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ISBN : 284819538X
Éditeur : Créer (03/07/2015)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
En ce mois de juillet 1991 il se passe des choses inhabituelles à Trifoux le haut. La tranquillité des habitants de ce petit village niché au coeur de la magnifique campagne Auvergnate est brusquement perturbée par deux événements d'importance. On s'interroge. D'abord, qui est ce jeune homme débarquant du bus sur la placette ensoleillée ? et surtout, que vient-il trafiquer dans leur petit coin de paradis ? Ensuite, il y a ce mystérieux corbeau qui, depuis l'arrivée ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
HermantM
  27 janvier 2016
Un sympathique polar rural : avec une intrigue assez classique (le jeune gars qui revient au pays pour s'installer dans la maison de sa mère assassinée, bouleversant l'équilibre apparent) c'est une jubilante plongée dans cette auvergne, dite profonde, des années 70, que nous offre là Philippe Loul Amblard. Ça sent le vécu ! Je ne parle pas du drame mais de la façon dont certains autochtones envisagent cette jeunesse aux cheveux longs - « Les bourrus c'est toujours des ennuis », comme ils envisagent d'ailleurs tout ce qui est différent. Et, justement, ce « gris » qui est en taule depuis l'affaire puisque c'était lui l'assassin ! Bref, on parle beaucoup dans les cafés et c'est un vrai plaisir que de suivre ces dialogues « du cru », avec des portraits de locaux hauts en couleur, qui ne sont pas sans rappeler la gouaille de Marcel Aymé. Car on voit bien que si l'auteur règle quelques comptes, il a son pays en grande affection. Tenez, je vais vous dire un secret : La Lièvre, sur le titre, ce n'est pas une faute d'orthographe…. mais le surnom du braconnier ! Quant au corbeau….. mystère !
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RosenDero
  01 février 2016
Inondant un petit village d'Auvergne de lettres anonymes, un mystérieux corbeau fait resurgir un meurtre vieux de quinze ans. La police va devoir mener son enquête et se tourner vers le fils de la victime de l'époque, qui — coïncidence ? — est revenu habiter la maison du drame...
Dans sa trame, l'histoire n'a rien de très original ni de très poussé. Mais au fil de la lecture, on se rend compte que le principal atout de ce roman n'est pas l'enquête en elle-même, mais son côté rural, son ancrage régional.
Dans un contexte de village auvergnat, avec ses coutumes, ses habitudes, ses secrets et ses préjugés, ce qui aurait pu paraître comme une banale intrigue policière s'élève alors au rang de délice de lecture.
Avec un humour cinglant et sans concessions, Philippe Loul Amblard nous offre une France profonde, très profonde, peu habituée au changement, peu encline à la nouveauté, peu amène envers les étrangers. Les traits ont beau avoir l'air caricaturaux, celui qui aurait déjà vécu dans ce genre de village ne pourra que s'y retrouver tant les personnages sont criants de vérité et tant l'auteur a su retranscrire leur psychologie. le tableau dépeint ici est hautement fidèle et d'une grande crédibilité. L'utilisation de termes, de tournures, d'expressions dialectales, patoises, occitanes, ne font que renforcer cette idée et l'ambiance qui se dégage du roman.
D'ailleurs, on pourrait disserter longuement sur ce titre qui pourrait paraître énigmatique : La lièvre et le corbeau… Pourquoi diable "LA" lièvre ? Certes, c'est le surnom donné à un personnage du coin, mais, avant tout, il me semble que c'est un hommage que rend l'auteur à sa région et à sa langue. En effet, en occitan, le lièvre a un nom féminin, il se nomme "la lèbre" (si le français entend chanter un loup, un renard et une belette, les pays d'oc voient, quant à eux, danser un loup, un renard et une lièvre).
Sorte de mélange entre un Jean de la Fontaine et un Frédéric Mistral arverne, on sent fort bien que M. Amblard est un habitué du cru, un enfant du pays. Et même si l'on a pris connaissance du disclaimer précisant que les personnages du roman ont été inventés, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils vivent encore ça et là, en chair et en os, en dehors de l'esprit de l'auteur.
Seuls points noirs, on notera un certain laxisme au niveau de la ponctuation (un manque cruel de virgules après les compléments de phrase en tête de proposition) et la présence de nombreuses coquilles (pour ne pas dire de fautes d'orthographe et de grammaire non visées à la relecture). Mais cela n'enlève en rien des qualités de l'oeuvre.
En plus de l'histoire, du style de l'auteur et de l'ambiance qui se dégage du roman, j'ai également beaucoup apprécié la couverture, et, dans l'ensemble, les illustrations, en couleur, sont sympathiques et bienvenues.
Je remercie donc chaleureusement Babelio et les éditions Créer de m'avoir permis de prendre connaissance de cette belle fable rurale et de m'avoir fait découvrir un auteur que je n'aurais pas pu rencontrer autrement.
En préambule, Philippe Loul Amblard disait espérer que son lecteur prenne un certain plaisir à lire son (chef d') oeuvre. Je le rassure, c'est bien le cas.
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lechristophe
  13 février 2016
Je dois en premier lieu remercier la Masse Critique de Babelio de m'avoir sélectionné et les Éditions Créer de m'avoir envoyé ce roman policier que j'avais choisi parce qu'il se déroule en Auvergne, écrit par un auvergnat, édité par une maison d'édition auvergnate et que j'ai du sang auvergnat (mais pas seulement...) dans les veines !
Bon, venons-en à l'intrigue. Benjamin, un jeune homme, retourne dans son village natal puydomois qu'il avait quitté il y a 15 ans après l'assassinat de sa mère. Son concubin maghrébin, après une enquête de la gendarmerie locale très expéditive, avait été arrêté, jugé et incarcéré pour ce meurtre. Benjamin ayant choisi de retaper et d'habiter l'ancienne maison de sa mère, il va réveiller les rancoeurs des villageois, les commérages féminins à l'épicerie locale, et les médisances et autres vulgarités sexistes et racistes des piliers de comptoir qui trônent au bar du Gros Bébert. Tout cela va réveiller un puis deux corbeaux dont les lettres anonymes vont causer quelques bouleversements au sein de ce petit village en apparence si tranquille et qui va être secoué de nouveau par la violence...
Disons-le tout de suite, l'intrigue est simple et l'adjudant de gendarmerie en charge de l'enquête n'aura besoin que d'un simple stratagème pour résoudre les énigmes présentes et passées (il faut dire que le livre ne comporte que 200 pages). Ici, pas de rebondissements jusqu'à la dernière ligne de la dernière page. Non, ce qui fait l'attrait de ce petit roman c'est le style, on va dire, truculent de l'auteur et ses portraits de villageois et villageoises bien gratinés (il n'aime pas les puydomois, ou quoi, pour les décrire en gros cons électeurs de le Pen ? (ah, tiens un pléonasme ! ))
Au final, un roman policier que je conseille. Il en existe des milliers de meilleurs mais également des milliers de moins bons, tout est une question de goût. En plus, en vous le procurant vous aiderez une maison d'édition et un écrivain régionaux.
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fun177
  31 janvier 2016
Benjamin venant de perdre sa grand-mère, est de retour dans son village natal où il a grandi auprès de sa mère. Son installation dans la maison maternelle, héritée suite à l'assassinat de sa mère, rappelle ce mauvais souvenir, vieux de 15 ans, aux habitants et aux commères. Un corbeau ne tarde pas à distribuer ses collages.
L'intrigue essentielle du roman est bien sûr centrée à démasquer le corbeau et son secret. Mais la variété des personnages avec chacun son phrasé, apporte une note d'humour dans ses paysages campagnards. le suspense de l'enquête est rythmé par d'importants dialogues inondés de synonymes.
Je conseille "La Lièvre et le Corbeau" de Philippe Loul AMBLARD à tous les amoureux du terroir, toutes personnes adeptes de policiers ou aux simples curieux qui souhaitent se plonger dans les années 90. La petite lectrice que je suis, l'a dévoré en 2 jours.
Enfin, la qualité de l'ouvrage avec les illustrations couleurs de Bruno BO Basset et la papier bouffant font de cette édition une idée cadeau sympa et pas du tout cheap malgré son format. Simplement superbe !
Magnifique découverte réalisée grâce à l'opération Masse critique de Babelio. Merci aux éditions Créer (d'avoir "jouer le jeu" et quelle livraison "express"!) et à Babelio, bien sûr !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fun177fun177   31 janvier 2016
Y'a p'us d'jeunesse, se contente de bêtifier le Gus, n'étant que de passage, ne veut pas se mêler d'un différent qui pourrait lui faire rater une vente. Dans ces patelins où tout le monde est plus ou moins en famille avec tout le monde, prendre parti pour l'un ou pour l'autre pourrait nuire gravement à son commerce.
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RosenDeroRosenDero   01 février 2016
Il leur tarde d'aller se poser au zinc en prenant des airs de conspirateurs, attendant les questions avec délectation, faisant traîner les réponses, s'amusant de l'impatience de l'auditoire.
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lechristophelechristophe   13 février 2016
De sa bouche à l'haleine avinée s'échappe un flot d'injures et de menaces à l'adresse des femmes, des jeunes, des gays, des arabes, des noirs, des jaunes, des intellos, des pauvres, des chômeurs et, d'une façon générale, de tous ceux qui ne pensent pas comme lui.
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fun177fun177   31 janvier 2016
Francine lève les yeux au ciel. Ah, elle en aura entendu des conneries dans sa vie et son mari n'est pas le dernier à se distinguer dans cette spécialité universelle.
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fun177fun177   31 janvier 2016
Les gens ne font plus la différence entre modérés et fanatiques et ils suffit de quelques illuminés pour jeter l'opprobre sur des millions d'innocents.
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