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ISBN : 2081262355
Éditeur : Flammarion (04/05/2011)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Si je ne peux signer cette lettre de mon nom, comme certains d?entre vous me le reprocheront, c?est pour une raison simple : je l?ai perdu, comme tout ce qui faisait ma vie. Exilé à un bout du monde, loin des consommations de nos existences remboursables par petites mensualités, ruiné par les banques, leurs organismes, les arnaqueurs de la grande distribution et le cannibalisme d?un système qui aiguise nos appétits pour mieux nous avaler, il ne me reste que ces mots... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
HK
  13 août 2011
Voici une oeuvre courageuse, rendant compte de la chute d'un monde depuis longtemps en perdition, le nôtre. le narrateur, anonyme, y dénonce un mode de vie devenu obsessionnel. Pour satisfaire un ego jamais rassasié, il a, comme probablement beaucoup d'autres, pris de multiples crédits dans divers organismes financiers. Surendetté, il a été contraint de quitter la France et raconte depuis un endroit retiré d'Asie les conditions de vie innommables des habitants locaux, conséquence directe du consumérisme occidental.

Il aurait pu s'en tenir à une liste de griefs mais il esquisse l'ébauche d'une solution, le simple refus de participer, retirer simplement ses billes et arrêter d'engraisser ces organismes financiers, largement responsables du cataclysme économique que nous traversons et que les classes les plus pauvres payent au prix fort.
Il s'agit d'un manifeste court et ultra engagé. Cette plume acerbe, lucide dénonce sans détour toutes les dérives aux conséquences de plus en plus visibles d'un système économique menant l'humanité droit à son extinction, j'ai nommé « le capitalisme ». C'est sans concession et en parfaite adéquation avec l'information quotidienne où les mauvaises nouvelles s'accumulent. La politique de l'autruche devrait être normalement difficile à appliquer et pourtant beaucoup continuent de feindre ne rien voir. Ces évènements dramatiques sont notamment relatés par des médias complices et mollassons, omettant d'en rechercher les causes et d'en décrypter la portée sur nos avenirs désormais compromis.
C'est donc une oeuvre essentielle, rare dont je recommande la lecture et qui, je l'espère, en engendrera d'autres dans la même veine, pour que peut-être, dans un avenir suffisamment proche, une prise de conscience collective ait enfin lieu afin de sauver ce qui peut encore l'être .
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ledrake
  15 mai 2011
"INSOLVABLES !" est une oeuvre courageuse, mais qui peine à remplir le but recherché par son auteur. Ce dernier, anonyme, nous livre ici le bilan en forme de cri du coeur d'une existence à crédit irréfléchie et qui l'a irrémédiablement conduit à fuir notre société. Aujourd'hui en marge de la modernité, il mitraille à coup de tirades abusivement longues tout ce qui bouge : les banques en première ligne, le capitalisme mais aussi nos existences serviles d'un système dont il a lui même amplement bénéficié.
Trop peu ; trop facile : c'est un peu l'impression finale que je garde de cette lecture rapide (60 pages) où le propos aurait gagné à être moins dans l'émotion et la rage et plus dans l'analyse.
La deuxième partie de l'ouvrage a certes le mérite de poser quelques idées, quelques alternatives mais leur manque de développement laisse le sentiment de lire un programme politique.
Dommage, surtout quand la cause est noble...
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zazimuth
  18 mai 2011
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masses Critiques de Babelio.
Je ne sais pas si on peut le classer en « essai », je ne pense pas. Il est sous-titré « Lettre d'espoir au monde que j'ai quitté » et ne comporte pas de nom d'auteur.
C'est donc plutôt un cri, on peut peut-être même qualifier ce texte de réquisitoire.
Le style en est lyrique avec énormément d'images, de métaphores et de phrases très longues.
L'auteur, sexagénaire (réel ou fictif?), raconte dans une première partie comment il a succombé aux facilités de notre société de consommation et s'est retrouvé pris dans un cercle vicieux d'emprunts et de surendettement qui l'ont poussé à tout quitter pour aller vivre misérablement sur les bords du Mékong.
C'est de là qu'il nous livre dans une seconde partie (que j'ai trouvé plus intéressante) ses conclusions vis-à-vis de sa situation personnelle mais aussi des propositions pour contrer un système politique et surtout financier qui pousse le commun des mortels à vivre au-dessus de ses moyens.
L'auteur évoque 4 leviers qui permettraient, si le gros de la population les utilisaient, de renverser ce système et revenir à un mode de vie en société plus vertueux. Ces armes citoyennes qu'il évoque sont : « une épargne solidaire et saine, le refus d'emprunter dans le contexte actuel, l'intelligence d'une sobriété responsable et l'anticipation lucide et pragmatique de ce que seront nos ressources demain. »
Son témoignage prend alors une autre dimension et rejoint une éthique du développement durable qui mérite qu'on y porte attention.
J'ai finalement été très contente de cette lecture, un peu inhabituelle pour moi, qui porte à réfléchir sur les conséquences de notre mode de vie.
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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veronique55
  20 juillet 2011
Un cri d'alerte pour les jeunes non éduqués et les moins jeunes aveuglés qui se gavent de consommation grasse et virtuelle, qui oublient les hommes, la planète, l'expérience des anciens, la CULTURE.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   18 mai 2011
 Dès l'enfance, il faut prendre conscience qu'il n'est pas nécessaire de dépenser pour vivre, de gaspiller ce qu'on pille au futur et aux populations pauvres (…), que la vie se construit avec ce qu'on en voit, avec ce qu'on apprend, par le recoupement des connaissances et par l'expérience, et pas nécessairement avec ce qu'on possède ou ce qui fait envie pour ressembler aux autres ou, pire, leur être supérieur.  (p.46)
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veronique55veronique55   20 juillet 2011
Certes, j’ai été comme vous un citoyen normal, si tant est que la chose ait un sens dans un monde devenu inculte, où la normalité est un mythe administratif, travaillant plus que de raison pour sauver une situation, un toit, une famille, une image de moi-même qui n’était pas la bonne, attendant la dernière minute pour remplir ma déclaration , guettant la météo pour savoir comment m’habiller, râlant sur l’injustice lorsqu’elle me concernait, m’apitoyant sur les malheurs des autres qu’on voit à la télé, m’indignant de l’indignité de ceux qui prétendent gouverner autre chose que leurs intérêts..
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zazimuthzazimuth   18 mai 2011
Rien ne peut être à soi quand il faut s'endetter pour pouvoir l'obtenir, et s'endetter encore pour vouloir le garder.  (p.19)
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zazimuthzazimuth   18 mai 2011
Notre vie est unique et elle nous appartient tout entière, il ne faut pas la perdre pour sauver des valeurs qui ne sont pas les nôtres.  (p.17)
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zazimuthzazimuth   18 mai 2011
Non à la politique quand elle est un métier, ou même un héritage, plutôt qu'une vocation reposant sur le seul humanisme.  (p.60)
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