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EAN : 9782072494253
624 pages
Gallimard (13/03/2014)
3.96/5   80 notes
Résumé :
À son retour de la guerre du Vietnam où il combattait dans les Forces spéciales, Hanson est entré dans la police pour éviter de sombrer dans le crime et la folie. Depuis, il patrouille dans le secteur le plus dur de Portland, un quartier sinistré, véritable zone en état de guerre où il côtoie les camés, les alcooliques, les fous et les meutes de chiens redevenus sauvages. Un psychopathe veut sa peau, un flic des stups cherche à le faire tomber et fouille dans son pa... > Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Crossroads
  06 janvier 2016
Hanson a fait le Vietnam, il en est revenu.
Devenu flic dans les rues de Portland, il s'efforce de dompter les fantômes qui le hantent.
De la réinsertion d'un vétéran des forces spéciales dans une société gangrenée par la misère, la violence et la drogue, bienvenue au pays !
Vous vous imaginiez bien patrouiller de nuit, dans les rues de North Precinct, ce bouquin devrait durablement altérer vos rêves d'intégrer la maison poulaga.
La banlieue c'est pas rose, la banlieue c'est...risible en comparaison du quotidien d'un homme tombé de Charybde en Scylla et semblant concourir pour le titre d'aimant à emmerdes du siècle, série en cours.
Une tête mise à prix, un supérieur vicelard aussi affectueux qu'un pitbull à la diète, les retrouvailles avec un vétéran tout aussi barré, le détonateur est depuis bien longtemps opérationnel, le décompte désormais lancé, ne subsiste qu'un léger doute quant à l'événement susceptible de déclencher un ultime feu d'artifice.
Hanson n'est pas un modèle d'équilibre, la chose est entendue.
Vivant seul, dans une cabane isolée, en compagnie de Truman, un vieux chien aussi cabossé que son maître, cet homme au cynisme éprouvé possède tout de l'ermite asocial n'attendant plus rien de ses congénères qu'il vomit inlassablement.
D'une noirceur insondable, Chiens de la Nuit fascine de par sa construction implacable et son faux rythme lancinant.
Une immersion dérangeante dans la tête et le quotidien d'un mec revenu de la guerre, une grande part d'humanité en moins, voilà le festin auquel Anderson vous convie.
Banquet qu'il serait dommage de décliner au vu de l'originalité du sujet porté par une plume aussi précise et dévastatrice qu'un tir de Fusil Sniper Winchester modèle 70.
4,5/5
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jeranjou
  30 octobre 2014
Flic, un vrai métier de chien !
Dans la grande majorité des polars, ♪ qui dit flic dit meurtre, qui dit mort dit enquête, qui dit traque dit suspect, dit micmac et dit suspense… alors on « transe » ♫.
Oui, oui, depuis la tornade Stromae venue de Belgique, on autorise toutes les rimes possibles avec « on danse » même si le verbe n'existe pas. Mais ne vous inquiétez pas, même si j'adore le chanteur, je ne vais pas vous chanter toute la critique à la manière de Stromae. Non, je voulais juste insister sur le fait que Kent Anderson déroge complètement à la règle du roman policier classique dans « Chiens de la nuit ».
Effectivement. Son crédo à l'ami Anderson, c'est de suivre intégralement les rondes de nuit d'un duo de flics, Hanson et Dana, dans les rues de Portland aux Etats-Unis dans les années 70 comme il a pu lui-même exercé ce métier jadis.
Découpé en de multiples paragraphes plus ou moins indépendants, n'excluant pas des flash-back durant la guerre du Vietnam, l'auteur nous livre un roman décapant, original et pas toujours facile à lire.
Vétéran des forces spéciales au Vietnam, Hanson prend son métier de flic à coeur et n'est pas très diplomate ni avec ses collègues, ni avec ses concitoyens. Il s'en fout des représailles Hanson'''''''(e), les chiens aboient et la caravane passe…
En parlant de chiens, Hanson pratique également un jeu tout à fait étonnant qui fait fureur dans le commissariat de North Precinct. le but du jeu est d'écraser les chiens errants avec leur voiture de police et de rapporter le trophée au commissariat pour remporter le concours. Quelle cruauté, nom d'un chien !
Je vous laisse ainsi découvrir qui sont les chiens dans ce roman fleuve (plus de six cent pages tout de même bien tassées). Comme rarement auparavant, je pourrais faire le parallèle entre ce roman d'Anderson et un grand film d'auteur. A la fois grandiose et chiant par moment. A la fois violent et tendre par instant. A la fois très élaboré et confus de temps en temps.
Bref, un objet littéraire plutôt rare dont tous les personnages, même secondaires, ont une importance cruciale et qu'il est donc préférable de lire d'une traite (ou très rapidement) pour ne pas se perdre dans le labyrinthe de North Precinct.
Eh bien voilà, Vous ne savez quoi faire demain avec ce temps de chien ! Commencez au petit matin « Chiens de la nuit » et vous le terminerez entre chiens et loup pour un dîner bien mérité…
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celestineh
  02 juillet 2021
Hanson, vétéran multi médaillé de la guerre du Vietman, est devenu policier à Portland. Fin des années 1970, Hanson patrouille avec son co-équipier Dana, souvent de nuit dans les quartiers malfamés de la ville.
Chiens de la nuit est la chronique de leurs surveillances et interventions au milieu des dealers, des maris violents et des prostituées. Même si le danger est au coin de chaque rue, Hanson ne craint rien d'autre que ses propres souvenirs.
Noir c'est noir…. Entre un personnage principal totalement désabusé et un environnement particulièrement déshérité et violent, l'auteur nous plonge dans un univers désespéré. L'anti roman feel good !
Une lecture difficile pour moi : il n'y a pas vraiment d'histoire mais beaucoup de personnages. Et j'avoue que je me suis un peu perdue entre tous les protagonistes. C'est un livre qu'il faut sûrement lire d'une traite, ce que je n'ai pas réussi à faire faute d'être embarquée réellement par ce que l'auteur racontait. Peut-être aussi que je n'ai pas réussi à accrocher parce qu'il s'agit d'un univers trop masculin.
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encoredunoir
  02 avril 2014
Dans Sympathy for the Devil, précédent roman de Kent Anderson, l'auteur mettait en scène Hanson, son double, depuis sa conscription puis son engagement chez les Bérets verts jusqu'à ce qui semblait marquer la fin de sa guerre au Viêtnam. C'est à Portland, en tant que flic à la fin des années 1970 qu'on le retrouve, toujours double de l'auteur qui a lui aussi exercé ce métier en ces lieux, et plus précisément dans les rues difficiles du North Precinct.
Comme au Viêtnam, et de manière encore plus ouverte sans doute, Hanson est considéré ici comme un membre d'une armée d'occupation. Dans ces rues envahies de chiens errants redevenus des bêtes sauvages que les policiers tuent dans le cadre d'un concours lancé dans le commissariat, où le danger omniprésent fait son lit sur la misère des habitants, Hanson ne cesse de revivre les souvenirs de guerre qui le hantent et, surtout, tente de maîtriser la violence qui couve en lui et à laquelle il ne peut plus laisser libre cours. Car même dans un lieu aussi violent que le North Precinct, on est au États-Unis, une société policée dans laquelle il convient de garder un minimum le contrôle lorsque l'on porte un uniforme.
Fini la dope et l'alcool qui le faisaient en grande partie tenir au Viêtnam, car ici les conséquences d'une bagarre pourraient s'avérer bien plus grande que prévue, sauf peut-être dans le bar du club de la police, justement :
« C'était le seul bar où Hanson se sentait à son aise, où il n'avait pas peur de se saouler. Ici, presque tout le monde était armé. Ils avaient tous vu des gens se faire tuer, certains en avaient tué eux-mêmes. Aucun risque qu'une fois ivres, ils provoquent quelqu'un d'autre sans connaître les conséquences éventuelles. […] Les flics savaient que lorsqu'un type cherchait la bagarre, les choses pouvaient dégénérer très rapidement, et cela expliquait cette ambiance courtoise. Une société armée, songea Hanson, est une société polie. »
Ainsi, dans les pas d'Hanson au-delà d'une peinture alternant âpreté et comédie du quotidien des flics de terrains et des habitants du ghetto que l'on peut trouver par ailleurs chez Wambaugh, c'est le traumatisme de la guerre que nous donne à voir Kent Anderson.
Un traumatisme difficilement assumé – ainsi Hanson n'a de cesse de dire qu'il désire la mort de l'ensemble des psychiatres et avocats et voit dans chaque civil un peu trop lisse à son goût un psy en puissance – mais qui n'est pas moins profond et qui s'exprime en grande partie ici à travers l'image des chiens. Les chiens qui ont servi à Hanson pour s'exercer aux premiers secours lors de la guerre, ceux que l'on chasse dans le North Precinct, celui qu'Hanson adopte… symboles de ses péchés comme de ses tentatives de rédemption.
Afférente à ce traumatisme, il y a aussi la difficulté à se réinsérer dans une société qui n'a jamais connu la guerre sur son sol et ne connaît du Viêtnam que ce qu'elle en a vu à la télévision, dans laquelle les vétérans sont à la fois méprisés, considérés comme des tueurs au service d'une cause injuste, et admirés d'une façon pour le moins équivoque. Ainsi voit-on défiler les personnages qui n'ont pas fait la guerre mais se revendiquent comme vétérans et en particulier des Forces spéciales.
Pas forcément très équilibré lui-même, Hanson peine à retrouver la paix. Et ça n'est pas sa rencontre avec Doc, son compagnon d'armes, qui va arranger les choses.
Extrêmement percutant, dans le drame comme dans l'humour dont Anderson ne se départ jamais, baigné de violence, que ce soit dans les événements dépeints ou dans la manière de les écrire, Chiens de la nuit est sans conteste une oeuvre majeure sur le retour du Viêtnam, mais aussi sur une Amérique de la fin des années 1970 dépouillée de son innocence. Il confirme après Sympathy for the Devil tout le talent de plume de Kent Anderson.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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monromannoir
  21 mai 2016
L'uniforme que nous portons, l'arme et la plaque que nous détenons ne sont qu'un prêt qu'il nous faudra restituer à la fin de notre carrière. Ils ne sont que les symboles du pouvoir qui nous est confié un temps durant et n'en déplaise à certain, ce n'est d'ailleurs pas l'uniforme, ni la plaque et encore moins l'arme qui constituent le policier. Ils sont incarnés par les principes et les valeurs de l'homme ou de la femme qui les détient. Pour preuve, une fois rendus, ces attributs ne seront plus que des coquilles vides puisque nous garderons en nous les instants douloureux qui ont jalonnés notre carrière. Et pourtant, bien plus que l'habit, ce sont ces réminiscences parfois intolérables que nous voudrions restituer.
Ces tragédies dont nous sommes les témoins directs sont bien trop souvent passées sous silence. le policier est de nature discrète. C'est un taiseux qui encaisse du mieux qu'il le peut. Ce silence, cette discrétion sont peut-être les éléments, parmi d'autres, constituant le brouillard de mystification qui enveloppe la profession et en regard de l'actualité genevoise, ce n'est pas ce que je lis sur les blogs ou sur les réseaux sociaux qui me donnera tort. Détracteurs et supporters s'écharpent sur le sujet et bien souvent le débat vire à la farce dans un échange de propos peu amènes qui desservent encore d'avantage la profession.
Pour s'extirper de ces discussions stériles où les provocations des uns amènent les répliques outrageantes des autres il faudra peut-être se tourner vers les récits ou les romans de ces policiers qui rompent parfois le silence pour nous livrer le témoignage de leurs expériences. le plus remarquable d'entre eux s'intitule Chiens de la Nuit, de Kent Anderson qui fut membre des forces de police de Portland durant sept ans.
Portland 1975, Hanson, de retour du Viet-Nam, a intégré les force de police et parcourt les rues du North Precinct, l'un des secteurs le plus déshérité de la ville avec son camarade Dana, un vieux flic chevronné. Nuit et jour, ils patrouillent au coeur de ces artères misérables en effectuant les réquisitions diffusées par le dispatcher et en essayant de composer avec une population démunie et bien souvent hostile. Un quotidien de défiance, de danger et de peur sur fond de drogue et de violence. Tant bien que mal, Hanson parvient à supporter le lourd passé qu'il traîne depuis la guerre. Mais le retour d'un ancien compagnon d'arme risque fort de l'entraîner bien au delà du fil du rasoir sur lequel il se tient.
Outre les chiens errants qui parcourent les rues du ghetto, Chiens de la Nuit, désigne également ces policiers qui, à l'instar de ces animaux devenus sauvages, paraissent livrés à eux-mêmes dans un univers cruel et violent. Bien plus que le contexte social dans lequel les policiers opèrent, ce sont les réquisitions auxquelles ils doivent faire face qui en font un roman universel. Que l'on soit policier à Portland, à Genève ou ailleurs, on retrouve ces mêmes levées de corps, ces mêmes accidents de la route, ces mêmes conflits familiaux, ces mêmes cambriolages et surtout cette même déshérence sociale qui affecte les populations les plus précarisées. Ce n'est d'ailleurs pas autour des fusillades mais au cours d'interventions banales que s'inscrivent les tragédies qui surprennent les policiers. Il en a toujours été ainsi et le roman en fait la funeste démonstration.
Kent Anderson nous livre un récit âpre et violent parfois dérangeant surtout de par l'attitude de ces policiers qui suscitera un certain malaise. C'est cet aspect cru, mais véridique, de certaines interventions qui pourra parfois choquer le lecteur. Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est derrière cette indifférence feinte ou ce cynisme que le policier tente de se protéger des vicissitudes des dynamiques de la rue. Car outre l'aspect opérationnel, Kent Anderson décrit avec force de talent les mécanismes insidieux conduisant le policier à la perte de ses repères et de ses valeurs morales. La désillusion, le manque de considération et le découragement en sont les principaux vecteurs et c'est paradoxalement auprès des laissez pour compte que Hanson parviendra à retrouver une certaine rédemption. Ce sont d'ailleurs ces personnages de seconde zone qui donnent encore d'avantage d'authenticité et de relief au récit. Plus qu'une main courante, Chiens de la Nuit, est doté d'une intrigue simple mais solide qui en fait un roman un peu à part et un superbe témoignage du métier de police-secours.
Publié en 1998 et récemment réédité en 2014, Chiens de la Nuit, de par sa force d'écriture, reste un roman terriblement actuel. Et outre la superbe préface de James Crumley, c'est surtout l'avertissement de l'auteur qui donne le ton de cette fiction qui laisse transparaître les stigmates d'expériences vécues
Salaire, avantages, primes, heures supplémentaires, il faudra bien comprendre que l'on n'embrasse pas la carrière de policier uniquement pour les aspects financiers et c'est au travers de Dana, ce vieux flic vieillissant qui ne parvient pas à mettre un terme à sa carrière tant il aime son métier que l'on percevra le sens des valeurs qui anime le policier.
Pour Dana ou Hanson, déposer l'uniforme n'aura pas la même signification. Mais quoiqu'il en soit, ils garderont pour toujours les affres d'une vie professionnelle qui les marquera à jamais.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SAINT-JAMES SAINT-JAMES   19 septembre 2014
Mais les simples agents de police en poste à North, les flics de base, demandaient à être affectés à l'"Avenue", car ils étaient plus près du crime, et ils aimaient ce boulot. C'étaient des provocateurs, des frimeurs, des salopards, des camés à l'adrénaline qui revenaient du Vietnam, des spécialistes des heures sup' qui se faisaient soixante mille dollars par an, des "superflics" ayant tous quelque chose à prouver, tant ils craignaient d'être des tapettes ou des trouillards ; c'étaient des purs et durs, des racistes, des sadiques, des maniaco-dépressifs qui se servaient de l'adrénaline et de la fatigue pour tenir leurs démons en respect, et qui paraissaient sains d'esprit tant qu'ils marchaient dans les rues avec un flingue ; des bons flics pour la plupart.
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SAINT-JAMES SAINT-JAMES   20 septembre 2014
- Faut réfléchir à deux fois avant de coucher avec une femme flic, mon vieux. T'imagine la scène ? Faut d'abord qu'on enlève nos flingues et nos matraques, nos pompes de sécurité, avant de baisser nos frocs d'uniforme qui ressemblent à des sacs à patates. "Attends ma chérie, je vais t'aider à enlever ton gilet pare-balles." Ouch-Ouch... Un accouplement de tatous.
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jeranjou jeranjou   03 novembre 2014
- Ne nous emballons pas, dit Helen. Elle vient juste pour déposer un devoir. D’ailleurs, ce n’est pas ton genre.
- Ça veut dire quoi « pas ton genre » ?
- Elle est normale.


Helen, la femme de Dana qui fait équipe avec Hanson, le mec pas très normal a priori puisqu'il a fait le Vietnam !
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encoredunoir encoredunoir   02 avril 2014
C’était le seul bar où Hanson se sentait à son aise, où il n’avait pas peur de se saouler. Ici, presque tout le monde était armé. Ils avaient tous vu des gens se faire tuer, certains en avaient tué eux-mêmes. Aucun risque qu’une fois ivres, ils provoquent quelqu’un d’autre sans connaître les conséquences éventuelles. […] Les flics savaient que lorsqu’un type cherchait la bagarre, les choses pouvaient dégénérer très rapidement, et cela expliquait cette ambiance courtoise. Une société armée, songea Hanson, est une société polie.
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BabylonBaby BabylonBaby   22 avril 2020
"Parfois, les chiens attaquaient aussi des adultes, et même des policiers, comme s'ils souhaitaient mourir, devenant plus téméraires et plus dangereux en été, quand les gens s'attardaient dehors la nuit, et que la rage se répandait. Elle arrivait en même temps que la chaleur, charriée par le vent de la nuit et les animaux nocturnes devenus fous: des opossums préhistoriques avec des yeux de cochon et des dents effilées qui poussaient des cris aigus dans les ruelles. Des rats sur les trottoirs en pleine journée, apathiques et hébétés. Des ratons laveurs sifflant dans les orties et les herbes hautes au bord des ruisseaux pollués des terrains de golf. Des chats sauvages, des chauve-souris tombant du ciel, des mouffettes au regard absent qui sortent des West Hills en titubant, s'étouffant avec leur langue, le coeur parcouru de frissons sous l'effet du virus qu'elles transportent, un fléau plus ancien que les villes ou la civilisation; des messagers, peut-être, envoyés par une promesse menaçante et meurtrie que nous avons trahie et laissée pour morte à l'époque où le monde n'était encore que ténèbres et océans gelés"

Kent Anderson, Chiens de la Nuit.
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