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ISBN : 2070416364
Éditeur : Gallimard (17/01/2001)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Le père du petit Michou a été fusillé pour mutinerie en novembre 1917. Il refusait avec d'autres soldats de monter à l'assaut de Perthes-les-Hurlus, où 140 000 poilus avaient trouvé la mort sans que l'endroit n'ait de valeur stratégique. Au lendemain de l'Armistice, sa veuve et son fils sont insultés puis agressés par leurs voisins d'immeuble. La mère est internée. Michou, envoyé à l'orphelin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  27 avril 2018
Pauvre petit Michou
il en a gros sur la patate
son papa, mutin est fusillé en 1917
sa maman, pestiférée, finit par être internée
lui se retrouve placé
mais jure de faire la peau la peau du boucher...
Jean Amila revient à ses amours anarchistes
affiche sans trompette son antimilitariste,
parle par le biais de Michou de ses années d'orphelinat
de son amitié pour des jeunes apaches
de l'épidémie de grippe espagnole
Un petit roman qui dépasse le cadre du polar,
qui scalpe le moral des troupes,
pas bien épais comme Michou mais
qui a la grandeur de son caractère
et sa gouaille populaire.
Le Boucher des Hurlus...Terrible !
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jeranjou
  27 août 2013
Pardon madame, je suis bien au 14-18 de la boucherie des Hurlus ?
« le Boucher des Hurlus », est-ce un roman historique conté durant cette période d'après-guerre en 1918 tiré d'une histoire vraie?
Ou plutôt un roman autobiographique lorsque l'on sait que Jean Meckert (vrai nom d'Amila) a vécu dans un orphelinat à Courbevoie comme le petit Michou dans le roman ?
Ou encore un polar comme le classe l'éditeur Folio dont la quête de justice serait le principal moteur du héros du livre ?
Personnellement, j'aurais toutes les peines du monde à qualifier le genre de ce roman mais les amateurs d'histoire, de guerre ou de polar devraient être conquis.
Le Boucher des Hurlus, écrit en 1982, raconte l'histoire d'un petit garçon de huit ans Michou, Michel Lhozier de son vrai nom, qui a perdu son père en novembre 1917, fusillé pour mutinerie durant la première guerre mondiale. Celui-ci avait refusé, comme tant d'autres à l'époque, à servir de chair à canons sur le front situé à Perthes-les-Hurlus, village français rayé de la carte après-guerre.
L'armistice étant proclamé, portant le fardeau de la trahison du père Lhozier envers la France, Michou vit alors un calvaire insupportable avec sa mère, pris pour cible par les voisins de leur immeuble parisien.
Un jour, suite à une dispute avec une voisine surnommée la mère Venin, la police embarque la maman de Michou vers un asile et le petit Lhozier se retrouve de son coté transféré à l'orphelinat.
Abandonné, traumatisé, humilié, le petit Michou n'a plus qu'une idée en tête : se venger !
A vous de découvrir ce récit ô combien prenant et passionnant se déroulant il y a près d'un siècle maintenant…
Cruauté quand tu nous tiens ! Cruauté d'un père fusillé et disparu à jamais dans une fosse commune... Cruauté d'une mère retirée à son enfant et transformée en légume sous l'effet des médicaments... Cruauté d'un enfant traumatisé à vie, juste fautif d'être un fils d'un homme qui ne voulait pas ressembler un mouton destiné à l'abattoir...
Cruauté d'une époque, qui non seulement a conduit des milliers d'hommes vers la boucherie des tranchées mais qui a rendu misérable la vie de ces familles ou orphelins privés de père par la guerre ou le refus de celle-ci.
Dans un tout autre style que « Cris » de Laurent Gaudé que je recommande chaudement également, la plongée dans cette période historique est indispensable afin de ne pas oublier les pires horreurs de notre passé et les traumatismes qu'elles ont engendrés inéluctablement.
Sans être forcément d'accord avec le propos sans concession d'Amila sur les militaires, la religion et la politique, je comprends mieux à travers ce roman le pourquoi de la personalité militante de l'auteur.

« le Boucher des Hurlus », un récit d'un autre temps mais ô combien haletant, à travers une écriture engagée, conduit immanquablement à une lecture inoubliable et cruelle…
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RomansNoirsEtPlus
  10 janvier 2015
Pas étonnant de retrouver un air de ressemblance entre le « Boucher des Hurlus » et « Tranchecaille » de Patrick Pécherot . Ces deux romans retracent en effet dles épisodes peu reluisants de la première guerre mondiale au cours desquels des soldats ont été fusillés de manière arbitraire . Jean Amila , dont Pécherot poursuit aujourd'hui la trace et les idéaux , nous décrit ici la cavale de quatre marmots orphelins de guerre qui ont décidé de faire le mur pour venger leurs pères injustement tués car ils refusaient de se soumettre . Leur cible est le Général des Gringues , héro pour certains et assassin pour d'autres ; sous le sobriquet de « boucher des Hurlus « il est coupable d'avoir envoyé au massacre des milliers de poilus . Comme leurs paternels les quatre gamins iront jusqu'au bout de leur conviction .
Très beau roman écrit au début des années 80 dont certains épisodes- l'orphelinat de Courbevoie , la mère internée - laissent à penser qu'il est en partie autobiographique . L'auteur , à travers les mots de ces enfants du début du siècle dernier , nous dépeint ainsi une société parfaitement injuste , où la misère est au coin de la rue et dont seuls les plus débrouillards s'en sortent vraiment . Une belle chronique du temps passé tout à fait réjouissante .
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MissVio
  16 novembre 2014
Michou Lhozier, 8 ans, est le fils d'un mutin de 1917 qui a été fusillé. Quand sa mère, considérée comme la femme d'un traître et constamment persécutée par leurs voisins, est arrêtée par la police pour trouble à l'ordre public, Michou est placé dans un orphelinat. Avec trois copains à peine plus âgés que lui, il décide alors de se venger. Ensemble, ils s'enfuient de la pension avec l'intention d'exécuter le général de division Des Gringues, qu'ils tiennent pour responsable de la mort de leurs pères…
Tandis que la grippe espagnole a pris la relève de la guerre pour décimer la population, Michou et sa bande partent en direction des champs de bataille avec l'intention de s'y procurer une arme pour ensuite aller régler son compte au général surnommé « le Boucher des Hurlus ». C'est le début d'une aventure en culottes courtes, où l'on sourit souvent malgré la gravité de la situation. La scène de la choucroute à la Gare de l'Est avec des filles à soldats est d'ailleurs un des moments forts de l'expédition.
Comme le petit Michou du roman, Jean Amila, né en 1910, a passé une partie de son enfance dans un orphelinat. Son père avait quitté sa mère en 1920 et celle-ci avait été internée. Il y a donc très probablement une part d'autobiographie dans la description de la vie à l'orphelinat, le froid et la faim, et dans la reconstitution du Paris de l'entre-deux-guerres et du parler populaire de l'époque. Mais il s'agit surtout d'un roman profondément antimilitariste, qui dénonce le sacrifice des sans grades quand ceux qui donnent les ordres sont à l'abri. Enfin, on peut lire ce roman comme un hommage aux 49 soldats qui, suite aux mutineries de 1917, ont été exécutés, et à tous ceux qui sont morts au combat.

Lien : http://liredanslenoir.wordpr..
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maltese
  08 octobre 2010
L'action débute peu de temps après la fin de la Grande Guerre.
Le petit Michel et sa mère vivent dans un appartement parisien, seuls contre tous. En effet, la maman est régulièrement agressée autant verbalement que physiquement par le voisinage parce que son mari a été fusillé en 1917, suite à son refus, en même temps que celui d'autres soldats, d'obéir aux ordres et de se lancer à l'assaut de la colline des Hurlus.
Suite à l'internement de sa maman, Michel sera placé dans un pensionnat de jeunes pupilles de la nation. Là, en compagnie de trois "grands", il va mettre en place leur évasion et leur périple afin de se rendre sur les lieux qui ont vu mourir leurs pères et de se venger de ce général qui a ordonné leur exécution, et qu'ils nomment le Boucher des Hurlus.
Un excellent roman qui place le lecteur directement aux côtés de ces petits hommes qui ont à la fois toute l'innocence de l'enfance et déjà de nombreux traits des adultes.
Jean Amila, dont le père était du nombre des victimes de cette boucherie, dénonce avec rigueur toute la bêtise de la guerre mais aussi la méchanceté dont est capable l'humanité.
On s'attache à ces quatre copains, aux traits bien marqués, à leur langage de petits Parisiens de la rue, et qui font front face à leur destin et au monde des adultes, traversant une partie de la France, en proie notamment à la grippe espagnole, avec beaucoup de courage.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   27 août 2013
La guerre était finie. Mais là, durant des mois, des années, après chaque attaque imbécile et meurtrière ordonnée de loin par le Boucher des Hurlus, on avait pu entendre hurler, non pas les loups, mais les hommes dans leur agonie entre les lignes, d’où personne ne pouvait les relever.
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MissVioMissVio   16 novembre 2014
-Des lâches ! Des défaitistes ! On les a fusillés, c’est bien fait !
Et il semblait tout à fait normal qu’on s’attaque à l’épouse et à l’enfant dont le père avait été fusillé en novembre 1917 avec ses camarades qui avaient refusé de monter à l’assaut de Perthes-les-Hurlus, dix fois repris et reperdu, où près de cent quarante mille « Poilus » étaient morts pour rien, car l’endroit n’avait aucune valeur stratégique et on ordonnait ces boucheries inutiles uniquement pour entretenir le moral de la Troupe ».
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   05 avril 2013
La mère était rentrée tard et elle avait directement filé à la cuisine.
Il n'y avait pas de salle de bains et le petit garçon pouvait entendre qu'elle se lavait à l'évier. Il faisait ses devoirs et n'avait pas voulu intervenir, mais il se doutait qu'on baignait encore dans le drame.
Plusieurs fois déjà des commères avaient jeté des œufs pourris ou des immondices sur la Maman. Alors elle revenait toute sale et, simplement, elle lavait sa peau, son linge, sa coiffure (...).
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MissVioMissVio   16 novembre 2014
Et peut-être bien que d’ici quelques années, quelques mois, ce pauvre brave mec à demi-trogne serait en tête du cortège des tristes abîmés, crachats sur la poitrine, béret sur le crâne, drapeau déployé, devenu simple prétexte à réclamer plus de crédits, plus de puissance, plus de secret pour ce qu’on appelait pudiquement Défense Nationale, monstre qui produirait d’autres Pétain, d’autres Mangin, d’autres Des Gringues destinés eux, à trépasser béatement dans leur paddock, après avoir fait massacrer les humbles connards.
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koalaskoalas   12 avril 2018
Moi, les apaches déguisés, je peux pas piffer !
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Video de Jean Amila (1) Voir plusAjouter une vidéo
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"Quand la femme s'en mêle", 1957, d'après le roman de Jean Amila.
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