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ISBN : 9791093552200
Éditeur : éditions de la Rémanence (14/01/2015)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'une famille.

Un peu amochée, un peu cabossée.

Des enfants qui rient ; un enfant qui meurt.

Une jeune fille « différente », mon enfant baroque.

Cette famille, cette vie, c'est la mienne. C'est aussi celle de nombreux parents.

Parler de mes enfants, c'est parler de tous les enfants de la nuit, de tous les enfants baroques. Pour qu'on les connaisse, pour qu'on nous connaisse.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bruno_Cm
  13 juin 2015
Un plaidoyer pour l'ouverture, pour la compréhension réciproque, pour l'éducation vraie, pas de doute.
Une expression de détresse d'une mère, de tristesse, de force, de courage, de ressources pas de doute.
Mais, que dire. Je suis un peu gêné. Parce que le sujet, les sujets ne prêtent pas à une critique acide mais invitent plutôt à la bienveillance, le soutien, l'encouragement.
Mais, nous sommes sur Babelio et j'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique, et s'il s'agit de critiquer l'oeuvre littéraire : bof. Pas assez littéraire justement. Fort terre-à-terre, pas un vrai style, on n'est pas emporté ou ébloui. Même lorsque le ton de l'auteur est celui de la revendication ou d'une attaque du système honteux, qui ne fait pas place, qui n'est pas prêt pour accueillir et entourer les personnes qui vivent des drames ou des situations tels, tout ça reste relativement fade (ou affadi le temps passant ?), on aimerait presque lire des mots qu'un Bukowski peut lâcher ou que certains trublions audiovisuels se permettraient et qui frapperaient un peu plus les esprits...
Question poésie, on ressent parfois poindre un Bobin, mais le Bobin qui n'est pas au top de sa forme et de son inspiration.
Pour contrebalancer, l'auteure est sincère et très probablement authentique et son écrit est sans doute en accord avec sa propre personnalité.
Néanmoins, moi, j'en aurais voulu plus... Quid des rapports familiaux à peine évoqués, quid des rapports de couple ? Quid de la sexualité chez les personnes à handicap ? Quid Quid Quid... Beaucoup de questions qui ne sont pas du tout abordées... Et je trouve ça dommage.
Vous me direz : C'est son livre, écrit d'abord pour elle survivre et vivre, ne pas s'enfoncer etc... Certes, mais il est publié et diffusé ! Alors à qui s'adresse-t-il effectivement ?
L'intérêt majeur de ce double-livre ou livre-double est qu'il donne des pistes, des conseils, des idées simples pour entourer et agir et réagir à tout ceux qui sont perdus face à ces personnes différentes ou les familles de ces personnes ou face au deuil d'un enfant né si tôt... Je trouve que l'auteur nous touche là. Elle réussit très simplement à l'aide d'exemples précis à donner ces quelques "gestes" tellement attendus et souhaités et souhaitables.
Je disais livre-double, double-livre car en effet, le parti pris est de combiner ou associer deux "dramatiques", celle de l'enfant mort à 4 mois, fils de l'auteure et sa fille "princesse-personne à handicap". Là encore c'est probablement discutable. Car, à nouveau pourquoi pas deux livres et pourquoi alors différencier ces deux enfants des autres qu'elle a eus, j'aurais voulu alors connaître leurs parcours respectifs aussi et intégrer ça dans l'histoire d'une famille, la famille de l'auteure. En même temps, c'est un livre personnel et "Intime". Et donc finalement peu ou pas du tout discutable sur ce plan.

Encore quelques idées-conclusions : Ce qu'il en ressort est un objet assez joli, bien fait, mais aseptisé et qui touchera certes malgré tout le lecteur et qui figurera certainement dans une liste de lectures pour les associations traitant du deuil et du handicap, mais qui en tant qu'objet littéraire ne sort pas du lot.
Petit coup de coeur personnel : Les jeunes sont parfois surprenants, dans le bon sens, quand ils ne sont pas déjà pervertis par un système et une société idiote, aveugle et absurde, ils en sortent de belles, des perles d'une humanité réjouissante, encourageante... et c'est... rassurant.
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mlseditions
  15 juin 2015
De vous à moi est un livre reçu par l'intermédiaire de l'opération masse critique Babelio. le sujet difficile m'a pourtant interpellé sans pour autant faire du voyeurisme, je voulais accéder à la vision de l'intérieur pour mieux comprendre...
De vous à moi est un livre témoignage qui est traité en deux parties. La première aborde le sujet de la mort subite du nourrisson. Le sujet si délicat aborde le choc de cette mort indicible mais aussi le regard des autres et surtout l'après. Comment survivre après une telle tragédie, un drame familial inconcevable. On ressent la douleur de l'auteur mais aussi sa volonté de vivre malgré tout.
Dans la seconde partie, l'auteur aborde la situation de son enfant handicapé. Dans cette partie, l'auteur est plus pudique sur la maladie en elle-même et livre moins de sentiments. Elle axe davantage sa réflexion sur des remerciements, des coups de gueule et encore le regard de l'Autre face au handicap.
L'auteur livre des réflexions, de la poésie, des sentiments, le tout sans ordre particulier. Elle nous renvoie à la réalité du deuil, du handicap et donc à nos réactions face à ces drames, à notre capacité de réagir face à cette situation. L'auteur met ainsi l'accent sur les peurs, la culpabilité d'être en bonne santé qui met mal à l'aise et qui parfois pousse à agir bêtement devant ces personnes différentes mais qui sont des personnes à part entière. Il y a également des références au manque de structures, de tolérance face au handicap. En ce sens ce livre apporte une réelle réflexion sur la différence, le deuil d'un enfant. Du côté de la forme, le livre manque peut-être de structure et le style n'est pas réellement littéraire mais on peut le comprendre facilement puisque l'auteur livre ses ressentis, sa colère et un réel message d'espoir et d'amour.
En conclusion, ce livre assez court n'est pas un chef d'oeuvre littéraire mais a le mérite de nous pousser dans nos retranchements, de nous ouvrir une réelle réflexion sur nos attitudes face à la différence et de nous impliquer car nous devrions tous être concernés.
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kerrylegres
  14 juin 2015
Pour cette chronique, je voulais vous en faire une chronique vidéo également mais je ne m'en sens pas capable, c'est un sujet trop difficile à traiter. Il faut savoir trouver les bons mots, et à l'oral je ne suis pas forcément douée pour cela d'autant que ce livre me touche au plus profond de mes tripes. Je pense même ne plus lire d'autobiographies dans ce genre, c'est trop difficile pour moi. Bref.
C'est donc un petit ouvrage, qui ressemble plus à un recueil de pensées qu'à une véritable autobiographie, le livre est court, à peine 150 pages sans compter les versos qui sont souvent remplis qu'à moitié.
La première partie aborde un sujet très sensible qui est la mort d'un enfant. le décès du bébé de quatre mois de l'auteure, la mort subite du nourrisson.... Quel parent ne connait pas ça ? Quel parent n'a jamais eu peur de retrouver son bébé ne respirant plus ? Ce qui est très difficile ici, c'est qu'il s'agit d'une autobiographie, l'auteure a dû traverser cette douloureuse épreuve. J'ai eu peur en lisant ce témoignage de jouer aux voyeurs, sentiment que je déteste. C'est un sujet qui touche tout le monde mais plus particulièrement les parents... Par contre, c'est un livre que je déconseille aux toutes jeunes mamans ou aux femmes enceintes parce qu'avec les hormones et les angoisses de primipare, il vaut mieux éviter de lire un livre qui traite de la mort d'un nourrisson et de la maladie d'un autre.
Cette première partie est donc relativement triste et émouvante, dès le début, j'ai eu les larmes aux yeux. Il est tellement injuste de perdre son enfant, c'est la pire des choses qui puisse arriver à n'importe quel parent. Pourtant, son livre ne tombe jamais dans le mélodrame alors qu'elle le pourrait, que ce serait légitime mais ce n'est pas le cas.
Dans cette partie, elle nous apprend toutes les gaffes que les gens peuvent faire ou dire dans de telles circonstances et avec une pointe d'humour elle nous l'explique. Elle partage avec nous également les phrases qui lui ont fait le plus de bien et l'ayant marquée.
La première moitié de l'ouvrage relate donc une sorte de descente aux enfers : le décès, le deuil, le combat pour survivre, le combat contre l'administration déshumanisée etc...
Je conseille vraiment cette première partie à des parents qui ont vécu ce genre de drames ou alors à des personnes qui ont dans leur entourage proche ou éloigné quelqu'un dans ce cas, d'autant plus que la plume de l'auteure est exquise.
La deuxième partie de ce livre, je la conseillerais davantage à des parents, tous les parents mais surtout ceux ayant un enfant porteur d'un handicap quel qu'il soit..
Cette partie représente pour moi l'espoir. Elle transmet un message d'espoir. La maladie de sa fille a été dure à encaisser, difficile à vivre, bien sûr qu'elle aurait aimé que sa fille ne soit pas atteinte de ce handicap mais elle ne l'aurait pas plus aimé ! Et c'est ça qui est beau.
Cette deuxième moitié aborde des sujets tels que le handicap donc mais aussi la tolérance, le partage, l'humour, la vie... L'espoir c'est la vie.
Un jour, un des élèves de l'auteure lui a dit une belle phrase :
"Ne vous inquiétez pas Madame. En plus, ce n'est pas de sa faute si on n'est pas comme elle".
Je trouve cette citation magnifique. Comme l'auteure le dit si bien, si tout cela n'était juste qu'une question de point de vue ? ...
Voilà, je n'ai mis que 3 étoiles à ce livre car ce n'est définitivement pas pour moi ce genre de lectures, ça me touche vraiment trop.
Lien : http://lalecturedeslivres.bl..
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fun177
  22 juin 2015
Christelle Angano y dévoile son regard, son expérience. Nous y retrouvons l'attitude des professionnels, notre regard et comportement en tant qu'amis, voisins ou simples passants.
Témoignage concis, ancré dans les actes concrets et, pour nous, "simples" du quotidien. Texte quelque fois poétique, lumineux. Si vous recherchez un roman dramatique et "larmoyant", passez votre chemin.
Cet hymne à la vie, quelques soit les surprises qu'Elle nous réserve, se lit facilement grâce à cette succession de petits textes (2/3 pages) sur un fait, un regard, une posture.
J'invite tous lecteurs à découvrir le monde de cette mère. Qui n'a jamais été mal à l'aise suite à la révélation d'un drame passé, ou n'a jamais croisé un "enfant baroque" ?
Merci à l'auteur d'avoir fait le choix de partager et de supporter, en plus, le jugement du travail d'écriture, à Babelio, son opération Masse critique et aux éditions de la rémanence d'avoir "jouer le jeu".
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Hongrie
  14 février 2016
De vous à moi... un livre autobiographique sous forme de courts chapitres, anecdotes, pensées, qui demande aux lecteurs de faire un pas vers l'auteur, pour venir vers elle et entrer dans l'univers de sa famille différente ; vers une mère qui a souffert, qui en parle pudiquement, et qui témoigne surtout de manière touchante de son amour pour ses enfants, l'un disparu si tôt, l'autre en situation de handicap mais si pleine de vie. le parcours est difficile, par le regard des autres qui ne savent pas toujours réagir, mais l'amour, la vie, l'espoir, l'humour sont là, dans une écriture apaisée, et apaisante, malgré les épreuves.
Un coup de coeur pour la très belle scupture qui est en couverture et illustre parfaitement le livre.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   12 juin 2015
Société de consommation...

Je me rappelle avoir reçu, longtemps après le décès de mon fils, des publicités pour une marque de couches.

Régulièrement

"Votre bébé va voir six mois..."

"Votre bébé va avoir neuf mois..."

A chaque fois je téléphonais, expliquant la situation. Quand on m'a proposé les couches "spécial quatre pattes", j'ai craqué et après deux lettres recommandées avec accusé de réception, j'ai dû passer à la vitesse supérieure et menacer...

Réponse : j'avais signé à la maternité un papier qui les autorisait à m'envoyer leurs promotions...

Je vous laisse deviner ce que j'ai ressenti quand, quelques temps plus tard on m'a envoyé un courrier présentant les couches pour les chers petits anges qui commencent à marcher...

Mais j'avais signé...

C'est à ce moment-là que j'ai vraiment compris ce que signifie l'expression "société de consommation", une société marchande et réglementée où le chagrin de parents ne pèse pas très lourd. Peu importe que les prospectus nous déchirent le coeur et l'âme.

Nous avions signé...
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mlseditionsmlseditions   15 juin 2015
j'ai remarqué, quand on parle d'une personne en situation de handicap, c'est pour insister sur ce que la personne ne peut pas faire. On se demande ce qui cloche. Certaine fois, on vous le demande. Ce qui est, quand on y pense, assez indiscret. On ne vous demande jamais quelle est sa couleur préférée, ce qu'elle aime chanter...
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Bruno_CmBruno_Cm   12 juin 2015
Une infirmière

Je me rappelle d'une infirmière qui faisait partie de l'équipe du SAMU ce jour-là. En me voyant, elle n'avait pas pu s'empêcher de verser quelques larmes. Imaginez, c'était son premier décès d'enfant...

Je me rappelle que plus tard, alors que je faisais une intervention auprès des jeunes urgentistes, on m'a dit qu'elle s'était fait réprimander pour cette "réaction". Elle n'avait pas été "professionnelle", s'était laissée déborder par ses émotions.

Je pense souvent à cette jeune femme et je la remercie. A cet instant, mon fils n'était plus un numéro d'intervention mais un bébé.

Mon bébé.
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Bruno_CmBruno_Cm   12 juin 2015
Être là, simplement

[...]

... Ainsi, si à la question "ça va ?" on vous répond un "oui" un peu fragile. Ne renchérissez pas avec un "t'es sûr ?". Parce que ce "oui", on est allé le chercher très loin, au plus profond de nous-mêmes. Prenez-le tel quel.
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Bruno_CmBruno_Cm   12 juin 2015
Ce que les gens ignorent, ce qu'ils ne peuvent évidemment pas savoir, c'est cette impression que l'on éprouve que si l'on s'arrête de parler de notre enfant, alors il mourra vraiment.
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