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Myriem Bouzaher (Traducteur)
ISBN : 2253072710
Éditeur : Le Livre de Poche (17/03/2004)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 212 notes)
Résumé :
Italie, été 1978, un hameau dans les Pouilles. Des gamins sillonnent la campagne brûlante. Suite à un gage, Michele repère un abri abandonné : là, dans un trou, un enfant, enchaîné comme un animal. Ballotté par les angoisses de ses neuf ans et ce lourd secret, il va découvrir la terrible vérité des adultes. Les monstres existent, et ils portent parfois des masques familiers...
Oppressant comme un polar, intriguant comme un conte : Niccolò Ammaniti signe un ro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
latina
  24 février 2017
Eh bien moi, je peux vous assurer que j'aurais peur !
Ce pauvre Michele, petit garçon italien connait la peur de sa vie et arrive à la surmonter.
Car il a un coeur gros comme ça.
Je ne vous en dis pas plus.
Sachez juste que cela se passe dans un « village » de 4 maisons, perdu au fin fond des Pouilles, l'été 1978, accablé par une chaleur intenable.
Michele vit avec sa maman, une belle femme sensuelle, son père, un chauffeur de poids lourd qui revient de temps à autre à la maison, et sa petite soeur Maria, fan de Barbie. Il a des copains (enfin, cela dépend lesquels) qui l'accompagnent dans ses escapades à vélo. Une escapade, notamment, va le mener .... aux confins de ses cauchemars les plus horribles.
Mais non, il n'a pas peur ! C'est ce dont il veut se persuader, en tout cas.
Cette virée dans l'horreur totale, je l'ai vécue avec lui, grâce au style vivant et rempli d'empathie de Niccolo Ammaniti. Ma lecture a été rapide, sans temps mort. Cet auteur a le don de mêler les descriptions très réalistes de la vie quotidienne à l'exception insoutenable, par le biais de Michele.
Je vous recommande cette histoire vue par les yeux innocents d'un petit garçon qui croit – qui croyait – en la bonté des adultes. Vous aurez envie de le prendre sous votre aile et de le protéger à jamais.
NB. NE LISEZ SURTOUT PAS LE RESUME SUR BABELIO NI LA QUATRIEME DE COUVERTURE car tout est dévoilé !!!
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Ziliz
  05 novembre 2013
Village pauvre au sud de l'Italie, été caniculaire. Petit garçon sensible et généreux, Michele avait neuf ans en 1978. Vingt ans plus tard, il raconte ces vacances entre ses jeux avec les copains et le drame dans lequel il s'est trouvé impliqué.
Si on n'a pas lu la quatrième de couverture, on commence par s'installer confortablement dans les souvenirs du narrateur. On peut y trouver quelques échos avec ses propres 'grandes vacances' d'enfant à la même époque. Ambiance de bande de garçons, avec l'inévitable caïd un brin sadique qui décide pour les autres et distribue des gages.
Mais le récit bascule vite, le ton change, la gorge se noue, la tension monte : dira, dira-pas ? sauvera ou pas ? quid des relations familiales ?
Comme dans 'Moi et toi', Niccolò Ammaniti excelle à happer son lecteur, à le surprendre, mais aussi à l'émouvoir avec des personnages attachants et des situations dramatiques.
Un minuscule léger bémol : la prose est parfaite, on sent la voix de l'enfant à travers celle de l'adulte. Mais de loin en loin, quelques dérapages voulus avec "l'oubli" du subjonctif. Dommage, c'est artificiel et superflu.
--- Je poursuis ma découverte de l'auteur.
Roman adapté au cinéma en 2003 - titre de la VF "L'été où j'ai grandi".
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thedoc
  29 mai 2015
Au coeur de l'été 1978, il fait très chaud dans les Pouilles, cette région située au Sud de l'Italie. le soleil écrase de ses rayons ardents le petit village d'Acqua Traverse où seulement quatre maisons se dressent. Les orages tardent à éclater et tandis que les adultes, à la recherche d'un peu de fraicheur, se terrent au fond de leurs demeures, les enfants bravent les assauts de la canicule et s'en vont jouer dans les champs de blé. Parmi eux, Michele, neuf ans, le narrateur, passe son temps à faire du vélo dans les collines aux chemins poussiéreux. Avec sa petite soeur Maria, cinq ans, et son ami Rackam, le chef de la bande ou encore Barbara la fille un peu rondelette et Salvatore le fils des riches qui partage avec lui une passion pour les équipes de football, ils jouent à d'interminables parties de cache-cache. Un jour, alors que Michele explore une ancienne maison en ruines, il découvre un trou. Et au fond du trou, un enfant de son âge, nu et enchaîné. Qui est cet inconnu ? Pourquoi est-il ici, attaché comme un animal ? Et qui l'a ainsi entravé comme une bête ? Surmontant sa peur, Michele décide d'aider ce jeune prisonnier trop faible pour s'échapper. Il décide au même instant de garder cette découverte secrète. Malgré l'immense affection qu'il porte à ses parents, les adultes lui apparaissent soudain tendus, querelleurs, menaçants…Très vite, Michele découvre la vérité.
Ce roman est porté par la voix de Michele, une voix d'enfant qui nous décrit le monde des adultes tel qu'il le perçoit. A travers ses yeux, nous découvrons le quotidien banal des habitants d'un petit village pauvre. Sa mère, épuisée par les travaux ménagers, et son père, souvent sur les routes mais dont le retour est toujours un moment de fête. Les autres personnages semblent modestes, parfois pathétiques et insipides. Mais dès lors que l'on comprend ce qui se trame, tous apparaissent sous un autre angle. Nettement plus menaçant… Pourtant, même si Michele comprend qui est le jeune captif et pourquoi il est ainsi retenu prisonnier, il s'imagine pouvoir continuer à aller lui rendre visite sans provoquer de réactions de la part des adultes. Toujours dans son monde d'enfant où l'aventure est reine, Michele ne voit pas le danger. Jusqu'à un certain point où sa naïveté enfantine fera place à une prise de conscience sur le monde des adultes.
Si ce récit est très sombre, il ne vire cependant jamais dans le sordide. L'auteur joue avec nos peurs : celles de notre enfance avec ses monstres et autres croque-mitaines, mais aussi avec nos frayeurs d'adultes. Grâce au regard de Michele, les choses sont adroitement suggérées, menaçantes.
Ce roman, à la fois poétique et glaçant, se lit d'une traite.
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zabeth55
  20 octobre 2012
Dans un village désertique des Pouilles, les enfants s'occupent comme ils peuvent dans la journée tandis que les pères s'adonnent à des activités plutôt louches.
Un véritable drame se joue, orchestré par ces adultes peu scrupuleux.
Témoin impuissant de ce drame, Michele, petit garçon de neuf ans, plein de vie, résiste contre ses monstres et ses questions.
Ambiance et suspens sont parfaitement rendus.
Les découvertes de l'enfance, son imaginaire, son impuissance sont au centre de ce roman qui se lit d'une traite.
Un très bon style, une écriture qui coule et une excellente traduction de Myriem Bouzaher
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jamiK
  18 octobre 2018
Niccolo Ammaniti nous décrit une affaire mafieuse, d'enlêvement, racontée du point de vue des enfants. Toute la qualité de cette oeuvre réside dans la justesse et la subtilité de la vision de l'enfant, fils de kidnappeur, dans son innocence, de ses préoccupations enfantines, du jeu, de la camaraderie, face au monde des adultes, cruel et sordide. L'ambiance, dans cette Italie du sud, avec la torpeur du climat, le machisme des hommes, est particulièrement réussie, l'écriture est belle et simple, les personnages très humains et faillibles et le monde des enfants réaliste, sans héroïsme superflu, d'une grande justesse, c'est d'ailleurs dans ce domaine que Niccolo Ammaniti excelle. On fini par être vraiment remué par cette histoire.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   04 novembre 2013
[Ma soeur] avait deux [Barbie], une normale et une toute noire avec un bras écaillé et sans cheveux.
C'était moi qui l'avais arrangée comme ça. Un soir, j'avais vu à la télé l'histoire de Jeanne d'Arc et j'avais pris la Barbie et je l'avais jetée au feu en hurlant : "Brûle, sorcière ! Brûle !". Quand je m'étais aperçu qu'elle brûlait vraiment, je l'avais attrapée par un pied et je l'avais lancée dans la marmite du minestrone.
(p. 127)
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patrick75patrick75   04 août 2012
- " Arrête avec ces monstres , Michele. Les monstres existent pas. Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres".
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NikozNikoz   28 novembre 2015
Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres.
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thedocthedoc   29 mai 2015
- Arrête avec ces monstres, Michele. Les monstres existent pas. Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres
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BluerockBluerock   13 juillet 2016
J'ai parlé à trois ans et bavarder n'a jamais été mon fort. Si un étranger m'adressait la parole, je répondais oui, non, je ne sais pas. Et s'il insistait, je répondais ce qu'il voulait entendre.
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Videos de Niccolò Ammaniti (51) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Niccolò Ammaniti
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Pour cette troisième lecture spéciale Saint Valentin, l'éditrice Marine Alata et la traductrice Myriem Bouzaher vous présentent un roman de Niccolò Ammaniti.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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