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ISBN : 2917689935
Éditeur : Actusf (03/09/2015)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
La maladie a été éradiquée par la science. Pour maintenir un certain niveau de vie et éviter la surpopulation, des tueurs mandatés par l'Etat doivent éliminer 400 000 personnes chaque année. Riche, pauvre, homme, femme, personne n'y échappe. Mais les victimes sont-elles vraiment désignées au hasard ? C'est lorsque le Furet commence à en douter que les ennuis lui tombent dessus. Aura-t-il la force de se rebeller ? Livre culte, naviguant entre polar et dystopie, Le Tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Witchblade
24 novembre 2015
Livre lu dans le cadre de la Masse Critique de Septembre 2015. (changement de place de la critique car pas sur la bonne édition, celle-ci est améliorée par rapport à l'édition d'origine (500p contre 250p)).
Je remercie Babelio ainsi que les éditions ActuSF pour cet envoi et pour le petit mot de Mme Volpen. Cela m'a permis de juger que je n'apprécie guère le style de cet auteur et qu'il ne faut pas toujours se fier au résumé en 4ème de couverture. Que je vous explique maintenant pourquoi !!
En premier lieu, le style de l'auteur. Je dois vous avouer que j'ai abandonné au bout de 100 pages car l'histoire ne démarrait toujours pas et que pour un livre de seulement 300 pages, c'est bien dommage. J'ai du mettre 5 jours pour lire ces 100 pages tellement je n'accrochais pas au style de l'auteur. Trop de descriptions pour des choses insignifiantes (les acteurs de certains films noirs et leur CV, comment est une personne : en long, en large et en travers, …).Ensuite, le langage, plutôt vulgaire à mon goût. Les mots inventés m'ont moins dérangés que la vulgarité du personnage, et donc de l'auteur. Dans les premières pages, je me suis souvent demandée si le personnage était un humain ou un robot tant son mode de pensée était particulier.
En deuxième lieu, l'histoire. Je n'ai absolument rien retenu des 100 pages que j'ai lu tant le style de l'auteur était insipide pour moi. La seule chose que j'ai retenue est que le personnage parle à une machine lui indiquant qui il doit tuer dans sa journée de travail. À part ça, on ne sait pas très bien pourquoi il fait ça et qui décide réellement de qui doit mourir. Mais du peu que j'ai lu en diagonale du reste du bouquin, c'est que le personnage ne le sait pas non plus. Mais à cause du style de l'auteur, je n'ai pas eu la patience d’aller jusqu'au bout des 300 pages et même si ça m'intrigue, je ne pense pas l'avoir un jour. Je suis trop hermétique à l'écriture de cet auteur : des descriptions qui n'en finissaient pas au lieu d'avancer dans le vif du sujet et la vulgarité poussée à l'extrême. J'ai lu sans réellement m'intéresser à l'histoire ou au personnage, je me demandais seulement quand est-ce que l'histoire du résumé commençait vraiment. Dommage donc car il semblait intéressant.
Et en dernier lieu, les nouvelles en fin de tome. Ce volume regroupe donc 7 nouvelles éditées entre les années 70 et 90 dans différents recueils ou revues. Les 2 premières, je les ai abandonnées dès les premières pages, toujours lié au problème de vulgarité et de violence gratuite. Ensuite, j'en ai lu 2 autres car très courtes mais je n'en ai pas retenu grand chose. Il s'agissait d'un personnage qui nous parlait d'un sujet qui lui tenait à cœur : une muraille, un camp de vacances faisant penser à un camp de concentration, …Et j'en ai lu une en diagonale car le thème portait sur la politique. Il ne s'agit pas d'un sujet qui me passionne d'ordinaire et encore moins quand je lis un roman pour me détendre (le fantastique avec sorcières et compagnie est plus mon genre de prédilection). Soit dit en passant, l'auteur n'avait pas tout à fait tort dans ses propos mais je n'ai pas adhéré à l'histoire. Après cette nouvelle, j'ai donc définitivement abandonné ce livre pour passer à autre chose et surtout à une lecture plus plaisante.
Comme vous l'aurez compris, cette lecture n'a pas été un franc succès pour ma part, principalement à cause du style de l'auteur (trop descriptif et vulgaire). J'aime bien les descriptions mais trop, c'est trop et surtout pour un petit roman de 300 pages dont l'histoire ne se lance toujours pas au bout de 100 pages, on finit par se dire qu'il y a un problème. Par ailleurs, l'univers créé passe totalement à la trappe car l'auteur décrit tout et n'importe quoi mais pas l'essentiel (enfin, c'est comme ça que je l'ai ressenti). Je vous conseille néanmoins de le découvrir car les goûts et les couleurs de chacun, ça ne se discute pas. Pour ma part, grâce aux nouvelles, j'ai eu un aperçu du style complet de l'auteur et cela me suffit. Ce n'est donc pas un auteur que je relirais. Merci encore à ActuSF et à Babelio pour cette découverte, certes décevante pour ma part mais bien avant cette Masse Critique, je m'étais notée ce roman en pense-bête. Comme quoi...
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Bruno19
08 octobre 2015
Roman reçu dans le cadre de MASSE CRITIQUE
Merci à BABELIO et à l'éditeur
Un roman écrit à la fin des années 70 par un écrivain devenu un classique de la SF. Ici il mêle plusieurs standard du polar et de la SF. On pense à Blade Runner (pour la ville de Centrum et surtout sa nécrozone), à l'age de cristal et à Soleil vert (pour la mort qui attend officiellement certains habitants) coté SF. Et coté polar, c'est l'histoire classique du tueur assermenté et discipliné qui va un jour être amené à se poser des questions qu'il n'aurait peut être pas du se poser pour son bien...
J'ai déjà lu du Andrevon autrefois. Des nouvelles et aussi un roman "soupçon sur Hydra" que j'avais bien aimé à l'époque (j'étais jeune donc c'était dans les années 90). Et aujourd'hui j'ai un peu plus de mal, en tout cas avec ce roman.
Pourquoi?
L'intrigue comme je le dis n'est pas des plus originales mais elle est bien racontée et le final n'est pas si classique, plutôt noir en fait comme souvent dans l'univers de l'auteur.
L'univers est bien trouvé avec ce concept de maintien de la population par des solutions drastiques mais justes (en apparence, après explication chacun jugera)
L'auteur s'amuse à truffer son histoire de références aux classiques du cinéma d'hier et à donner des noms de vedettes d'aujourd'hui (enfin du aujourd'hui qui vit la naissance du roman c'est à dire François Mitterrand, Claude François, Mireille Mathieu...) à des rues ou des bâtiments...petit clin d'oeil humoristique au sein de cette noirceur
Mais ce qui m'a le moins attiré ce sont deux éléments dans l'écriture: L'emploi régulier d'un pseudo argot (et certains pourront aimer ça, je précise que pour ma part je n'apprécie pas le langage de Frederic Dard dans ses San Antonio alors que d'autres l'adorent. Il peut en être de même ici.); et l'emploi de vocabulaire "futurisé" pour caractériser les choses comme des "libell" pour les aéronefs en forme de libellules, les cosmoboots, les cybertaxis... Ce fut aussi à la mode dans ces histoires à l'époque mais le temps à passé et cette mode aussi. C'est donc un peu trop daté pour moi aujourd'hui.
Enfin les parties de poursuites entre tueurs sont un peu en deçà de ce que j'ai pu lire de réussi dans des romans d'action ou d'espionnage actuels.
Au final, le livre ne fut donc pas un énorme coup de coeur mais une histoire moyenne , de ce fait un peu décevante quand on ouvre un livre d'un auteur aussi reconnu que Mr Andrevon.
Par contre deux Bonus accompagnent le roman: tout d'abord le synopsis du tome 2 qui n'a jamais vu le jour (intéressant de voir sa façon de préparer une histoire) et une sélections de nouvelles qu'il a sélectionné et sur lesquelles il livre un petit commentaire actuel (après les avoir relues aujourd'hui)
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Chiwi
26 novembre 2015
Jean-Pierre Andrevon est un auteur dont j'ai beaucoup entendu parler dans le cadre de l'Imaginaire français. C'est à l'occasion de la réception du Travail du Furet dans le cadre d'un Masse Critique que j'ai enfin lu un roman de lui.
Il faut le dire tout de suite : âmes sensibles, s'abstenir. Andrevon nous décrit un avenir très sombre. L'environnement est très pollué. le monde est surpeuplé et la division sociale est omniprésente. le pire c'est qu'il semble n'y avoir aucune espérance. le seul but est de finir la journée sans trop de mal et ne pas penser au futur. le futur décrit par Andrevon est très cauchemardesque mais semble à peine éloigné de l'état de nos sociétés.
Le personnage du Furet, même s'il évolue dans un monde dystopique, est véritablement une personnage de roman noir. Il est gavé de références cinématographiques, surtout des films noirs américains. Ce n'est pas pour rien qu'il surnomme son imper « Bogart ». le métier du Furet est d'éliminer des cibles. Mais à chaque fois il fait ça de différentes manières qui sont décrites de manière très détaillée et donc très dégueulasse. . Même si le roman est court, les descriptions deviennent rapidement écoeurantes.
Le Furet se retrouve face à un choix que chacun pourrait avoir à faire. Ou bien il se rebelle et perd tout élément de confort, toute existence dans un monde qui détruit très facilement ses membres. Ou bien il continue, lâchement, à faire le boulot pour lequel il est payé.
Le roman est accompagné de sept nouvelles qui se déroulent dans un futur cauchemardesque proche de celui du Travail du Furet. Deux m'ont particulièrement marqué : « Demain je vais pousser », où sans vraiment être explicite un homme travaille, avec une multitude de collègues à repousser d'autres hommes, juste l'occident qui repousse ceux qui voudraient y entrer; « Et si nous allions danser », un été dans un camp de vacances, où la pénurie apparait, où les occupants sont malmenés, où on fait la queue pour des douches inquiétantes.
Le Travail du Furet a une tonalité dérangeante et des questionnements utiles mais je ne sais pas si j'en garderai un souvenir impérissable.
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FunPv
02 octobre 2016
Un livre étonnant et envoutant.
Le style de Andrevon est très daté et français, à cause des années fin du 20° siècle et des références permanentes aux acteurs et films français des années 50/60 ; au début cela m'a dérangé et légèrement agacé; à cela s'ajoute une narration qui prends son temps en décrivant le quotidien du furet et de son étrange travail , les quartiers pauvres - la nécropole - , les quartiers riches , le quartier intellectuel....Cette façon de faire est assez linéaire et différente du rythme et du style des romans d'anticipation d'aujourd'hui.
Mais une ambiance désespérée et violente s'installe et le rythme s'accélère et le lecteur est entrainé dans la course désespérée du héros.
Ce héros qui n'est pas franchement sympathique, et dont le quotidien est se partage en meurtres, séance de relaxation et de contrôle de soi, et une relation passive au début avec Jos/Jean Seberg (encore une référence cinématographique). Jos est fascinante avec ses absences mais aussi ses yeux tachés de gris et son sourire; la scène du zoo est poignante , elle dans sa petite robe et son plaisir presque enfantin , et lui , pressentant le malheur et le monde caché qu'il découvre.
La scene de poursuite dans les sous sols du métro est hallucinante, les descriptions et l'action se mêlent avec efficacité.
J'ai peu à peu été embarqué dans ce rythme qui s'accélère, les détails de la vie quotidienne de cette société , les bâtiments, et les personnages comportements barrés et empreint de résignation et de désespoir.
Le thème de cette société "idéale" bâtie sur un mensonge est tracé simplement et efficacement, et ouvre à la réflexion.Lorsque l'on pense le personnage porté par la révolte , et la vengeance c'est de nouveau le désespoir et le nihilisme de cette société qui l'emporte et nous laisse pantois.
Un beau roman , marquant , qui , une fois fermé, vous laisse rempli d'images pittoresques, violentes , et désespérés, avec le regard de Jos comme contrepoint.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade12 janvier 2016
Lorsque le cybertaxi m'a déposé devant ma R.I. (Résidence Intégrée), l'araignée tic-tac m'a dit qu'il était 21h14. C'est commode d'avoir une araignée au plafond, même si parfois, quand il fait humide surtout, comme aujourd'hui et comme souvent, je sens ses huit petites pattes me gratouiller ou me chatouiller l'envers du cerveau.
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WitchbladeWitchblade11 janvier 2016
A travers le grésillement épais de la pluie, j'ai vu la porte du bistrot d'en face s'ouvrir et un loquedu anonyme en sortir, humer l'air dégueulasse, secouer ses épaules de pauvre sous la pluie et avancer un pied nu marron de crasse dans les détritus spongieux qui encombrer le trottoir. Bien sûr il y avait d'autres clochards qui circulaient sous les trombes, autour de lui et autour de moi : les pauvres, ça n'a rien d'autre à faire qu'à se pousser sur le macadam en toute saison, et il pleuvrait de la merde que ça n'y changerait rien.
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WitchbladeWitchblade13 janvier 2016
Je suais sous mon Stetson, il fait toujours beau dans les quartiers riches, il fait toujours chaud. Les riches n'aiment pas la pluie, ils n'aiment pas le froid, alors ils s'arrangent avec les services climatologiques. Le soleil brille pour tout le monde (c'est le titre d'un film de John Ford), mais surtout pour les riches.
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WitchbladeWitchblade12 janvier 2016
Il y avait des mecs qui se marraient franchement, d'autres qui me faisaient des signes d'encouragement, et des femmes qui se frappaient la poitrine. Les pauvres, c'est vraiment clichés et compagnie.
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WitchbladeWitchblade13 janvier 2016
Dans le noir, j'ai enlevé mon Brando et je me suis glissé dans mes draps. Je n'ai pas cherché le sommeil, il m'a trouvé tout de suite.
J'ai peut-être rêvé.
Mais ça, ce sont mes oignons.
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