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Ferda Fidan (Traducteur)
ISBN : 2742730893
Éditeur : Actes Sud (01/05/2001)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :

A la fin du XVIIe siècle à Constantinople, un vieil homme à l'imagination débordante rêve - au sens propre comme au figuré le monde qui l'entoure. Cartographe contemplatif, il recherche la réalité dans les songes et consigne dans un livre intitulé Atlas des continents brumeux le fruit de ses visions. Son fils Bunyamin, à qui il remet cet ouvrage, va connaître une incroyable aventure. Engagé comm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Apoapo
  04 février 2016
Ce roman se présente comme un conte philosophique ou comme un récit fantastique, comme un voyage imaginaire ou comme une "illustration extravagante du 'Discours de la méthode'", comme un roman humoristique ou comme de l'absurde sans théâtre... le tout ayant pour cadre Constantinople à la fin du XVIIe siècle.
J'adore cet auteur (donc ceci est le premier roman), professeur de philosophie à Smyrne, pour qui l'activité littéraire relève tellement de l'"otium" qu'il refuse(-ait) les interviews, ainsi que toute mondanité lettrée, et surtout qu'il écrit dans une langue si soutenue, archaïque et recherchée que rares sont les Turcs capables de le déchiffrer. (Il faut savoir que la vitesse d'évolution de la langue turque est totalement exceptionnelle). Peut-être aussi pour son entier désintérêt du "lecteur modèle", je le considère comme l'une des plus puissantes plumes de la littérature turque actuelle, à la hauteur de Pamuk et de Yasar Kemal (c'est-à-dire bien plus haut que certains auteurs qui ont pourtant une plus grande renommée en France, et que je ne citerai pas pour éviter d'avoir l'air de faire des polémiques de clocher...)
J'aime faire le rapprochement entre cet ouvrage et certains romans historiques de Umberto Eco, je pense surtout à Baudolino, pour le foisonnement d'images et l'usage du fantastique, non pour la langue.
Puis-je juger de la qualité de la traduction? Quelqu'un disait qu'on ne remarque que les mauvaises traductions. Au regard de mes considérations précédentes, et compte tenu du goût de l'époque qui constitue le cadre historique de l'histoire, la version française semble très satisfaisante, très soignée.
(J'aime aussi la miniature qui constitue l'illustration de couverture: ils sont forts, quand même, chez Actes Sud...!)
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
silouannesilouanne   20 novembre 2014
Si Ihsan Efendi le Long s'était mis en tête de faire une mappemonde, il caressait l'idée de découvrir de nouveaux continents sans bouger d'un pouce, différent en cela de tous les autres explorateurs. Il pensait avoir trouvé le secret de cet exploit qui semblait a priori impossible : il était notoire que les rêves naissaient de ce que l'âme se détachait du corps pendant le sommeil pour parcourir des lieux divers ; or si, pendant le sommeil, l'âme se détachait du corps pour aller de contrée en contrée, il eût été absurde que le corps s'avisât à son tour de se rendre, au prix de mille peines, dans des lieux que l'âme avait déjà visités. Ce n'était donc pas la peine qu'il fasse lui-même la route à l'instar des autres explorateurs.
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silouannesilouanne   20 novembre 2014
Il rêva qu'il était dans un désert infini : après avoir traîné dans le sable pendant des semaines, il aperçut une mare au bas d'une dune et se dirigea de ce côté pour se désaltérer. Ce n'était pourtant pas une mare mais un miroir. Près de lui, un tigre le lorgnait du coin de l'oeil et lapait bruyamment le miroir comme si c'était de l'eau. Quoiqu'il dût sans doute apaiser sa faim après avoir satisfait sa soif, Ihsan Efendi le Long n'eut point peur : ce n'était qu'un songe. Il s'agenouilla pour se regarder dans le miroir et vit, à la place de son propre visage, celui de son fils Bünyamin. "Je suis entrain de rêver, se dit-il, je ne puis en douter. Je suis entrain de rêver. Donc je suis. Je suis, certes, mais qui suis-je ?
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