stratégies pour la réalisation de politiques publiques en conséquence, ainsi qu'à systématiser, produire et diffuser des connaissances sur l'histoire et la culture de l'Afrique. »
PANAPRESS, "Le Brésil leader dans l'enseignement de l'histoire de l'Afrique" (7 septembre 2011)
à lire :
http://uhem-mesut.com/medu/fr0050.php
Astrid Shriqui Garain
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
filippo
21 juillet 2014
La légende de Baldo
Bahia de tous les saints, Jorge Amado. Traduit du brésilien par Michel Berveiller et Pierre Hourcade, éditions Folio, 384 pages.
par Pierre de Montalembert
Un jour, il le sait, le héros de Bahia de tous les saints, Antonio Balduino, dit « Baldo », sera un personnage de légende, dont on racontera et chantera les hauts-faits et les exploits. Un jour, une étoile brillera dans le ciel, pour rappeler aux hommes sa vie et sa mort. Mais, avant cela, « le nègre Baldo » doit vivre, dans la misère, les combats et les chants.
Comme pour nous faire comprendre que c'est de combat qu'il va s'agir, tout au long du roman, Bahia de tous les saints s'ouvre sur un match de boxe ; l'un des deux combattants est Baldo ; son adversaire, un Allemand qui se proclame champion de l'Europe Centrale. La foule, quant à elle, n'est venue que pour voir le triomphe de son champion, le « tombeur de blancs ». Et, si le champion vacille, il suffit de le provoquer pour qu'il se ressaisisse et l'emporte : un combat de gagné, une fois de plus.
Car les combats, Baldo les connaît, depuis sa plus tendre enfance ; il n'a presque connu que cela, dans les rues miséreuses de Bahia de la première moitié du XX° siècle, dans le quartier du « Morne Châtre-Nègre », lui l'orphelin idéalisant son père sans l'avoir jamais connu, ne se souciant guère de qui avait pu être sa mère, et vivant dans le culte des brigands et des esclaves qui se sont révoltés. Il grandit, élevé par sa tante Louise, passe sa vie dans les rues, se moque de l'école et, se rêvant brigand, s'applique à faire grandir son « oeil de malice », au détriment de son « oeil de piété ». Et pourtant, rien ne saurait le détourner, le soir, de la contemplation du ciel et des lumières de la ville ; ce bagarreur dans l'âme est aussi un contemplatif, qui révère le père Jubiaba, à la fois prête et sorcier, étrange sage sans âge, aux immenses pouvoirs et qui semble avoir toujours existé.
Mais l'enfance prend fin un jour, et pour Baldo, ce jour arrive lorsque sa tante perd la raison et doit être internée. Baldo quitte alors le morne Châtre-Nègre pour rejoindre la ville et ses beaux quartiers, et plus précisément la maison du « Commandeur ». Si sa première pensée est de s'enfuir, il change bien vite d'avis en voyant la fille du Commandeur, la blanche et fascinante Lindinalva, jeune fille âgée de trois ans de plus que lui. Celle-ci devient son amie, sa confidente, et, sans qu'il s'en aperçoive, Baldo se lie irrémédiablement à Lindinalva. L'idylle prend fin quand une servante, jalouse, le calomnie devant le Commandeur, ce qui provoque le dégoût de Lindinalva : Baldo alors s'enfuit et retrouve les rues de Bahia.
Désormais, Baldo est un homme des rues, mendiant comme pour rire, apprenant à jouer de la guitare et à chanter, et, puisque tout est facile pour lui, il devient vite un chanteur réputé dans le Morne, au point qu'un poète vient lui acheter ses chansons. Se battant un soir pour une fille, il est ensuite repéré et devient boxeur, gagne tous ses combats jusqu'à ce soir qui doit lui ouvrir les portes de la gloire, mais où il échoue sans même se battre, parce qu'il a appris que Lindinalva s'était fiancée.
Car c'est d'elle qu'il rêve sans fin, c'est elle qu'il voit dans toutes les femmes qu'il possède et dont il se défait vite : les Marie-des-Rois et Rosenda Roseda passent vite, parce qu'aucune n'est Lindinalva. Il peut bien s'enfuir, découvrir l'exploitation, avoir des aventures rocambolesques, tout le ramène à cette femme. Et dans Bahia où la lutte des classes se double d'une lutte entre noirs et blancs, où, au fond, quelle que soit sa couleur de peau, « tout ce qui est pauvre est devenu nègre » et tout ce qui est nègre reste, au fond, esclave, il est facile de chuter et de passer de l'opulence à la misère. Les chemins de Baldo et de Lindinalva sont voués à se croiser de nouveau, mais pas de la façon qu'il avait imaginée, et cette rencontre aura sur lui des conséquences inattendues. Il reste au « nègre Baldo », à Baldo l'insouciant, qui vit au jour le jour, à découvrir la responsabilité, et à entrer dans la lutte. Ce faisant, lentement, à côté des siens et non plus dans l'individualisme, « l'oeil de malice » cède le pas devant « l'oeil de piété » et la légende de Baldo s'écrit.
© Chroniques de la Luxiotte
(Mis en ligne le 29 novembre 2009)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
maltese
06 décembre 2010
Au cours de ce roman, on suit Antonio Balduino, enfant des rues de Bahia, que l'on va apprendre à connaître en même temps qu'il grandit et découvre le monde.
Amado multiplie les personnages tout au long du parcours de son héros et montre ainsi la multitudes d'ethnies présentes dans ce Brésil bigarré de la première moitié du XXème siècle. On y croise des gens de toutes couleurs et de toutes nationalités, des indiens commes des Européens, des noirs, des blancs, des métis.
Baldo est un personnage libre, qui pense avant tout à passer du bon temps, créant de nombreuses sambas, s'accompagnant de sa guitare, ou vivant de multiples amours, avec toujours à l'esprit cette Lindinalva qui l'a tant marqué, jeune fille rousse, qu'il retrouvera par la suite au cours de son périple.
L'auteur souligne bien les difficiles conditions de vie des gens du peuple, et notamment des noirs, véritables laissés-pour-compte, toujours plus ou moins esclaves des nantis blancs.
Mais ce Brésil est également en train de changer et si les macumbas sont encore souvent pratiquées, si les pouvoirs du sorciers Jubiaba sont souvent sollicités, le monde moderne prend peu à peu racine et avec lui les luttes ouvrières et les revendications des employés contre leurs puissants patrons cyniques. On remarque notamment cela quand Balduino se prend à douter de l'existence d'un Dieu bon qui se soucie du sort des hommes.
Un roman plein de magie, qui pousse vers l'avant et fait preuve d'un optimisme salvateur, notamment grâce à un humour omniprésent, face à la dureté de la vie au coeur des bidonvilles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
stcyr04
10 mai 2013
Il passe à travers les aventures picaresques d'Antonio Balduino, incarnation de l'homme noir déraciné, un souffre de liberté, comme un hymne à la dignité humaine, une invite à reprendre possession de sa destinée et, en même temps, une prise de conscience du rôle à jouer dans la communauté des hommes.
Les chapitres se déploient devant le lecteur, telles les parties d'un vaste poème en prose, sans réelle intrigue, plutôt comme les méandres d'un fleuve qui se dévoilerait progressivement, au regard d'un voyageur placé sur le ponton d'un caboteur.
Illustration de l'âme multiculturelle et polymorphe du Brésil, ce roman est, par sa forme et son souffle épique une grande réussite.
Commenter  J’apprécie          100
ThecosmicSam
21 mars 2016
Il y a beaucoup à dire sur ce livre, qui fut pour moi une belle découverte. Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller au Brésil, mais j'ai eu l'impression d'y être (du moins à l'époque dans laquelle nous plonge le livre, à savoir dans les années 1930). Plus que le paysage, c'est la culture et le mode de vie des brésiliens « noirs et mulâtres » que j'ai trouvé particulièrement bien retranscrit par l'auteur.
Sa plume est très orale et à de multiples reprises j'ai assimilé l'histoire à un conte raconté au coin du feu par un ancêtre. J'ai beaucoup aimé retrouver les croyances locales : le culte des Orishas (ces dieux sacrés dans la culture afro-américaine notamment dans des traditions religieuses telles que le yoruba), les transes lors des macumbas dans les favelas, le vieux et sage guérisseur Jubiaba, les mythes de loups garous et de mauvais esprits… On a l'impression d'y être !
On est tout de même loin du happy end traditionnel des contes justement. Antonio Balduino le protagoniste principal évolue dans la misère des favelas et le racisme. Il va donc connaître beaucoup de coups durs dans sa trépidante existence. Il ne sera d'ailleurs pas le seul, car dans ce livre personne n'est épargné. Certains passages sont incroyablement tristes, mais amenés avec une poésie et un optimiste déconcertants qui sont, selon moi, typiques de ces pays de l'hémisphère sud.
Le hic : Certains passages assez crus qui m'ont un peu dérangés et la conception de la gente féminine de la part d'Antonio qui n'est pas toujours très flatteuse!
En bref : j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Antonio dans toutes ses aventures. J'ai éprouvé de la tristesse et de la joie pour lui, mais il m'a également souvent mise en colère ! Dans tous les cas, ce livre m'a fait ressentir plein de choses et je l'ai fermé sur une note de mélancolie douce-amère.
Lien : https://thecosmicsam.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED05 avril 2013
L’homme au pardessus s’est levé au milieu du bar. Il interpelle un ouvrier :
- Pourquoi faites-vous la grève ?
- Pour améliorer les salaires.
- Mais de quoi avez-vous besoin ?
- Ben, d’argent…
- Vous voulez donc être riches vous aussi ?
L’ouvrier ne sait que répondre. À vrai dire il n’a jamais pensé être riche. Ce qu’il voudrait c’est un peu d’argent pour que sa femme ne réclame plus tant, pour payer le médecin, pour acheter un autre habit que celui qu’il porte et qui est usé jusqu’à la corde."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
SachenkaSachenka25 mai 2015
Bahia, c'est la bonne terre,
À condition de vivre ailleurs.
Commenter  J’apprécie          210
hannahenshannahens21 avril 2012
Pedro Corumba commence un discours en disant: "Les travailleurs unis peuvent dominer le monde." Antonio étreint un type qu'il n'a jamais vu.
Commenter  J’apprécie          40
hannahenshannahens21 avril 2012
Les pieds nus des femmes pilonnaient la terre battue. Les corps ondulaient suivant le rite. La sueur ruisselait, tous étaient empoignés par la musique et par la danse.
Commenter  J’apprécie          20
babycomeback44babycomeback4424 janvier 2013
Mais si il y a de braves gens... Mais les pauvres sont des malheureux de naissance, et la misere ca rend mechant
Commenter  J’apprécie          30
Video de Jorge Amado (3) Voir plusAjouter une vidéo

Bahia
Dans ce troisième volet sur le Brésil, Pierre KAST nous invite à découvrir Bahia, à travers son histoire, son architecture, ses rites religieux , le tout très influencé par la culture noire des esclaves. Plusieurs artistes témoignent, dont l'écrivain Jorge AMADO et musicalement Gilberto GIL et Maria BETHANIA.
Dans la catégorie : Littérature portugaiseVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Littérature portugaise (227)
autres livres classés : brésilVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les classiques de la littérature sud-américaine

Quel est l'écrivain colombien associé au "réalisme magique"

Gabriel Garcia Marquez
Luis Sepulveda
Alvaro Mutis
Santiago Gamboa

10 questions
217 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature sud-américaine , latino-américain , amérique du sudCréer un quiz sur ce livre