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Myriem Bouzaher (Traducteur)
EAN : 9782253072713
252 pages
Le Livre de Poche (17/03/2004)
3.93/5   295 notes
Résumé :
Italie, été 1978, un hameau dans les Pouilles. Des gamins sillonnent la campagne brûlante. Suite à un gage, Michele repère un abri abandonné : là, dans un trou, un enfant, enchaîné comme un animal. Ballotté par les angoisses de ses neuf ans et ce lourd secret, il va découvrir la terrible vérité des adultes. Les monstres existent, et ils portent parfois des masques familiers...
Oppressant comme un polar, intriguant comme un conte : Niccolò Ammaniti signe un ro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 295 notes

Jeanfrancoislemoine
  08 août 2019
C'est l'été, chaud , très chaud dans un petit , un très petit village des Pouilles . Désoeuvrés, Michele , sa soeur Maria , Salvatore , Antonio dit " Rackam" , Remo et Barbara font du vélo dans la campagne , toujours en quête de quelqu'exploit à accomplir , comme cette course , par exemple qui verra Michele recevoir un gage...Et oui , dernier , et pas question de faire valoir qu'il a aidé sa petite soeur de cinq ans , non , pas question ...Et puis , le gage , il n'est pas si dur que ça , traverser le premier étage d'une maison délabrée au plancher pourri....A neuf ans , pas question de céder à la peur même si l'on risque de s'écraser au sol , quatre mètres plus bas..
Et , oui , pour avoir passé les vacances à parcourir la campagne sur des vélos dont l'état laissait à désirer, on retrouve dans ce début de roman le plaisir des premières libertés , des premières bêtises , le groupe et son " chef " un peu " dur " envers sa troupe , les retours tardifs et souvent peu glorieux et houleux à la maison ; il faut dire qu'il passait vite , le temps....Ah , nostalgie....Il faut dire qu'on s'y croirait vraiment , tant c'est décrit avec justesse et finesse...
Bon , je m'égare , quoique, connaissant maintenant certains et certaines d'entre vous , je suis certain qu'elle va vous émouvoir , cette première escapade , vous allez vous dire , " j'ai l'impression de revivre quelque chose...."
Oui , oui , c'est bon, j'avance. Donc , Michele , il arrive en fin de parcours , bientôt le gage aura été réalisé et on pourra repartir vers d'autres aventures....Allez , un dernier effort , la fenêtre, Michele prend son élan, saute et atterrit sur ...sur quoi , au juste , sur...heu , un tas de ... ah , mince , je ne me souviens plus ...c'est dommage car , à partir de ce moment - là,......Vrai , vous m'en voulez pas ? Non parcequ'à partir de là , les vacances vont prendre une tournure inattendue , pour les enfants et leurs parents.....et on ne saura plus vraiment qui est qui , qui a fait quoi , qui sont ces démons qui ont pris possession des lieux , des âmes et des corps........
Et c'est entre la description d'une vie quotidienne extraordinairement rapportée et des mystères de plus en plus sombres que l'intrigue va peu à peu glisser vers une situation de plus en plus insupportable et effrayante.
C'est du noir , du bon roman noir qui vous tient en haleine , qui finit par vous sortir de votre " béatitude " pour vous enfoncer dans la noirceur absolue...
Allez , pour les plus sensibles , les...10 premières pages sont...comment on dit ? ..." cool " .Oui , après , ça se gâte..
C'est un roman très bien écrit, vif , alerte et ...noir . Bon courage et...bonne lecture.
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latina
  24 février 2017
Eh bien moi, je peux vous assurer que j'aurais peur !
Ce pauvre Michele, petit garçon italien connait la peur de sa vie et arrive à la surmonter.
Car il a un coeur gros comme ça.
Je ne vous en dis pas plus.
Sachez juste que cela se passe dans un « village » de 4 maisons, perdu au fin fond des Pouilles, l'été 1978, accablé par une chaleur intenable.
Michele vit avec sa maman, une belle femme sensuelle, son père, un chauffeur de poids lourd qui revient de temps à autre à la maison, et sa petite soeur Maria, fan de Barbie. Il a des copains (enfin, cela dépend lesquels) qui l'accompagnent dans ses escapades à vélo. Une escapade, notamment, va le mener .... aux confins de ses cauchemars les plus horribles.
Mais non, il n'a pas peur ! C'est ce dont il veut se persuader, en tout cas.
Cette virée dans l'horreur totale, je l'ai vécue avec lui, grâce au style vivant et rempli d'empathie de Niccolo Ammaniti. Ma lecture a été rapide, sans temps mort. Cet auteur a le don de mêler les descriptions très réalistes de la vie quotidienne à l'exception insoutenable, par le biais de Michele.
Je vous recommande cette histoire vue par les yeux innocents d'un petit garçon qui croit – qui croyait – en la bonté des adultes. Vous aurez envie de le prendre sous votre aile et de le protéger à jamais.
NB. NE LISEZ SURTOUT PAS LE RESUME SUR BABELIO NI LA QUATRIEME DE COUVERTURE car tout est dévoilé !!!
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Ziliz
  05 novembre 2013
Village pauvre au sud de l'Italie, été caniculaire. Petit garçon sensible et généreux, Michele avait neuf ans en 1978. Vingt ans plus tard, il raconte ces vacances entre ses jeux avec les copains et le drame dans lequel il s'est trouvé impliqué.
Si on n'a pas lu la quatrième de couverture, on commence par s'installer confortablement dans les souvenirs du narrateur. On peut y trouver quelques échos avec ses propres 'grandes vacances' d'enfant à la même époque. Ambiance de bande de garçons, avec l'inévitable caïd un brin sadique qui décide pour les autres et distribue des gages.
Mais le récit bascule vite, le ton change, la gorge se noue, la tension monte : dira, dira-pas ? sauvera ou pas ? quid des relations familiales ?
Comme dans 'Moi et toi', Niccolò Ammaniti excelle à happer son lecteur, à le surprendre, mais aussi à l'émouvoir avec des personnages attachants et des situations dramatiques.
Un minuscule léger bémol : la prose est parfaite, on sent la voix de l'enfant à travers celle de l'adulte. Mais de loin en loin, quelques dérapages voulus avec "l'oubli" du subjonctif. Dommage, c'est artificiel et superflu.
--- Je poursuis ma découverte de l'auteur.
Roman adapté au cinéma en 2003 - titre de la VF "L'été où j'ai grandi".
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MPM
  28 mai 2022
Quelle livre extraordinaire !
Une magnifique histoire, une réflexion philosophqiue sur le Mal, des personnages etoffés, un style sobre, poétique et efficace, un suspens qui tient en haleine jusqu'au bout. Et tout le charme austère de l'Italie du Sud.
C'est l'été 1978. Il fait très chaud dans ce petit village perdu de la région des Pouilles où vivent quelques habitants qui se connaissent tous. le héros Michele a 9 ans c'est un petit garçon beau et attachant qui vit avec ses parents et sa petite soeur, la petite Maria âgée de 5 ans.
Salvatore, fils unique solitaire et fils d'un homme riche et influent, est son meilleur ami. Ses autres copains de jeux sont Antonio dit « Rackam » chef de bande impitoyable et craint, Remo, toujours empoté et suiveur et enfin Barbara, grassouillette et volontaire, seule fille de la bande qui doit constamment se défendre au sein du groupe.
Dans le village, le monde des enfants et celui des adultes sont nettement séparés. Les enfants jouent dehors ensemble malgré la chaleur étouffante. Les adultes ont leur propre vie, leurs intrigues, leurs mystères.
Dans ce récit c'est Michele devenu grand qui se replonge dans ce qu'il a vécu cet été-là. Il nous raconte à la première personne ses relations avec sa famille et ses amis mais surtout son incroyable découverte dans une maison abandonnée en pleine campagne alors qu'il subit un gage dangereux imposé par le terrible Rackam. Dès lors, tout va basculer pour lui et le lecteur jusqu'au final impressionnant.
Nicolo Ammaniti a un don de conteur. Il sait développer une intrigue passionnante et prenante, décrire avec précision des situations et des paysages sans détails superflus, retrouver les sensations et interrogations propres à l'enfance, camper des personnages puissants et vivants. Dans ce roman hyper sensible qui décrit si bien l'univers à la fois pervers et candide de l'enfance, cet auteur nous plonge dans le for intérieur du petit Michele qui va subir malgré lui des conflits de loyauté insoutenables. Face à une situation grave qui le dépasse et qu'il choisit d'abord de garder pour lui, il va faire preuve d'un courage mais aussi d'un sens moral hors normes.
Je ne peux en dire plus sans déflorer cette histoire si intense et poignante qui a une portée philosophique car ce livre est aussi une réflexion sur l'ambigüité des êtres humains capables du pire comme du meilleur. La fin est terrible mais tellement symbolique. Une fin parfaite qui laisse le lecteur KO, bouleversé.
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mfrance
  27 avril 2022
Eté 78, dans un hameau du centre de l'Italie, sous une canicule dévastatrice qui oblige les adultes à se terrer dans la relative fraîcheur de leur maison, les enfants, eux entendent profiter de leur liberté. On ne va pas leur gâcher leurs vacances pour si peu !
Aussi, ils n'hésitent pas à pédaler joyeusement dans la campagne, à inventer des jeux, à organiser des courses, en infligeant évidemment un gage au perdant... ce qui, parfois peut s'avérer dangereux...
Michele en fera les frais !
Ce qui commence dans les amusements d'une torride journée d'été va déboucher peu à peu sur de l'indicible qui va chambouler définitivement l'enfance de Michele.
Je n'ai pas peur, dit ce garçon de neuf ans, soudainement confronté à une réalité beaucoup trop dure à encaisser pour un enfant de son âge.
J'ai été époustouflée par la prouesse de l'auteur, qui, avec une virtuosité confondante de naturel a su se couler dans la psyché d'un enfant de neuf ans dont il transmet les émotions avec justesse, dont il restitue à merveille la fraîcheur avec laquelle il appréhende le monde dans lequel il vit.
Car Michele n'a qu'à penser à Tiger Jack, son héros de bande dessinée, et le courage lui viendra et il saura affronter les démons et autres loups-garous qui hantent son imaginaire et se déchaînent la nuit dans la campagne environnante... il saura surtout affronter avec détermination la situation dans laquelle le hasard l'a jeté. Et "le seigneur des vers" n'a qu'à bien se tenir !
"Arrête avec ces monstres, Michele. Les monstres ils existent pas. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres." lui dit son père.
Comme il a raison son père !
Décidément, les boîtes à livres peuvent offrir de bien agréables surprises. Telles cette découverte de Niccolo Ammaniti, dont je n'avais jamais entendu parler et dont je recommande chaudement le présent ouvrage.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   04 novembre 2013
[Ma soeur] avait deux [Barbie], une normale et une toute noire avec un bras écaillé et sans cheveux.
C'était moi qui l'avais arrangée comme ça. Un soir, j'avais vu à la télé l'histoire de Jeanne d'Arc et j'avais pris la Barbie et je l'avais jetée au feu en hurlant : "Brûle, sorcière ! Brûle !". Quand je m'étais aperçu qu'elle brûlait vraiment, je l'avais attrapée par un pied et je l'avais lancée dans la marmite du minestrone.
(p. 127)
+ Lire la suite
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patrick75patrick75   04 août 2012
- " Arrête avec ces monstres , Michele. Les monstres existent pas. Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres".
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NikozNikoz   28 novembre 2015
Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres.
Commenter  J’apprécie          60
thedocthedoc   29 mai 2015
- Arrête avec ces monstres, Michele. Les monstres existent pas. Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres
Commenter  J’apprécie          40
BluerockBluerock   13 juillet 2016
J'ai parlé à trois ans et bavarder n'a jamais été mon fort. Si un étranger m'adressait la parole, je répondais oui, non, je ne sais pas. Et s'il insistait, je répondais ce qu'il voulait entendre.
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