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ISBN : 9782258046320
Éditeur : Les Presses De La Cite (01/08/2011)

Note moyenne : 3.05/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Ainsi allait la vie d'Aline, nourrie de romans d'amour et d'illusions.
Jusqu'à l'inespérée et providentielle rencontre qui lui fait battre le coeur, enfin. Une passion véritable, sincère, inattendue. Et, au risque de tout perdre - mari, enfants, réputation -, Aline renaît. Tous les romans de Jean Anglade traitent, bien sûr, d'amour, de joies et de chagrins. Pour autant, Les Doigts bleus de la pluie est son premier roman d'amour. Sublime.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  26 février 2014
Jeune Auvergnate romantique Aline Florenceau rêve de prince charmant en lisant des romans à l'eau de rose. Aussi, quand l'occasion se présente, croyant que le grand amour frappe à sa porte, dit oui au premier venu, un grec : Denys Salomos. Un homme violent alors qu'elle est calme et languissante, d'une culture qui restera toujours différente de la sienne. le couple s'installe en Tunisie dans une ambiance coloniale, avec tous les schémas traditionnels de ces implantations souvent génératrices de désillusion.
Aline revient en Auvergne quelques années plus tard, veuve, avec ses trois enfants, et réintègre la maison familiale.
Théodore Grampon, un huissier est célibataire (Vieux garçon, selon l'expression consacrée). Ce n'est pas un prix de beauté, ni un personnage très avenant. Il semble plus représentatif d'un magasin de pompes-funèbres que de l'espoir d'avenir Auvergnat.
Aline cependant l'épouse afin de donner une famille « normale » à ses enfants. Mais elle n'a toujours pas trouvé le prince charmant. La vie monotone et sans passion s'installe à nouveau terne et triste. A quarante ans elle n'a plus beaucoup d'espoir et semble accepter sa nouvelle condition.
Elle fait la connaissance d'Edmond Leblé, un homme d'âge mal défini, jamais marié, libre et non-conformiste, il se bat pour la nature. Il habite au pied du Puy, et, au volant de sa vieille 2CV va prêcher pour sa cause en tous lieux.
Une amitié littéraire et épistolaire se noue entre les deux êtres solitaires. Puis une passion véritable, et inattendue va naître. Aline aime vraiment, et décide de reprendre sa vie en main.
Voici un roman de Jean Anglade à nouveau surprenant. L'Auvergne n'est plus le personnage principal, mais le support d'une histoire d'amour, elle-même un peu fleur bleue. Ce roman est agréable, même s'il traîne un peu, s'il y manque un peu d'action ou de rebondissement. Comme toujours, Jean Anglade écrit bien, mais il y a moins de truculence et de pittoresque dans ce livre que dans une grande partie de sa production habituelle.
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mumuboc
  10 avril 2018
Livre lu dans le cadre de la prochaine rencontre du club de lecture...... un choix qui ne m'enthousiasmait guère car je ne suis pas une lectrice de romans du terroir... Mais il faut respecter les choix de chaque participant alors je découvre Jean Anglade, à travers ce livre.
Je ne suis pas conquise : Alice avec son côté soumise (question d'époque peut être), qui après un premier mariage sans amour, replonge dans un deuxième avec un personnage, Théodore, odieux, réduite à femme objet, sans opinion et sans volonté propre, seulement utile au bon fonctionnement de la maison, m'a prodigieusement agacée. Sa découverte de l'amour vrai, comme une toute jeune adolescente est plutôt touchant mais ce genre de récit où l'on connaît à l'avance toutes les ficelles (sauf peut-être le rebondissement final) ne m'emballe pas beaucoup. Cela flirte avec le roman à l'eau de rose. Il y a un public pour cela mais je n'en fais pas partie. 
Edmond, l'amoureux fou d'Alice, a un côté année 68 sympathique, légèrement réactionnaire, bohème, vivant coupé du monde sauf pour parcourir les marchés mais tout cela tombe dans la mièvrerie à partir du moment où il est amoureux et j'ai eu qu'une envie c'est de le terminer (peut être qu'en temps normal je ne l'aurai soit pas lu soit abandonné.....).
C'est facile à lire, le livre transpire l'amour de l'auteur pour sa région, Riom, un soupçon de révolte sur l'agression de la nature par les industries et voilà.
Rien à redire sur l'écriture, simple, fluide, sur la chronologie des événements (comme souvent on part du pire pour aller vers le mieux....).
Une fois lu, je m'en souviendrai comme une nouvelle tentative de lecture du terroir et une confirmation que ce type de narration ne m'apporte rien, même pas un peu de détente, même pas un peu d'émotions à part de l'agacement, car j'ai le sentiment de perdre mon temps.....
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Heureuse
  08 juin 2012
Je n'ai pas eu envie de le terminer. C'est très rare parce qu'il facile et plaisant à lire. Il a fallu que je fasse cet article, que je réfléchisse à ce qui m'avait poussée à le refermer pour en trouver la raison.
Honnêtement il est agréable à lire. Très bien écrit, plein de d'humour, caustique par moments.
Mais je me retrouve dans cette femme. Je me retrouve comme j'étais il y a un an. Je retrouve cette sensation d'avoir perdu prise sur sa vie, d'être menée par les désirs et les volontés des autres.
Aline "renaît" dans les yeux, par l'amour d'un autre homme.
NON!! Définitivement non!
Une fois de plus elle existe par les yeux, le regard de quelqu'un d'autre! Elle est une fois de plus "l'objet" de quelqu'un d'autre. C'est elle qui doit changer, c'est le regard qu'elle se porte sur elle-même qui doit changer.
Nous sommes les seuls geôliers de notre prison et quitter son mari n'est qu'une solution provisoire, superficielle.
C'est la solution "conversations de comptoir du café du commerce". C'est creux, vain, illusoire.
C'est du roman à l'eau à de rose bien écrit mais pas plus réaliste que du Harlequin.
C'est ça qui m'a agacée.
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zabeth55
  01 octobre 2013
Le destin d'Aline qui mène une vie presque malgré elle avec deux maris successifs et découvre l'amour à cinquante ans.
L'écriture est classique, pas désagréable à lire, mais bon, je trouve que Jean Anglade s'essouffle.
La deuxième partie surtout est complètement mélo et le style vraiment trop à l'eau de rose.
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myriampele
  03 juin 2013
Ce roman de Jean Anglade m'a énormément surprise: L'histoire est plus que jamais réaliste, Bovaryenne, Cette pôvre Aline n'en finit pas d'être bousculée par la vie, et par la gent masculine en particulier, mais ici la plume se veut ironique, percutante et la fin du livre est loin de répondre à nos attentes!!!! C'est une agréable découverte, à mon avis!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
EpicteteEpictete   26 février 2014
Cependant, l'huissier-audiencier poursuivait, imperturbable, irréprochable, sa besogne d’auxiliaire de justice. De plus en plus figure de proue. Lorsque, au terme d'une journée, il avait pris place au milieu des siens, un silence sépulcral emplissait l'antique demeure, à peine troublé par les feuilles du périodique qu'il tournait, enfoncé dans son fauteuil.Thérèse se retirait dans sa chambre,. Abel rédigeait sa composition française sur un coin de table, encouragé d'une caresse par sa mère chaque fois qu'elle passait près de lui. S'il arrivait au maître de desserrer les dents, c'était pour faire des remarques désobligeantes sur la nourriture qui lui était servie, ou pour parler argent... Parfois ses prunelles froides s'accrochait aux gestes, au visage d'Aline, elle se sentait transpercée, devenue carpe, maître Grampon sur la berge la tenait au bout de sa ligne, attendait avec patience qu'elle commît l'erreur décisive. Elle en venait alors a exécrer cet homme.
Seigneur, suppliait-elle, faites qu'il meurt d'un infarctus, qu'une voiture l'écrabouille, qu'une de ses victimes le révolvérise.
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EpicteteEpictete   26 février 2014
C'est alors qu'Aline et ses enfants arrivèrent de Tunis. Elle dans ses vétements sombres qu'Eudoxie, sa belle-sœur avait teints elle-même - il y avait toujours de la teinture noire dans la demeure tribale pour les cas de deuil inattendu : une précaution grecque. Les trois petits comprenant encore mal qu'ils étaient orphelins de père, de grand-père et d'oncles, Aline leur avait caché les cadavres, ce qu'ils en connurent depuis ne leur vint que par ouï-dire.
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sld09sld09   22 juillet 2017
Aline habitait la maison bleue, près de la fontaine remplie de carpes et entourée de bouses éternelles. Les vaches venues s'y abreuver les renouvelaient. De temps en temps, monsieur Myons, l'instituteur, la seule personne du village, avec les domestiques, entièrement dépourvue de troupeau, en enlevait l'excès dans sa brouette pour fumer son jardin. Aline chaque jour apportait des miettes aux poissons qui devenaient énormes. C'étaient les carpes communales, nul n'avait l'idée de les voler, pas plus que la cloche de la chapelle. Une fois l'an, les plus grosses étaient vendues aux enchères au profit de la caisse des écoles. Les carpes se convertissaient en livres de bibliothèque, en crayons d'ardoise et en cahiers pour les enfants indigents.Aline restait de longues heures au balcon, un livre sur les genoux, les yeux moins tournés vers les pages que vers l'horizon occidental comme si elle attendait que parût on ne sait quelle caravelle sur ces vagues figées. Des chiens aboyaient dans la plaine, au-dessous de Beauregard, la vrille patiente des vers grinçait dans le bois de la rampe. Madame Florenceau l'épiait en souriant et chuchotait au commandant :
- Surtout, ne la dérange pas ! Elle rêve de son amoureux
!On l'avait préparée pour qu'elle fût le meilleur parti du monde : bonne cuisinière et pâtissière - brillante en matière de confitures -, bonne couturière et brodeuse, bonne pianiste, déjà presque licenciée ès lettres à la faculté de Clermont, elle hériterait, sinon une fortune, du moins le manoir en lave de Volvic, le parc, les vignes, les économies que ne manquerait pas de lui laisser en s'en allant monsieur Florenceau, ex-commandant d'artillerie. Elle n'aurait donc que l'embarras du choix.
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myriampelemyriampele   03 juin 2013
- Abel! criait Théodore de son bureau. Approche-moi mes cigarettes qui sont sur la cheminée du salon!
Maître Grampon aimait à se faire servir par toute sa famille, il devait compter dans son ascendance quelque pacha turc égaré jadis en Limagne. Abel notamment faisait office de groom, de tire-bottes, de commissionnaire. A défaut, il se rabattait sur la fidèle Aline.
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vertescollinesvertescollines   15 juillet 2013
Très belle histoire....Un peu de magie dans un monde parfois difficile à vivre...Dommage que cela finisse "mal"....Une fin heureuse pour une choix aurait fait du bien...
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Videos de Jean Anglade (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Anglade
A l'occasion du centenaire de l'écrivain auvergnat Jean Anglade, les éditions Presses de la Cité proposent un cycle de lectures dans la régions. Elles ont confié à "Acteurs, Pupitres et Compagnie" la mise en place de ces lectures et la sélection des extraits de textes parmi les plus remarquables de Jean Anglade. En savoir plus : http://bit.ly/1KPtMBy
Sa première ?période bleue? de romancier social des années 50 à 70, sera particulièrement mise en lumière avec ses oeuvres plus littéraires (Des chiens vivants) puis ses textes populaires dans sa veine auvergnate à partir de 1969 (La pomme oubliée). Ces lectures donneront à découvrir ou redécouvrir un grand auteur qui a su fédérer un public nombreux, fidèle, transgénérationnel. Il est un homme aux valeurs humanistes et son oeuvre considérable aborde des genres et des sujets très différents: romancier, essayiste, traducteur (de Boccace et de Machiavel), biographe, mais surtout intarissable conteur, Jean Anglade est l?auteur d?une centaine d?ouvrages.
+ Lire la suite
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