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EAN : 9782843445392
608 pages
Éditeur : Le Bélial' (16/11/2013)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Véritable best of des récits de science-fiction de Jean-Pierre Andrevon, "Demain le monde" réunit une sélection de vingt-deux des meilleures nouvelles et novellas de l'un des auteurs les plus prolifiques de l'imaginaire francophone, et le plus abondamment publié dans la mythique collection "Présence du Futur". Une anthologie composée par Richard Comballot, à qui l'on doit au Bélial' l'élaboration du recueil "L'Accroissement mathématique du plaigir" de Catherine Dufo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
idevrieze
  26 décembre 2013

Avant de se pencher sur les nouvelles : mais pourquoi ce livre ?
Oui, pourquoi me lancer encore dans un recueil de nouvelles? Pourquoi choisir ce recueil en particulier? Pour beaucoup de choses, j'ai envie de dire. Tout d'abord, pour un côté extrêmement futile : la couverture. Philippe Cazo a en effet fait un excellent travail sur cette couverture qui à elle seule est une oeuvre d'art. Cette illustration associée au titre du livre me parle, me fait dire que l'auteur en a à nous dire. Ensuite, les Editions du Bélial dont je n'attendais qu'une excuse minime pour tester un de leurs livres. En effet, je suis fondue de Science-fiction, surtout si elle est française. Cette découverte de cette maison vient du magasine Bifrost qui fait découvrir énormément de nouvelles.
Et oui, cela fait déjà beaucoup... Mais nous n'avons pas encore parlé de Jean-Pierre Andrevon et de sa plume. Pourtant, je l'ai déjà testé avec Un Horizon de cendres et j'ai connu rarement ces moments où votre coeur semble battre au même rythme que les mots de l'auteur. Aussi, vous aurez ici une chronique de chaque nouvelle. Et encore un mot : mettez ce livre dans votre bibliothèque et lisez-le sans modération !

Les lendemains qui déchantent, préface par Richard Comballot.
Aussi je commence par cette préface écrite par Richard Comballot, venu gentiment nous parler de Jean-Pierre Andrevon. J'ai eu le sentiment d'écouter une personne venue me parler d'un ami. Il t a de suite une certaine intimité qui se crée dans le partage des expériences passées avec une personne. On néglige souvent la portée d'une préface et si par malheur vous avez tendance à les sauter, n'en faites rien ici, elle vous prépare à la lecture des nouvelles.
Vous avez le récit de la vie artistique de Jean Pierre Andrevon par une de ses connaissance qui est passionnée par son oeuvre et cela se sent. Si vous avez envie d'apprendre des choses sur les idées de l'auteur, sur sa vie, sur son oeuvre, vous aurez là un excellent résumé à lire absolument.

La réserve
Commençons par le récit de la vie de Kitti Pritti, qui semble être une jeune femme préhistorique qui vit de chasse et de pêche et qui s'inquiète pour son bébé. le mode de pensée est réellement primaire, ainsi que la désignation des choses. Comme d'habitude, on retourne sur la couverture pour vérifier si c'est bien de la Science-Fiction. Mais oui car un couple d'humains qui nous ressemblent (niveau mode de pensée) arrivent et vont visiter une réserve.
C'est une réserve d'êtres humains, les originaux. Car ceux qui nous ressemblent sont en fait des mutants, une espèce évoluée qui a plus de deux yeux, des écailles, des déformations (une guerre atomique est intervenue ?) Et les humains que l'on juge préhistoriques, ce sont nous, tels des Adam et Eve , des êtres naturels de Rousseau.
On se demande comment on est arrivé là. Pourquoi les hommes nouveaux n'ont pas de respect pour ces ancêtres (pensons à nos réactions devant des enclos de singes par exemple). Bref, une nouvelle qui en dit énormément.

Un nouveau livre de la jungle des villes.
Cette nouvelle est en soit un véritable joli conte. Imaginez, un petit garçon qui est recueilli par des robots (sensés ne rien ressentir et ne rien comprendre). Ensuite, il va retourner vers sa famille d'origine pour retrouver ensuite ses robots chéris. C'est réellement le dilemme entre la famille de sang et la famille d'adoption que nous avons là. Nous ne sommes pas ce que nous dicte notre sang mais nous sommes plutôt comme on nous a élevés.
C'est toujours une vision aussi noire de ce que les humains laissent comme héritage auprès de leurs générations futures. J'ai l'impression que l'on garde une vision très pessimiste de l'être humain, considérant que les machines sont parfois meilleures que les hommes. L'avantage, c'est qu'il y a un espoir d'éducation ici.

Un petit saut dans le passé
Le paradoxe temporel traité par Jean Pierre Andrevon. J'avoue que ce thème-là, je l'attendais. Je suis une passionnée des paradoxes et je n'ai eu ces derniers temps que Connie Willis et Jasper Fforde pour me donner un peu à manger, c'est à dire que quoiqu'on change dans le passé, cela se répercute dans le présent, mettant en avant quelque part la destinée personnelle.
Ici, on reprend un peu d'arbre des possibles et je suis juste en train de me dire que les Français aiment bien cette théorie que j'ai vue récemment chez Franck Thilliez dans l'Anneau de Moebius, par exemple.
Ici, nous avons un jeune homme tout à fait commun qui fait un voyage temporel. On sait qu'il a été adopté et n'a jamais vu sa mère naturelle. Il rencontre une femme trente ans avant sa période et couche avec. Quelle n'est pas sa surprise lors de son retour de voir que cette femme n'est autre que sa propre mère... Imaginez le paradoxe temporel.

Une arme
Un garçon trouve un objet qui contient une puissance inconnue. Il pense de suite que c'est une arme car il fait fondre des choses et des êtres vivants. Aussitôt, cet objet va passer de mains en mains jusqu'aux services secrets de l'armée. Ainsi, jusqu'à ce que des extraterrestres viennent le récupérer. Cet objet servait donc à une utilisations purement domestique.
La leçon est simple sur la nature humaine : donnez n'importe quelle technologie à l'homme et il la transformera en objet de destruction, à l'image par exemple de l'énergie atomique. Et oui, l'homme ne fait de progrès que dans la guerre et la destruction.

L'Homme qui fut douze
Une nouvelle que j'ai parcouru en m'endormant. En effet, la première partie débute de manière très lente. Une robot se pointe et vient vous parler pour vous raconter une histoire, celle de dix scientifiques et de deux animaux qui partent en expédition sur une planète lointaine. Et voilà qu'il vous décrit les dix scientifiques. Cela ajouté à ma journée de travail dans les pattes, je peux vous dire que mon air n'était pas très érudit.
Mais c'était sans compter Jean Pierre Andrevon qui m'a faite sursauter tout le long du récit avec ses théories de malade, que je vous jette en vrac (oui je suis comme cela) : la chirurgie esthétique, la régénération cellulaire, les greffes d'organe, l'âme humaine et la pénitence.
Ah oui quand même. Ben oui, il va falloir que vous soyez réveillés pour me lire l'Homme qui fut Douze, et vous regarderez votre carte de donneur différemment, tout comme vous frémirez lorsqu'on parlera de nouveaux clonages d'animaux aux informations.

La bête des étoiles et l'Empathe.
Mais voilà, du coup, je me suis demandée si j'allais tenir pour la seconde nouvelle. Heureusement que l'auteur s'est inspiré d'Alien pour ici (et je peux vous dire que dans certaines scènes, on s'y croirait vraiment). Reprenons donc : on appelle un empathe (qui ne mène pas une vie superbe tout de même) pour capturer une vilaine bête qui s'était échappée.
Mais cette bêbête tue des gens et manipule les émotions (la vilaine). Part donc notre empathe (avec la même coupe que Ripley). Va-t-il gagner ou perdre ? Nan vous savez très bien que je ne vous raconterai rien.
En tous cas, les descriptions sont ici sensationnelles. Cela me fait loucher sur ma tétralogie du coup (oups, j'ai encore fauté).

Manuscrit d'un roman SF trouvé dans une poubelle.
Rarement nouvelle m'a fait autant rire. Cette parodie des romans de gare de science-fiction, avec Hohn Carter comme guest star est tout simplement un petit bijou de drôlerie.
Cela dit, le format de scénario permet de décrypter un peu l'écriture ou plutôt l'armature d'un roman. L'auteur nous montre un peu ses ficelles du métier avec une pointe d'humour et d'ironie à chaque fois qui est merveilleuse.
Quelque part, on a là l'ancêtre de la saga des Survivaure (qui était un pastique de Star Trek si vous vous souvenez bien). Il y a tout un art de faire du pastiche avec des éléments énormes, se basant sur des références et en n'étant pas non plus d'une lourdeur à toute épreuve. Et j'ai retrouvé ce ton ici.
En tous cas, l'auteur a pris beaucoup de plaisir à écrire ce manuscrit et cela se voit.

Le château du dragon
Une nouvelle ici écrite sous forme de conte initiatique qui pourrait paraître pour de la Fantasy. Tout y est : le prince, la château et le dragon. Et pourtant, nous sommes dans de la science-fiction. Ici, Jean Pierre Andrevon montre que la SF pure, c'est sympa, mais le mélange des genres, cela apporte une bouffée de fraîcheur aussi.
Car tout y est (oui, je le répète). J'ai particulièrement aimé l'histoire de prophétie, même si elle n'est que secondaire ici. L'affrontement des vieux ennemis m'a énormément touchée. Par contre, la transition Fantasy - SF m'a moyennement plu, tout simplement car elle arrivée de manière trop soudaine.

Régression
En cette nouvelle, nous traitons encore une fois des voyages dans le temps. La théorie de base est identique à Un petit saut dans le passé, c'est à dire qu'on peut faire autant de sauts dans le passé qu'on veut, cela n'affectera pas le continuum espace-temps. En fait, le temps apparaît un peu comme une boucle symbolisant l'infini.
Ici, Jean Pierre Andrevon y ajoute une petite touche supplémentaire. En effet, ici, une famille fait un saut dans le temps pour fuir le bombardement de la Seconde Guerre Mondiale. Mais en faisant des sauts de puce, ils n'arrivent plus à s'arrêter et arrivent avant l'ère des dinosaures.
Après l'étonnement du savoir qu'ils ne pourront pas revenir à leur époque, ils comprennent que leur voyage ne doit pas entraver l'univers. Aussi, leur corps va commencer à s'adapter à leur époque, à régresser. Ainsi, ici ce n'est pas la Terre ou le Temps qui va s'adapter à l'humain mais l'inverse. Une belle leçon d'immunité.

L'anniversaire du Reich de Mille Ans.
Nouvelle entrée dans la Seconde Guerre Mondiale avec cette fois-ci une autre hypothèse : et si la Seconde Guerre Mondiale avait tournée dans sens d'Hitler et si du coup la prédiction du dictateur se réalisait c'est à dire que le III° Reich durait mille ans ?
Cela implique bien entendu qu'il ne reste que des Aryens et que la France soit toujours occupée. Je m'étonne toutefois que le monde entier ne soit pas tout simplement l'Allemagne Mondiale. Bref, au millième anniversaire du Reich, tout s'arrête et surtout tout s'effondre car personne n'a rien prévu pour après.
Cela montre que ce qui forme un pays, c'est la vision qui la porte. Un pays sans projet d'avenir est parti pour tourner en rond et s'éteindre.

La Porte au fond du parc entre le cèdre et le chêne.
Cette nouvelle est une reprise d'Un saut dans le passé, ni plus ni moins, et c'est un fait avoué par l'auteur lui-même. Alors ? On la met de côté ? Non pas forcément car elle change sur certains points et c'est cela qui la rend intéressante.
Tout d'abord, cela est sous la forme de journaux intimes et non d'un récit d'une personne. Cela change énormément de choses, bien entendu car on partage beaucoup plus de choses avec les personnages. Dans cette nouvelle, les deux personnages vont vivre ensemble et chacun dans le mensonge. Ainsi, nous allons voir deux conceptions de l'amour et de l'autre radicalement opposées.
Ensuite, Jean Pierre Andrevon nous a ajouté des détails historiques majeurs comme la Raffle du Vel d'Hiv, des visites à De Gaulle. Cela rend l'histoire beaucoup plus tangible, forcément. Et surtout, on remarque de plus en plus à quel point la Seconde Guerre Mondiale en général a marqué l'auteur.

Rien qu'un peu de cendres et une ombre portée sur un mur.
Le titre, rien qu'à lui seul, glace le sang. Car, en général, quand on n'a plus que la cendre et une ombre sur le mur, c'est qu'il y a eu une explosion nucléaire.
Or là, c'est une petite fille qui efface des éléments mauvais. Autant vous dire qu'il ne faut absolument pas la contrarier. Heureusement pour nous, c'est une bonne âme qui préfère éloigner de mauvaises choses. D'un tel pouvoir, au lieu d'avoir un tyran qui nous menace d'extinction, nous avons une anonyme qui se sacrifie.
Comme quoi la différence entre le bien et le mal n'est pas importante uniquement que dans les actes....

... Et il revient au galop !
Et dire que je pensais qu'on allait avoir un western ! Parfois, je vous jure, je suis fatiguée... Bref, non, on ne parle pas de chevaux ici mais on se fait une bonne petite nouvelle de science-fiction écologique avec à la clé un petit scénario catastrophe. J'allais vous dire que oui, ça manquait dans le recueil.
C'est vrai, depuis quelques temps, on parle de mélanges de genres, de théorie de la relativité, de sauts dans le temps... Je ne veut pas faire cliché mais bordel ! Jean Pierre Andrevon est écologiste, il va bien nous parler un peu de chevaux -oups- d'écologie !
Alors, je ne suis pas non plus une accro de l'écologie, mais je n'oublie pas mes premières amours -le cheval ?- : René Barjavel. Et cette nouvelle rentre pile poil dans le rang avec cette petite note de poésie à la fin. Si j'avais pu au moins lire ce texte en temps de pluie, cela aurait été parfait. Foutu temps qui ne respecte plus les textes !

Salut Wolinski !
Alors, je ne connais pas beaucoup Wolinski mais j'ai pu percevoir l'hommage de l'auteur dans cette nouvelle. Comme je suis persuadée que je suis loin d'être la seule à avoir eu quelque chose de lui, il ne me restera plus qu'à enquêter.
Ceci dit, le texte est très drôle et non exempt de réflexion. Imaginez que vous parlez et vivez votre journée de boulot routinière. Alors que celle-ci consiste à tuer des gens plus ou moins à l'aveugle. Avec bien entendu un protagoniste un peu vieux garçon célibataire qui râle tout le temps. Au moins, il aime son métier...
Une belle nouvelle sur la solitude, l'isolement et la xénophobie en général.

Tous à la main.
Nouvelle très drôle et très surprenante. En effet, je pensais avoir un texte sur les bienfaits de la production maison, du fait que produire sans machine, quelque chose dans le genre, vous voyez. Quelle ne ffut pas ma surprise et mon fou rire que de voir une espèce d'annuaire de femmes que le personnage a baisées.
Et oui, je parle crûment et c'est volontaire car c'est le langage du narrateur. Nous somme sdnas une fin du monde boueuse. le narrateur est seul chez lui, seul au monde. Il n'a pas à chasser aussi passe-t-il son temps à se masturber.
Et ce sera son occupation principale. Entre deux masturbations, vous aurez le récit des personnes qu'il côtoie d'où le jeu de mots.
En suivant les commentaires de l'auteur, j'ai appris que cette nouvelle a profondément choqué parce que le sujet principal était la masturbation. Et cela m'a fait encore plus rire. On peut parler et publier de meurtres, d'inceste, de fin du monde. Pas de soucis, on publie ! Par contre, la masturbation... Cela doit être l'esprit français sans doute.

Halte à la Broux.
Ce récit, lui, parle de soldats, en temps de guerre, qui s'arrêtent dans un village isolé. Forcément, ils sont accueillis par la population, se démilitarisent et se fondent avec la population. Soudain, la discipline régressant, on a moins l'impression que la guerre est là.
C'est cette pause qui est la plus dure pour les soldats. Car ils sont éloignés de leur famille mais ils ne se battent pas. C'est le bourdon, le mal du pays, l'inaction qui guette. C'est cette ambiance, malsaine que l'on retrouve dans toutes les guerres, passées ou futures que nous décrit un Jean Pierre Andrevon.

Comme un rêve qui revient.
Dans ce récit, Jean Pierre Andrevon s'inspire de Jurassic Parc. Imaginez que les dinosaures reviennent. En combien de temps l'espèce humaine s'éteindra ? Car quelle serait la meilleure revanche de la nature que de nous envoyer ses plus grandes créations, créations qui ont duré beaucoup plus de temps que nous, cela dit en passant?
C'est un excellent moyen de nous rappeler à quel point nous sommes éphémères sur cette planète. Et surtout, par extension, à quel point en si peu de temps, nous avons réussi à abîmer cette planète. Cela donne aussi matière à réflexion le jour où la planète se réveillera pour nous exterminer lorsque nous ferons trop de dégâts.
En somme, un excellent terrain de réflexion sur notre statut de locataire terrien.

Sur la banquette arrière.
L'auteur change un peu sa théorie de paradoxe temporel ici. En effet, en général, Jean Pierre Andrevon avance la théorie que le Temps est immuable. Sur la banquette arrière, on peut penser qu'il émet une hypothèse non pas contraire mais alternative.
En effet, sur la banquette arrière d'une voiture, un homme et une femme couchent ensemble. Un enfant se crée. Ce n'est pas un destin extraordinaire, juste une vie classique américaine. Sauf que l'enfant devient un génie des mathématiques et risque de détruire la Terre en jouant avec des trous noirs.
Ne pouvant arrêter la destruction du monde, il arrête sa création à lui, il interrompt un moment sur une banquette arrière. Alors, peut être qu'il y aura une autre personne qui jouera avec des trous noirs, mais le personnage a ici le pouvoir de refuser la responsabilité de ses actes.
Cela donne au moins un peu de laxisme sur la destinée personnelle. (au moins).

Comme une étoile solitaire et fugitive.
Nous parlons cette fois-ci des conséquences d'une bombe atomique. Déjà, nous aurions un hiver sans fin, une famine grandissante pour tous, un recul phénoménal de la civilisation. En un rien de temps, les hommes retrouvent leur état archaïque, semi sauvage, excluant les plus faibles.
Mais il y a eu aussi les mutations. Toutes les femmes étant enceintes le jour de l'explosion ont accouché d'espèce de grosses larves. Ces enfants ont parfois des pouvoirs mais restent des fardeaux pour la communauté.
L'un d'entre eux, surnommé Croche, ne rêve que d'aller dans les étoiles car il trouve que le monde sur lequel il vit est trop rude, et qu'en plus, les gens le rejettent tout le temps. Alors il veut s'en aller.
C'est une nouvelle triste et dérangeante car elle est plausible encore. Elle parle très bien de la différence en tous cas.

En route pour la chaleur.
Alors, pour celle-là, je mets mon joker. Elle a eu du mal à être appréciée. le froid augmente considérablement et les gens restent cloîtrés chez eux. Nous suivons un homme qui reste chez lui à boire du café. Comment il mange ? Ça c'est un mystère !
Et puis, il va à une gare où tout le monde est évacué. Il y passe des semaines (sans manger ?) à attendre un train qui les emmènera dans une région chaude.
Alors, peut être que c'est une métaphore. Métaphore que je comp
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BlackWolf
  20 février 2014
En Résumé : J'ai passé un bon moment avec ce recueil de 22 nouvelles de Jean-Pierre Andrevon qui présente un large panel de ce que peut proposer l'auteur au niveau de la SF. Des textes souvent forts, percutants qui traitent de sujets qui sont chers à l'auteur tel que l'écologie, les dinosaures ou encore la politique. Alors certes, toutes les nouvelles ne m'ont pas autant accrochées, mais dans l'ensemble je suis plutôt content de ma lecture. Je trouve juste dommage par contre la répétition de certaines idées, ce qui rend certaines nouvelles un peu trop redondantes. Une lecture efficace pour les lecteurs qui pourraient être intéressés par une SF engagée et percutante du début à la fin, même si parfois quelques textes ont mal vieillis selon moi, et un recueil intéressant pour qui veut découvrir l'auteur.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
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Petitebijou
  28 décembre 2013
Critique réalisée dans le cadre de Masse Critique. Merci à Babelio et aux Editions du Belial
L'univers de la Science-Fiction m'est à une ou deux exceptions près totalement inconnu, et j'ai tenté le challenge de Masse Critique pour avoir l'opportunité de m'y plonger un peu.
Je dois avouer que je n'avais pas vu le nombre de pages (608) et l'épaisseur du livre m'a fait un peu peur, malgré une très jolie couverture.
Toutefois, « Demain le monde » étant un recueil de nouvelles, une sélection effectuée parmi toute l'oeuvre de Jean-Pierre Andrevon dont la carrière a débuté en 1968, cela a facilité ma lecture.
La préface, très agréable, m'a donné des informations très utiles sur la biographie de l'auteur, l'oeuvre et le contexte dans laquelle elle s'inscrit.
Honnêtement, pour une première approche de SF le gâteau a été un peu trop riche.
J'ai essayé de lire toutes les nouvelles, mais en un mois ce fut trop court pour moi, bien que je sois capable de lire un si grand nombre de pages. Chaque nouvelle est un tel monde en soi, un univers particulier avec parfois des codes que j'ai eu du mal à comprendre, que je n'ai finalement lu qu'un peu plus de la moitié du nombre total des nouvelles, et j'ai réservé celles qui m'étaient difficiles à appréhender pour une lecture ultérieure.
Ceci étant posé, je dois dire que j'ai été très frappée par l'imagination de l'auteur, sa faculté à installer un univers qui nous semble à la fois très éloigné et très proche. de la première à la dernière nouvelle, en plus de trente ans, le spectre des thèmes abordés au travers de la fiction se retrouvent et se répondent : dénonciation du totalitarisme, préoccupations écologiques, le développement effréné de la science, la place de la nature, la considération du monde animal… Très impressionnant parce que très cohérent en trente ans d'écriture.
Au bout du compte, à travers ses personnages, humains, robots, animaux, leurs destins souvent violents et inéluctables, l'impression rémanente demeure un pessimisme sensible, même si la poésie instille çà et là de jolies respirations.
Je m'en tiendrai là pour mon billet étant donné ma lecture inachevée mais j'ajouterai en conclusion que cette expérience nouvelle pour moi a été très positive et m'a donné envie de continuer à découvrir cet univers.

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Apikrus
  29 décembre 2013
Cet ouvrage regroupe une vingtaine de nouvelles écrites ou publiées entre 1968 et 2002 par Jean-Pierre Andrevon. Ces récits sont précédés d'un préface dithyrambique de Richard Comballot, et suivis dune postface également flatteuse de George W. Barlow, tous deux aussi auteurs de science-fiction.
Andrevon se présente souvent, et est ici présenté, comme un auteur engagé : il dénonce notamment le colonialisme et ses effets, et défend depuis longtemps l'écologie... Ses idées transparaissent parfois dans ces nouvelles, même si celles-ci mettent en scène des mondes imaginaires. En effet, ce que décrit Andrevon pourrait receler une partie du futur de l'humanité ou de la planète.
Les thématiques sont très classiques dans le genre : vie après un conflit nucléaire, conquête spatiale, monde dominé par des robots, voyages dans le temps, etc. Toutefois, la manière dont l'auteur les traite est souvent très originale, même si l'on y retrouve des idées déjà explorées par d'autres avant lui. Enfin, l'écriture est plutôt agréable.
Mon avis sur ce recueil reste cependant très inégal d'une nouvelle à l'autre : j'ai beaucoup apprécié les deux tiers d'entre elles environ mais n'ai franchement pas aimé le tiers restant. Je n'ai pas regardé si ces divergences d'appréciation de ma part sont corrélées avec l'année d'écriture des nouvelles concernées - exercice qui pourrait être intéressant si je lis à nouveau cet auteur.
Selon moi Andrevon vaut le détour pour les amateurs de science-fiction, même si les portraits flatteurs de la préface et de la postface me semblent exagérés.
--- Merci à Babélio et aux éditions le Belial.
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michelblondeau
  04 janvier 2014
Bonne anthologie de nouvelles, qui couvre toute la carrière de l'auteur, de 1968 à 2002 environ. 23 textes, certains assez longs, plus une postface de George W. Barlow. Bonne qualité d'édition aussi, comme toujours avec les éditions du Bélial. Bref, l'anthologie Andrevon de référence !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
laulauttelaulautte   05 mai 2014
Tu savais les planètes mortes et les planètes en train de mourir, tu savais que le chemin pris par le progrès et la civilisation aboutissait nécessairement à la surpopulation, à la pollution, à la famine, à la guerre. Tu avais vu le remède à l'oeuvre : rien d'autre que la mort. L'homme n'irait pas dans les étoiles, les étoiles ne viendraient pas jusqu'à l'homme, simplement parce que la puissance technologique nécessaire à l'assaut stellaire ne pouvait venir qu'au bout d'une longue chaîne évolutive qui cassait avant que ce stade soit atteint.
Une humanité pensante pouvait un temps espérer se sauver de la famine, de la guerre, de la pollution, de la surpopulation en gagnant les étoiles, mais ces quatre cavaliers d'apocalypse avaient raison de l'humanité pensante avant que le saut ne soit possible.
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laulauttelaulautte   18 avril 2014
Prenons les six journées de la Génèse comme image pour représenter ce qui s'est passé en quatre milliards d'années. Une journée égale donc environ six cent soixante millions d'années. Notre planète est née le lundi à zéro heure. La vie commence mercredi à midi. Samedi, à quatre heures de l'après-midi, les grands reptiles apparaissent. L'homme n'apparaît qu'à minuit moins trois minutes. A un quart de seconde avant minuit, le Christ naît. Il est maintenant minuit, et nous sommes entourés de gens qui continuent de croire que ce qu'on fait depuis un quarantième de seconde va continuer indéfiniment.
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laulauttelaulautte   05 mai 2014
Pour le mutant, la vie était dure. Dans un monde où survivre était un miracle jour après jour reconduit, la survie pour un couple ayant engendré un enfant mutant était un miracle bien plus miraculeux encore. Car être un mutant était un stigmate inexpiable, c'était la faute majeure, le rappel de la folie des hommes imprimé par le doigt de l'atome dans la chair d'innocents enfants des hommes, qu'on voulait haineusement faire payer, eux qui n'y pouvaient rien, qu'on voulait à toute force effacer, eux qui n'avaient pas demandé à être dessinés ainsi.
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laulauttelaulautte   24 septembre 2014
C'était, je crois, un été magnifique, j'en ai encore du soleil dans les yeux, mais du vert surtout, le vert des prés, intensément lumineux, le vert sombre des arbres, avec la dentelle de lumière entre les feuilles.
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laulauttelaulautte   12 mars 2014
Mais mon cher monsieur, les tragédies, quand elles deviennent monnaie courante, ne se différencient plus en rien du train-train quotidien ; quant aux souffrances, permettez-moi, puisqu'elles sont loin dans le temps, de préférer pour leur évocation une ironie faisant partie de ma nature à d'hypocrites et inutiles trémolos.
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Videos de Jean-Pierre Andrevon (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Andrevon
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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