AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782265033344
Éditeur : Fleuve Editions (01/06/1986)
3.07/5   7 notes
Résumé :
La femme ne semblait pas s'être vraiment rendu compte du travail de bûcheron qui avait fendu son corps en deux. Elle baissa la tête, ses mains baguées s'avancèrent avec précaution vers les bords évasés de son bas-ventre. Elle ne cria que lorsqu'elle reçut dans les doigts le débordement tronçonné des intestins.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
greg320i
  25 septembre 2014
Vous souvenez-vous il y a quelque temps déjà de ma critique de 'L'Enfer du rêve ' ? Où le gentil Graham Joyce -notre auteur doux comme un agneau au pays de la terreur-nous faisait trembler des rémanentes répétitions du réveil à l'infini ?
Et bien là c'est pareil ,,, en mal
pire que ça, bien pire.. très mal ,
Cauchemardesque ! Et encore,, là c'est moi qui suis gentil .
' GORE ' le grand mot résonne encore comme un coup de hache porté sur une tête , tel un éventrement digne d'un boucher ,pareil à une folie furieuse de besoin de sang, d'hémoglobine à perfusion . Je dirai même semblable à l'appétit mordant très salissant de l'auteur .
Qui est-il d'ailleurs ?
Je vous le présente : Jean-Pierre , Andrevon de son nom , français par excellence, saigneur pour la peine dans les states très fermés et surtout reclus, perdus perclus , pendus de la catégorie Gore.
Et oui , surprenant n'est ce pas qu'un simple écrivain puisse en venir jusque là : se mettre un tablier sale et vous charcuter des victimes qui n'avait rien demander . Vous flanquer 155 pages de décor où nul n'en réchappe, pas même vos intestins .
Effrayant de réalisme, effroyable hymne à la terreur, l'auteur sort les griffes de la nuit, nous assassine mère, patron, copain-copine et tout ce qui passe dans le giron ..

Jean-Pierre, mon cher ! Ça ne tourne pas rond ??
Qu'il faille lire autant d'insanités passe encore ( c'est le but de la collection ) mais là franchement mon bon vous m'étonnez . Vous détonnez je dirai même . Vos écrits d'ordinaire si science fiction semble si loin derrière vous ..

Ouhh, car derrière ce titre si sanglant , votre cours de biologie appliqué est léché de détails croustillant , tel l'écheveau de gros vers gris tombant de la cavité béante de graisse palpitante . Je ,,
Oups! j'entend de légère régurgitations,? Pardon pour la surprise .
Je vous avez prévenu , n'importe quel individu de nos jours est capable de se transformer l'espace d'un livre en maniaque sanguinaire,, tortionnaire libérateur de toutes ses envies refoulés caché dans de sombres côtés noirs.
Autant ça fait peur, autant ce n'est PAS de l'horreur !
Et je tiens à le préciser, à l'exciser à bien séparer mon domaine préféré de ce type de livre . En gros à ouvrir s'il le faut - non pas un corps,,- une parenthèse géante , une sorte d'exutoire pour distinguer les genres .
L'horreur voyez-vous , bandes de voyous, c'est moi , c'est vous !
C'est le quotidien incertain de tout ce qui nous arrive de pire, d'invraisemblable
C'est aussi de constater qu'on ne sait plus distinguer l'horreur,la vraie :
A contrario du scénario Gore qui tâche et vous relâche vos intestins de façon absurde par n'importe quel prétexte ; l'honneur d'un texte bien soigné dans la saignée, signé par un auteur de qualité est une tâche difficile , mais également utile de savoir la reconnaitre afin d'y échapper .
Sans le mal , où se situe le bien ?
Sans Horreur , y'a t-il vraiment une reconnaissance de bonheur ?

Bref, refermons nos théorèmes sur cela.
Ouvrons plutôt ( OUI OUVRONS PLUTO HAHA!!) nos oreilles de mickey sur les cris qui vont s'échapper encore de ces cauchemars de sang.
..Je crois que le héros va se réveiller à nouveau , tuer encore, , dormir ,, puis ouvrir ses victimes en gore, en gore ,,

Collection Fleuve Noir : forcément après tout ce sang noirâtre qui a coulé,,
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          374
Fab72
  19 juillet 2014
En 1986, Jean-Pierre Andrevon, figure de la science-fiction française, faisait son entrée dans la collection Gore avec ce numéro 26, « Cauchemars de sang ».
Gino, 19 ans, mène une vie misérable, succession de périodes de chômage et de boulots précaires. Il vit chez sa mère alcoolique. Son patron actuel, garagiste, lui crie dessus toute la journée. le roman commence alors qu'il fait un cauchemar dans lequel il mutile sa mère avec un couteau dans sa cuisine. le lendemain, il fait un autre cauchemar dans lequel il massacre son patron sur son lieu de travail avec une clef anglaise puis le brûle avec un chalumeau. A chaque fois, les cauchemars paraissent réels et Gino se réveille avec un mal de tête persistant. Puis c'est un couple de copains qu'il embroche et éventre à l'aide d'un tisonnier pointu alors qu'ils font l'amour dans un terrain vague. Sauf qu'à son réveil, Gino apprend qu'ils ont bien été massacrés. Réalité et cauchemars se mêlent. Gino est plus paumé que jamais…

Raconté comme cela, le récit ne parait pas exceptionnel mais grâce à son savoir-faire, l'auteur, nous offre un roman plein de suspense. D'où vient le ricanement que Gino perçoit avant chaque cauchemar ? Qui est ce petit vieux habillé de noir qu'il voit (rêve) ? Les cauchemars et les réveils de Gino sont particulièrement bien décrits. Les scènes gore (le livre n'en manque pas), très précises, sont impressionnantes :

« Il avait tellement frappé la vieille femme que son corps en tonneau était ouvert en deux, de la gorge au bas-ventre, à la manière d'un boeuf à l'abattoir. En haut du thorax, à travers le ricanement jaune des côtes, la matière spongieuse des poumons éventrés laissait filtrer des grappes de bulles rosâtres qui explosaient à mesure qu'elles germaient. le coeur se voyait sous l'enveloppe déchiquetée du poumon gauche, un fruit vernissé, qui se rétractait encore. Sous la masse grumeleuse du foie cirrhosé, entre des falaises de graisse palpitante, un écheveau de gros vers gris s'était dénoué, pour venir ramper hors de la cavité béante… ».

C'est un excellent roman, avec, notamment, une fin très réussie. A noter que l'illustrateur Dugévoy, visiblement en pleine forme, signe ici, la couverture la plus gore de la collection. Âmes sensibles s'abstenir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
BananaBread
  07 septembre 2019
J'ai eu du mal à terminer ce livre qui est pourtant court. Dans ce petit roman, Jean-Pierre Andrevon explore la thématique du cauchemar et de la perte de repères entre le rêve et la réalité. L'idée de base est bonne, mais je n'ai pas réussi à y croire, ni a être prise dans le suspens. Je pense que cela est dû au fait que le récit est très prévisible. Les scènes gores m'ont semblé artificielles, un peu "gratuites" et répétitives. Ce n'est pas la première fois que je lis des romans de Jean-Pierre Andrevon et j'ai vraiment du mal avec son style d'écriture. le vocabulaire et les métaphores utilisées sont très redondantes tout au long de ces oeuvres (même s'il a globalement beaucoup de vocabulaire, ce qui rattrape un peu).
Du même auteur, j'ai largement préféré "Zombies, un horizon de cendres" et "Le monde enfin".
Commenter  J’apprécie          00


Videos de Jean-Pierre Andrevon (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Andrevon
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
+ Lire la suite
autres livres classés : goreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le passager de la maison du temps

Comment s'appelle le héro ?

Luc de Melun
Jean-Pierre Andrevon
Mathis Haug
Julie Fuchs

5 questions
2 lecteurs ont répondu
Thème : Le passager de la maison du temps de Jean-Pierre AndrevonCréer un quiz sur ce livre