AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Éditeur : Bibliothèque Russe et Slave (12/02/2013)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le Mur, fable symbolique, fait frissonner : un mur inébranlable se dresse avec cruauté devant des lépreux et des affamés se pressant à ses pieds et leur interdit l’accès à une vie heureuse. Ils représentent l’humanité dans sa lutte pour le bonheur et la liberté.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Ambages
  21 avril 2017
« (…) et le mur se dressait en une masse invincible »
Tout est dit. On espère toujours mais il y a ce mur. Une nouvelle magnifique et pourtant si courte, les mots sont très puissants. On est embarqué dans cet univers de désolation, subjugué par le rire satanique de la nuit. Ici même les montagnes sont chauves ! le vent souffle et l'homme a peur, terrifié en écoutant « quelque chose d'énorme se mouvoir dans les profondeurs de la terre et gronder sourdement en demandant la liberté. »
« plus terrible que la colère de la nuit et que le rire cruel du mur »
J'ai tout particulièrement apprécié le style de l'auteur. Quand il donne vie aux éléments « la nuit pleurait des larmes de repentir et soupirait péniblement », quand l'inébranlable prend corps et devient mouvant, quand l'immobilité sous la force des mots se fait violente, accentuant d'autant le contraste avec les êtres humains « ces dos étaient immobiles et sourds », qui perdaient toutes leurs caractéristiques vitales.
« Et la nuit s'indignait de notre manque de courage et de notre lâcheté ; elle se mettait à rire d'une manière menaçante, secouant son ventre gris tacheté, tandis que les vieilles montagnes chauves accompagnaient de leur écho ce rire satanique. Tout égayé, le mur lui répondait d'une voix retentissante et folâtre, il laissait tomber sur nous des pierres qui nous meurtrissaient la tête et nous déchiraient le corps. Ainsi s'amusaient ces géants, et ils s'appelaient entre eux. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          292
ninamarijo
  26 octobre 2015
A 20ans Léonid Andréïev écrivait : « je voudrais que l'homme palisse de terreur en lisant mon livre que celui-ci soit pour lui comme une drogue, comme un cauchemar, terrifiant … ». Dans cette étrange, angoissante et macabre nouvelle, en dix pages exactement Léonid Andréïev nous met « KO »!
Un grand symbole, « le Mur », obstacle devant lequel rampe des lépreux en mal de bien-être, bonheur et liberté.
Un peuple sombre et inquiétant, ces déshérités qui se se débattent dans la cruelle nuit devant le mur infranchissable lançant ses pierres et se gaussant de rire : « la nuit ne nous quittait jamais, elle ne s'en allait jamais derrière les montagnes, pour en revenir forte, calme et très noire. C'est pourquoi elle était si fatiguée, si haletante et maussade. Elle était mauvaise ». Cependant un mince espoir s'infiltre dans ce sombre récit : « Chaque cadavre n'est-il pas une marche qui mène au sommet ? ... couvrons la terre de nos cadavres… Et s'il n'en reste qu'un, celui-là verra le monde nouveau ».
Merci à la Bibliothèque Russe et Slave pour cette belle découverte.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   21 avril 2017
La nuit noire soupira profondément, et, semblable à la mer que saisit l’ouragan pour la lancer contre les rochers de toute son énormité hurlante et lourde, le monde visible tout entier s’agita. Par milliers, des poitrines tendues et furieuses vinrent heurter le mur. Très haut, jusqu’aux nues qui se mouvaient pesamment, jaillit une écume sanglante qui les colora ; elles devinrent ignées et terribles, et projetèrent une lueur rouge en bas, là où quelque chose de petit, de noir, de féroce, mais de monstrueusement nombreux existait, grondait, faisait du bruit. Avec une lamentation qui glaçait le cœur et qui était pleine d’une douleur indicible, ce quelque chose se retira, et le mur restait là, inébranlable et silencieux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
ninamarijoninamarijo   25 octobre 2015
La nuit s'indignait de notre veulerie, de notre lâcheté, elle éclatait d'un rire menaçant qui faisait tressauter sa panse grise et tavelée, et les vieilles montagnes chauves étaient gagnées par ce rire satanique. Le mur, saisi d'une sinistre hilarité, lui faisait écho et hululant, il nous lançait malicieusement des pierres qui broyaient nos têtes et écrasaient nos corps.
Commenter  J’apprécie          120
Videos de Leonid Andreïev (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Leonid Andreïev
Le Mur, fable symbolique, fait frissonner : un mur inébranlable se dresse avec cruauté devant des lépreux et des affamés se pressant à ses pieds et leur interdit l’accès à une vie heureuse. Ils représentent l’humanité dans sa lutte pour le bonheur et la liberté. Lecture de Judith Beuret.
autres livres classés : littérature xixè siècleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Freud et les autres...

Combien y a-t-il de leçons sur la psychanalyse selon Freud ?

3
4
5
6

10 questions
249 lecteurs ont répondu
Thèmes : psychologie , psychanalyse , sciences humainesCréer un quiz sur ce livre