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ISBN : 2369143878
Éditeur : Libretto (05/10/2017)

Note moyenne : 1.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
N'ayant pas d'héritier pour lui succéder, un sultan turc quitte son palais. Quelque temps plus tard, il rencontre quatre derviches qui se sont mis en chemin vers la Turquie, guidés par une prophétie qui les menait vers le sultan. Les cinq hommes passent la nuit à se raconter des histoires merveilleuses. Des contes élaborés au XIVe siècle et réécrits par un érudit indien au début du XIXe siècle.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
BazaR
  04 novembre 2017
L'un des avantages des Masses Critiques Babelio réside dans la possibilité de se laisser tenter par des livres que l'on n'aurait autrement pas lu, intriguant mais assez éloignés de notre zone de confort. C'est le cas ici avec ces Aventures des quatre derviches.
Ce récit composé à l'origine au 14ème siècle a été remanié au 19ème siècle par Mir Amman, un Indien dont on ne connait quasiment rien. Il réunit quatre derviches et un grand roi qui se racontent leurs mésaventures, à l'instar des Contes de Canterbury de Chaucer ou d'Hypérion de Dan Simmons.
J'ai trouvé les particularités stylistiques plutôt attrayantes au début. Ainsi les histoires sont systématiquement enchâssées comme des poupées gigognes : un narrateur rencontre un individu qui va lui raconter son histoire, dans laquelle celui-ci rencontre un quidam qui va aussi se raconter, etc. J'ai aussi apprécié l'usage intensif des métaphores particulièrement bien maîtrisé.
Mais j'ai rapidement eu des difficultés à me concentrer sur ce que je lisais. Les raisons sont multiples. La forme d'abord, peu aérée, restreignant les changements de paragraphes, poussant à lire le récit comme on récite une sourate.
Le contenu ensuite. Il souffre d'un manque de diversité certain. Les personnages acquièrent des richesses au-delà de l'imaginable et les perdent aussi vite ; ils tombent en pamoison pour une jeune fille à la beauté féérique ou souffrent mille morts de ne pas être aimés ; ils voyagent certes, entre la Grèce et Ceylan, mais on n'observe aucune variété de décor : un palais reste un palais et un désert un désert. Quelques djinns et fées font leur apparition pour ranimer l'attention, heureusement.
Les anti-héros narrateurs souffrent d'un manque systématique de personnalité. Naïfs, ils font ce qu'on leur conseille ou ce qu'on leur ordonne sans se poser de questions et quelles que soient les conséquences. Ils n'apprennent jamais de leurs erreurs. Ils n'éprouvent que peu de sentiments hormis l'amour qui les paralyse, la détresse poussant à l'auto-apitoiement et, surtout, la joie de la soumission à Dieu.
L'amour de Dieu. C'est là le point principal auquel il faut être sensible si l'on veut apprécier le récit. L'absence de personnalité des héros est finalement l'état le plus efficace pour adorer le Créateur. Ici Dieu décide de tout, maîtrise tout, organise tout, bonheurs et malheurs. Et les héros passent leur temps à l'affirmer, à le prier de résoudre leurs problèmes et à louer son nom quand il accède à leurs souhaits. L'aspect « Légende dorée » de ce récit est patent. On pousse le lecteur à cesser de réfléchir, à poser son cerveau et à entrer dans la transe de la soumission à Dieu.
Bref, aux antipodes de l'humanisme.
Je remercie Babelio pour ses Masses Critiques, et les éditions Libretto également. Malgré le peu d'atomes crochus que j'ai eu avec ce récit, il me participera au tracé de la frontière qui sépare la littérature que j'apprécie de celle qui ne me fait pas monter au plafond.
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IreneAdler
  26 octobre 2017
A l'idée de lire un grand texte littéraire, je m'étais réjouie. D'autant plus que cette fois, il s'agissait d'un grand texte de la sphère persane et qu'ici on ne connait pas beaucoup. Hélas ! Incohérences dans la narration, références culturelles non explicitées, qui rendent l'ensemble lourd et indigeste. Ce ne sont pas tant les histoires enchâssées les uns dans les autres qui m'ont posé problèmes, parce que début et fin en sont bien délimitées, que les lourdeurs du style : descriptions à rallonge, assez peu de ponctuation, incohérences ou omissions, renvoi à des évènements qui n'ont pas été décrits.... Je me suis d'ailleurs demandée si ces textes n'avaient pas vocation à être entendues que lues... de plus, il y a des soucis au niveau du vocabulaire. Certes, on peut me répondre (à raison) que je peux me servir d'un dictionnaire (je l'ai fait), mais franchement, quelques notes de bas de pages n'auraient pas été superflues ; en plus cela m'aurait permis de comprendre des références culturelles sans doute parfaitement claires pour des lecteurs d'origine perse mais qui me sont parfaitement passées au dessus de la tête.
En lisant la préface, il est dit que ce texte avait été traduit en France voila au moins un siècle et demi et quasiment tombé dans l'oubli. Or, j'ai eu l'impression que l'éditeur n'a pas rempli son rôle auprès des lecteurs lambda du 21è siècle en ne faisant pas ce travail d'éditorialisation et de relecture, pour le mettre à notre portée. C'est bien dommage...
En revanche, il est une chose que j'ai beaucoup apprécié : les déclamations à l'échanson, à chaque début de chapitre. Lorsque l'on sait que les différents auteurs qui se sont succédé sont musulmans, c'est assez piquant.
Merci à Babelio et aux éditions Phébus pour l'envoi de ce livre.
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Grumpf78
  25 novembre 2017
Déçue par ses contes. Je m'attendais à un peu plus d'exotisme. En fait ce ne sont que répétitions dans les histoires de chaque derviche, répétitions aussi dans le style qui en devient très lourd et compact. Les hommes n'arrêtent pas de se plaindre et d'en se remettre à Dieu.
Il faut rappeler que ce conte a été écrit au 14° siècle. C' est Peut être ce genre de littérature qui était apprécié. On nous prévient que ces aventures ont été profondément remaniées. Je ne sais pas si c'était en pire ou en mieux mais je n'ai pas aimé cette version.
J'ai eu du mal à terminer ce livre. Sinon cela fait quand même conte de fées «  ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants »... je crois que c'était trop long pour moi. Cela a arrêté de me passionner à partir de 3° derviche.
Merci quand même à Babelio et aux éditions Libretto de m'avoir permis d'ouvrir mes horizons littéraires.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BazaRBazaR   01 novembre 2017
Il y avait dans la foule un jeune homme très faible, très chétif et très maigre. Après avoir prescrit des remèdes à tous les malades... le fakir prit avec lui ce jeune homme. Il allait lui fendre le crâne pour retirer avec un forceps un ver qui s'y trouvait. Comme il était sur le point de le faire, je lui dis en particulier: "Si vous vous y prenez de cette façon, l'insecte ne quittera pas le malade. Appliquez plutôt des pinces brûlantes au dos du malade, et tout de suite l'effet sera produit, car le ver sortira naturellement, tandis que, de l'autre manière, la vie du malade sera en danger." En entendant cela, il me regarda, puis il alla tout seul dans un coin du jardin. Il fit de ses cheveux une corde, au moyen de laquelle il s'étrangla et mourut en un instant.
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BazaRBazaR   31 octobre 2017
Nous apprenons par une ancienne légende qu'il y avait un roi des rois de Grèce, qui appartenait à une noble race et était l'asile du monde. Ce grand potentat possédait d'immenses trésors. Il avait une grande armée ; il était gai, jeune et brave ; il était, plus que tout autre, comme un vrai lion pour la bravoure... Ce monarque privilégié avait la puissance de Salomon, la montagne était au-dessous de lui quant à la hauteur de ses vues. De sa bouche, lorsqu'elle s'ouvrait, sortait l'éclat du commandement, et de ses yeux se manifestait la splendeur royale.
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BazaRBazaR   02 novembre 2017
Ô Dieu! celui-ci excite le trouble contre la loi, car il est cause de la détention de mon père. Qu'il soit maintenant cause de sa délivrance, que l'explication de tout ce qui s'est passé ait lieu en toute simplicité du cœur. Que cette proie tombe dans le filet de ma familiarité, tâchons qu'il m'obéisse. Prenons-y garde. Que son cœur soit brisé par la fascination de mon regard; que l'épée de mes sourcils répande son sang!
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BazaRBazaR   04 novembre 2017
Il est vrai que l'or a un grand prestige, tout a lieu dans le monde par l'or. Si on a de l'or, tout le monde vous recherche et vous secourt partout. Djinns et fées lui sont soumis, la lune et Jupiter lui obéissent... Avec l'or on ne craint ni le jugement dernier ni la punition suprême ; il dispose du matin et du soir.
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