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EAN : 9781604599527
160 pages
Gallimard (28/01/2010)
3.71/5   47 notes
Résumé :
Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson, où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.

" Au commencement du monde, il y avait d'innombrables pensées, mais ce que l'on appelle une vérité n'existait pas encore. C'est l'homme qui fabriqua les vérités, et chaque vérité est composée d'un grand nombre de pensées vagues. Les vérités étaient éparses dans l'univers et voilées de beauté.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Amos Oz avait dit quelque part que c'etait ce livre qui l'avait convaincu a ecrire sur son kibbutz et ses droles de pionniers. Puis j'ai lu un peu partout que nombre d'ecrivains americains l'avaient acclame, le tenaient pour modele. Quoi de plus convaincant? Mais comme une critique (ou plusieurs?) sur ce site pestait contre sa traduction francaise, je me suis decide pour le v.o.

C'est un livre de nouvelles qui devient, page apres page, roman. Une collection d'estampes dont l'ensemble vaut beaucoup plus que la somme de chacune d'elles. 22 estampes, 22 pieces d'un puzzle, qui une fois emboitees les unes aux autres, esquissent une petite ville de province americaine du debut du 20e siecle, son mode de vie, ses relations sociales, chaque piece portrayant un de ses habitants, et des qu'on l'accole a une nouvelle piece devoile les contacts, les interferences, les relations entre elles.
Chaque piece ajoutee approfondit l'image de cette petite communaute a moitie rurale, avec ses riches et ses pauvres, ses entoures et ses esseules, qui se depetrent pour traverser des journees qui semblent toutes egales, toutes egalement alienantes, cherchant tout le temps ce qui pourrait ebouriffer une routine deprimante, cherchant a fuir cette routine, et les plus jeunes cherchant simplement a fuir, ailleurs, vers les grandes villes de la region.

Toutes ces estampes sont des portraits de gens en situation de brisure, et ce qui les unit est la figure omnipresente d'un jeune journaliste du lieu, George Willard, qui recueille des fois les confessions des uns et d'autres fois s'arrange pour etre temoin de leurs petits drames. le tout raconte par un narrateur omniscient qui nous est presente en debut du livre, dans la nouvelle "The book of the grotesque", ou un vieil ecrivain se rememore sa jeunesse, les gens qu'il avait connu alors, et decide d'ecrire ces souvenirs. “Tous les hommes et les femmes que l'ecrivain avait connus etaient devenus grotesques. Pas tous n'etaient horribles. Certains etaient amusants, d'autres presque beaux. [...] C'etaient les verites qui rendaient les gens grotesques. Chaque fois que quelqu'un s'appropriait une verite, l'appelait sa verite et tachait de vivre d'apres elle, il devenait grotesque et la verite qu'il avait embrasse devenait une faussete”.

Mais ce preambule ne predit pas la suite. Anderson traite tous ses personnages avec une grande compassion, avec beaucoup d'empathie. Aucun d'eux n'est ebauche a grande brosse. Aucun d'eux n'est archetypique. Chacun d'eux a une histoire profondement humaine a raconter, meme s'il ne trouve pas toujours les paroles pour le faire. Tous ou presque tous nous sont presentes en attente d'un changement, ou en etat de crise permanente, ou au moment ou une crise eclate, dans leurs questionnements, leurs embarras, dans leur desarroi, dans leur denuement plus souvent psychique que physique, dans leur force ou leur abattement, leurs efforts de surmonter la tempete de leurs emotions, dans leurs cauchemars, dans leurs espoirs. Et je ne peux en aucun cas inclure ici des mots comme bonte ou perversion.

Tous ces personnages deambulent dans une ville qui devient tres presente pour le lecteur. Sa grand-rue, les rues attenantes et derriere elles des ruelles pas toujours pavees, ses quelques mansions bourgeoises et ses nombreuses baraques branlantes, ses institutions: la gare ferroviere, l'hotel, l'eglise presbiterienne, le siege du journal local, la banque, quelques commerces, les bars ou on se reunit. Quittant le centre, le terrain de foire, des parages ou l'on se promene quand on sent le besoin d'intimite personnelle ou sentimentale, un petit bois, une riviere, et des fermes alentours cultivant du mais et des fraises. Une cartographie tres detaillee, un croquis qui revele l'ame d'une ville.

Les personnages s'y cotoient et plusieurs apparaissent non seulement dans la nouvelle qui leur est consacree mais dans celles d'autres. Celui qui s'immiscue presque partout est le jeune journaliste. Il n'a pas encore 18 ans et s'il ne comprend pas toujours ce qui se passe autour de lui, tout l'emeut, tout l'influence, et ne manquent pas ceux qui tiennent a lui administrer des conseils. A travers les autres nous le suivons, nous partageons ses surprises, sa confusion, ses doutes, mais aussi ses aspirations, ses joies, ses amourettes, et nous le voyons peu a peu s'affiner, s'affirmer, en un mot grandir, jusqu'a ce que dans la derniere nouvelle, qui lui est pleinement consacree, “Departure”, il quitte Winesburg pour s'eclore ailleurs. Il est devenu un homme et ce recueil de nouvelles est devenu un bildungsroman, un roman d'apprentissage ou plutot de formation. le jeune homme deviendra ecrivain, interiorisant ce que lui avait dit sa maitresse, Kate Swift: “le plus important est que tu apprennes a savoir ce que les gens pensent, pas ce qu'ils disent”, et ce que lui avait lance le reverend Curtis Hartman en un moment d'exaltation: “tous, en ce monde, sont Christ et sont crucifies”. Est-ce que le jeune homme est devenu Sherwood Anderson? Si oui, il a bien retenu que tous, en ce monde, ont une etincelle divine, que tous ont droit a sa comprehension et aucun a son mepris.

Alors? Un recueil de nouvelles? Un roman? Un grand livre en tous cas. Un livre optimiste malgre les crises qu'il met en scene. Et qui n'aura pas fait que des admirateurs mais aussi beaucoup d'enfants, beaucoup d'emules, depuis George Milburn dans les annees 30 jusqu'a Elizabeth Trout en ce 21e siecle. Je vais me pencher maintenant sur eux. Pour honorer Anderson a ma maniere.
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J'ai fait un rêve... J'ai rêvé que les éditions Gallmeister avaient réédité en Totem, et avec une nouvelle traduction de Céline Leroy ou de Laura Derajinsky (dans mon rêve, c'était une fois l'une, une fois l'autre mais avec des traductions tout aussi excellentes) le livre de Sherwood Anderson, "WINESBURG, OHIO"...

Dans la réalité, le livre de Sherwood Anderson est disponible en français dans la collection "L'Imaginaire" de Gallimard sous le titre "WINESBURG-EN-OHIO" et avec une traduction datant de... 1961 !

Et voilà où le bât blesse, parce que cette traduction de 1961 est franchement mauvaise et fait passer pour médiocre (j'exagère peut-être un petit peu) un livre encensé par des écrivains tels que Faulkner, Miller, Roth, Oz, Bradbury, Fante et j'en passe...

Pourtant ce livre avait tout pour être un coup de coeur... Il est inclassable, tout à la fois recueil de nouvelles et roman, avec des personnages qui peinent à trouver leur place dans cette bourgade de Winesburg et souffrent de la solitude.

Alors si quelqu'un pouvait souffler dans l'oreille d'Oliver Gallmeister que "WINESBURG, OHIO" est indispensable à son catalogue...
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La collection "L'Imaginaire", chez Gallimard, est vraiment passionnante. Elle permet de se procurer, à des prix raisonnables et dans une édition soignée, des textes qui ne viennent pas toujours à l'esprit et que l'on découvre avec plaisir dans un catalogue qui recense aussi bien le "Billy Budd" de Melville que des romans de J. M. G. le Clézio. En prime, parfois, un DVD - comme pour "Conts de Pluie & de Lune" de Ueda Akinari.

C'est donc dans cette collection que je viens d'achever le recueil de nouvelles le plus connu de Sherwood Anderson, auteur-phare de la littérature américaine qui influença Thomas Wolfe et John Steinbeck - pour ne citer que ces deux grands noms. "Winesburg-en-Ohio" comporte vingt-et une nouvelles se déroulant toutes dans cette petite ville du Middle West, avant la Première guerre mondiale, et comportant tout un lot de personnages récurrents. Celui de George Willard, tout jeune homme qui, dans les bureaux de la gazette locale, rêve de devenir un véritable écrivain, symbolise l'alter ego de l'auteur. Un alter ego évidemment jeune et encore bourré d'illusions mais qui, déjà, laisse percer la sensibilité unique qui lui permettra de se faire un nom dans la littérature américaine.

La nouvelle est un art difficile, peut-être plus que le roman - et le Grand Dieu Thot lui-même sait combien la voie de ce dernier, bien qu'impériale, peut se révéler traîtresse ... En ce qui relève de la nouvelle classique et n'appartenant pas à un genre précis (fantastique, policier, etc ...), mon Panthéon était jusqu'ici dédié aux "Trois M" (Mansfield, Maugham, Maupassant) et à Tanizaki. J'y fais une place ce jour pour Sherwood Anderson - croyez-moi, il le mérite.

Chez l'Américain, le non-dit ne sert à rien. Tout est expliqué, détaillé, en long et en large. Pour autant, ses nouvelles ne s'égarent pas dans un réalisme frustrant : au contraire, la poésie de ces temps révolus, où les Etats-Unis sortaient à peine de la petite-enfance, s'exprime ici de manière particulièrement délicate. On perçoit la tendresse de l'auteur envers ce petit monde qu'il fixe par l'encre et le papier afin de le sauver du néant, et cette tendresse ressuscite en nous ce qu'il y avait de plus lumineux, de plus doux, de plus aimable dans notre enfance : une bouffée de parfum qui, à peine remontée à notre mémoire olfactive, disparaît à nouveau dans les limbes du souvenir, l'éclat d'un rayon de soleil sur un mur bleu, que nous contemplions en rêvant (mais à quoi, déjà ?) dans notre lit d'enfant, la voix de notre grand-mère s'échappant par la porte de la cuisine, à la suite de l'odeur du café au lait, le pépiement du canari dans sa cage brunie par le temps, ce calme prodigieux des dimanche-matins, sur le chemin de l'église, la tarte aux pommes qu'on achetait ce jour-là et seulement ce jour-là ... Peu d'écrivains, qu'ils soient nouvellistes ou romanciers, sont capables de vous faire revivre tout cela en vous invitant dans leur univers. Pour moi, il n'y a eu que Proust, Mansfield, Joseph Roth ... et Sherwood Anderson.

Son style, fluide, imagé - et presque aérien - creuse au plus profond du sentiment, de l'émotion, du personnage. Anderson veut comprendre mais il veut aussi que son lecteur comprenne. Il délaisse la suggestion et le non-dit, techniques si fréquentes dans la nouvelle, ou plutôt, il repousse leurs limites, ce qui caractérise plus souvent la méthode du romancier. C'est, selon moi, ce qui fait la spécificité mais aussi la puissance de cet auteur. Une puissance qui ne s'impose pas comme une masse mais qui nous encercle peu à peu, mine de rien, presque en se jouant, et nous retient pour toujours.

A lire et à relire sans modération. ;o)
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Je résume d'abord deux nouvelles du recueil.
Dans "The Book of the Grotesque", un vieil écrivain fait venir un menuisier pour rehausser son lit. Puis la nuit y voit en rêve toute les personnes qu'il a connues devenues "grotesques". Il en écrit un livre jamais publié, "The Book of the Grotesque". L'idée lui vient : au début du monde il n'y avait que des idées et pas une seule vérité. Les hommes ont fait des idées absconses des vérités et en sont devenus grotesques. L'idée l'obsède de plus en plus et il devint devient grotesque lui aussi. Quant au menuisier…
Dans "Hands", seul George Willard, le reporter du "Winesburg Eagle" côtoie un peu Wing Biddlebaum. Ancien instituteur, il avait l'habitude de caresser les cheveux de ses élèves. Il est accusé de pédophilie et manque de peu d'être lynché. Depuis, à Winesburg, ses mains bougent sans cesse et il n'arrête pas de les contrôler.
Le "grotesque" est une des caractéristiques que l'on retrouve fréquemment dans la littérature "sudiste". La nouvelle d'Anderson l'illustre très bien. le recueil est plein de personnages qui ont des passions secrètes, d'ex-centriques. Lecture facile et agréable.
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Curieux livre constitué de 22 nouvelles qui au final, s'imbriquent les unes dans les autres, en tournant toujours autour d'un personnage principal : George Willard.

La première nouvelle est intitulée 'le livre du grotesque' et porte bien son nom. Elle préfigure une mise en scène dans les nouvelles suivantes de galeries de 'grotesques'. Ils se passent peu de choses dans cette petite ville, tout étant centré sur l'analyse psychologique des personnages, la plupart étant des aliénés de la vie.

Les portraits sont très bien dressés, tout comme la description d'une petite ville du Midwest du fin du 19ème siècle. Cependant, je dois bien avouer que cela ne m'a pas transporté. J'en attendais plus, surtout au vu des éloges d'auteurs prestigieux tels que Hemingway, Faulkner et surtout Thomas Wolfe que j'apprécie tout particulièrement (celui de Look Homeward Angel).

Je l'ai donc plus lu sous l'angle 'documentaire de la vie à cette époque en cet endroit' que pour l'écriture en soi. Il faut dire aussi qu'il ne s'y passe pas grand chose... Peut être un problème de traduction comme soulevé par un autre lecteur de Babelio?







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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
[...] ... "Eh ! bien donc, j'étais alors un reporter comme vous, passant mon temps à courir et trouvant peu de chose à faire imprimer. Ma mère était pauvre. Elle avait pris le métier de blanchisseuse. Elle rêvait de me voir devenir un ministre presbytérien et je dirigeais mes études dans ce sens.

Mon père était devenu fou plusieurs années auparavant. Il était enfermé dans un asile de Dayton, en Ohio. Là, vous voyez que j'ai laissé échapper mon secret. Toute l'histoire s'est passée en Ohio, dans notre Ohio. Voilà une clef pour vous, si jamais vous voulez une clef pour me démasquer.

Je vais maintenant vous parler de mon frère. C'est l'objet que je vise. Mon frère était peintre de la compagnie de chemins de fer et avait du travail au "Gros Quatre", vous savez, la voie ferrée qui traverse l'Ohio. Ses compagnons et lui vivaient dans une roulotte et allaient de village en village pour peindre ce qui appartenait aux chemins de fer : les aiguilles, les barrières, les ponts et les stations.

Le Gros Quatre peint toutes ses gares en un vilain orange. Comme je détestais cette couleur ! Mon frère en était toujours couvert. Les jours de paie, après s'être enivré, il rentrait chez nous dans ses vêtements tachés de peinture, muni de son argent. Il ne donnait pas cet argent à ma mère, mais le déposait en pile sur la table de la cuisine.

Il se promenait de long en large avec sa blouse couverte de la vilaine couleur orange. Je revois la scène. Ma mère, qui était petite et avait des yeux un peu rouges, à l'expression mélancolique, sortait d'un petit hangar attenant à la maison. C'était là qu'elle passait toutes ses heures, courbée sur un baquet, à laver le linge sale des autres. Elle entrait et s'arrêtait devant la table, frottant ses yeux rouges avec son tablier tout humide d'eau savonneuse. ... [...]
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[...] ... Il faisait froid dans la pièce du clocher, en cette nuit de janvier, et Curtis Hartmann sentit, presque aussitôt après y être arrivé, qu'il prendrait mal en y restant. Ses pieds s'étaient mouillés dans la neige et il n'y avait pas de feu pour les sécher. Dans la chambre de la maison voisine, Kate Swift [la femme qu'espionne en secret le révérend] ne se montrait pas encore. Avec une résolution farouche, l'homme s'assit pour attendre. Agrippant le bord du pupitre où s'ouvrait la Bible, il regardait les ténèbres d'un oeil fixe, plongé dans les plus noires pensées qu'il eût jamais nourries. Il songea à sa femme et, pour un instant, fut sur le point de la haïr : "Elle a toujours eu honte de la passion et m'a frustré," pensa-t-il. "L'homme a le droit d'attendre de la femme la vivante passion et la beauté. Il n'a pas le droit qu'il est un animal. J'ai en moi un peu de l'âme grecque. Je rejetterai cette femme de mon sein et en rechercherai d'autres. Je m'attaquerai à [Kate]. Je veux braver tous mes semblables. Si je suis une créature de désirs charnels, je donnerai satisfaction à ces désirs."

Bouleversé, le ministre tremblait des pieds à la tête, en partie à cause du froid, en partie à cause de la lutte morale qu'il soutenait. Les heures passèrent et la fièvre assaillit son corps. Sa gorge était douloureuse, ses dents claquaient. Sur le parquet de la pièce, ses pieds lui donnaient l'impression d'avoir été changés en blocs de glace. Cependant, il ne voulait pas abandonner la partie. "Je verrai cette femme et me livrerai aux pensées que je n'ai jamais osé avoir," se dit-il, agrippant toujours le bord du pupitre et attendant. ... [...]
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Il avait alors quarante-cinq ans et avait déjà commencé à remplir ses poches de bouts de papier, qui devenait des boulettes dures et puis étaient jetés....
Sur les papiers étaient écrites des pensées -- des fins de pensées, des commencements de pensées.
Une par une, l'esprit du docteur Reefy les avait forgées. Lorsqu'elles étaient assez nombreuses, il en tirait une vérité, qui atteignait dans son cerveau des proportions gigantesques. Cette vérité lui voilait l'univers, puis elle s'évanouissait pour faire place aux petites pensées.
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L'histoire de Wing Biddlebaum est l'histoire de ses mains. C'est leur activité incessante, semblable au battement d'ailes d'un oiseau captif, qui lui valait son prénom (1). Quelque obscur poète de la ville en avait eu l'idée. Ces mains-là inquiétaient leur propriétaire. Il se sentait forcé de les tenir cachées, et contemplait avec étonnement les mains tranquilles et inexpressives des hommes qui travaillaient à côté de lui dans les champs, ou qui conduisaient sur les routes de campagne de somnolents attelages.
(1) Wing veut dire aile.
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...mais la jeune fille ressemblait aux gens qui ont découvert la douceur des pommes ridées, elle ne pouvait plus fixer son esprit sur le fruit rond et parfait que l'on mange dans les appartements des villes.
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