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EAN : 9782266202640
258 pages
Pocket (16/06/2011)
4/5   34 notes
Résumé :
Au début du XXéme siècle, dan sla région de Brive, une jeune orpheline apprend le métier de domestique chez un couple étrange dont elle découvre le secret.

Elevée par les soeurs de la Charité à Brive, Appolline est placée comme servante chez les Jourdain. Lui, marchand de bestiaux, est un homme grossier ; elle , distinguée, se désespère depuis la mort de leur fils.
Apolline doit lutter pour se faire respecter des autres domestiques. Seules ses ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Début XXe siècle, aux environs de Brive.

Apolline, une orpheline rebelle, est placée comme servante chez les Jourdan.
Cette famille semble cacher un secret qu'elle cherche à comprendre.

A l'époque, la servante n'est qu'un objet dont on se sert à son gré, qu'on déplace plus facilement qu'un meuble et dont on se débarrasse facilement, dès lors qu'elle outrepasse ses " droits ", mais quels droits.
L'épouse aussi est un objet, décoratif, certes, mais un objet. Son mari, c'est son maître. Elle lui doit obéissance et respect. Elle a intérêt à ne pas l'oublier, sinon, il lui en cuira.

Ce livre des Presses de la Cité ,Terres de France, est bien plus, me semble-t-il, qu'un simple roman du terroir.
J'ai été révoltée, une fois de plus, par le sort réservé aux plus humbles et aux femmes.
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Appoline Lacour n'a jamais connu ses parents ; A son plus jeune âge elle a été déposée au couvent des soeurs de la Charité à Brive. Elle y a grandi, entre les brimades qui visaient à venir à bout de son caractère bien trempé et la monotonie des occupations du couvent où elle partage le lot de nombreuses orphelines. Lorsque à ses 16 ans, Achille Jourdan, propriétaire terrien de la commune de Meyssac vient la chercher pour "l'offrir" comme servante à sa femme, elle ne sait pas trop quoi penser de cette aubaine. Très vite, elle verra que la vie chez les Jourdan est loin d'être de tout repos. Les tâches sont nombreuses et très dures, sans parler de Gustave le père du maître, vieil homme belliqueux qui ne pense qu'à la coincer entre deux portes, et puis il y a Louise, la maîtresse de maison, qui semble souffrir d'un mal étrange, et part chaque jour en visite au cimetière, et qui souhaite voir Appoline épouser Quentin, le jeune commis de ferme. Pour Appoline c'en est trop, et elle décide de ne pas laisser qui que ce soit décider de son destin, du moins pas sans résister.
Une très belle histoire. Sylvie Anne sait rendre très attachants ses personnages. On tremble pour Appoline, on souffre avec elle, on espère pour elle une vie meilleure à chacun des rebondissements, et il y en a beaucoup tout au long de roman que j'ai beaucoup aimé.
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Une histoire aux allures de conte de fée......
Ça se lit facilement, ça se lit vite....
C'est très romancé, mais j'ai passé un ( trop bref ) agréable moment avec ce livre.
Un roman du terroir comme je les aime...
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Du Sylvie Anne, bien écrit, facile à lire. Une bien belle histoire qui débute mal mais qui finit bien. Apolline, une jeune orpheline est placée à la sortie du couvent comme servante. La vie est dure, le labeur pénible, la famille pleure leur fils. A cette histoire se mêle celle du village, avec les amours cachés, les vieilles rancunes et les tristes secrets.
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Début du XXe siècle - Région de Brive - une émouvante description des moeurs d'une époque complètement révolue - une lecture agréable qui nous fait découvrir le personnage d' Apolline, orpheline placée par des soeurs, qui découvrira un secret familial, l'amour mais fera aussi une très belle rencontre.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
D’une main, Apolline s’empara du bol pour boire son contenu avec gourmandise. Voilà longtemps qu’elle n’avait goûté un tel délice. René Vallières sourit. Il remarqua alors combien son visage aux traits fins avait quelque chose de rare. Quand elle reposa le bol, sa bouche était ourlée de petites traces blanches. Elle les essuya d’un geste furtif, comme un enfant pris en faute. Sa fraîcheur et son charme le troublèrent. Pour la première fois, il craignit que la vie difficile qu’elle menait ne l’affecte. Il suffisait de si peu pour que les années comptent double et que le régime auquel on la soumettait n’altère sa jeunesse. Une colère subite contre Quentin et tous ceux qui s’agitaient autour d’elle, pareils à des mouches attirées par le miel, le submergea.
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-- Ne fais pas ta mijaurée ! s'énerva-t-il. Tu as dû en voir d'autres, on sait ce que c'est qu'une servante !
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Dans la glace de sa coiffeuse, l’épouse d’Achille regarda Apolline, qui ne savait plus sur quel pied danser.
— Voici le cadeau de mon mari, continua-t-elle avec un coup de menton vers la jeune fille, je ne connais même pas son nom.
— Apolline ! s’exclama celle-ci. Je viens de chez les sœurs de la Charité, à Brive.
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Des images anciennes lui revinrent. Les mains blanches et si fines des soeurs, leur teint pâle de femmes préservées, à l'abri du monde réel, la révoltèrent. Au nom de quoi l'obligeaient-elles à vieillir plus tôt ? A perdre sa féminité ? Le temps comptait double pour elle et ses semblables, dévolues aux pires corvées.
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La bouche de l’aubergiste s’ouvrit puis il vacilla comme un mur qui va s’écrouler. Elle réussit à se dégager au moment où un deuxième coup envoyait Guyot sur le sol, la face en avant. Antoinette, qui venait de l’assommer avec le couvercle de la marmite, regardait sa victime.
— Je l’ai tué, fit-elle, mais je craignais trop qu’il ne vous fasse du mal.
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Videos de Sylvie Anne (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Anne
A l'occasion de la Foire du Livre de Brive, Sylvie Anne évoque les romancières qui l'ont inspirée pour son roman "Un mariage en eaux troubles". En savoir plus sur le livre "Un mariage en eaux troubles" : http://bit.ly/2BbwyTf
A Brive, en 1935. Par son mariage, la douce Alice est au coeur des manigances et des ambitions de Paul Bersac et de sa mère. Lui, propriétaire de la source d'eau la Châteline, cache sa part d'ombre. Mais bientôt Alice se rebelle...
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