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EAN : 9782070421688
270 pages
Éditeur : Gallimard (28/03/2002)
4.08/5   51 notes
Résumé :
C'est l'histoire toute simple d'un gars qui fait le manœuvre dans des petits ateliers de mécanique.
Félix tente d'expliquer en phrases saines et drues son désarroi d'être incompris et de mal comprendre. Que ce soit dans ses discussions avec ses patrons, avec les cousins ou avec sa femme, Paulette, Félix souffre toujours de savoir mal s'exprimer. Il lui arrive même d'entrer en conflit, dans l'esprit de sa femme, avec de superbes mots de roman-feuilleton, et de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Lybertaire
  31 août 2015
Dans le Paris des années 1930, Félix, un jeune ouvrier, rencontre Paulette issue d'une famille de la classe moyenne.
(...)
Les Coups est un texte discret, mystérieux et plein de charme, qui parle un langage ancien, qui évoque une population aujourd'hui muselée. On retrouve des thèmes chers à Jean Meckert : la condition sociale et la relation conflictuelle au travail, l'ambition écrasée par l'absence d'ascension sociale, les bonheurs au rabais.
(...)
En ouvrant ce roman, on plonge dans la langue argotique des ouvriers parisiens des années 1930, travaillée avec amour par Jean Meckert. Les mots sont certes difficiles à déchiffrer, mais le plaisir de lecture est immense, car c'est comme ouvrir un pan d'histoire de la langue française ; chaque page apporte son lot de mots et d'expressions étranges, à l'usage détourné et retourné, et forment un morceau de poésie et d'authenticité brut.
L'article entier sur Bibliolingus :
http://www.bibliolingus.fr/les-coups-jean-meckert-a118463936
Lien : http://www.bibliolingus.fr/l..
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ratus
  26 septembre 2016
Ca parlotte, ça cogne, ça devient fou, ça se renferme, ça bout mais ça va jusqu'au bout des coups qui un jour vont tomber, tranchant, évident..des silences qui fusent aussi fort que les coups, des coups qui déchirent le silence et l'ignorance et vient l'incompréhension. On découvre, dans ce roman poignant deux personnages aux fissures étranges, menant une vie bancale. Félix est maltraitant, bourreau et Paulette victime passive ne comprend pas...une scène, lieu commun, comme toutes celles qu'un jour l'on voit et que le silence nous tue de ne rien dire. Des pages pour décrire la violence des mots, des maux et des silences...une expérience secrète et intime qui nous malmène, nous rend témoin d'une facile ignominie. Les mots claquent comme les coups et l'on ressort KO de ce combat.
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katioucha
  16 octobre 2013
Magnifique roman sur l'importance de la parole et des mots pour se sentir exister.
Ce livre écrit en 1942 résonne encore aujourd'hui...
Un auteur à découvrir !
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gigi55
  06 avril 2012
Un roman de 1942, dans le style "populiste" comme le disait Jean Meckert lui -même.
Un beau style poétique, une histoire noire, très noire.
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PolarOides
  23 mars 2019
L'histoire d'un couple d'ouvriers parisiens dans les années 40. Les dîners en famille, les dimanches au bord de l'eau, la vie à l'atelier et cette langue… un parler populaire qui sonne juste car Amila ne fait pas dans l'ostentatoire et la recherche du bon mot. Et puis le spleen, cette vie de prolo sans dieu, ni idéal. On penche à gauche. On va aux meetings. Parfois. Et au cinéma du quartier. Souvent.
Merci pour ces moments inoubliables.
Et cette lente, banale et violente décomposition ; la détresse et ces extraordinaires moments de bonheur, de tendresse et d'érotisme. Si nous étions dans un roman de Crews ou d'Amila, ça finirait en fait divers. Avec Meckert, on apprend à vivre avec. Malgré les coups.

Lien : http://polaroides.blog.lemon..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte2001   15 février 2020
Des odeurs dans la cour il y en avait quelques unes, surtout vers midi quand tous les étages mijotaient une tripaille quelconque. Ça venait faire des mélanges, comme un vaste laboratoire, les haricots au cuir, ou le pot-au-feu à la graisse consistante rose et parfumée. Du marengo au premier, de la buée compacte au second, de la choucroute chez la pipelette, une décoction de pain azyme chez les Juifs, tout ça à la sueur de suie pisseuse, avec des relents de garage inflammables et de plâtre humidifié. Les odeurs de Paris.
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koalaskoalas   29 novembre 2019
- Ah ! Duflan...lançait Henri, enthousiaste.
- Vous l'aimez ?
- Ah ! là là ! Un génie magnifique !
- Vous l'avez lu son dernier roman ?
- Possible, je ne sais pas , je ne me rappelle pas beaucoup ce que j'ai pu lire de lui, mais c'est admirable, pérorait Henri, formidable !
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patatarte2001patatarte2001   14 février 2020
J'étais toujours aux heures des vastes affluences à sentir l'humain crasseux dans le métro surcompressé. Voyages en cor de chasse, avec toujours un bras ou une jambe qu'on n'arrive plus à retirer de la foule. C'était toujours épatant la sortie, une décongestion brutale, un vrai symbole de fin de journée. Le restant de soleil, depuis le printemps faisait clignoter un petit coup, à mettre des couleurs sur les femmes et sur les boutiques. On essayait à toute fin utile une grande respiration au hasard des coups de vent. Des fois on tombait juste, un petit mètre cube d'air de campagne qui passait par là. Ça retapait à bloc, ça arrondissait le moral, on était content.
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patatarte2001patatarte2001   13 février 2020
On en convenait tous en chœur. Des tracassés, des malades, des emmerdeurs, il y en avait en effet. Toute une race à part. On crachait dessus nous les gens de la norme. On les jugeait de haut. Pourtant je n'avais pas trop de conviction. Ça m'embêtait bien aussi de rentrer d'un coup dans les embourgeoisés, à juger le monde.
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moklosmoklos   17 septembre 2007
Il y avait un peu de paresse dans mon cas : je laissais tomber. Tout le drame avec Paulette ça vient peut-être de là, que je lui ai laissé croire à mon vide, que je n’ai jamais eu le courage d’affronter le ridicule de ma pensée toute nue, sans passer par les clichés aux autres…. J’ai peut-être eu tort de toujours vouloir éteindre la lumière.
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