AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2234057035
Éditeur : Stock (25/08/2004)

Note moyenne : 2.09/5 (sur 41 notes)
Résumé :
François et Sylvie : un couple. Un couple avec enfants, une fille et un garçon. François et Sylvie vivent ensemble depuis une quinzaine d’années. Ils sont tous les deux cinéastes. Ils s’aiment, ils s’aiment mal mais peut-être s’aimeront-ils toujours de ce même mal ? Sylvie fait de fréquents séjours en hôpital psychiatrique : elle est maniaco-dépressive. François, lui, n’est même pas dépressif, il ne s’aime pas, déprécie son travail, trouve que sa femme a bien plus d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Petitebijou
  07 septembre 2012
Lors de ma première visite de rentrée à ma médiathèque préférée, parcourant les rayons en quête d'un clin d'oeil amical d'un des nombreux livres exposés, et commençant comme toujours par la lettre « A » (je suis une femme de rituels), mon regard a été attiré par le nom « Angot ». Angot, Christine, avec un grand nombre de choix. Je n'ai jamais eu envie de lire Christine Angot, ses interventions médiatiques m'ayant toujours irritée, et ayant détesté des extraits d'un de ses livres basé sur sa relation amoureuse avec le « grand » artiste Doc Gynéco que j'avais découverts dans un magazine féminin dans une salle d'attente quelconque, extraits qui m'avaient fait rire par leur platitude et des phrases que j'avais trouvé ridicules pour ne pas dire grotesques.
Or, il y a quelques jours, sur Babelio, j'ai applaudi des deux mains et du clavier à une critique de csapin du dernier opus de la dame. Et voilà que, devant le rayonnage de la bibliothèque, j'ai été prise de scrupules : je me suis sentie un peu malhonnête d'avoir acquiescé avec autant d'enthousiasme à la critique négative de csapin, car je n'avais rien lu de cet auteur si médiatique. Je décidai de réparer cette lacune, et ai emprunté « Les désaxés », sans grand enthousiasme, mais avec la volonté la plus sincère possible de laisser mes a priori au placard et de découvrir ce livre comme n'importe quel autre. J'ai fait ce que j'ai pu, mais Christine Angot n'a eu de cesse de me donner raison.
Pour résumer mon ressenti en une formule un peu facile, je dirais « Posture ou imposture » ? ou, j'en ai bien peur « Posture ET imposture » ?
Je crois qu'il n'est pas faux que l'on sait très vite si un livre va nous plaire ou non. Ici, dès la trentième page, je fus plongée dans un abîme d'interrogation : étais-je en présence d'un jeu littéraire ? Bien qu'aucun des personnages ne soit narrateur, le style semblait présenter la voix d'une personne sous tranquillisants : phrases redondantes, répétitions, ponctuation hasardeuse voire inepte… J'ai pensé que Madame Angot décrivait par ce style les méandres du cerveau malade de l'un de ses personnages… Je poursuivis ma lecture, péniblement, et je dus me rendre compte de l'évidence. Ce style est celui de l'auteur, du début à la fin (oui, je suis allée jusqu'à la fin). Au fil des pages, s'ajoutent des coquilles, les répétitions deviennent du copié-collé (le héros rencontre une femme qui a « les oreilles pointues de Lucifer » vers la page 50, 50 pages plus loin nouvelle rencontre de cette femme qui a « les oreilles pointues de Lucifer ». Deux scènes sexuelles, courtes et sans intérêt, avec juste ce qu'il faut de fausse provocation parce que, hein, je suis Christine Angot, deux scènes d'un homme avec deux femmes différentes, mais deux scènes identiques dans les moindres détails – je laisse à chacun le soin d'interpréter ce manque d'imagination, au mieux, ou ce foutage de gueule, passez-moi l'expression).
Rien à dire de plus sur le style, ou plutôt l'absence de style, sinon que je me suis demandée si quelqu'un avait pris la peine de relire les épreuves du livre, au moins pour corriger les fautes de syntaxe et d'orthographe. Mais, bon, après tout, Christine Angot n'est sans doute pas responsable de tout.
Parlons de l'histoire… euh, l'histoire ? Très facile à résumer, une fois le livre expurgé de ses redondances : un couple ne s'aime plus, l'homme rencontre une autre femme et quitte la sienne. Il met 200 pages à se décider !! le contexte ? Un couple d'artistes, vaguement cinéastes, que l'on nous dépeints comme désargentés mais qui partent en week-end à Rome ou au ski, fréquentent les cafés branchés de Saint-Germain-des-Près, gagnent de l'argent on ne sait trop comment. Ils ont deux enfants jeunes dont ils ont l'air de ne jamais s'occuper. Mais, surtout, ils s'ennuient, pour rester polie, et nous avec. C'est mortel. Aucun relief dans leur joie ou leurs angoisses, une litanie de circonvolutions autour d'un mal-être très sage, aucun humour, aucune autodérision. Des bobos insupportables sans chair et sans esprit, qui ont tout leur temps et le luxe de soliloquer autour de trois thèmes maximum pendant tout le livre. Aucune audace, sinon celle, pathétique, de quelques personnages « à clé » facilement reconnaissables (une metteur en scène de télévision toute puissante grosse et moche appelée Lopez, suivez mon regard José Dayan), quelques références culturelles à intervalles réguliers (on ne sait pourquoi, le personnage a envie de voir « La notte » d'Antonioni), pour nous signifier que Madame Angot est cultivée, aucune progression dramatique dans le récit.
Je pourrais continuer à décrire ma lecture, mais je fatigue à parler de ce livre insipide.
Alors, pour moi, il y a imposture, oui, dans un livre que je soupçonne d'avoir été bâclé, ou alors c'est vraiment grave, et posture de la part de Christine Angot qui continue de jouer son personnage faussement provocateur et racoleur dans tous les médias tout en crachant dans la soupe.
Ce jugement n'engage que moi, bien sûr, mais je l'assume, et je persiste en vous conseillant d'économiser 18 euros ou un emprunt à la bibliothèque. Lisez plutôt un classique, ou même un bon polar, voire même un Harlequin (oui, j'en ai lu un ou deux et j'ai vraiment ri, et au moins c'est sans prétention), ne perdez pas votre temps à lire ce texte qui de près ou de loin ne ressemble en rien de l'idée que je me fais, même plurielle, de la littérature.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
Calimero29
  05 septembre 2017
Malgré l'agacement que provoquent en moi les prises de parole de Christine Angot et sa façon de s'écouter parler, j'avais lu "un amour impossible" et j'avais aimé; j'ai donc décidé de continuer sur ma lancée en lisant "les désaxés". Et là, quel ennui; j'ai décroché très rapidement mais me suis obligée (serais-je un peu maso !!!!) à continuer cette lecture en espérant une lueur, une magie qui transforme ce pensum en bonheur.
Malheureusement, tout le texte est lourd, sans intérêt, met en scène des bobos (lui est dépressif et elle maniaco-dépressive) qui se posent des questions existentielles creuses en s'appuyant honteusement sur Lacan, qui regardent des films (un prétexte pour montrer que l'auteur a des lettres) et qui traînent leur ennui et le nôtre pendant tout le livre. On ne ressent rien pour ces personnages, aucune empathie, aucune émotion.
A éviter si vous ne voulez pas vous-même tomber dans une dépression post-lecture.
Commenter  J’apprécie          60
Odile17
  16 octobre 2017
En attrapant ce livre qui m'attendait depuis longtemps dans ma bibliothèque, je me disais "encore un, et le dernier !", m'attendant à lire de l'autofiction comme d'habitude avec cet auteur... Et puis finalement, il s'agit d'un roman ! Je dois avouer avoir été agréablement surprise pas le style qui diffère de celui adopté par l'auteur dans ses textes autofictifs. Ici, j'ai trouvé l'écriture plus agréable, plus claire... du moins, au début. En effet, si les débuts m'ont paru prometteurs, l'histoire de ce couple qui s'use a fini par m'user également... jusqu'à perdre tout intérêt car il ne se passe vraiment pas grand chose... Que d'hésitations, d'atermoiements... Et un final qui m'a laissée pantoise : tout ça (155 pages) pour ça ? Peut-être était-ce volontaire d'user, de fatiguer, d'agacer voire de perdre le lecteur (quelle ligne directrice, où va cette histoire, ce livre ?) pour lui faire ressentir ce que peut vivre ce couple en perdition ? Dans ce cas, moitié moins de pages aurait suffi... Pour moi, l'intérêt de ce livre réside principalement dans son style romanesque qui change de l'inlassable (?) autofiction. Mais comme je trouve que cette histoire ne mène nulle part, je me demande si je ne préfère pas tout de même le genre habituel de l'auteur...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
choumette
  14 janvier 2013
Je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout et c'est rare. Déjà à la page 20 j'en avait marre, marre des descriptions qui ne servent à rien et qui durent 3 plombes (ex : quasi 2 pages à décrire une émission télé qui n'apporte rien dans l'histoire.... ) Mais j'ai voulu persévérer, pour moi et par respect pour l'auteur, je me suis dit "allez tiens bon dans quelques pages çà va peut-être devenir intéressant" et ben non j'ai "survécu"car tel est le mot jusqu'à la page 80 et là, terminé (j'ai quand même survolé le reste du livre pour vérifier si c'était idem et oui !) . Il ne se passe rien, aucun intérêt sinon de se prendre la tête avec un état psychologique dépressif qui m'a vraiment ennuyé.
Conclusion, aucun relief, je n'ai pas du tout aimé !
Commenter  J’apprécie          20
Bruno_Cm
  15 juillet 2013
Je ne me souviens plus pourquoi j'ai mis deux étoiles. Ah si, il y a deux "personnages principaux". J'avais envie d'aimer Angot, mais l'envie parfois ne suffit pas.
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
cmoricecmorice   12 octobre 2011
test sur une citation comment la visualise t-on ensuite
Commenter  J’apprécie          00
cmoricecmorice   12 octobre 2011
Commenter  J’apprécie          11
Videos de Christine Angot (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot sur le plateau de Thierry Ardisson. Archive INA.
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1537 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre