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diablotin0
  25 décembre 2016
Plus on avance dans le livre, plus on l'aime, plus on a envie d'en savoir plus, de connaitre ce que va devenir notre petit Pietro à qui on s'attache immédiatement, mais aussi Gloria, Flora Graziano et les autres.
Niccolo Ammaniti a le don de créer une atmosphère dans laquelle il est facile d'évoluer. On la sent, on la voit, on la vit.
A travers la scolarité de Pietro et de façon plus générale à travers des tranches de vie de Pietro et ses "camarades" de classes, des sujets comme la reproduction sociale, la "démocratie scolaire", sont abordés.
C'est un livre auquel on s'attache.
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miriam
  29 octobre 2015
Niccolo Ammaniti nous emmène en Maremme, à Ischianno Scalo, petit bourg enclavé entre mer, marais et l'Aurelia - la route qui va de Rome à Gènes- village où tout le monde se connaît et où il ne se passe rien.

Le monde de Niccolo Ammaniti est moche et dégueulasse!

Mais le livre se lit bien, bon rythme, rebondissements inattendus, je tourne les pages....

Comme La Fête du siècle la construction s'organise en tissant deux histoires autour de deux personnages qui finiront par s'entremêler. Histoires de deux losers, Graziano, dealer minable, don juan des discothèques, champion de la drague, musicien de club de vacances...Pietro, 12 ans, fils d'un père alcolo d'une mère dépressive, dont le plus grand talent est de pédaler sur sa bicyclette, gamin rêveur, trop gentil, trop timide, harcelé au collège par les caïds de sa classe.

Le personnages secondaires sont tout aussi minables et antipathiques, le surveillant du collège, violent, les deux policiers, qui surveillent la vitesse sur l'Aurélia et manquent de se tirer dessus, personnel enseignant autoritaire et faible, les copains de Graziano. Aucun pour racheter les autres.

C'est un roman bien masculin, imprégné de testostérone et de sauce tomate. Parfois, cela me lasse. Les femmes ne sont pas beaucoup avenantes, mamas obsédées par la cuisine, bimbo sans cervelle, putain au grand coeur, mais sans papiers, adolescentes boutonneuses, vieille fille...Une humanité peu avantagée.

Ammaniti excelle dans le burlesque, certaines scènes m'ont fait rire aux éclats.
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Eimelle
  13 octobre 2015
Loin des sites touristiques et de la Dolce vita, les personnages vous happent et vous entraînent dans leur quotidien, plus noir que rose.

De drames en fuites, on a vraiment envie de " l'emmener" loin de chez lui le petit Pietro, souffre-douleur qui n'est pas sans nous renvoyer à de biens réels cas de maltraitance et de violence, scolaire et familiale...
Je ne m'attendais pas à cette chute, et je pense que cette histoire restera bien ancrée dans ma mémoire.

Et puis il y a l'Italie, la société d'aujourd'hui, avec un kaléidoscope de personnages bien représentatifs, entre rêves de célébrités, crise sociale et morale, adolescence en perdition et absence de repères, la loi du plus fort règne, c'est cruel, et cela questionne.

Bref, une belle découverte pour moi de cet auteur que je ne connaissais pas!
Lien : http://lecture-spectacle.blo..
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Olloix
  22 août 2015
J'ai aimé me laisser emporter dans ce livre par le style vif et drôle de l'écriture. Il peut être lu comme une succession de scènes, comiques pour beaucoup, dramatiques pour certaines. Il s'agit aussi d'un roman initiatique dans lequel on voit changer le rapport au monde des deux personnages principaux : un garçon adolescent, ce qui est assez classique, mais aussi un homme d'un quarantaine d'année. Ce roman peut aussi être lu comme un roman social, dans lequel on voit la vie d'un bourg de Toscane, avec des violences familiales, de le misère matérielle et relationnelle. Les 2 personnages cherchent, chacun à leur façon, une issue à la vie dans laquelle ils se trouvent enferrés. Ils y arrivent, mais par le drame.
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alexandrebertin
  04 avril 2016
Troisième livre et troisième claque pour ma part. Après je n'ai pas peur et Comme Dieu le veut, ce troisième roman d'Ammaniti que je lis me transporte dans cette Italie berlusconienne qui subit, aujourd'hui encore, les affres d'une culture populaire qui fait du star system et de la télévision l'une des choses les plus importantes pour une grande partie de la population.
Dans Et je t'emmène, Niccolo' Ammaniti aborde une fois de plus l'entrée dans l'adolescence d'un jeune garçon dont le Destin l'a gratifié d'une famille que l'on qualifierait aux Etats-Unis de White Trash : un père alcoolique et colérique qui élève ses deux fils par la terreur, une mère absente et peureuse qui s'en remet à son mari pour tout et n'importe quoi et un frère berger qui préfère s'habiller comme ses idoles américaines du rock'n'roll métal, non pas pour la qualité de leur musique mais parce qu'ils représentent une certaine forme de transgression.
Au milieu de cette famille, Pietro, jeune garçon de 12 ans vit un passage à l'adolescence entre l'amour qu'il porte et reçoit de sa meilleure amie (la richissime Gloria) et la peur et la violence que lui font subir trois petites frappes sans envergure du collège qu'il fréquente.

Dans ce roman, comme dans les deux autres que j'ai lu, Ammaniti joue avec ses personnages comme un Dieu jouerait avec ses sujets. La construction est souvent la même. Nous, lecteurs, suivons à la fois l'histoire des protagonistes qui se déroule devant nos yeux mais sommes également, grâce à des italiques qui truffent le texte, dans la propre tête de tous les personnages. Nous assistons donc à deux histoires parallèles : celle qui nous est contée et celle qui se déroule dans l'imaginaire des protagonistes.

L'originalité de ce roman tient aux digressions que fait l'auteur de temps à autres pour nous expliquer ce qui, dans la vie des personnages, les amène à faire le choix qu'il font au moment où se déroule l'histoire. Contrairement à Comme Dieu le veut dans lequel les personnages remettaient leurs actes entre les mains du divin, ici, les choix des individus inscrivent ces derniers dans des destinées (sociales) auxquelles ils ne semblent pouvoir échapper.

ET si Pietro possède en lui tous les atouts pour échapper à son milieu, ses décisions l'empêcheront in fine d'échapper au destin qui est celui des siens.

La plume d'Ammaniti est une fois de plus acerbe envers les travers de la société italienne actuelle mais toujours emprunte d'une humanité et d'un attachement aux protagonistes qui rendent le style de l'auteur toujours très tendre.
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michfred
  05 janvier 2015
Dans une famille de prolétaires brutaux, un petit garçon de 12 ans, Pietro Moroni, est harcelé par des camarades de classe, mais il revit dès qu'il retrouve son amie Olivia, d'un milieu nettement plus élevé que le sien.

Dans le même village, un bellâtre abandonné par une fiancée à la vertu peu farouche séduit l'institutrice des enfants, vieille fille naïve qui croit au grand amour.

Les deux intrigues se croisent sans se mêler jusqu'au jour où le jeune Pietro est compromis dans le saccage de l'école par ses persécuteurs ,tandis que le bellâtre inconséquent oublie la pauvre institutrice qui devient folle.

De plus en plus isolé et malheureux, Pietro par dépit commet un crime.

Les forts et les salauds tirent leur épingle du jeu dans ce jeu de massacre. Les maladroits, les pauvres, les mal-aimés paient le prix fort.

Lu en italien, j'ai adoré ce roman plein de péripéties cocasses ou atroces, où l'on retrouve le regard toujours tendre et empathique d'Ammaniti sur l'enfance - surtout de l'enfance abandonnée et incomprise.

Drôle , souvent, et déchirant, toujours.
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Takalirsa
  26 décembre 2018
Une intrigue noyée dans une foisonnante galerie de portraits.
On y suit deux personnages (apparemment) sans point commun dans le petit village italien d'Ischiano Scalo : le jeune Pietro harcelé par Pierini le caïd et sa bande, et Graziano le quadragénaire qui revient au pays avec des rêves quelque peu effilochés. Que recherche Graziano le raté vieillissant ? Pourquoi Pietro, pourtant bon élève, est le seul de l'école à redoubler ? le récit remonte alors six mois en arrière, et ce n'est qu'à la fin que le passé rejoindra le présent et que ces deux-là se croiseront.

Leur parcours individuel est jonché de rencontres, d'illusions et de déconvenues et malgré tout d'espoir, de relations décevantes et d'autres, heureusement, lumineuses – Gloria pour Pietro, Flora pour Graziano. Ce dernier est « un pauvre type imbu de lui-même », un « sex symbol des campings » capable de séduire trois cents femmes en un été mais qui n'a jamais rien construit avec aucune d'elle. Entiché d'une gogo danseuse écervelée et arriviste, il se fait pitoyablement mener par le bout du nez (et pas que!). Pietro se montre tout aussi faible, se laissant malmener par « un père alcoolique » et « un frère crétin » à la maison, par Pierini qui lui crée des ennuis à l'extérieur. Et ainsi se déroule le roman, au fil de nombreuses digressions sur les multiples personnages secondaires, leur passé, leurs traits de caractère, leurs hobbies, sensées expliquer leurs actes, leurs choix, ou tout simplement ces concours de circonstances qui font que les choses se déroulent ainsi. On finit par perdre le fil déjà ténu de l'histoire, parce que l'on est en présence d'un roman psychologique, une sorte de grande fresque sociale qui décortique et analyse les comportements.

C'est dans les dernières pages que tout prend sens. On l'avait bien compris, « l'insignifiant et vulgaire » Graziano est un contre-exemple et sa prise de conscience sera trop tardive (mais c'est déjà bien qu'il en ait une). L'acte incroyable et inattendu de Pietro, contre toute apparence, sera libérateur. Car il est le véritable héros du livre, celui qui brisera la fatalité et donnera son sens à ce titre mystérieux, « [Je passe te prendre] et je t'emmène ».
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camor
  25 septembre 2015
Niccolo Ammaniti nous emmène, cette fois-ci, en Toscane. C'est toujours succulent. Les personnages sont adorables et attachants. L'histoire est enlevée avec des rebondissements fréquents. La fin est inattendue.Mon seul regret est de ne pas avoir senti l'enracinement local de cette histoire. Entre Silvia Avallone et lui, la littérature italienne a de beaux jours devant elle.
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leslecturesdecarmen
  03 février 2021
Et je t'emmène » de Niccolo Ammaniti.

Les auteurs italiens n'ont pas leur pareil pour décrire des ambiances et des atmosphères: Niccolo Ammaniti ne déroge pas à cette règle. J'étais l'une des habitantes de ce « village perdu de quatre cents âmes, Ischiano Scalo. » Et je me suis faite piquer par un ou deux moustiques des marais alentours durant ma lecture.

Entrer dans l'adolescence, c'est tout un programme avec Niccolo Ammaniti. Cette période bénie des premiers émois mais surtout celle douloureuse des premières vraies confrontations au monde extérieur avec son lot de chagrins et de désillusions. L'écriture de l'auteur rend tout phénoménal et burlesque: surtout au travers de ses personnages.

On suit le petit Pietro, pas gâté niveau famille. Règne de la terreur par le père alcoolique, mère soumise et franchement dépressive, frère un peu marginal (parce que tout ce qui est « différent » dans un tel microcosme ne peut qu'être marginal). Qu'il est gentil ce Pietro, si mignon, trop gentil et ça quelques gros lourds de son école l'ont bien compris. Mais dans tout ce marasme, il y a son amie, d'un niveau social beaucoup plus élevé, et la tendre affection qu'ils partagent.

Il y a aussi Graziano, quarantenaire, enfant du pays rentré au bercail. Et rien qu'ici, s'insinue déjà l'idée de la fatalité (qui prendra tout son sens dans le dernier tiers). S'il est d'abord difficile d'entrevoir pourquoi tous ces portraits se croisent (et quels portraits! Il n'y a pas un personnage chez Ammaniti qui ne serve pas l'histoire et le sens du livre) sans vraiment se lier, tout s'éclaircit (en s'assombrissant…) par la suite.

Le final est éblouissant, inattendu et pourtant si logique. Un livre atroce dans lequel règne la loi du plus fort et où les rêves se fracassent. Une véritable fresque.
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zabeth55
  11 février 2012
excellente traduction de Myriem Bouzaher
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