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EAN : 9782744141003
95 pages
Éditeur : France loisirs (30/11/-1)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Zébédée, 10 ans, est très fier de son père, martiniquais, conducteur du tramway qui relie Montferrand à Royat. Lorsqu'un inspecteur de la Compagnie reproche son alcoolisme à ce père qu'il admire, l'enfant humilié, fuit en direction du Puy de Dôme. Recueilli par un marginal solitaire qui vit dans une caverne et se prétend "le roi des fougères", l'enfant découvre la liberté et la fantaisie...
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  09 juillet 2015
Autrefois quand j'allais chez mes grands-parents, le soir avant de dormir, mon grand-père me racontait une histoire. Une histoire qu'il inventait. Je le regardais, les yeux grand ouverts. J'aimais sa façon de parler, il cherchait ses mots, il cherchait ses phrases, il essayait de construire une histoire. Mais parfois, son ton était hésitant, ses phrases chancelantes et la fin de son histoire bancale. Mais quelle importance ! J'avais dix ans et une histoire rien que pour moi.
Alors, je me suis posé la question : était-ce Grand-père qui avait inventé "Le prince des fougères" ? Cette histoire de petit garçon qui fuit sa famille parce qu'il a surpris son père en train de se faire gronder par son supérieur ?
Le père de Zébédée, ce père qu'il admire tant, est conducteur de tram à Clermont-Ferrand et Zébédée parcourt quelquefois la ville en sa compagnie. Mais ce jour-là, il est mortifié de voir son père baisser la tête devant les remontrances de l'inspecteur. Alors, il s'enfuit dans la montagne et est recueilli par le roi des fougères, un marginal au coeur gros comme ça...
C'est une histoire simplette, pleine de tendresse, de naïveté, mais qu'il est bon d'avoir encore dix ans !

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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Oliphant
  21 juin 2013
Un livre vraiment très court, qui se lit d'une traite. le roi des fougères est une histoire un peu étrange, j'avais parfois l'impression que la réalité se mélangeait avec un conte pour enfants… Aucune indication sur l'époque, peut-être est-ce dû au fait que le narrateur soit un enfant de dix ans : Zébédée, que l'on va suivre sur Clermont-Ferrand, ses trajets en tram et ses drôles de rencontres qui vont le mener au Puy de Dôme et au Roi des fougères.
L'univers semblait parfois un peu surréaliste mais les sujets du livre : racisme, division familiale, rejet de l'image du père, sont traités avec une certaine originalité.
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hexagone
  11 mars 2011
Je suis très attiré par un genre de littérature dont le succès ne se dément pas, il s'agit de la Littérature du terroir.
J'apprécie énormément des auteurs comme Henri Vincenot, Bernard Clavel et Pierre Magnan dans le genre Polar-Terroir du sud-est.
Il se trouve que je n'avais jamais rien lu de Jean Anglade. Je sais qu'il est un pilier de l'édition du genre et que chacun de ses ouvrages est un succès.
Me voilà donc, au sortir de la bibliothèque municipale, muni du Roi des Fougères.
C'est un etit livre d'une centiane de pages, cela ne prête pas à conséquence.
A peine commencée la lecture est terminée, et alors...
Alors, Jean Anglade à les clefs du succés et du talent.
C'est d'un style très clair, très fluide, facile à lire sans être trop facile ni niais.
Il aborde dans cet ouvrage l'histoire d'un petit martiniquais de 10ans vivant dans un quartier populaire de Clermont-Ferrand.
Son père est wattman à la compagnie de la ville. le petit Zébédée est très fier de son père qui est le seul martiniquais, donc noir de la cité.
Il constitue une curiosité, nous sommes dans les années 40.
Zébédée n'hésite pas à monter à bord et à co-piloter le tramway avec son père.
Pamphile, le père, a un défaut. Il aime biberonner des lampées de rhum pendant le service.
C'est sans compter sur la surveillance d'un inspecteur de la compagnie qui prend Pamphile en flagrant délit et le sermone vertement.
Cette scène d'humiliation ayant lieu sous les yeux de Zébédée, ce dernier prend la poudre d'escampette, révolté par le comportement soumis de ce père qu'il idôlatrait.
Zébédée envoyant tout paître, part se réfugier sur un des nombreux volcans d'Auvergne.
Au cours de cette ascension, il fera la rencontre d'un ermite troglodyte et mysanthrope.
Il va découvrir la vie bucolique de ceux qui se sont retirés de la modernité, ceci avec ces avantages et ces inconvénients.
Force doit rester à la loi et les gendarmes retrouverons bientôt le petit Zébédée qui regagnera son foyer, tandis que le roi des fougères sera emmener manu militari, menottes aux poignets, comme un vilain coup du sort à cet esprit épris de liberté.
C'est bref, c'est un joli conte sur la liberté, l'indépendance, la nature.
Cela aurait mérité un traitement et un dévellopement plus appuyé, il y a matière à construire un joli livre.
Anglade outre la nature et la liberté y évoque briévement le racisme, mais de manière trop frivole.
Je lirai sans doute d'autres livres de Jean Anglade, ne serait ce que pour me forger une opinion plus précise.
Quoi qu'il en soit, le roi des fougères, est d'une agréable fraîcheur.
J'y ai appris un proverbe auvergnat que je ferai mien avec plaisir, je vous le livre :
"Quand faut baiser le cul du chien, tant vaut mieux aujourd'hui que demain"
Bonne lecture.
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isa120268
  08 février 2015
Zébédée, dix ans, est très fier de son père, martiniquais, conducteur du tramway dans une petite bourgade en Auvergne.
Mais lorsqu'un inspecteur de la Compagnie reproche son alcoolisme à ce père qu'il admire, l'enfant qui a assisté à la scène, se sent tellement humilié qu'il décide de s'enfuir sur le champ en direction du seul endroit dont il connaisse vaguement l'existence : le Puy de Dôme.
Recueilli en plein coeur de la forêt auvergnate par un homme solitaire qui prétend être "Roi des fougères", il va vivre quelque temps auprès de lui dans son "château" qui n'est en réalité qu'une caverne étrangement aménagée par le marginal. Il se verra même élevé au rang de "Prince des fougères" par son étrange compagnon.
L'enfant découvre alors la fantaisie de ce personnage et du monde dans lequel il vit, la liberté de la nuit au coeur de la nature, de l'absence de contraintes...
Un très joli conte des temps modernes.
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Binaiade
  01 juin 2019
L'histoire :
Zébédée a dix ans et vit avec ses parents Pamphile et Noélise, et ses frères et soeurs en Auvergne. Originaires de Martinique, le père est conducteur de tramway et sa mère fait des lessives pour des particuliers. Zébédée est très fier du métier de son papa, il va d'ailleurs souvent le voir dans son engin.Un jour, un inspecteur vient sermonner Pamphile devant tout le monde, à cause de son penchant pour l'alcool. L'enfant est alors choqué par la réaction de ce dernier qui s'écrase littéralement. Il décide de fuguer, humilié, et rencontre un homme qui vit dans une caverne et qui prétend être le "roi des fougères".
Mon avis :
C'est un livre qui tire du conte, qui convient autant aux adultes qu'aux enfants. L'auteur nous livre une histoire mêlant poésie, rêverie et jeu mais derrière se cache la condition misérable d'une famille martiniquaise qui débarque en métropole et qui a du mal à s' acclimater à sa nouvelle vie.
Le style est simple, on retrouve les mêmes codes propres au genre du conte. Jean Anglade utilise la troisième personne du singulier pour nous conter l'aventure de Zébédée. Ce livre se lit très vite avec moins de cent pages, ce qui est peu commun pour un roman. Et c'est le point qui m'a dérangé. Tout va trop vite, on survole les événements, on zappe les détails, ce qui m'a empêché de me plonger dans l'histoire. Je n'ai même pas eu le temps d'éveiller mon intérêt que j'avais déjà terminé la dernière page ! le dénouement est attendu mais c'est le moment le plus fort en émotions, tout en pudeur cependant.
Il y a trois personnages principaux : Zébédée l'enfant fugueur, Pamphile le père alcoolique et Barbe-Blonde le vagabond. Et là aussi tout rappelle les contes même le nom du vagabond... Vu le peu de temps dont l'auteur dispose avec ce si petit nombre de pages, il reste dans la surface des personnages, il ne creuse pas pour nous les présenter. Ils manquent donc de profondeur et personnellement, pour m'attacher à un personnage, il me faut le connaître plus que ça.
Voilà c'est un avis court pour un livre court. Un roman accessible, un peu enfantin, qu'on lit d'une seule traite, mais qui nous passe dessus sans nous bouleverser. Pas désagréable mais pas inoubliable.

Lien : https://www.facebook.com/178..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   04 novembre 2012
Vu de là-haut, l'Auvergne était d'une beauté incomparable, avec tous ces volcans alignés comme une caravane de dromadaires. Et le sommets lointains que le barbu connaissait par leur nom et leur prénom, ainsi que de vieux amis : le Pariou, c'est-à-dire le Pareil ; le Louchardière, c'est-à-dire le Fauteuil ; le Chaudron, alias le Sarcoui, c'est-à-dire le Cercueil, parce que les anciens habitants fabriquaient des sarcophages avec sa substance ; plus près, le Nid de la poule, el Grand Suchet, le Petit Suchet. Il en avait plein la tête.
Le spectacle était si magnifique qu'ils se laissèrent surprendre par le crépuscule. Car il faisait encore jour sur le sommet alors que ses pieds trempaient déjà dans les ténèbres.
Ils redescendirent par le même chemin dont la faible blancheur les guidait. Jean Gabin cita un autre proverbe auvergnat : "Celui qui monte a tous les diables qui le retiennent. Celui qui descend a tous les saints qui le poussent au derrière."
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OliphantOliphant   21 juin 2013
Malheureusement, le grand-père Epiphane, comme son fils Pamphile, avait un peu trop de goût pour le rhum blanc, sa « consolation ». Il se consolait dès le matin, au saut du lit, en avalant ce qu’il appelait son « décollage » ; si bien qu’il oubliait ensuite les choses dont il voulait se consoler : les noms de ses petits-enfants, et même quelquefois son propre prénom. On l’entendait demander à sa femme :
- Ô doudou ! Rappelle-moi commet je m’appelle, si tu veux bien.
- Tu t’appelles Ivrogne, Buveur de chrub, Téteur de bouteille.
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miladomilado   07 mars 2015
- Bon a rien que tu es ! Je ne sais ce qui me retient de te casser quelque chose sur la tête !
- C'est la peur qui te retient. Le bon Dieu a bien fait les choses : il a donné la méchanceté à la femme et la force à l'homme.
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isa120268isa120268   08 février 2015
- Moi j'en ai un, ajouta le barbu. J'habite un château.
L'enfant resta bouche bée. L'homme était plutôt vétu de guenilles, malgré le petit oeillet sauvage piqué à sa boutonnière.
- Un château?...Comme... domestique?
- Comme maître, voyons! Comme seul maître!
- Est-ce loin. Si tu veux, je t'y conduirai... Tiens,sais-tu comment il est fait?... Il y a d'abord la salle d'armes. Une grande pièce remplie de soldat. Ce sont eux qui défendent jour et nuit le château contre nos ennemis. Puis, il y a la salle des invités où je fais manger mes amis. Au milieu, une table, une très grande table : on peut y servir cent cinquante personnes en même temps.
+ Lire la suite
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Cielo1984Cielo1984   25 mai 2013
- Moi j'en ai un, ajouta le barbu. J'habite un château.
L'enfant resta bouche bée. L'homme était plutôt vétu de guenilles, malgré le petit oeillet sauvage piqué à sa boutonnière.
- Un château?...Comme... domestique?
- Comme maître, voyons! Comme seul maître!
- Est-ce loin. Si tu veux, je t'y conduirai... Tiens,sais-tu comment il est fait?... Il y a d'abord la salle d'armes. Une grande pièce remplie de soldat. Ce sont eux qui défendent jour et nuit le château contre nos ennemis. Puis, il y a la salle des invités où je fais manger mes amis. Au milieu, une table, une très grande table : on peut y servir cent cinquante personnes en même temps.
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Videos de Jean Anglade (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Anglade
A l'occasion du centenaire de l'écrivain auvergnat Jean Anglade, les éditions Presses de la Cité proposent un cycle de lectures dans la régions. Elles ont confié à "Acteurs, Pupitres et Compagnie" la mise en place de ces lectures et la sélection des extraits de textes parmi les plus remarquables de Jean Anglade. En savoir plus : http://bit.ly/1KPtMBy
Sa première ?période bleue? de romancier social des années 50 à 70, sera particulièrement mise en lumière avec ses oeuvres plus littéraires (Des chiens vivants) puis ses textes populaires dans sa veine auvergnate à partir de 1969 (La pomme oubliée). Ces lectures donneront à découvrir ou redécouvrir un grand auteur qui a su fédérer un public nombreux, fidèle, transgénérationnel. Il est un homme aux valeurs humanistes et son oeuvre considérable aborde des genres et des sujets très différents: romancier, essayiste, traducteur (de Boccace et de Machiavel), biographe, mais surtout intarissable conteur, Jean Anglade est l?auteur d?une centaine d?ouvrages.
+ Lire la suite
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