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Citations sur La ligne de crête (8)

brigetoun
brigetoun   10 septembre 2011
Au lever, c’est un éblouissement sur lequel se détache l’encre de deux grands feuillages, quelques bosquets, un ou deux toits. L’air est d’une fraîcheur sonore, rayée d’insectes vifs, l’herbe un infini de feux liquides. Si les yeux montent, ils ne rencontrent que la dérive floconneuse d’une buée et la découpe lumineuse et obscure à la fois d’un grand vide bleu.
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brigetoun
brigetoun   28 janvier 2010
La marche et l'écriture se ressemblent. Une chose obscure, impérieuse, insiste, emporte, et si l'on avance c'est pour savoir, pour la découvrir... Pas à pas, mot à mot, avancer c'est s'approcher de cet autre côté dont on sait bien pourtant qu'on ne l'atteindra pas.
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Herve-Lionel
Herve-Lionel   26 janvier 2018
La marche et l'écriture se ressemblent
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brigetoun
brigetoun   22 novembre 2011
nous n'atteindrons jamais le pays du silence
où les arbres craquent avec le vent
où la nuit tombe
sur la blancheur des pierres
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brigetoun
brigetoun   28 janvier 2010
A chaque instant recommençant. Au bord toujours d'abandonner.. D'en rester là. Perdu. Sans autre repère que le souffle, le coeur qui bat trop fort. Comme au bord de la phrase inachevée. Quand il n'y a plus rien à voir, à dire, à penser. Et qu'on avance, pourtant, mot à lot, sur le vide. Et qu'on n'en finit pas.
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lalahat
lalahat   25 janvier 2018
L' écriture ne me donne pas les choses mais la trace d'un passage. Celui du regard et du corps qui le porte ? Elle ne donne rien à voir – ou si peu. Mais à sentir, sûrement, à éprouver dans le mouvement des phrases comme habitées d'une double présence : celle du regardeur et celle du regardé.
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brigetoun
brigetoun   28 janvier 2010
Et c'est comme si, peu à peu, la montagne entière redevenait ces images qu'on avait mis si longtemps à traverser. Front obscur, muraille crènelée, face de pierre, page grise offrant à nouveau ses signes indéchiffrables, tandis que d'une seule phrase sinueuse on glisse dans l'ombre clignotante, interminable des sous-bois, leur fraîche odeur de terre, leurs bruits de pas étouffés, leur silence de grotte où ce qui pousse c'est maintenant la pente, la facilité de la marche.... ses visions rassurantes, près d'un vert lumineux au soleil déclinant, vaches paisibles, ruisseaux traversés dans un bruissement d'eaux, premiers toits entrevus...
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brigetoun
brigetoun   28 janvier 2010
Inextricable, la forme n'occupait pas l'espace entier. L'oeil pouvait la franchir, la contourner, explorer à gauche, à droite, derrière, l'inépuisable profondeur du paysage. Aujourd'hui, il ne peut que s'y heurter ou s'y soumettre, accompagner le perpétuel jaillir d'un élan arrêté. Les terres montent, se superposent en couches successives, dressant soudain cette tache rocheuse dans la cascade transparente de l'air. Tout est bleu : la pierre, les ombres, les forêts, jusqu'au vert des prés, au rose des toits. Tout est une même quiétude chromatique à laquelle participent cris, bourdonnements, rumeurs et la lenteur du corps qui s'est mis à flotter
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