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EAN : 9782070407040
240 pages
Gallimard (22/01/1999)
3.71/5   21 notes
Résumé :
Annette reconnut le corps carbonisé. Sans émotion. Ce mariage n'avait jamais été une réussite.
Mais flairer qu'un flic avait pu abattre l'époux-voleur, prendre les millions et maquiller le crime en accident, c'était déplaisant.
Il fallait donc que les femmes, épouse et maîtresse, s'unissent contre la police. Pour le meilleur et pour le pire.

Source : Folio, Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Pecosa
  20 septembre 2020
Amila/ Meckert,a toujours quelque chose à dire, et il le dit bien. Dans Noces de soufre, ce sont les femmes qui tiennent les rênes de ce polar de 1964 dans lequel André Letellier, un employé de banque un peu falôt, part avec la caisse -cent vingt-sept millions d'anciens francs- et finit carbonisé dans sa voiture avec ses billets.
Le commissaire Verdier soupçonne Annette, sa femme d'être sa complice. Annette quant à elle ne croit pas à la culpabilité de sa moitié et contacte Thérèse, la maitresse du défunt. Car ce dernier n'était pas du genre fidèle: « Il était fragile de sentiments comme on est fragile des bronches ».
Pour la légitime, l'inspecteur Lentraille a causé la mort d'André avant de partir avec l'argent. Et les deux femmes d'enquêter sur cette affaire.
Noces de soufre est une critique du quotidien dans lequel sont englués les personnages. L'employé de banque nous rappelle Augustin Marcadet du roman le Coup de marteau, un employé du Trésor Public qui était empêtré dans son train-train, écrasé par sa hiérarchie et étouffé par ses collègues.
Les femmes quant à elles travaillent, vivent seules parfois, tentent de trouver leur place dans une société qui s'ouvre difficilement. Les Noces de soufre est un polar triste, et désabusé, comme souvent chez Amila, qui était sans doute trop lucide pour être heureux.
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SZRAMOWO
  13 décembre 2018
André Letellier employé de banque falot à défaut d'être modèle cache un fauve. Sa femme Annette Juhel est sur le point de le quitter. Son mari n'a pas hésité à prendre pour maîtresse son amie Thérèse Gerbault.
Alors qu'elle est en vacances avec sa mère et son fils Michou dans les Alpes, Annette apprends la mort d'André dans un accident de voiture. La Panhard a pris feu et n'a laissé aucune chance au malheureux qui avait décroché le gros lot en quittant la banque après avoir emporté 127 millions de Francs et estourbi son Directeur.
Annette tombe de haut.
Comme toujours chez Amila, l'enquête est prétexte à décrire l'air du temps. Dans ce roman écrit en 1964 on ressent chez Annette et Thérèse cette soif de liberté qui préfigure la soif de liberté de la société française qui se remet peu à peu de la guerre.
Les flics qu'elles appellent des bourriques sont fats et condescendant avec elles deux suspectées d'être au courant de l'arnaque de Letellier. Mais les deux femmes malgré le contentieux qui existe entre elles vont se rapprocher.
Amila excelle dans ces dialogues plus vrai que vrai :
Entre Annette et les flics :
« - Madame Letellier, reprit le Parisien, d'un voix caramel glacé, votre mari vous faisait-il des confidences ?
Bien sûr ! (...) Et vous pensez que Letellier a fait des confidences à cette dame ?
Pouvait-on dire qu'il la pelotait ? Dans sa manière de massoter les épaules on devinait l'homme à femmes (...)
Mon petit, tout s'est déroulé comme si on désirait simplement avoir quelques heures d'avance pour passer à l'étranger : Suisse ou Italie.
Asseyez-vous, mon petit. Je vous lis ça, et je vous laisse filer.»
Avec la boulangère et ses clients, parangons d'hypocrisie :
« - ça vous fait revenir brusquement, ma pauvre !
à ce qu'on dit, vous avez un malheur ma petite... »
André ne vaut pas mieux que les bourriques dans la façon dont il a traité les deux amies. Pourtant, elles vont chercher à rétablir la vérité trouvant dans le mépris dont les hommes les gratifient, la force de résister et de s'opposer.
Les deux héroïnes sont en avance sur leur temps, mais parviendront-elles à faire valoir leur point de vue ?
Encore un roman d'Amila qui vaut le déplacement. A découvrir et à faire découvrir.
Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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Zora-la-Rousse
  05 septembre 2021
Annette est une jeune femme en convalescence ; en proie à la dépression depuis la révélation de l'infidélité de son mari, elle a quitté Paris avec son petit garçon pour un séjour de quelques semaines dans la vallée de l'Isère.
Mais la voilà réveillée au petit matin par des policiers qui lui révèlent que son époux s'est tué dans un accident de voiture, du côté d'Avallon. Après un premier interrogatoire musclé au Tribunal de Grenoble, elle doit se rendre vers le lieu de l'accident pour y reconnaître le corps de son défunt mari. Lorsqu'on lui apprend que ce dernier venait de commettre un vol de grande envergure, l'affaire se complexifie. Avait-il des complices ? Est-ce vraiment en accident ?
Annette comprend très vite qu'il va lui falloir assurer sa défense seule, et pour cela, reprend contact avec son ancienne amie Thérèse, qui était devenue la maîtresse de son mari. Les deux jeunes femmes vont réunir les éléments qu'elles ont en leur possession pour mieux comprendre ce qui s'est passé et faire évoluer leur propre enquête, malgré leurs différends.
Une très belle lecture, qui, sous couvert d'une enquête policière, nous parle d'amitié mais surtout de la désunion d'un couple.
C'est aussi le récit d'une révolte contre le carcan imposé par une société rigide, contre les codes imposés aux femmes et à tous ceux qui doivent se contenter de « vivre dans un clapier, se farcir le métro et la cantine... ».
Un petit bonheur signé Jean Amila
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RomansNoirsEtPlus
  25 décembre 2014
Que s'est –il passé ce soir là sur la Nationale 6 à proximité d'Avallon ? Un accident , un corps carbonisé et des billets partis en fumée . Faut il se fier aux évidences ? Quelles sont les véritables relations qui unissent André , Annette et Thérèse ? Autour de ces questions qui trace le fil rouge de cet histoire Jean Amila prend un malin plaisir à semer le trouble dans nos esprits autour de ce fait divers tragique . Tout en remontant les pistes , le commissaire Verdier et l'inspecteur Lentraille vont avoir fort à faire pour démêler l'écheveau de cette affaire où les relations humaines sont à fleur de peau et laisse peu de place aux sentiments .
Superbe roman noir qui se lit d'une traite . Comme les principaux personnages on vit intensément cette histoire qui ne manque ni de rythme ni de suspense .




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Gpitault
  28 juin 2014
Jean Amila de son vrai Jean Meckert, a ecrit 21 polars, dont un sur la guerre de 14-18(Le boucher des Hurlus).Je le conseil vivement.La plupart en série noire (Gallimard ).
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
florignyflorigny   25 juillet 2022
Jean Amila, dans "Révolution" n°245, a dit en 1984 : "Ecrire, c'est revendiquer une place pour l'homme dans l'univers, c'est revenir sur l'histoire pour l'éclairer et lui donner un sens. Moi je suis une étincelle."
Prologue de Noces de soufre
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PecosaPecosa   20 septembre 2020
La sainte horreur du Flic! Peut-être du fait d'habiter le haut de Ménilmontant, ancien réduit des Communards? Rien de tel pour déverrouiller les idées.
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   24 août 2021
Il est deux heures du matin, et je viens de rester un moment à la fenêtre. Huit étages de clapiers, à droite, à gauche, devant, partout, bouchant l'horizon. Et moi-même dans mon box, simplement rangé pour la nuit, afin d'être demain matin taillable, corvéable, méprisable à merci. Ce qu'on appelle en somme un citoyen libre à part entière.
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rkhettaouirkhettaoui   27 janvier 2016
Pas un sentiment : un besoin animal, besoin d'un homme, besoin d'un mâle d'autant plus empressé qu'il voudrait plus se faire pardonner... C'est peut-être en écrivant cette lettre gentille et amoureuse qu'elle avait constaté qu'elle n'éprouvait plus de jalousie et, simplement, qu'elle ne l'aimait plus.
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rkhettaouirkhettaoui   27 janvier 2016
Chacun a le Destin qu'il mérite. Il ne faut jamais perdre de vue qu'exister ça veut dire que la Terre nous appartient, et que nous n'appartenons à personne.
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