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EAN : 9782266077989
370 pages
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Rien n'a jamais été facile pour Frédérique. Ni sa jeunesse, passée dans les quartiers populaires, ni sa formation d'enseignante qui l'a conduite vers des "zones d'éducation prioritaire".
Rêveuse, sensible et cultivée, Frédérique découvre les ravages de la passion amoureuse qui la laissera plus désemparée que jamais. Guettée par l'angoisse, minée par le stress urbain, elle décide de changer radicalement d'environnement et demande sa mutation au coeur de l'Auve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  29 mars 2017
Quand je repère la signature de Jean Anglade sur une couverture, j'ai toujours envie de tester ce nouveau texte. J'ai en effet passé de nombreux moments agréables avec ses écrits et son Auvergne.
Ici, il nous parle de l'école, l'école en ville et en zone sensible de surcroît, puis de l'école en zone rurale, avec une classe plus ou moins unique, des élèves divers et variés, ancrés dans des traditions, ou de passage seulement.
Bref, à travers un épisode de vie, il nous parle d'un métier, d'une passion.
Frédérique est une institutrice en milieu urbain, dans une école difficile et même si elle aime son métier, se sent relativement seule dans son rôle. Après quelques rencontres et des déceptions elle décide de demander sa mutation en Auvergne. Elle atterrit dans des écoles bien ancrées dans le terroir, là où l'instit à encore une signification sociale, et elle va se recréer un environnement à sa manière, avec une maison, un jardin, des animaux et des amis.
Elle va rencontrer Vincent a qui elle fera découvrir la musique, la littérature et l'orthographe.
Jean Anglade n'a pas ici écrit un roman de terroir en plus, mais bien plus un roman moderne, qui n'hésite pas à aborder des sujets des plus actuels (Violence, migrants, intégration, homosexualité, gens du voyage ...). La vie Parisienne est tout à fait bien décrite et bien analysée, et ce n'est pas toujours « politiquement correct », en 2017.
Derrière tout cela, l'auteur fait quand même vivre son Auvergne, avec de nombreuses descriptions, références historiques ou à des ouvrages ou auteurs plus ou moins connus.
Bref, son style est toujours enlevé et l'auteur nous livre un ouvrage passionné et attachant ; le lecteur ne s'ennuie pas. Sans être un grand moment de littérature, ce texte offre un moment de lecture sympathique.
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BVIALLET
  04 novembre 2012
Frédérique, institutrice dans une zone « sensible » de Paris, demande sa mutation pour l'Auvergne et se retrouve titulaire remplaçante à Antaillat, près d'Issoire. Elle y découvre un autre monde et une vie plus agréable et plus calme. Des voisins chaleureux, des écoliers calmes et attachants. Elle s'attache à Claude, une artiste suisse qui lui fait découvrir les joies des amours homosexuelles avant de la quitter brusquement pour une autre. Frédérique, blessée, reporte son affection sur ses élèves et sur la petite ménagerie qu'elle a rassemblée : Krasucki, le poisson-rouge, Bunny le lapin et Croc-Blanc, le husky. Elle finit par rencontrer Vincent, un ouvrier métallurgiste fâché avec l'orthographe. Elle lui transmet son amour de la littérature et de la musique. Lui, cherche à lui réapprendre l'amour et la simplicité. Ces deux-là trouveront-ils le bonheur ?
Roman de terroir uniquement par le cadre auvergnat de cette histoire, « La maîtresse au piquet » est surtout l'histoire d'une vie d'enseignante à la campagne à notre époque. Ayant été enseignant lui-même, l'auteur connaît si bien le sujet que le lecteur a presque l'impression de lire un témoignage. Toutes les anecdotes de vie de la classe semblent croquées sur le vif, souvent amusantes, quelquefois surprenantes et parfois même un peu cruelles. Ainsi va la réalité de l'école actuelle. le lecteur apprendra mille choses sur l'Auvergne ainsi que sur l'enseignement primaire qui est rarement un long fleuve tranquille. Anglade se pose en observateur impartial et honnête. Il ne fait jamais l'impasse sur les problèmes (violence, racisme, gens du voyage, harkis, adoption, homosexualité, etc...) et a l'intelligence de ne pas sombrer dans la guimauve, le sentimentalisme ou l'eau de rose. L'héroïne est attachante, humaine, ô combien, avec ses paradoxes, ses faiblesses, ses élans et ses contradictions. On suit les péripéties de son existence bousculée avec intérêt et empathie. de la belle ouvrage...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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iz43
  15 décembre 2016
cocorico !
C'est grâce au challenge multi défis que je me suis plongée dans cette lecture dont l'histoire se déroule dans ma région: l'Auvergne. Roman emprunté à ma grand-mère.
Frédérique est une enseignante de Paris qui lassée de son métier à Paris et désabusée suite à une rupture amoureuse, demande son exeat pour l'Auvergne. Là, elle devient institutrice remplaçante, découvre la région, des gens et même un amoureux.
Je peux comprendre pourquoi le style de Jean Anglade plait autant à ma grand-mère. Moi, sans avoir été non plus une torture, cela a été plutôt ennuyeux (même si certains passages m'ont amusée ou attendrie) à cause du rythme ou des descriptions régionales (la métallurgie...). J'avais l'impression de lire des documentaires par moment. J'ai trouvé aussi que ça traînait beaucoup.
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michelangelo
  03 septembre 2015
Frédérique est une jeune institutrice qui a vécu des moments difficiles avec une belle-mère acariâtre et le décès prématuré de son père. Elle est fatiguée de la vie parisienne et de la difficulté d'enseigner en banlieue. Elle trouve un certain réconfort chez un libraire érudit, Pierre Méraville. Avec lui, elle connaitra le monde de l'édition et de la critique littéraire. Malheureusement, Méraville décède brutalement. Aussi elle décide de se faire muter en Auvergne. Là, elle va découvrir un autre monde… Celui des choses simples et de la campagne laborieuse peuplée de paysans droits dans leurs sabots de peupliers et dans leurs convictions.
Installée dans une petite maison d'Antaillat, elle va transformer son lieu de vie en repaire pour les poissons rouges, les chats et les escargots et la nommer ma Cyprinière en hommage à ces mêmes poissons rouges élevés avec beaucoup d'attention dans le petit bassin créé à cet effet. La compagnie de son chien Croc-Blanc, ainsi nommé en souvenir du roman de Jack London, la réconforte dans ses moments de solitude et l'accompagne dans ses promenades dans la campagne.
Les voisins sont charmants (même si les Kleister sont mal acceptés pour d'obscures raisons liées à la dernière guerre), les élèves studieux, bien courageux et conquis par cette jeune institutrice qui charme son auditoire avec sa clarinette joyeuse !
Puis arrive Vincent, ouvrier modeste mais si charmeur… Une idylle va naitre entre eux, et Frédérique va redoubler d'efforts pour accompagner son nouvel ami vers les joies de la connaissance et de la lecture…
Jean Anglade ne déroge pas aux règles qu'il semble se fixer pour chaque roman : mettre en scène des personnages attachants et les faire évoluer dans sa chère Auvergne en n'omettant surtout pas de parler avec nostalgie d'école, cette école qu'il a aimé instituteur, celle de la classe unique, de la morale et de la plume sergent-major, de l'ascenseur social et du coup de règle sur les doigts…
Comme d'habitude, c'est bien écrit. Je dirais même avec application. Il n'oublie rien. Les petits détails qui font une ambiance, les bons sentiments qui vont jusqu'à la grandeur d'âme… Lire un roman d'Anglade, c'est glisser dans une époque révolue et dans un grand bain de plaisir qui confine au bonheur. Certains penseront certainement qu'Anglade est un peu mièvre et démodé. Ils n'ont pas entièrement tort. Pourtant, peu d'écrivains savent, comme lui, émouvoir leurs lecteurs. Personnellement, je l'en remercie !
Michelangelo 2015
Lien : http://jaimelireetecrire.ove..
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SophieWag
  12 avril 2018
Un roman que ma tante m'a offert sans doute parce que cela raconte la vie d'une instit. Sa vie n'a pas été très facile dès l'enfance et lorsqu' elle se retrouve ensuite jeune enseignante en zone d'éducation prioritaire difficile, Frédérique ne tarde pas à demander sa mutation en Auvergne pour redonner un sens à sa vie malmenée... Elle y rencontre des enfants attachants et Vincent qui l'épaulera dans les épreuves qui l'attendent...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   04 novembre 2012
Je suis seulement chrétienne dans mon coeur. Je n'en ai pas informé mes parents pour ne pas leur faire de la peine. Je fais semblant de pratiquer les rites musulmans. La toilette, le carême, les prosternations n'engagent point mes pensées. Mais je ne crois plus à l'islam. (…)
Je me suis aperçue que le Coran, aussi bien que l'Ancien Testament, est un livre du passé. L'Evangile, au contraire, est un livre de l'avenir. Lui seul peut mettre fin au mal que les hommes font à d'autres hommes. Lorsque tous les peuples de la terre se seront convertis sincèrement aux principes évangéliques, la plupart de nos problèmes économiques et sociaux auront disparu. (…)
Yamina lut ces lignes dictées par Allah à Mahomet :
_ Si des étrangers s'opposent d'une manière ou d'une autre au culte d'Allah, déclenchez contre eux la guerre sainte. Tuez-les là où vous les rencontrerez. Expulsés-les d'où ils vous auront expulsés... Ceux qui guerroient contre Moi et Mes envoyés, semant la violence sur la terre, auront pour salaire d'être percés et crucifiés. Leur main et leur pied opposés seront tranchés.
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michelangelomichelangelo   03 septembre 2015
O merveilleuse télé ! Qui dispense aux oreilles les plus incultes les chefs-d'œuvre de la musique ! Qui leur offre une entrée gratuite à la Scala de Milan, au Bolchoï de Moscou, à l'Opéra de Paris ! Qui fait voyager les invalides à travers le monde ! Qui ouvre à tous les regards les mystères sous-marins, souterrains, sublunaires ! Qui ressuscite le passé, explique le présent, annonce l'avenir ! O merveilleuse télé bien choisie, bien employée ! hélas, les couillons préfèrent toujours les couillonnades. Comme la langue d'Essonne, la télé est la meilleur ou la pire des choses.
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BVIALLETBVIALLET   04 novembre 2012
L'avantage du sida déclaré sur le cancer, c'est que le malade sait de façon péremptoire qu'il est foutu : que tout combat est perdu d'avance. Cela lui procure une certaine sérénité. Il peut consacrer le court sursis qui lui reste à se raconter en poésie, en prose, en peinture, en musique ou en film. Son sens de l'inéluctable lui confère parfois un talent exceptionnel, comme à ces arbres qui n'ont jamais si bien fleuri qu'à la veille de leur dessèchement. Mais voici que les docteurs se sont mis en tête de vouloir guérir le cancer ; de retarder du moins l'issue fatale ; de réduire les effets du mal. Perpétuellement, le cancéreux balance du zig au zag, du mic au mac, de l'espoir au désespoir ; l'entourage joue la comédie de la joyeuse certitude. C'est difficile à vivre. 
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michelangelomichelangelo   03 septembre 2015
La télé ! Cette invention diabolique qui remplit les cervelles de vent. Qui empêche de lire, de peindre, de jouer du pipeau, d'écrire à sa parenté, de recevoir ses amis, de faire les devoirs et d'apprendre les leçons; Qui flatte la sottise. Qui forme des gloires imméritées; Qui banalise l'assassinat, le viol, le goût de la destruction; Qui fourre son oeil dans les alcôves. Qui répand l'immondice et la bestialité. Ah ! La putain de télé !
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iz43iz43   17 décembre 2016
exeat: qu'elle sorte. Qu'elle aille se mettre d'elle-même en pénitence dans cette province arriérée où les habitants, c'est bien connu, passent leurs nuits à compter les sous qu'ils ont gagnés ou économisés le jour, à la lueur d'une chandelle de suif, en sentant mauvais des pieds.
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Videos de Jean Anglade (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Anglade
A l'occasion du centenaire de l'écrivain auvergnat Jean Anglade, les éditions Presses de la Cité proposent un cycle de lectures dans la régions. Elles ont confié à "Acteurs, Pupitres et Compagnie" la mise en place de ces lectures et la sélection des extraits de textes parmi les plus remarquables de Jean Anglade. En savoir plus : http://bit.ly/1KPtMBy
Sa première ?période bleue? de romancier social des années 50 à 70, sera particulièrement mise en lumière avec ses oeuvres plus littéraires (Des chiens vivants) puis ses textes populaires dans sa veine auvergnate à partir de 1969 (La pomme oubliée). Ces lectures donneront à découvrir ou redécouvrir un grand auteur qui a su fédérer un public nombreux, fidèle, transgénérationnel. Il est un homme aux valeurs humanistes et son oeuvre considérable aborde des genres et des sujets très différents: romancier, essayiste, traducteur (de Boccace et de Machiavel), biographe, mais surtout intarissable conteur, Jean Anglade est l?auteur d?une centaine d?ouvrages.
+ Lire la suite
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