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ISBN : 2081295121
Éditeur : Flammarion (05/09/2012)

Note moyenne : 2.48/5 (sur 193 notes)
Résumé :
Un court roman, une audace à couper le souffle, un morceau de littérature dont on ne sort pas indemne. Jamais Angot n’a été si aiguë et si bouleversante.
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Critiques, Analyses & Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
Gwordia
  30 août 2012
Habituellement je m'évertue à ne pas être injurieuse - sans toutefois être complaisante - à propos des livres qui n'ont pas l'heur de me plaire par égard pour le travail des auteurs. Pourtant, une fois n'est pas coutume, j'ai très envie en ce qui concerne le dernier Angot d'être aussi vulgaire que la putain de la littérature.
Je ne connaissais de l'auteur sulfureuse que sa réputation qui a elle seule suffisait à me convaincre de ne pas amputer ma maigre bourse avec ce genre de fadaises. Je n'ai lu sa dernière abjection que parce que le service de presse m'est tombé entre les mains et que je souhaitais pouvoir parler en connaissance de cause.
J'ai eu beau insister, laisser le bénéfice du doute me disant que le trash n'était qu'une désagréable introduction a quelque chose de sensé, las ! le verbe cru, la pornographie, la pédophilie suggérée, tout est gratuit. Plus que voyeur, on se retrouve complice de cette roulade auto-satisfaite dans la fange.
Je dois reconnaître que le fait que cette littérature putassière soit éditée depuis si longtemps ne laisse pas de m'effarer. Plus qu'une faute de goût, je crois que l'Angot-ment pour cette plume est une sorte de pose méprisante. Un peu comme ces critiques littéraires ou cinématographiques qui adorent détester les blockbusters (citons par exemple la saga Harry Potter) uniquement pour s'inscrire à contre-courant de la masse.
Si besoin était de conclure, Une semaine de vacances est bien la plus immonde écriture qu'il m'ait été donné de lire. Quand ce n'est pas vulgaire, c'est ennuyeux. Bref, ça n'a aucun, mais vraiment AUCUN intérêt. Angot n'est à la littérature que ce que la vérole est au sexe.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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Lolokili
  04 décembre 2012
Jamais lu Angot jusqu'ici. Pas très fan du personnage en fait.
Baptême du feu, donc. Et pas des moindres car ce récit est un choc.
Sous le choc pourtant, ne pas se méprendre : « Une semaine de vacances » n'est en aucun cas un porno racoleur, voyeuriste ou complaisant. En cela justement réside toute sa force.
Une semaine de vacances... le ton était donné, déjà : innocent, léger, sans conséquence, ce titre illustre précisément l'impensable distance avec laquelle Christine écrit l'horreur absolue. le ton neutre et factuel, la narration lucide, implacable et crue des scènes terribles qui se succèdent presque sans trêve ni respiration installent le malaise, glacent le sang. Interdit, on assiste impuissant à un calvaire muet.
Pas de jugement, ni d'interprétation, mais des détails, beaucoup, dont aucun n'est ici par hasard : l'emploi méthodique de la troisième personne, chaque description minutieuse, chaque précision concrète bouleversent le lecteur-spectateur mais par-dessus tout soulignent la distance et imposent le détachement, la dépersonnalisation, comme unique et dérisoire moyen de survie.
C'est une force d'évocation sobre et puissante, une exceptionnelle maîtrise littéraire dont fait preuve ici Christine Angot, contredisant, selon moi, la polémique saumâtre érigée autour de ce livre.
Alors bien sûr, ce texte vertigineux sur l'inceste n'est pas à mettre entre toutes les mains, mais si (et seulement si) vous avez le coeur bien accroché, surtout ne passez pas à côté.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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GabySensei
  07 août 2012
Amis lecteurs, ton chemin tu passeras car ce livre n'a absolument aucun intérêt!
Présenté par l'éditeur comme le livre mystérieux et sulfureux de la rentrée littéraire, les mots qui viennent à l'esprit après la lecture de ce court livre seraient plutôt: provocation, vulgarité, pédophilie, pornographie, vain!
L'histoire est assez brève: un homme d'âge mûr s'envoie une jeune fille, qui a l'âge de lire les six compagnons, et qui est d'ailleurs peut-être sa fille (ce n'est pas très clair) par tous les trous pendant une semaine. L'auteur ne nous épargne aucun détail et se complaît au contraire à les décrire très crument. J'ai mis la première page en citation car elle reflète bien l'ambiance générale sans être encore trop scabreuse.
Je comprends tout à fait l'intérêt thérapeutique qu'il peut y avoir à mettre par écrit une expérience personnelle. En revanche je ne vois pas l'intérêt de la publier et de la faire lire à d'autres. On se sent sale après la lecture de ce livre, et si Christine Angot a voulu dénoncer quelque chose cela m'a complètement échappé. Bref mieux vaut lire sur le même sujet "Tigre, Tigre" de Margaux Fragoso qui s'annonce autrement plus intéressant et subtil.
C'est après ce genre de livre que l'on devient réticent à la littérature française contemporaine. Rendez-moi Balzac, Stendhal, Maupassant... Là on avait des histoires intéressantes!
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SeelanddeTahiti
  08 février 2014
Qu'est-ce que la littérature ? C'est avec des livres comme celui-ci qu'on s'en crée sa propre définition. Pur divertissement, petit cheminement personnel pour s'en enrichir, confrontation brutale avec la réalité ? Et bien la littérature, c'est tout ça à la fois. Evidemment, tous les livres ne sont pas ça à la fois. le livre de Christine Angot remplit complètement son rôle en la matière.
Oui, il est insoutenable. Oui, on a le droit de fermer le livre et ne pas le lire jusqu'au bout.
Mais en outre :
Oui, Christine Angot est un écrivain.
Oui, son livre est un grand livre, parce qu'elle a le courage immense de se confronter à une réalité qui fait détourner le regard de la majorité des gens, parce que son sujet est insupportable.
Je ne résumerai pas le sujet du livre, hein ? On le connaît.
Je reviens juste sur quelques petits points. Christine Angot écrit-elle avec platitude ? C'est étonnant qu'on se soit acharné à lui reprocher précisément son style. J'aimerais bien savoir comment on devrait écrire sur un sujet pareil. Avec un style ampoulé ? Rococo trash ? Elle a adopté le seul style possible pour décrire l'insoutenable. Un style volontairement neutre et clinique (je n'aime pas ce mot) qui seul peut permettre de mettre en lumière l'horreur du viol et de l'inceste. Son texte déconstruit les gestes de l'attentat, du meurtre moral commis. La fragmentation qui en résulte rend l'effroi de chaque moment encore plus perceptible. Face à l'horreur, une seule attitude est possible pour la démanteler : la regarder bien en face.
Le viol et l'inceste provoquent une sorte de terreur collective : personne ne veut voir ces sujets en face. Ce n'est donc pas étonnant que la plupart des gens qui n'ont pas eu la force de se confronter à ce sujet aient dénié au texte ses qualités littéraires. Plutôt que reconnaître sa propre aversion (somme toute tout à fait normale !) pour ce sujet, il faut plutôt frapper sur le style de l'auteur ? Tout ceci n'est que de la mauvaise foi.
Mais ce n'est pas seulement le lecteur lambda qui prend cette posture. J'ai été très étonné de voir quelques vidéos de critiques (intronisés, ha, ha, ha !) qui ont préféré eux aussi partir dans des circonvolutions hors sujet en minaudant sur le style d'Angot. Angot n'est plus ceci, Angot n'est plus cela…
Et qui parle du sujet ? Pas grand monde ! Angot dit toute l'horreur et la violence psychologique (car elle n'est pas que physique) du viol, de l'inceste : elle démasque l'homme qui tue psychologiquement sa victime : en la dégradant, en la diminuant et la rabaissant constamment, en lui suggérant de devenir aussi perverse que lui. La brutalité avec laquelle cet homme tente d'asservir la jeune fille dont il prétend dans toute son horreur se faire l'émancipateur est insoutenable. Oui. Mais je n'ai pas lâché le livre. Vous savez pourquoi ? Ce que je vais dire va faire marrer beaucoup d'entre vous, mais j'assume totalement : ce à quoi l'auteur a osé se confronter, ce à quoi une victime de viol ou d'inceste est confrontée, nous, lecteurs, moi, vous, on ne l'est que derrière la vitre de la littérature. On reste assis sur sa chaise, son fauteuil, dans son lit, mais nous ne sommes pas les victimes. On ne fait que lire ce qui nous est dit. On n'a pas à le vivre. Alors on ne trouverait pas le courage de le lire ? Et on le jetterait comme ça, tout simplement parce qu‘on a pas le courage de dire qu'un tel sujet nous effraie ?
J'aurais au moins aimé que ceux qui rejettent ce texte aient reconnu honnêtement que ce sujet leur fait peur, les terrorise. Ce serait tout à leur honneur, et cela n'a rien de dégradant. Mais c'aurait en tout cas été plus honnête intellectuellement que de saisir de faux arguments pour dénigrer ce livre.
A bons entendeurs. S'il y en a !
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VanilleBL
  18 septembre 2013
Christine Angot est le genre d'écrivain qu'on aime détester et qu'on hésite à admirer. Sans conteste la lecture de ce récit qu'on ne saurait qualifier de roman est pour le moins dérangeante et nous laisse partagés entre divers sentiments.
Impossible d'abord de résumer les quelques cent pages de cette "semaine de vacances", il n'y a pas véritablement d'histoire déroulée, il s'agit bien plutôt de moments juxtaposés comme autant de clichés photographiques qui captent les instants et les mouvements en rafales pour les exposer au lecteur.
D'aucuns ont critiqué ce qu'ils voyaient comme de l'indécence, de l'exhibitionnisme malsain. On peut penser peut-être cela à l'évocation du sujet de l'ouvrage, en le parcourant comme n'importe quel livre, mais on ne peut plus en rester à ce simple préjugé en le lisant avec attention, en n'en restant pas à la surface des mots mais en s'attachant à leur pouvoir évocateur, à ce qu'ils contiennent en creux, à ce qu'ils veulent signifier profondément. La succession et la répétition de scènes obscènes, sordides, révoltantes, n'est pas gratuite, n'est pas une posture d'écrivain destinée à faire peur, encore moins à se mettre en scène. Je n'ai trouvé ni complaisance ni nombrilisme dans ce récit, juste une volonté – une nécessité de donner à voir et à comprendre, si tant est que l'on puisse...
Derrière les phrases qui s'enchaînent implacablement, derrière les mots jetés sans respirer, sans prendre le temps de souffler se lisent la violence sourde et la souffrance muette, l'emprise et la soumission, l'attirance et le dégoût.
Les paroles et les expressions employées sont simples, crues sans provocation. Tout est décrit telle que la jeune fille le vit, quotidiennement, de façon affreusement banale. Tout est raconté de la manière la plus juste, la plus sobre possible car le but n'est pas de se vautrer dans le pathos mais de dire les choses. Les dire pour qu'enfin on les entende. Les dire parce que les tabous font mal, eux aussi. Les dire parce que le silence est une violence, parfois. D'où ce récit nécessaire, impératif, vital. L'écriture comme analyse, la publication comme exutoire.
La lecture de ce livre n'est ni agréable ni plaisante, encore moins divertissante. C'est une lecture à fil tendu, acéré, tranchant dans le vif. Une lecture qui dérange, qui fait mal, qui fait réfléchir et dont on ne sort pas indemne.
Parce que c'est aussi ça, parfois, la littérature.
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
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Les critiques presse (4)
LePoint   11 septembre 2012
C'est du Angot pur. Archiconcentré. Un shoot d'Angot. Un livre dur, métallique, mais tenu de bout en bout, implacable, impitoyable.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   11 septembre 2012
Pour ce court roman, Christine Angot a choisi une écriture sèche, précise. [...] On a le droit de rejeter ce texte, de ne pas vouloir le lire. On le comprend d’autant mieux qu’on peut en sortir malade, quasi au sens propre.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   04 septembre 2012
Du grand art de la perversion. Et de l'audace littéraire invraisemblable.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   29 août 2012
Sans complaisance, la romancière dit juste comment par la parole, la langue - l'écriture ? - on vient à bout du pire. Renversant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   07 août 2012
Il est assis sur la lunette en bois blanc des toilettes, la porte est restée entrouverte, il bande. Riant à l’intérieur de lui-même, il sort de son papier une tranche de jambon blanc qu’ils ont achetée à la supérette du village, et la place sur son sexe. Elle est dans le couloir, elle sort de la salle de bain, elle marche, elle prend la direction de la chambre pour aller s’habiller, il l’appelle, lui dit de pousser la porte.
- Tu as pris ton petit déjeuner ce matin ? Tu n’as pas faim ? Tu ne veux pas un peu de jambon ?
(Première page)
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MaldororMaldoror   20 octobre 2012
Elle voudrait lui demander quelque chose. Elle lui dit que, comme preuve de cet amour qu'il a pour elle, elle voudrait que la prochaine fois, quand ils se verront, il ne se passe rien de physique, pas de gestes. Même, si c'était possible, dès le lendemain. Juste pour voir, pour savoir si c'est possible. Pour savoir si des relations non physiques entre eux sont pour lui envisageables. Elle l'interroge du regard, pour deviner s'il accepterait de continuer à la voir dans ce cas. Ou s'il préférerait cesser. "Bien sûr." Il dit que ce serait tout à fait possible. "Bien sûr voyons, on fera exactement comme tu voudras, nos caresses sont une conséquence merveilleuse, mais pour moi ce n'est pas l'essentiel, ce n'est pas le plus important. Ce n'est pas ce qui compte." Elle lui a déjà demandé la veille, elle n'osait pas lui redemander. Il promet. Il rit. L'assure que c'est sans difficulté. Elle lui demande pardon d'insister, de lui avoir fait promettre, mais comme la dernière fois il avait déjà dit que ça ne se reproduirait pas, et que ça a lieu quand même...
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rolandm1rolandm1   30 octobre 2012
Ils entrent dans l'église par une petite porte latérale. La lumière traverse les vitraux et caresse leurs visages. Puis ils s'approchent du confessional. Il ouvre le rideau, s'assoit sur le petit banc du prêtre, et lui dit de venir s'agenouiller entre ses jambes, d'ouvrir son pantalon et de le sucer un peu. Il caresse ses seins derrière le rideau tiré.Il lui demande de le sucer rapidement avant que quelqu'un entre et voit ses chevilles, ses orteils qui dépassent derrière le rideau.
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Solex-NoirSolex-Noir   06 novembre 2012
" Il y a trois formes de rencontres amoureuses, les rencontres de raison, avec des femmes avec qui ont fait sa vie. Les rencontres de circonstances avec celles avec qui on partage des moments inattendus, merveilleux et les rencontres exceptionnelles avec des femmes qu'on ne peut comparer à personne. "
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rolandm1rolandm1   21 novembre 2013
Avant qu'elle se mette en position, il lui dit de s'asseoir en face de lui, pendant qu'il bouge pour s'asseoir lui aussi, et de faire le tour de son corps à lui avec ses jambes repliées, comme si elle était en tailleur, ses pieds nus se rejoignant dans son dos. Il est assis sur le lit, elle s'assoit en face, faisant se rejoindre ses orteils, derrière lui.
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Videos de Christine Angot (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Angot
Christine Angot sur le plateau de Thierry Ardisson. Archive INA.
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