AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2955682306
Éditeur : E.X.A Concept (04/11/2016)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
"J'étais la tache de vin sur une belle nappe blanche pour mes parents, une erreur de la nature pour mes proches et un fou violent pour les gens évoluant dans ma vie."

Ouais ! Si je devais retenir une chose de ce qui m'a motivé à foutre le camp de chez mes parents et de cette école de commerce de merde, c'est bien ça ! Car au final ça résume bien le fait que je ne trouvais pas ma place dans ce monde, que ce dernier semblait tout faire pour me rejeter a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LightandSmell
  12 octobre 2017
L'histoire, entre monde terrestre et monde surnaturel
Le récit démarre sur un prologue plutôt dur et sombre qui n'est pas sans rappeler certains épisodes de notre histoire. Dans tous les cas, l'auteur arrive d'emblée à capter l'attention des lecteurs qui découvrent par la suite Kafka, un jeune homme dans sa vingtaine.
Mouton noir de sa famille, ce dernier est plus dans l'action que dans la philosophie bien que ses réflexions sur l'état du monde actuel soient loin d'être dénuées d'intérêt. Ne reculant jamais devant une bonne baston, il aime à jouer des poings dans la vie et lors de combats illégaux où il excelle. En dehors de cette activité lucrative peu légale, mais qui lui offre l'occasion de se défouler, il exerce le métier de détective privé pour le compte de personnes désirant prouver l'infidélité de leur conjoint. Sa vie va cependant prendre un nouveau tournant lorsqu'un cadavre jeté d'un toit lui tombe presque dessus. Stimulé par l'envie d'action, il va se lancer sur la piste du meurtrier avant de découvrir que rien en ce bas monde n'est le fruit du hasard. Et si finalement, derrière ce meurtre se cachaient des forces et des enjeux qui le dépassent, mais qui, paradoxalement, vont l'aider à se trouver lui-même?
Même si Kafka est loin d'avoir les capacités d'analyse et de déduction de mon détective privé préféré, Sherlock Holmes, j'ai néanmoins pris plaisir à suivre son enquête concernant le meurtre d'une victime dont il arrivera, pour son plus grand malheur, à découvrir l'identité. Mais c'est bien l'enquête sur les traces de son passé qui se révèlera la plus haletante d'autant qu'elle lui permet de mettre les pieds dans un monde dont il ignorait jusque là l'existence…
Il faudra attendre un certain nombre de pages avant que l'auteur quitte le monde très terre à terre de Kafka pour introduire du surnaturel. Il le fait d'abord par petites touches avant de plonger complètement le lecteur dans un monde secret où des créatures dangereuses et ignobles mettent tout en oeuvre pour assouvir le dessein qu'elles réservent aux humains. Ce procédé introduit un certain suspense vous poussant à lire les chapitres les uns après les autres. Les différentes révélations qui se succèdent vous donnent ainsi envie d'en apprendre plus sur ces créatures, mais aussi sur ce qui les lie à Kafka. Pourquoi s'intéressent-elles autant à lui ?
En ce qui concerne les créatures du livre, l'auteur joue la carte de l'originalité. Tout le monde connaît, à des degrés divers, les créatures de la nuit que sont les vampires. Mais personne, à part les chanceux lecteurs de ce roman, ne connaît les vampires version Xavier Amet. Autant vous le dire tout de suite, l'auteur dépoussière le mythe du vampire balayant d'un revers de main tout, ou presque, ce que nous savons d'eux. Il est vrai que plusieurs auteurs se sont amusés à proposer leur propre version du mythe, mais celle de l'auteur est certainement la plus originale que j'aie lue. J'ai adoré son explication concernant leur apparition tout comme leur objectif final. L'auteur évoque également un autre mythe, bien moins connu en France, celui des Bersekers, des guerriers légendaires. Je connais peu cette légende et ai donc apprécié de mieux l'appréhender à travers Kafka et son héritage.
Les personnages…
Sans que cela soit préjudiciable à l'intrigue, j'ai eu du mal à trouver des atomes crochus avec notre héros malgré lui. J'ai apprécié sa volonté de ne pas se fondre dans le moule et le modèle de réussite sociale imposé par ses parents, et plus généralement, la société. Je n'ai, en outre, pu qu'approuver certaines de ses idées ou de ses réflexions sur notre monde, mais le côté « je suis en révolte contre tout et contre tout le monde alors je tape pour me défouler » m'a vite fatiguée. Fort heureusement, nous découvrons, au fil de l'intrigue, les raisons de la colère perpétuelle qui habite le jeune homme et face à laquelle ses parents ont, par le passé, fini par baisser les bras.
Mais ce qui a vraiment rendu difficile pour moi d'apprécier notre héros, c'est le peu de considération qu'il semble avoir pour les femmes puisque ces dernières semblent se résumer à une fonction, celle d'assouvir ses besoins primaires. C'est ainsi que pour chaque personnage féminin, on a droit à une petite description de son anatomie et des réactions que sa vue suscite sur celle du jeune homme… C'est autant désagréable en tant que femme que réducteur pour la gent masculine dont le cerveau semble alors s'être délogé de leur boîte crânienne pour atterrir dans leur slip. L'auteur a certainement forci le trait pour les besoins de son histoire, mais ça m'a quand même bien agacée. Je me suis toutefois demandée, en fin de roman, si un événement dans le passé de Kafka l'ayant coupé de sa nature profonde ne peut pas, en partie, expliquer ce manque d'émotions que ce soit envers ses parents ou ses conquêtes féminines. La scène finale semblerait corroborer cette hypothèse et donc rendre le personnage, du moins pour moi, moins tête à claques. Ou alors c'est juste un gros con ! A vous de voir si, comme lui, vous voulez voir le verre à moitié vide ou, comme Raven, à moitié plein.
Raven est une femme qui va intervenir relativement tard dans le roman et qui va apporter un certain nombre de réponses à Kafka. C'est aussi grâce à elle qu'il va fouiller dans son passé et se décider à confronter ses parents pour en apprendre plus sur les secrets de sa jeunesse. Si le jeune homme fantasme évidemment sur ses formes, Raven sera la seule femme du roman avec laquelle il va développer des liens ne se réduisant pas à une simple attraction physique. Il faut dire que sa force de caractère et son implacable détermination font d'elle une personne qu'il apparaît difficile de négliger. Bien qu'elle se révèle beaucoup plus humaine que Kafka dans ses rapports à autrui, on ne peut pas non plus dire qu'elle brille par son empathie. Son histoire personnelle riche et intense la rend néanmoins très intéressante et puis, comme Kafka, derrière sa carapace, elle n'en demeure néanmoins pas dénuée de sentiments, notamment envers les deux personnes de son équipe qu'elle considère un peu comme sa famille. D'ailleurs, je dois dire que le pré-adolescent et le vieil homme qui la secondent sont les deux personnages que j'ai préférés. Ils demeurent assez secondaires, mais je ne doute pas qu'ils prennent une place plus importante dans la suite de l'histoire.
Je vous ai dressé un portrait peu reluisant de nos personnages, mais pour autant, les ai-je détestés ? La réponse est non, car malgré leurs défauts, chacun a un petit quelque chose qui permet de ne pas avoir envie de se joindre au méchant de l'histoire pour les tuer. Pour Kafka, ce sont indéniablement sa capacité d'auto-dérision et son humour dont il ne se départit quasiment jamais. J'ai ainsi adoré sa manière de faire référence à la culture populaire, à des films, à des séries ou à des choses du quotidien pour les tourner en dérision ou les commenter de manière sarcastique. Cela, en plus d'amuser le lecteur, crée une certaine connivence qui fait que comme à un gamin perturbateur, mais attachant, on lui pardonne ses excès et ses frasques. Ceci est d'autant plus vrai que l'on sent que, derrière sa carapace de gros dur, se cache pendant une bonne partie du roman cet enfant qui, à défaut de trouver sa place parmi les siens et la société, se sent exister à travers les combats et la violence.
La plume de l'auteur au service d'une histoire rythmée
Lorsque j'ai vu ce roman proposé en partenariat sur Livraddict, j'avoue avoir bien réfléchi avant de postuler, le résumé me laissant craindre un récit un peu trop vulgaire. Or, si vous me suivez régulièrement, vous devez connaître mon appétence pour les auteurs à la plume raffinée… Je ne regrette néanmoins pas d'être sortie de mes habitudes de lecture dans la mesure où l'utilisation de la grossièreté est maîtrisée et plutôt cohérente avec la personnalité du protagoniste, celui-ci n'ayant en effet pas vraiment l'habitude de faire dans la dentelle que ce soit verbalement ou physiquement… Je mentirais en disant avoir pris plaisir en lisant ses multiples jurons, mais ils s'insèrent naturellement dans le récit. Et puis, je vous rassure, vous n'avez pas non plus une insulte à chaque ligne.
La plume de l'auteur est efficace comme sait l'être « le héros malgré lui » qu'elle met en scène. Il n'y a donc pas de longues descriptions, mais tout de même assez de détails pour rendre l'histoire crédible, et permettre à chacun de se plonger dans les rues de Paris, et dans le feu de l'action. de ce côté-là, si vous aimez les histoires avec un rythme endiablé, vous serez comblés et aurez certainement le sentiment de lire un film d'action, les événements s'enchaînant assez vite. Les seules digressions que s'autorise l'auteur lui permettent d'apporter un regard critique sur le monde actuel et d'aborder des thèmes comme le harcèlement de rue, la surconsommation, le paraître en société, la politique… Mais ces passages restent assez courts et apportent une profondeur au roman intéressante. le rythme soutenu du récit et la plume très accessible de l'auteur rendent donc le livre très facile et rapide à lire. Et puis, chose appréciable pour les taupes de mon genre, la police d'écriture est assez grosse pour ne pas avoir à forcer sa vue et accessoirement, faire défiler les pages rapidement.
Un livre interactif et immersif
A noter que le roman, en plus d'avoir une couverture plutôt attrayante, a un petit côté interactif avec la présence de QR Codes que vous pourrez lire après avoir téléchargé une application. Si les bonus que l'on débloque au gré de la lecture ne sont pas indispensables à l'histoire, cela reste une démarche fort sympathique d'autant qu'elle ajoute au côté immersif du récit.
En conclusion, ce premier tome nous permet de découvrir un héros qui tranche avec l'image traditionnelle et qui, selon votre degré de tolérance face au « je m'en foutisme » de celui-ci, vous sera plus ou moins agréable. Brut de décoffrage, on se prend néanmoins à suivre ses aventures avec frénésie désirant, presque autant que lui, découvrir les mystères de son passé et de son héritage. En nous baladant entre monde réel et imaginaire d'une main de maître, Xavier Amet signe ici un roman qui tient son lecteur en haleine. La mythologie originale qu'il a créée autour des vampires, l'utilisation du mythe des Bersekers encore peu courante en littérature française, et les différentes révélations qui se succèdent dans le roman ne sont pas étrangères à ce phénomène. Je lirai donc avec plaisir la suite des aventures de Kafka qui, si l'on considère la fin spectaculaire soulignée par l'illustration de Jean-Mathias Xavier, sera certainement explosive.
Lien : https://lightandsmell.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
gabrielleviszs
  14 octobre 2017
Grâce à livraddict, j'ai pu lire ce premier tome. Je les remercie, ainsi que l'auteur, Xavier Amet, pour me l'avoir fait parvenir.
Ce qui m'a d'abord attiré, c'est la couverture sombre, avec le félin caché dans l'ombre. Puis le résumé qui me fait promettre monts et merveilles. D'accord, le sang, les combats illégaux, la mise en scène, j'ai beaucoup aimé cette manière de présenter les choses.
Le prologue nous renvoie des siècles en arrière, qui pourrait également être plus proche que nous pourrions le croire. La famine, la séquestration, la déportation des gens pour atterrir en fosse commune... Une forme de recommencement éternel que les hommes, d'une manière générale, ne cesse de créer. Vint le premier chapitre avec une course poursuite à notre époque, où notre personnage principal se fait courser par un homme légèrement usé par le poids et l'âge. Kafka est un homme de 21 ans qui travaille au noir de jour et frappe au noir de nuit. La couleur ne lui va pas, voyez-vous ! Bref, il aime son mode de vie, même s'il aimerait vraiment changer son job de jour. Parti de chez ses parents – devenu l'homme à abattre, le vilain petit canard – il joue les détective privé, jusqu'à ce que son prochain contrat lui tombe littéralement dessus. Enfin sur ses pieds. Un cadavre qui tombe du ciel, ou de l'immeuble et le voilà dans un engrenage fatal. Il va tout faire pour découvrir qui a bien pu tuer cet homme et le pourquoi l'intéresse grandement.
Un début fort en gueule qui donne le ton sur le personnage et sa façon de penser et de s'exprimer. Il décide de sa vie, de son avenir et voit tout changer lorsque Robert, Alphonse, Martin – il aime donner des prénoms au mort sans le connaître, même au tueur – lui ramène de quoi se mouiller plus qu'il ne le fait habituellement. Une enquête qu'il va tenter de mener, mais qui semble truquée d'avance. Les autres ont plusieurs pas d'avance et connaissent plus d'éléments que lui ne pourrait connaître. Sa violence est-elle liée ? Son passé est-il si important que cela ? La réponse est oui, mais les explications ne sont pas uniquement liées à tout cela. C'est plus profond et même si le fantastique prend le pas à la réalité, il s'intègre parfaitement aux événements. Il arrive tranquillement sans crier gare et nous plongeons complètement au sein de ce mélange. le meurtre n'est qu'une cause à effet, un moyen de tomber dans un monde inconnu que l'auteur a crée, pour mon plus grand plaisir.
Le monde semble être en perdition, pourtant il ne voit rien. Les humains sont dans leur confort sans prêter attention à son voisin. Derrière chaque porte peut se cacher un monstre, une entité, un besoin viscéral de faire ramper l'humanité à ses pieds. Ce récit plante les vampires d'une manière originale, même si j'avais déjà entendu parler de Berserker, j'ai apprécié la façon de faire. Des « vampires » bien différents de ceux déjà vu, lu et connu. J'aime ce changement, ne pas toujours rester dans les clous, même si j'aime aussi le vrai vampire (celui qui ne brille pas au soleil – rire) Les explications se suivent, s'emboîtent et laissent un goût amer, car si c'était vrai ? Si le monde devenait ainsi sans que nous nous en apercevions ?
Concernant les personnages, j'ai adoré notre « héros ». Il n'est pas tout puissant, même si sa force et sa volonté le font paraître trop sur de lui. Il apprend à ses dépends que frapper avant de parler n'est pas toujours la solution, même si cela aide à s'en sortir. Il déteste le monde en lui-même et n'y trouve que des côtés négatifs (à part les filles et encore !) Lorsqu'il se retrouve en mauvaise posture, son côté bagarreur va l'aider, mais surtout va nous aider à comprendre certaines choses. Son passé, le fait d'en vouloir à la terre entière, sa vision des choses, tout cela va être chamboulé afin qu'il s'éveille à sa vraie nature. En parlant des femmes qui l'entourent, il doit avoir un blocage, non pas côté physique, mais plutôt dans le fait de ne pas vouloir s'engager. Il s'amuse, ce qui n'est pas un problème, juste la manière dont il les décrit. Cela m'a fait rire, car il y a quelque chose derrière tout cela.
Sa rencontre avec Raven va le propulser dans ce côté fantastique de ce livre, savoir qui il est, ce qu'il est devenu, qui elle est (même si j'avais déjà des doutes au départ), découvrir ce dont il est capable et que s'est-il passé lorsqu'il avait 7 ans ? Elle est forte, puissante et ne se laisse pas mener en bateau par cet homme qui, au départ, ne voyait en elle qu'une belle plastique. Elle a sa propre histoire qui est tout autant triste que passionnante. Ses amis sont tout autant important et j'ai aimé la façon dont ils sont décris tout au long de la lecture. Il y a bien entendu des méchants, surtout un qui est coriace. J'adore son chien !
L'écriture est fluide, de l'humour, des sarcasmes, surtout dans l'auto-dérision sur Kafka. Beaucoup de références cinématographiques qui passent et repassent. Quelques grossièretés qui ne peuvent pas être cachées, mais le personnage principal est ainsi fait, je ne l'aurai pas vu parler autrement. Je me suis dis que l'auteur devait très bien connaître Paris, ou alors il a un plan très bien détaillé pour les courses poursuites du livre parce que je m'y suis cru. Des descriptions qui nous représentes bien les lieux. le petit plus : l'écriture (la police du livre) qui est plus grande que la moyenne et cela fait un bien fou à mes yeux (opérés à plusieurs reprises)
Seul petit bémol, il y a des QR codes. C'est sympathique mais pour celui qui, comme moi, n'a pas la possibilité de voir où ils mènent, c'est rageant !
En conclusion, j'ai adoré ma lecture. Un personnage principal qui a besoin de frapper pour se sentir vivant. Un homme qui rejette la société et son fonctionnement. Un homme qui va découvrir qu'il n'y a pas que les humains qui peuplent la Terre, mais bien une diversité de peuples qu'il vaut mieux éviter pour la plupart. J'ai hâte de découvrir la suite. Oh, j'allais oublier, petit mot pour l'auteur, merci pour la dédicace, je l'adore et le mot FIN, j'ai cru mourir en le voyant ! (Je ne dirais pas si c'était de rire ou de pleur...)
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/kafka-tome-1-l-eveil-xavier-amet-a132170422
Lien : http://chroniqueslivresques...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
cocomilady
  27 février 2019
Un thriller fantastique vraiment intéressant, avec un Berserker en tant que héros.
J'ai été ravie de cette découverte. le tome 1 de "Kafka" est un roman qui attire de par sa couverture d'abord, réalisée par Jean-Mathias Xavier, puis par son résumé et son héros qui sort de l'ordinaire, puisque l'on a affaire à un Berserker, un guerrier sanguinaire assoiffé de violence, plein de rage et quasi invincible.
C'est donc avec entrain que je me suis plongée dans ma lecture et l'auteur a su immédiatement capter mon attention avec son prologue.
On suit notre héros, ou plutôt anti-héros, Kafka, un jeune homme d'une vingtaine d'années au coup de poing facile. Parti de chez ses parents à cause de son tempérament ombrageux qui l'a fait tremper dans de nombreuses affaires, il s'est à présent reconverti en détective privé, et en parallèle, participe à des combats illégaux où il peut libérer toute sa rage. Mais un jour, un cadavre tombe à ses pieds, et quand il croise le regard du tueur sur le toit, il reçoit un besoin tenace de mener l'enquête lui-même...
L'histoire commence par une scène trash qui annonce la couleur. Elle se déroule à une autre époque et à un autre endroit, et l'on est un peu déstabilisé quand on se retrouve dans le présent avec ce jeune homme vraiment antipathique.
On se demande tout d'abord quel peut bien être le rapport entre ce prologue ahurissant et notre histoire, mais il faut attendre pratiquement la fin pour avoir notre réponse.
Kafka m'a fait beaucoup rire parfois avec ses pensées tout sauf empathiques, et ses réflexions plus que limites. le personnage est imbus de sa personne, caustique, vindicatif, irascible et il méprise le monde entier. En outre, c'est un bourreau des coeurs guidé par le tour de poitrine du sexe féminin, "du 95 D, voire du E", je le cite. Il en fait une fixette et l'on se demande si c'est un fantasme du héros ou de l'auteur hihihi

Il va rencontrer la belle Raven, même tour de poitrine (eh oui), une gothique qui va le récupérer dans son groupe et lui sauver la mise, tout en lui révélant des secrets inouis sur lui-même et le monde qui l'entoure. Unis dans un seul but, se venger et arrêter ce meurtrier sanguinaire, ils auront fort à faire avec ce monstre et son complice à quatre pattes.
Les scènes de combat sont assez nombreuses et bien rythmées, on ne s'ennuie pas, mais il m'a manqué de l'émotion et j'espère qu'il y en aura plus dans la suite.
Une série prometteuse et un auteur à suivre !

Lien : http://cocomilady2.revolublo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
LeMondeDeMarie
  08 octobre 2017
On commence ce récit sur un prologue assez percutant avec des êtres abominables dans une période que l'on soupçonne très ancienne. Puis démarre l'histoire et on se retrouve de nos jours, en plein Paris, aux côtés d'un jeune qui va très rapidement nous montrer son aptitude dans les combats. Loin d'être une personne mauvaise, c'est pour lui comme un besoin vital. Un homme que l'on s'imagine très beau et qui rejette les diktats de la société moderne.
Un début très terre à terre qui, après qu'un cadavre lui soit tombé dessus, va prendre une tournure bien plus fantastique. Kafka va se mettre à enquêter sur cet homme, il va se faire un devoir de retrouver le tueur. C'est également pour lui, enfin, une enquête qui le booste. L'histoire prend alors un rythme plus soutenu et palpitant. Comme Kafka, on a soif d'en apprendre plus sur toute cette mythologie autour des Kùhergos et Berserker. L'auteur a rendu cette dernière originale, surtout dans sa comparaison aux vampires que l'on connait. On remonte aux sources et l'ensemble est très abouti.
Kafka a l'art de se mettre en mauvaise posture et c'est Raven qui va, à un moment donné, lui sauver la mise. Cette dernière a également ses particularités et son histoire. Une jeune femme que j'ai très vite beaucoup aimé et admiré. Elle est accompagnée d'un ado et d'un vieil homme dont ne sait pas encore grand-chose. Ces derniers restent assez mystérieux.
J'ai beaucoup aimé l'intrigue, son déroulement et la manière dont les révélations sont amenées. Il y a néanmoins certains points dont on se doute facilement et des révélations qui ne sont plus vraiment des surprises. Tout au long de la lecture, l'auteur a concocté de belles scènes d'action avec des images parfois assez gores. Des tableaux pour le moins macabres. D'autres passages sont également là pour apporter une touche plus mystérieuse. La plume est entrainante et ne laisse pas de répit. Tout s'enchaine très vite sans que l'on voie le temps passer.
Un texte plein d'humour avec du sarcasme dans les répliques. On y trouve aussi beaucoup de références à des films connus que ce soit dans les dialogues ou les pensées. Ça apporte une touche de légèreté dans des instants parfois très durs.
L'auteur aime malmener ses personnages et ne leur rend jamais les choses simples. J'ai d'ailleurs été choqué par le final et me suis demandé comment il a pu oser. Une fin qui n'en est pas vraiment une car de nombreuses questions attendent encore des réponses. La frustration est bien là.
Vivement que le T2 sorte, je l'attends avec grande impatience.
Lien : http://unmondedepassionsetde..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ChoupieS
  25 juillet 2017
Ce premier tome de Kafka annonce une saga prometteuse.
La plume de Xavier Amet est incisive et souhaite mettre en avant ses personnages en leur offrant une réelle personnalité, via leur langage. Il est dommage que ce style n'ait pas bénéficié d'une révision technique (grammaire, conjugaison, contextuelle) plus aboutie, qui aurait permis de ne prendre que le meilleur côté.
L'intrigue peine à se mettre en place, mais les événements relatés ne sont en rien ennuyeux. Au contraire, ils nous permettent d'entrer en douceur dans un univers brutal, réinventant de manière intelligente et réaliste les mythes du vampire et du berserker. Ces mythes semblent garder une bonne dose de surprise en réserve, car il semble que seuls les plus grands contours aient été révélés.
La cohérence est de mise grâce à des lignes de conduite plantées et tenues de bout en bout. Les personnages sont attachants et l'on a envie d'en découvrir encore plus sur eux, même s'ils sont quelquefois victimes de comportements clichés.
Lien : http://www.bookkyuden.com/pa..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gabrielleviszsgabrielleviszs   14 octobre 2017
Je n'avais toujours aucune idée de l'identité d'Alphonse, ni pourquoi il avait été assassiné, mais surtout, j'ignorais pourquoi son meurtrier l'avait jeté du haut d'un toit au lieu de le faire disparaître. C'est ce qu'un assassin fait généralement, à moins de vouloir faire passer un message. J'espérais vraiment que cette nouvelle journée m'apporterait son lot de réponses qui me permettraient de progresser et de me rapprocher de Robert.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
gabrielleviszsgabrielleviszs   14 octobre 2017
Lorsque ma main droite allait se poser dessus, une jeune femme entra dans la pièce.

Assez grande, elle devait avoir mon âge et faire dans le mètre soixante-dix. Teint pâle, elle avait une longue chevelure brune légèrement ondulée qui lui arrivait au niveau des reins. Ses yeux pers en amande étaient mis en valeur par un maquillage sombre alors que ses lèvres, pulpeuses étaient couvertes d'un rouge à lèvres couleur sang. Le spectacle était intense et me donnait envie de l'embrasser à pleine bouche...

… C'était une belle pièce mais peut-être que ce constat ne me traversa l'esprit que pour une seule et bonne raison : il mettait son buste et sa poitrine en valeur. Et quelle poitrine ! Un quatre-vingt cinq D, voire E. C'était impressionnant et j'étais aux anges...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
gabrielleviszsgabrielleviszs   14 octobre 2017
- La tête, hurla Raven ! Vise la tête bordel !

Cessant de tirer, je portai mon regard sur elle pour la dévisager. Le remarquant du coin de l’œil, elle quitta son attention de la route afin de me regarder furtivement pour m'adresser un regard moqueur.

- C'est chiant hein ? De se faire dire ce qu'on sait que l'on doit faire sans y arriver ! ponctua-t-elle en affichant son plus beau sourire narquois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ChoupieSChoupieS   25 juillet 2017
Faisant demi-tour, je me dirigeai vers la cuisine afin d’y trouver des gants. Le jeune détective habitué aux affaires d’adultère n’avait pas pensé à tout. Me servant de la manche de mon pull en coton noir entrelacé de rayures grises horizontales, j’ouvris le placard sous l’évier.

Merde ! Pas de gants en latex rose !
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : vampiresVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Xavier Amet (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Vous avez dit vampires ?

Qui a écrit "Dracula" ?

Oscar Wilde
Bram Stoker
Arthur Conan Doyle
Mary Selley

15 questions
1697 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantastique , vampiresCréer un quiz sur ce livre