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Critiques sur Les Trois Lunes de Tanjor (Ayesha), tome 1 : La légende.. (32)
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boudicca
  18 mars 2013
Avec « Ayesha », Ange (comprenez Anne et Gérard Guéro) signent une trilogie de fantasy qui fut, lors de sa parution, plébiscitée tant par les critiques que les lecteurs. Et il n'est guère difficile de comprendre pourquoi. Nous avons affaire avec ces trois volumes, regroupés ici en une très belle intégrale par les éditions Bragelonne, à une histoire intelligemment construite et d'une grande maturité consacrée à un thème rarement exploité en fantasy : l'esclavage. Depuis des siècles, le Peuple Turquoise se voit ainsi forcé de vivre sous le joug des Royaumes suite à une condamnation d'ordre religieuse, condamnation que ses membres eux-mêmes, et ce malgré la dureté et l'horreur de leur situation, ne se risqueraient à remettre en cause pour rien au monde. Ou du moins était-ce le cas jusqu'à ce que l'espoir de l'arrivée de leur messie, la déesse Ayesha, ne fasse enfin surface et vienne bouleverser pour toujours leur destin et celui de tous les Royaumes de cet univers et de leurs habitants...

Dès le tout premier chapitre, l'histoire démarre sous les chapeaux-de-roues et réussi le remarquable exploit de maintenir le même rythme tout au long des trois volumes. Il faut dire qu'entre les intrigues de la fastueuse et exotique cour d'Harabec, les ponctuels complots et révoltes fomentés par le Peuple Turquoise, la montée d'une nouvelle menace aux frontières, les luttes de pouvoir entre souverains..., les personnages n'ont guère le temps de s'ennuyer, et ce pour la plus grande joie du lecteur qui ne reprend enfin son souffle qu'une fois la toute dernière page tournée. Ajoutez à cela des paysages variés et dépaysants, une intrigue complexe et parfaitement maîtrisée, un style simple mais agréable, et surtout des personnages hauts-en-couleurs et très attachants. Qu'il s'agisse de Marikani, reine d'Harabec écrasée par le poids de ses responsabilités, d'Arekh, guerrier écorché-vif aux sentiments contradictoires, de la joyeuse petite esclave Non'iama..., tous sonnent juste et parviennent sans mal à émouvoir.

Cette « Légende du Peuple Turquoise » se révèle être une oeuvre convaincante, bourrée de bonnes idées et qui n'est pas sans rappeler par certains côtés l'excellente « Trilogie de l'empire » de R. E. Feist et J. Wurts. Une belle découverte.
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beugzbee
  29 juin 2014
Je ressors de cette lecture complètement conquise et momentanément dévastée (car j'ai décidé de m'en remettre).

C'est une histoire complexe, aux changements d'orientations parfois inattendus, qui aborde un foule de sujets durs.

Forcément l'esclavage de droit divin, ça offense tout être humain normalement constitué et le fait de voir le peuple esclave accepter cet esclavage de bonne grâce est tout aussi étonnant que de voir que les gens, les maitres, certains étant des types fort sympa ne rien trouver à redire à des massacres en règles.

C'est aussi l'histoire de la politique, ses manigances, ses aléas, ses faux semblant.

C'est bien sur l'histoire de la religion, de l'inquisition (pour faire une comparaison avec notre monde), de l'aveuglement des masses et la folie personnelle.

Il y a aussi la guerre, qui regroupe les 2 points précédents de façon bien plus importante qu'elle ne devrait.

Mais surtout, surtout, c'est l'histoire de 2 cons qui arrivent pas à avoir une discussion pendant quelques années. Et tout le long, on oscille entre les deux, car ils ont tour à tour raison et tord. Et tout le long je me suis dit que s'il étaient pas têtus comme des bourriques, ils auraient peut-être aussi mal fini, il y aurait peut-être autant de morts dans chaque nation, mais damned, ils auraient peut-être couché plus d'une fois en 4 ans.

Ange nous construit des certitudes, nous les brise un peu, nous les reconstruits, mais du coup, on doute toujours de tout. Comme les personnages en sommes.

Quoi qu'il en soit, ce roman est magnifique, impossible a lâcher avec son rythme soutenu, même les pauses apparentes cachent des retournements.

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chriskorchi
  27 mai 2013
Ange, alias Anne et Gérard Guéro, sont parmi les principaux scénaristes de BD en France. Ayesha est l'édition intégrale et révisée de la trilogie Les Trois lunes de Tanjor. Ce roman bouleversant évoque la fin d'une civilisation, le génocide, le fanatisme religieux, comme jamais depuis Dune. Imaginez que vous lisez un manuscrit, et que vos mains
sont crispées sur le papier, vous avez les larmes aux yeux, le désespoir et la douleur des héros vous transpercent, vous voulez croire encore à leur victoire, à leur bonheur... C'est pour des moments comme ça que nous sommes éditeurs. Par sa finesse psychologique, son intelligence et sa force dramatique, Ayesha est un chef-d'oeuvre.

A lire pour tout les fans de fantasy
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meygisan
  31 décembre 2014
C'est pour moi la seconde incursion dans l'univers de ces deux auteurs que sont ANGE, la première fut en bd. Je découvre un monde intéressant, riche et haut en couleurs. Monde qui nous est dévoilé par les yeux de deux personnages principaux, autour desquels se construit toute l'histoire. Premier point positif en ce qui me concerne, c'est le peu de personnages. Combien ai je lu de romans de fantasy dans lesquels la profusion d'intervenants finissent par nous perdre, nous lasser et nuisent à la bonne compréhension du livre et au plaisir de lire. Ici au contraire, le récit s'intéresse à Arekh et Marikani, et quelques autres personnages secondaires gravitant de près ou de loin autour d'eux, prenant de l'importance à un moment puis s'effaçant ou disparaissant. Les auteurs nous placent donc en situation inconnue, sur la route de ces deux là, réunis par le destin et amenés à construire une histoire ensemble, sinon L Histoire. Les différentes facettes de chacun est développé, dévoilé au fil du récit, qui se veut basé sur leur fuite et leur survie, jusqu'à un dénouement qui réserve son lot de twist et de révélations inattendus, loin de ce qu'on pourrait attendre dans ce genre de roman, loin des codes de la fantasy classique. Les personnages sont développés de manière non conventionnelle, nous dévoilant leur passé et leurs motivations qu' à doses minutieusement réfléchies et ne révélant jamais leur finalité, entretenant toujours le doute. Tout cela contribuant à l'effet de surprise final. Mais dans ce roman il est avant tout question de réflexion, sur des thèmes qui peuvent nous paraître certes loin de nos préoccupations et qui pourtant, nous touchent, nous interrogent ou devraient nous interroger. Esclavage, religion et foi, conditionnement, liberté, amour, survie, destinée sont autant de propositions de réflexion que nous proposent les auteurs. Les sujets sont ainsi développés, fouillés, maltraités tout au long de ce récit pour tenter de trouver des réponses.
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LesReveriesdIsis
  12 novembre 2018
Voici ma dernière lecture pour le Pumpkin Autumn Challenge, mon livre pour la catégorie Au détour de Brocéliande, menu Automne enchanteur : nature, légende, tout était là dans Ayesha, La Légende du peuple turquoise!

Ce premier tome nous plonge dans un autre monde. Nous apprenons à connaître la légende du peuple turquoise, réduit en esclavage depuis des temps immémoriaux pour leur peau claire et leurs yeux bleus, mais aussi la légende d'Ayesha, la libératrice. Nous suivons la quête de Marikani, princesse que l'on tente d'écarter du trône, et qui, après avoir rencontré Arekh, un guerrier condamné à être galérien, tentera de retrouver sa place.

Dans ce roman, nous suivons une course folle. Nous sommes plongés d'emblée in medias rem, au plus près de l'action : un combat sur mer, des morts, des noyés, des rescapés et l'urgence. Fuir, fuir vite, d'autant que l'un des fuyard n'est autre que Marikani, princesse héritière, futur souverain d'Harabec. La violence et la nature s'entremêlent sans cesse entre ces pages. La course laisse place à de longues descriptions des lieux, qui semblent réellement magiques. La précision et les détails sont assez époustouflants et aucun détail n'est laissé au hasard. Les auteurs parviennent à récréer des régions entières. Peuples en surface et anciennes mines deviennent des alliés dans un périple semé d'embûches où la magie côtoie la cruauté des hommes et les plans machiavéliques des souverains en herbe. Nous assistons donc à une partie d'échecs grandeur nature et l'ennemi du jour peut devenir l'allié de demain si les rapports de forces changent ne serait-ce que d'un degré. Les autorités religieuses jouent d'ailleurs un rôle conséquent dans ce livre : elles sont à l'origine de l'esclavage du peuple turquoise et se mêlent des jeux de pouvoir plus souvent qu'à leur tour. Je ne vous cache pas que la question de l'esclavage fait hérisser toutes les parcelles de mon être, dans ce roman. Ainsi, il est très intéressant de voir la complexité du monde géo-politique créé sous nos yeux dans ce premier tome.

J'ai bien aimé la relation étrange qui se tisse entre Marikani et Arekh. Nous assistons à un étonnant ballet, entre haine et désir, abandon et soutien indéfectible. Ils vont, viennent, se pourchassent, se fâchent et paraissent toujours plus proches, plus liés par le Destin. C'est une association curieuse à laquelle Liénor, suivante et amie de Marikani, trouve à redire. Ces personnages forment alors un trio détonant entre haines, jalousie et amour… tout en restant attachants. J'ai longtemps voulu percer à jour le secret des jeunes femmes et je dois reconnaître, que même si je m'en doutais un peu, le secret est très bien gardé, jusqu'à la fin, ce qui est particulièrement savoureux.

La vie à la cour d'Harabec est intéressante. le lecteur est vite intrigué par les coutumes, les liens entre les personnages et par les différentes figures de souverain qui se dessinent au fil des pages. le peuple des Exilés retient aussi notre attention tant leur intérêt est stratégique. le plus de l'oeuvre, c'est de vraiment prendre son temps pour installer les choses et pour ne laisser aucun détail au hasard. Les éléments sont soignés, distillés au fil des besoins, si bien que des peuples entiers prennent vie entre ces pages.

de prime abord, on pourrait donc se dire que j'ai adoré ma lecture, mais pas tout à fait… Mon bémol vient de deux choses. Arekh m'a agacée au début. Il est brutal, cynique et surtout, c'est une vraie girouette. le duo qu'il forme avec Marikani est intéressant et savoureux, oui, mais par moment, c'est fatiguant d'assister à la énième scène du même type. L'aspect répétitif m'a un peu lassée, jusqu'à ce qu'Arekh assume enfin son choix. A cela s'ajoute la fuite qui n'en finit plus. le chemin pour Harabec est long, ça, aucun doute. On ne peut pas reprocher aux auteurs d'avoir créé un chemin improbable par sa facilité… L'inconvénient étant que, du coup, nous avons de longues scènes analogues de course-poursuite et d'affrontements. La première moitié du roman a donc été vraiment difficile pour moi, alors que je mourais d'envie de le découvrir. du coup, je suis un peu déçue, même si objectivement, il y a aussi beaucoup de points positifs.

Ainsi, La Légende du peuple turquoise est une lecture dépaysante, à n'en pas douter. Les complots et les jeux de pouvoir sont légion, pour le plus grand plaisir du lecteur. Je regrette juste le temps qu'il faut aux intrigues pour se mettre en place et celui qu'il a fallu aux personnages pour trouver leur équilibre. C'est un bon tome 1, et je me tâte à lire le 2 : si je crains d'avoir les mêmes réserves, je suis très curieuse de savoir ce qui arrive à cette femme hors norme qu'est Marikani.
Lien : https://lesreveriesdisis.com..
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Luria
  02 mai 2014
S'il fallait en dire peu sur cette trilogie regroupée dans ce tome, Ayesha parle d'un galérien, sauvé in extrémis d'un naufrage, et de tout ce qu'il lui est arrivé après. Mais Ayesha c'est aussi des contes, mythes et légendes. Des guerres d'entre peuples, des prophéties qui amènent à l'esclavage, la bataille pour le pouvoir et pour le conserver. Mais aussi une reine guidant son peuple jusqu'à la terre promise, qui rappelle fortement ce que G.R.R Martin conte pour sa mère des dragons, sans l'enlisement long, inutile, douloureux d'un auteur qui procrastine sans avancer l'histoire.

Bref Ayesha c'est toute une épopée, qui se dévore, jusqu'à la dernière goutte. le livre n'est bien sûr pas sans anicroche, c'est un peu gentillet et facile quand on aborde les histoires de coeur, et la fin était elle-même tellement évidente qu'on en attendait mieux après avoir vécu tant de pages. Mais l'ensemble donne une très bonne lecture, un livre du genre à conseiller.
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BlackWolf
  13 novembre 2010
En Résumé : Je pense que Ange avec leurs talents de conteur ont écrit une des meilleurs trilogies française de Fantasy. Un livre où on ne s'ennuie pas et qui développe des thèmes intéressant que sont la religion et l'esclavage le tout saupoudré d'intrigues politiques. A conseiller vivement.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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LeScribouillard
  21 avril 2018
La bonne fantasy française n'est plus un mythe. Sorti en ce début de nouveau millénaire, "Ayesha" avait très vite détonné à juste raison. Évidemment, on ne pouvait pas attendre un miracle total : les vieux roublards du genre s'en apercevront tout de suite. Ah tiens, il y a un peuple qui vit sur des bateaux et ne met jamais pied à terre ? Ça rappelle drôlement Ursula le Guin ! Sauf que nuance à préciser, ce peuple ne vit pas en mer, mais sur un fleuve. D'autres feront des parallèles avec la trilogie de l'Empire, mais elle est inspirée par le Japon ; ici, nous sommes clairement dans du moyen-oriental, avec un côté indien tout de même prononcé.
Non, il faut chercher du côté de Guy Gavriel Kay pour être sûr d'avoir une comparaison fiable. Tout comme dans les "Lions d'Al-Rassan" nous retrouvons les nombreuses intrigues politiques, l'absence de véritable rôle donné à la magie, l'exotisme des peuplades, le questionnement autour de la religion, la finesse psychologique ou encore la dureté de certains passages. Sauf que là, c'est abordé d'une manière différente, plus élégiaque, plus émotionnelle, mais surtout en abordant beaucoup plus de thèmes graves, le tout dans une ambiance ou bien triste ou bien sombre. Ah, me diriez-vous. En gros, les deux auteurs ont fait un copier-coller du maître à la sauce metal gothique. Mais on est très loin de ça.
L'idée de faire un gentil petit hommage s'est bien vite éclipsée au profit de la création d'un monde dans toute sa complexité, dans toute sa solidité. Et ce également au niveau des personnages. En créant cette trilogie "Les trois lunes de Tanjor" et en la remaniant un peu dans cette intégrale, Anne et Gérard Guéro ont ainsi su tout concilier : la civilisation et la barbarie, la cruauté et la douceur, l'humanisme et le nihilisme. Tout ça dans un cadre épique qui n'a rien à envier des plus grands. "Ayesha", cette âpreté, ce vertige, cette claque.
Lien : https://www.youtube.com/watc..
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erniko
  13 mars 2018
Cette lecture fut un véritable régal et une belle surprise. Je m'attendais a un roman sympathique et j'ai ouvert les portes sans le savoir d'un monde riche en rebondissement, assez éloigné des clichés des grandes oeuvres du genre et très rafraichaissant.
L'aventure est très plaisante à lire, les personnages ne sont pas manicheens, les passés sont troubles et l'avenir assez flou.
Amateurs de fantasy, de magie, de révélations, d'action et d'intrigues de palais, plongez dans ce roman les yeux fermés.
En plus c'est de la french fantasy! Vivement que je lise la suite!!
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AnGeeErsatz
  30 juillet 2015
Si ce livre n'a pas été non plus un coup de coeur, j'ai bien apprécié cette lecture.


Le premier point que j'ai beaucoup aimé, c'est l'ambiance assez originale. La plupart des romans Fantasy que je lis sont inspirés du monde celtique, avec des grandes forêts qui s'étendent à perte de vue, des montagnes et une mythologie plutôt celtique. Ici, l'ambiance est assez différente, plutôt orientale selon moi, et c'est un aspect que j'ai apprécié, car ça change de ce que j'ai l'habitude de lire. Un bon point donc, pour l'originalité!

Ensuite, j'ai trouvé que l'intrigue était vraiment intéressante. Comme il s'agit de l'intégrale, il se passe beaucoup de choses, et on ne s'ennuie pas. Il y a un bon mélange d'action et de conflits politiques, sociaux et moraux, qui donne à l'ensemble un certain équilibre. Il y a tout de même des moments où j'ai trouvé l'intrigue un peu longue, mais je pense que c'est parce que j'ai lu l'intégrale d'un coup: cet aspect m'aurait peut-être moins sauté aux yeux si j'avais suivi l'histoire en différents tomes. Il y a pas mal de rebondissements, et l'histoire est bien construite. L'ambiance est effectivement plutôt sombre!

J'ai plutôt bien aimé les différents personnages. J'avoue avoir eu un peu de mal avec Marikani que je trouve parfois très agaçante, mais j'ai apprécié Arekh, dont le développement et l'histoire sont intéressants. Leur relation est un des points forts du livre, et on a envie de les suivre dans leurs aventures et de savoir ce qui va leur arriver.

Lien : http://livroscope.blogspot.f..
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