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ISBN : 2849752673
Éditeur : Fage éditions (27/09/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Si l'on connaît le penseur de la déréalisation du monde, de la déshumanisation du quotidien, de la marchandisation générale, les lecteurs français n'ont pas eu encore accès aux écrits plus personnels rédigés par le philosophe autrichien en exil. Les textes qui composent ce volume, extraits de ses journaux intimes de New York des années 1947-1949, ont pour objet des sentiments, les siens et ceux de ses compagnons de destin. Anders pour autant ne se livre pas en ces p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
YANCOU
  31 mars 2019
1947, en exil à New York, et deux ans durant, Anders va scrupuleusement prendre note de son histoire des sentiments sous la forme libre d'un journal qui a pour titre : Aimer hier. Ce penseur et journaliste - à qui l'on doit l'ouvrage intitulé L'obsolescence de l'homme - fut le premier mari d'Hannah Arendt ; il a été élève de Heidegger et de Husserl ; il est l'ami, entre autres, de Bertold Brecht, et le cousin de Walter Benjamin ; père du catastrophisme contemporain, il a tôt dénoncé la marchandisation et la déréalisation du monde. Grand désespéré, radical, ce "Monsieur Autrement" (de son vrai nom Stern) va ainsi s'essayer à comprendre ce qu'est advenu de l'amour en des temps sombres d'exil. Il y a des passages bouleversants, comme ce couple, séparé par la guerre pendant dix ans, prématurément vieilli par la tragédie et dans l'impossibilité d'avoir des enfants, qui, malgré cette faille temporelle dans leur existence commune, recommence une vie à deux faite de routines silencieuses et qui déclare, tout simplement : "ça va." Ou alors ces sept caisses, postées avant guerre, dont les destinataires ont disparu, finissent tout de même par atterrir chez Anders par un beau matin de mars 1948, déversant notamment leur contenu de correspondances reçues par sa grand-mère : des lettres de femmes datant pour la plupart des années 1880, des femmes qui souffrent d'être trompées par leur mari, mais qui se déclarent malgré tout "sauvées" par le mariage - le mariage, cet enfermement qu'Anders compare à de la violence. Aimer hier est un ouvrage atypique, entre le récit intime et la philosophie, collection de pensées, d'anecdotes, qui jettent du doute dans nos certitudes comme on jetterait un peu d'alcool sur le feu, pour raviver la flamme.
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critiques presse (1)
NonFiction   11 mars 2013
Deux nouvelles traductions en puisant dans la richesse des Journaux que Günther Anders a tenus sa vie durant. Que l’on ne s’y trompe pas : ces Journaux là n’ont rien de personnel ou de strictement biographique, mais sont d’authentiques documents philosophiques
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
colimassoncolimasson   18 novembre 2012
La tâche la plus importante aujourd'hui consiste à faire comprendre aux hommes qu'ils doivent s'inquiéter et qu'ils doivent ouvertement proclamer leur peur légitime.
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YANCOUYANCOU   31 mars 2019
"Approcher de la cinquantaine et ne trouver qu'un seul texte à inscrire dans la rubrique "Amour" - voilà ce qui n'aurait pu arriver à un écrivain des deux siècles passés."
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Videos de Günther Anders (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Günther Anders
Le 29.04.18, Claire Nouvian était l'invitée de Zoé Varier pour faire le récit d'une ??Journée particulière?? (France Inter) :
"Ce jour-là, la journaliste et future activiste navigue en famille dans le sud du pays. Suite à une avarie, le voilier mouille dans une crique protégée de l?île de Koh Phi Phi. de l'autre côté, s?étend la longue plage de sable blanc très prisée des touristes. Soudain, la mer se retire comme aspirée par un siphon...
Un sauveteur au milieu des débris de stations balnéaires et bungalows sur la plage de Khao Lak en Thaïlande, le 30 décembre 2004, après qu'un tsunami ai frappé les côtes du pays le 26 décembre.
Après la vague destructrice, le bateau parti au large pour éviter le naufrage, revient vers la côte. L'île a disparu sous les eaux, coupée du monde extérieur. A perte de vue un paysage apocalyptique. Un magma de débris, de cadavres et de gens blessés appelant à l'aide. « Je voulais me rendre utile, j?étais dans l?action », se souvient Claire Nouvian. Mais sans information fiable, la rumeur enfle qu'une seconde vague va survenir et ordre est donné par le skipper de remonter à bord, au grand désespoir de la jeune femme qui n?a pas réussi à convaincre l?équipage de rester sur place.
Claire Nouvian s?est trouvée une « béquille philosophique » pour mettre des mots sur le traumatisme vécu : Gunther Anders, juif allemand, élève de Martin Heidegger, comme Hannah Arendt dont il fut le premier mari. Il abandonna l?enseignement de la philosophie pour lutter contre le nazisme, puis milita contre la bombe nucléaire juste après Hiroshima et Nagasaki. Günther Anders est le théoricien du catastrophisme éclairé : si on ne nomme pas la catastrophe, on y va tout droit. Or l?Homme, doté d?un esprit en escalier, être de croyance plutôt que de connaissance, n?est pas capable d?appréhender le pire. La preuve avec les décisions iniques des pouvoirs publics face au changement climatique.
Une évidence pour Claire Nouvian face à la catastrophe. Un an plus tard, en 2005 elle décide d?appliquer ce précepte en fondant l?association Bloom pour la défense des océans et des fonds marins, auxquels elle a d'ailleurs consacré un film. Depuis, quelques victoires ont été remportées en bataillant à Bruxelles contre les lobbies tout puissants : en 2016, le parlement européen interdisait le chalutage en eaux profondes, et début 2018, la pêche électrique.
Le 23 avril 2018, Claire Nouvian recevait le Prix Goldman pour l'environnement, considéré comme le « Prix Nobel de l?écologie »."
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