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EAN : 9782378800765
Éditeur : L' Iconoclaste (21/08/2019)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 388 notes)
Résumé :
En 1954, dans un village de montagne entre la France et l'Italie, Stan, un paléontologue bientôt à la retraite, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques, auxquels il propose de le rejoindre pour réaliser le rêve qui l'obsède : retrouver le squelette d'un supposé dinosaure pris dans la glace. Mais cette quête initiale se transforme au cours de l'ascension en une expérience inattendue.
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Critiques, Analyses et Avis (169) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  20 octobre 2019
« Un jour Stan partira aussi, patience ! »
Stan a attendu près de cinquante ans avant de se lancer à l'assaut de son rêve ; avant de tordre le cou à la grisaille de la vie quotidienne, de fuir sa vie de taupe tranquille ; avant de tenter le tout pour le tout, et de transformer sa vie molle, terne et sans saveur en quelque chose de grandiose, de lumineux.
C'est une petite fille, de celles qui croient encore aux fées et au Père Noël, qui racontera de sa voix aigrelette à Stan, paléontologue brisé par les illusions perdues, un conte immense : dans une grotte coincée entre deux glaciers alpins, se trouve le squelette d'un gigantesque dragon.
Et le vieux Stan la croira. Il croira à cette improbable histoire juste parce qu'elle est belle.
Quel extraordinaire roman !
Un roman sur la force des songes, sur la valeur de l'amitié, sur la rancoeur et le désenchantement qui pèse sur les épaules à mesure que l'on avance dans la vie. Un roman sur les blessures de l'enfance qui jamais ne se cicatrisent. Un roman plein de nostalgie et de rires qui parle d'une maman avec ses yeux d'Amérique pour qui l'on eut décroché la lune.
On referme ce livre le coeur lourd, mais heureux d'avoir accompagné Stan et ses trois compagnons dans cette quête immense et vaine. Et l'on se dit aussi que tous, avant qu'il ne soit trop tard, nous avons quelque part dans nos rêves, dans nos coeurs, un gigantesque squelette de dragon à découvrir.
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Kirzy
  18 août 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #3 °°°
« Si nous ne sommes pas capables de croire à une histoire juste parce qu'elle est belle, à quoi bon faire ce métier ? »
En 1954, Stan est paléontologue. Il a organisé une expédition secrète aux confins d'un glacier alpin pour retrouver le squelette d'un dinosaure de type apatosaure ou brontosaure, simplement parce qu'une fillette lui a montré un os fossile de « dragon » et lui a raconté l'histoire de son découvreur. Une belle histoire donc.
C'est l'histoire d'une passion, d'un rêve. Une histoire qui a un petit goût de Jules Verne avec le récit de l'expédition à la recherche du squelette enfoui, elle joue avec le suspense pour savoir s'il existe ou pas, va être retrouvé ou pas.
Mais ce n'est pas dans cette direction que va Jean-Baptise Andrea, ou alors à la marge. Ce qui intéresse l'auteur, c'est le voyage introspectif, humain et quasi métaphysique que va constituer ce voyage au centre du glacier.
A mesure que les aventuriers avancent, le temps se dilate comme le titre le suggérait. A mesure que les épreuves s'amoncellent, les souvenirs refluent et éclatent comme des bulles : le premier trilobite, le chien Pépin, le seul et unique amour jamais consommé, le père redouté, la mère tant aimée, les déchirements d'une vie, ses regrets. Ces fragments d'une vie replacent l'homme à sa contingence temporelle face au défi que représente la quête d'un fossile qui surgirait après cent millions d'années.
Et à mesure que le temps se dilate, l'espace se compresse en un huis clos, celui du glacier. Un acteur à part entière, qui vit, avance, grossit au fil des saisons, fait peser une menace de plus en plus pressante. C'est lui qui fait sombrer le récit dans la folie existentialiste. Stan est un être libre, il se définit par ses choix, il définit lui-même le sens de sa vie et ce sens, c'est la quête du squelette qui la, envers et contre tous et tout, mais libre avant tout.
Je n'ai pas lu le premier roman de Jean-Baptiste Andrea, Ma Reine, je découvrais donc sa plume et l'ai grandement appréciée : poignante, vibrante, très visuelle et donc très généreuse pour le lecteur qui assiste en spectateur ému à l'emprise du temps et du glacier sur Stan et son rêve. Les cinquante dernières pages sont sans doute les plus belles et les plus fortes, entre lyrisme et nature writing. On a senti qu'elles arriveraient ainsi, avec cette issue, mais cela n'a en rien enlever à l'émotion qu'elle libère.
A paraître le 21 août 2019
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Cannetille
  12 octobre 2019
Juillet 1954. Les récits d'un vieil homme aujourd'hui décédé ont convaincu Stan, paléontologue français d'une cinquantaine d'années, qu'un exceptionnel spécimen de squelette de dinosaure est caché dans une grotte, à proximité d'un glacier du massif des Dolomites, entre France et Italie. Se basant sur les maigres indices en sa possession, il entraîne trois hommes : son meilleur ami et scientifique Umberto, l'assistant de ce dernier, Peter, et un guide de haute montagne, Gio, dans une expédition de plusieurs semaines dont il espère enfin le couronnement de sa carrière.

Quel enchantement que ce livre ! C'est d'abord la beauté de l'écriture, le juste choix des mots, la poésie et l'humour des tournures, qui sautent aux yeux dès les premières pages. Puis, très vite, on se retrouve en apnée, embarqué dans une aventure dont l'issue dépendra autant des lois de la haute montagne, que des personnages venus dans cet implacable et dangereux huis-clos chargés des fantômes de leur passé.

Le récit, court et intense, est mené avec une efficace sobriété, dans un impitoyable enchaînement dont la fatalité et l'ironie se retrouvent jusque dans le titre, et où l'émotion, embusquée au plus profond des protagonistes, finira par prendre le lecteur à la gorge.

Récit d'aventure faisant la part belle à la montagne, cette histoire est aussi celle de la poursuite d'un rêve, le rêve de l'enfant blessé par la vie que fut Stan, et que l'adulte qu'il est devenu tentera finalement de réaliser à tout prix. Car quelle est la plus grande folie : perdre le sens de son existence en renonçant à ses rêves, ou risquer sa vie pour les réaliser ? Un livre coup de foudre, bien au-delà du coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Kittiwake
  03 septembre 2019
La colère d'un enfant peut être à l'origine d'une vocation. Lorsque la violence de son père l'a une fois de plus atteint au plus profond de lui-même, Stan a brisé d'un coup qui contenait toute sa colère une roche, qui lui a offert ce qu'elle contenait en son coeur : un fossile d'ammonite. Cadeau inespéré, porteur d'un espoir fou, celui de se sortir de la ferme familiale, malgré les projets paternels.
Le temps a passé, Stan s'est installé dans son rêve d'enfant, avec les désillusions que sa réalisation apporte inévitablement. La vie de chercheur en paléontologie n'est pas faite que d'aventures exploratoires. Et pourtant, le décès du concierge de l'immeuble où il loge va l'entraîner sur la piste d'un squelette mythique, dont la mise à jour pourrait réaliser ses voeux les plus chers.
L'expédition est un vrai challenge, les indications sont très imprécises et les aléas météorologiques compliquent la prospection. Et pourtant, comme toujours, le but du chemin n'est-il pas le chemin?
Très belle écriture pour ce récit sensible. le sujet est grave, la souffrance accompagne l'enfance, jalonne le chemin, mais le récit reste lumineux, et l' émotion surgit au détour des pages.
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palamede
  13 novembre 2019
Stan, un paléontologue en fin de carrière, croit en l'histoire folle d'un dinosaure qu'un vieux concierge, désormais mort, aurait découvert dans sa jeunesse au pied d'un glacier du Mercantour Argentera, frontalier de la France et de l’Italie. Dévoré par sa soif de savoir, Stan entraîne un ami scientifique et son assistant dans un périple invraisemblable à la recherche du squelette du diplocidé, un géant qui s'ils le trouvent pourrait bien faire entrer leurs noms dans l'Histoire...
Croire une histoire juste parce qu'elle est belle, ou désirer que nos rêves deviennent réalité. Accomplir un acte qui laissera de nous une trace, ou réparera ce qui un jour nous a blessé. Que cherchons-nous au juste ? Jean-Baptiste Andrea le dit avec poésie et un brin d'humour, c'est le destin l'homme, peu importe qu'il faille pour cela gravir une haute montagne, que le prix à payer soit exorbitant, que la folie ne soit pas loin, il faut entreprendre un voyage à la recherche d'un graal, pour en chemin avoir une chance de trouver une justification à son existence et faire taire ses démons.
Il est probable que je n'oublierai pas cette formidable balade au coeur de la nature et des hommes. Merci à Jean-Baptiste Andrea, à qui bien sûr je laisse les derniers mots : « Youri disait toujours que le destin d'un homme est de partir. Que ceux qui ne partent pas ne trouvent jamais de trésor. D'ailleurs c'est ce qu'il a fini pas faire. »
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critiques presse (2)
Actualitte   18 septembre 2019
Accrochez-vous ! Vous êtes partis pour un voyage dont vous vous souviendrez : Jean Baptiste Andréa nous a concocté un petit roman sensationnel qui va vous faire passer par tous les sentiments, toutes les sensations et toutes les humeurs : une promesse de lecture palpitante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   13 septembre 2019
Jean-Baptiste Andrea signe un conte aussi étrange que fascinant, racontant l’improbable recherche d’un paléontologue dans les sommets italiens.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (201) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   13 octobre 2019
J'ai pensé à leur rencontre. J'ai frotté mes parents comme du cuivre ancien pour en effacer le noir. Redressé leur têtes, aminci leurs corps, rallumé leurs yeux. Ils avaient dû s'aimer l'espace d'un instant, quand ils avaient tournoyé sous les lampions du 14 juillet, à moins qu'ils ne soient restés fixes pendant que le reste se mettait à tourner. Ton père était beau, avait dit ma mère, et il était doux, et il dansait comme un dieu. J'ai pensé à leur rencontre mille fois, le plus souvent la nuit, quand j'avais l'impression d'étouffer. Il fallait qu'ils se soient aimés, sinon quelle raison j'avais d'exister, moi, de respirer, de prendre la place d'un autre ? Mais alors, il était parti où, cet amour ? Je l'ai cherché sous mon lit, dans les murs froids, dans la forêt, dans les yeux de ma mère puis dans ceux d'autres femmes, et j'ai fini par comprendre qu'il s'était changé en pierre. Elle avait dû rouler quelque part, passer par le trou d'une poche, et peut-être même qu'ils l'avaient un peu cherchée, mais va-t'en retrouver une pierre dans la caillasse du monde.
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Eric76Eric76   08 octobre 2019
C'est un pays où les querelles durent mille ans. La vallée s'y enfonce, s'égare comme un sourire de vieillard. Tout au fond, pas loin de l'Italie, un cyprès immense cloue le hameau à la montagne. Les maisons font cercle, se bousculent et tendent leurs tuiles brûlantes pour le toucher. Les ruelles sont si étroites qu'on s'écorche les épaules à les parcourir. Ici, la place est rare et la pierre la convoite. A l'homme, elle ne laisse que des miettes.
Le village ressemblent à la photo que j'ai vue, floue, bue par du mauvais papier. L'épingle verte du cyprès et tout autour, un grand battement ocre de papillon agonisant. Derrière une vingtaine de cigarillos, des faciès de calcaire me dévisagent avec curiosité. Au milieu d'eux, membre à part entière de la communauté, un âne allonge sa tête curieuse. Le maire s'est avancé, main tendue et sourire de chicots.
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Eric76Eric76   09 octobre 2019
La nuit est tombée, l'air s'est allégé. Umberto fredonne une mélodie traditionnelle sans s'en rendre compte. Des points de feu scintillent derrière nous sur les pentes - ce sont les bergers que nous avons vu à distance durant la journée. Silhouettes longues et massives, ils ont répondu à nos saluts d'un geste qui ressemblait à une bénédiction.
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Eric76Eric76   12 octobre 2019
Il n'y a rien à faire, rien d'autre que d'attendre. La combe, autour de nous, est un bloc d'obsidienne. Le silence est absolu, il nous emplit la bouche et nous colle aux dents. Nous sommes la seule trace de vie dans un monde de prière. Même notre feu brûle en silence pour ne pas déranger.
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CetsakCetsak   15 septembre 2019
Je suis parfois maladroit. Blessant, bourru, bête même. Empoté et désespérant. Mais je ne suis pas un mauvais bougre. J’ai la gentillesse ébouriffée des abeilles, je pique parfois sans m’en rendre compte la main qui approche, parce que je crois par habitude qu’elle va m’écraser. J’aimerais que vous le sachiez.
- On le sait Stanè. On le sait.
Foutue prune qui fait parler à voix haute les hommes pudiques.
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