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Lori Saint-Martin (Traducteur)Paul Gagné (Traducteur)
EAN : 9782253127543
409 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2009)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Figure emblématique de l'histoire des États-Unis, Maya Angelou s'est engagée corps et âme dans le vingtième siècle américain.

Tant que je serai noire est le récit de sa vie à partir de 1957 lorsque, décidée à devenir écrivaine, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l'activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l'époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  14 décembre 2015
Si elle a fréquenté les grands leaders de la cause noire, Malcom X et Martin Luther King, dont elle a dressé un portrait pas toujours conforme aux idées répandues, et que son engagement dans la vie artistique, en tant qu'écrivain et actrice, lui a fait rencontrer des figures emblématiques de la scène newyorkaise, comme Billie Holiday ou James Baldwin, Maya Angelou est restée elle-même, fidèle à ses exigences de liberté et à ses convictions, toujours tournée vers la défense des droits des Noirs, une lutte commencée dans les années 60 aux Etats-Unis qui la mènera loin de chez elle, jusqu'en Egypte et en Afrique.
Tant que je serai noire est le témoignage, intime et passionnant, d'une époque essentielle pour la liberté des Noirs, un combat pour l'égalité de leurs droits qui n'est pas fini aujourd'hui, rapporté par une femme qui, quant à elle, aura toujours su rester libre.
Commenter  J’apprécie          460
babycomeback44
  23 septembre 2014
A lire ! A lire ! A lire !
Peut être q'un jour je lirais les autres livres de l'auteure... mais peur d'être déçue après une si bonne lecture :-)
Commenter  J’apprécie          220
Brize
  18 juin 2011
Voilà une autobiographie qui se lit comme un roman !
Par l'intermédiaire de la narratrice, témoin à son échelle d'un pan de l'histoire de la communauté noire, nous sommes projetés dans une époque et un contexte tendus, au sujet desquels Maya Angelou relate certaines anecdotes intéressantes car emblématiques. Mais l'auteur est aussi une mère dont la situation matérielle n'est jamais stable : elle lutte pour joindre les deux bouts et subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux de son fils. Il s'ensuit toute une série de piquantes tribulations professionnelles qui contribuent à animer ce récit. Par ailleurs, elle fait preuve d'une constante volonté de donner des repères à un fils sans père et noir, et les difficultés qu'elle rencontre dans cette entreprise donnent à l'ouvrage une dimension psychologique supplémentaire. Enfin, Maya Angelou est une femme qui ne cache pas sa volonté de vivre pleinement, physiquement s'entend, en tant que telle.
La plume de Maya Angelou est vive et agréable. Elle a l'art de camper les situations et les gens et de nous transporter ainsi immédiatement à ses côtés comme lorsque, au début du livre, elle est amenée à accueillir chez elle la célèbre chanteuse de jazz Billie Holliday, au caractère redoutable. Par la suite, j'ai donc eu l'impression de partager la vie d'une femme à la fois "normale" (elle n'est pas célèbre comme elle a pu le devenir par la suite) mais déjà hors du commun, pas seulement du fait de sa taille (1,83 m quand même ! ) mais en raison de sa modernité, car si elle aspire à une union durable avec un homme, elle n'est pas prête à n'importe quel compromis pour y parvenir et refuse, en particulier, de renoncer à son autonomie.
"Tant que je serai noire" s'est ainsi avéré une rencontre passionnante avec une femme de caractère dont j'ai apprécié à la fois la farouche détermination à avancer dans la vie malgré les obstacles qu'elle peut rencontrer et l'honnêteté : elle ne cherche pas à se donner le beau rôle mais se livre telle qu'elle a été, ce qui la rend très proche et attachante.
Un ouvrage pour lequel j'ai eu un coup de coeur !
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Ansea
  02 septembre 2017
J'ai découvert la vie de Maya Angelou toujours palpitante, digne d'un roman. Comme tout le monde, je connaissais vaguement le contexte de ces années là aux Etats-Unis avec la lutte des noirs dont Martin Luther King et Malcom X pour la fin de la ségrégation et la reconnaissance de leur droit. Là on voit ce qu'était le quotidien d'une femme noire, du surcroit mère célibataire. Femme aux multiples talents, pleine d'audace qui se laisse toujours emporter par son enthousiasme. Au fil de son histoire, on se dit waouh quelle femme! elle travaille pour Martin Luther King, rencontre Malcom X, rencontre un Africain avec lequel elle se marie sur un coup de tête... douée d'une intelligence exceptionnelle et d'une force de caractère hors du commun, elle sait toujours rebondir et assume toujours pleinement les responsabilités qui lui sont confiées. Elle est aussi très touchante en tant que femme et mère avec son fils Guy lui aussi exceptionnel.
Noire américaine, elle est certes noire dans un pays où les blancs dominent mais son mode de vie est finalement proche de celui des blancs, une fois mariée avec Vus authentique africain elle découvre une culture qui va totalement à l'encontre de sa personnalité. Seul bémol, les dernières pages se referment sur Maya en Afrique de l'Ouest et l'on a qu'une envie c'est connaître la suite de son existence palpitante. Il ne reste plus qu'à lire lun billet d'avion pour l'Afrique.
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rose
  08 février 2009
Le titre choisi par les traducteurs du récit autobiographique de Maya Angelou me plaît tellement que je ne vois pas l'intérêt de chercher une autre formule pour intituler ce billet !
Le titre anglais est The heart of a woman, mais l'autre formule rend parfaitement compte de la barrière que la ségrégation place entre Blancs et Noirs dans l'Amérique des années 50-60, ainsi que de la force de la narratrice, de son désir de faire changer les choses.
Lorsque le récit commence, Maya Angelou est une jeune chanteuse de jazz, mère d'un fils qu'elle a eu à 17 ans et c'est avec terreur qu'elle rejoint sa mère dans un hôtel dans lequel les Noirs viennent juste d'avoir le droit de louer une chambre. Les regards des Blancs lui paraissent insistants, lui donnent envie de fuir.
La suite narre le parcours d'une femme qui peu à peu s'affirme, s'engageant aux côtés de Matin Luther King puis épousant un temps la cause de Vusumzi Make, combattant pour la liberté et les droits des Noirs d'Afrique du Sud.
Son récit nous conduit de la Californie à New York puis au Caire où Maya Angelou suit son compagnon Vusumzi Make. Si la première partie du livre nous révélait les tensions raciales en Amérique (me revient particulièrement en mémoire la méfiance de la narratrice à l'égard des Blancs même acquis à la cause Noire, ce sentiment qu'ils ne peuvent envisager la vie de la même façon, et effectivement se révèle toujours sous l'ouverture d'esprit l'empreinte des préjugés), la deuxième partie confronte assez douloureusement la narratrice afro-américaine à ses racines africaines ; l'épouse de Make n'a pas du tout la même liberté que la femme qu'elle était aux USA et Maya ne tarde pas à se sentir à l'étroit aux côtés de cet homme dont le charisme l'a d'abord fascinée. L'un des épisodes les plus marquants est cette palabre lorsqu'elle envisage de quitter l'époux infidèle qui s'oppose à ses velléités d'émancipation au nom de la dignité du mari africain : le découragement s'abat sur elle face à ce simulacre de procès. Lui revient en mémoire ce constat : tout ce qu'on attend d'elle c'est qu'elle reste noire et qu'elle meurt (voilà sans doute l'origine, finalement lugubre, du titre). Pourtant la palabre lui donne raison et lui permet de s'éloigner en lui épargnant le sentiment d'injustice et d'humiliation, la réconciliant avec sa dignité de femme.
Le récit se lit comme un roman, aventure à la fois personnelle (Maya Angelou raconte aussi les bouleversements de sa vie amoureuse, la complicité avec son fils Guy remise en cause par l'adolescence, ses aspirations littéraires) et collective (c'est un formidable document sur la vie artistique et politique du New York des années 60).
On entend presque grâce à la traduction cette voix singulière, porteuse des récits et des chants de sa communauté, empruntant aussi un temps les mots de Jean Genet (« Les Nègres », elle joue la reine blanche) pour parodier le mépris de ceux dont les siens ont étudié les gestes depuis toujours et montrer leur arrogance.

Lien : http://rosealu.canalblog.com..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   23 août 2015
- Tu sais, mon lapin, élever des garçons dans ce bas monde, c'est pas de la tarte. J'en sais quelque chose. Quand ils sont jeunes, on prie pour avoir de quoi les nourrir et pour qu'ils restent à l'école. Dès qu'ils grandissent, on prie pour qu'aucune Blanche à moitié folle crie au viol en les voyant et les fasse lyncher. Lorsqu'ils sont des hommes et que des Blancs leur commandent de se battre, on prie pour qu'ils meurent pas dans une guerre de Blancs. Ouais, c'est moi qui te le dis, élever un garçon de couleur, ça donne matière à réflexion.
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babycomeback44babycomeback44   21 septembre 2014
J'avais envie d'être une bonne épouse et de combler mon homme en tenant une maison impeccable, mais la vie ne se résumait pas qu'à deux rôles : Être une ménagère accomplie et une chatte ambulante.
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AnseaAnsea   02 septembre 2017
Au terme d'une journée bien remplie d'actes exaltants, je rentrais chez moi. Après le coucher du soleil et avant Brooklyn, la glorieuse magie s'évanouissait. En descendant du métro à la station Park, je n'avais plus rien d'une jeune cadre brillante vouée à la justice, en particulier pour Cuba, ni d'une membre à part entière de la Ligue des écrivains de Harlem. J'étais une célibataire qui avait un loyer à payer et un fils de quinze ans persuadé qu'il n'y avait rien de plus terrible au monde qu'une morne soirée passée en compagnie de sa maman. En secret, je lui donnais raison.
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OrpheaOrphea   17 mai 2018
Le jour du loyer constitue une réalité inexorable. Avant son arrivée tonitruante, le temps s'accélère follement. Chez moi, l'échéance semblait revenir tous les deux jours, et Guy avait perpétuellement besoin d'un nouveau jean. Mes vêtements à moi m'attendaient toujours chez le teinturier. Dans ma cuisine, les denrées de base s'envolaient avec une affolante régularité.
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michelekastnermichelekastner   23 août 2015
La rédemption par la souffrance était l'un des credo de Martin que j'avais du mal à admettre. J'avais vu la détresse empoisonner les âmes et gauchir les corps, mais je n'avais encore jamais été témoin du sauvetage d'un miséreux par la misère.
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Videos de Maya Angelou (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maya Angelou
Maya ANGELOU – Radioscopie : sa seule interview en France (1980) L’émission « Radioscopie », par Jacques Chancel, diffusée le mardi 4 novembre 1980 sur France Inter. Invitée : Maya Angelou.
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