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Les Mille et une nuits - Flammarion tome 3 sur 3

Antoine Galland (Traducteur)
EAN : 9782080712028
455 pages
Flammarion (21/05/2004)
4/5   66 notes
Résumé :
La mère d'Aladdin prit la lampe là où elle l'avait mise. " La voilà, dit-elle à son fils, mais elle est bien sale ; pour peu qu'elle soit bien nettoyée, je crois qu'elle en vaudra quelque chose davantage. " Elle prit de l'eau et un peu de sable fin pour la nettoyer; mais à peine eut-elle commencé à frotter cette lampe qu'en un instant, en présence de son fils, un génie hideux et d'une grandeur gigantesque s'éleva et parut devant elle, et lui dit d'une voix tonnante ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Funrider
  16 février 2020
L'intérêt des contes et des recueils de contes, comme les Mille et Une Nuits mais aussi le Décaméron (de Boccace), les Contes de Perrault, ou encore les Contes de Canterbury (de Geoffrey Chaucer) c'est qu'à travers leurs histoires, les auteurs nous révèlent involontairement leur perception et leur compréhension du monde. Ces histoires sont d'autant plus intéressantes et surprenantes pour un lecteur étranger à la culture de l'auteur, dont la propre culture est déterminée par des conceptions du monde différentes.
Même si Galland a quelque fois (comme on peut l'apprendre dans la préface) transformé l'histoire pour l'occidentaliser à dessein de la faire comprendre par un lecteur « latin » on découvre des façons de vivre, une morale, des traditions, etc propres au Moyen-Orient de l'époque.
Antoine Galland, auteur de la version des Mille et Une Nuits que j'ai lue, disait que « cette vision du monde est solidaire d'une civilisation, d'un ensemble de pratiques culturelles, sociales, religieuses, morales, et que son intérêt [à lui en tant que traducteur de contes étrangers] est de faire connaitre ce monde » auquel appartient l'auteur original des contes.
Galland assume aussi tout à fait que ce recueil de contes ne soit pas issu d'une seule et même oeuvre originale (c'est un condensé de plusieurs sources de contes du Moyen-Orient). Il doute d'ailleurs que tous les contes originaux puissent provenir d'une seule main. L'oeuvre qu'il a traduite au 18ème siècle serait « une oeuvre collective formée progressivement » inspirées de contes datant au plus tôt du 8ème siècle.
Lire les Mille et Une Nuits c'est aussi re-découvrir les histoires extraordinaires de Sindbad le marin (et ses voyages fabuleux – dignes de l'Odyssée d'Homère), Ali Baba (et sa fameuse caverne), Aladin (et le génie) et tant d'autres. Des histoires d'aventures, de princes et de princesses, de gloire, de trahison, de pouvoir et d'humilité aussi. Des histoires imbriquées dans d'autres, et d'autres courtes. Des histoires avec une morale, d'autres simplement pour l'émerveillement des sens.
Lire les Mille et Une Nuits c'est s'ouvrir à un imaginaire fabuleux qui inspira les fantasmes du monde occidental sur l'Orient au 18ème et 19ème siècle.
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jsgandalf
  17 avril 2012
En route pour la fin du rêve. Laissez vous guider par Antoine Galland traducteur, compilateur et inventeur des milles et une nuits. le nom de ce français est tellement indissociable de ces contes que même les premières traductions en anglais sont basé sur son texte.
Pour ce dernier voyage faites attention aux djinns.
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PaulineDeysson
  20 janvier 2019
Les deux soeurs jalouses est le dernier des Mille et une nuits dans l'édition d'Antoine Galland publiée en 1881. Plus méconnu que d'autres, il n'en reste pas moins l'un de mes préférés. Comme son titre ne l'indique pas, Les deux soeurs jalouses narre les aventures des enfants d'une cadette malheureuse. Devenue épouse du sultan de Perse par un heureux souhait, cette jeune fille se retrouve victime de la jalousie de ses soeurs, qui enlèvent ses enfants à leur naissance, et prétendent au sultan que sa femme a mis au monde un chiot, un chaton et un bout de bois. le mari crédule emprisonne et humilie publiquement sa reine pendant plusieurs années, alors que les enfants grandissent en secret chez l'intendant des jardins…
Leurs ennuis commencent lorsque, devenus adultes, ils partent en quête de l'oiseau qui parle, de l'arbre qui chante et de l'eau qui danse. Ces trois merveilles dignes des plus beaux palais attisent la convoitise de bien des aventuriers, parmi lesquels la princesse Parizade, dernier enfant de la sultane malheureuse. Mais tous ceux qui se lancent à leur poursuite finissent changés en pierre… On retrouve dans Les deux soeurs jalouses des archétypes parfaits, emblématiques des contes de fées, mais également des personnages plus originaux, telle Parizade qui ne craint pas de quitter sa condition de femme et n'est pas sans rappeler Marmoisan.
Péripéties, ruse et exotisme sont au rendez-vous dans ce conte, qui est l'un des rares dans l'édition d'Antoine Galland à placer l'adresse des femmes au-dessus de celle des hommes. La morale, bien qu'assez classique, demeure plus que jamais d'actualité en ces temps de fake news : Les deux soeurs jalouses exhorte à l'honnêteté, à la modestie et au courage, mais se veut également un avertissement contre la crédulité. Au bon sens du sultan rappelant à ses hôtes que les perles ne se mangent pas, l'oiseau qui parle s'étonne que Sa Majesté soit « dans un étonnement si grand d'une farce de perles qu'elle voit de ses yeux, elle qui a cru si facilement que la sultane son épouse était accouchée d'un chien, d'un chat et d'un morceau de bois. »
Outre la poésie d'un oiseau qui parle, d'un arbre qui chante et d'une eau qui danse, j'ai adoré la variété des aventures vécues par les protagonistes, et la manière dont le sultan se faisait remettre à sa place par l'oiseau qui parle.
Pauline Deysson - La Bibliothèque
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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Calliope2017
  02 mars 2019
Aladdin, Ali Baba, le tapis volant... tous ces éléments mythiques des Mille et une nuits que l'on a tous en tête sans en connaître forcément la "vraie" version se retrouvent dans ce troisième et dernier tome (en ce qui concerne l'édition moderne).
Si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cet univers bien particulier, avec son merveilleux et ses invraisemblables coïncidences, j'ai ensuite été, à l'image du sultan à qui Scheherazade raconte ces histoires, entraînée par ces récits empreints d'imaginaire perse et par le style d'Antoine Galland (qui les a traduits et adaptés en français au XVIIIe siècle) : on veut savoir la suite, et on a toujours envie de lire le récit suivant ! Les contes ont tous leur part d'originalité malgré leur grand nombre (même s'il n'y en a pas 1001 !) et nous font encore rêver, des siècles après leur invention...
Une belle découverte !
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Cronos
  05 juin 2016
Pourquoi se contenter d'une histoire quand on peut en avoir mille de plus ? En vrai il n'y en a une soixantaine et c'est déjà pas mal, environ 1400 pages !
Les histoires sont d'une grande diversité, j'ai quand même une préférence pour le premier de 3 livres, les histoires sont un peu plus courtes sont ponctuées des moments avec Sheherazade, le sultan qui veut la tuer et la soeur de cette dernière. Pour vivre elle commence une histoire et la coupe à l'aube, toujours en plein suspens. Cette habille découpe de ses histoires, donne donc envie de connaître la suite et quand une histoire se termine, il y en a toujours une autre meilleure ensuite.
Les personnages se croisent au fil des histoires, d'ailleurs je note la différence culturelle ou générationnelle. Quand j'étais petit il y avait des monstres des fantômes mais là ce sont des personnes où animaux.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlexeinAlexein   26 mars 2016
Quelquefois, comme Votre Majesté ne l’ignore pas, et comme elle peut l’avoir expérimenté par elle-même, nous sommes dans des transports de joie si extraordinaires que nous communiquons d’abord cette passion à ceux qui nous approchent, ou que nous participons aisément à la leur. Quelquefois aussi nous sommes dans une mélancolie si profonde que nous sommes insupportables à nous-mêmes, et que, bien loin d’en pouvoir dire la cause, si on nous la demandait, nous ne pourrions la trouver nous-mêmes si nous la cherchions.
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Calliope2017Calliope2017   02 mars 2019
Mille et une nuits s'étaient écoulées dans ces innocents amusements ; ils avaient même beaucoup aidé à diminuer les préventions fâcheuses du sultan contre la fidélité des femmes ; son esprit était adouci ; il était convaincu du mérite et de la grande sagesse de Scheherazade ; il se souvenait du courage avec lequel elle s'était exposée volontairement à devenir son épouse, sans appréhender la mort à laquelle elle savait qu'elle était destinée le lendemain, comme les autres qui l'avaient précédée.
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JacopoJacopo   21 novembre 2018
Avec ces avantages, la seule chose que j’en pouvais désirer, pour rendre mon bonheur accompli, était de trouver une femme aimable, qui eût toute ma tendresse et qui, en m’aimant véritablement, voulût bien le partager avec moi ; mais il n’a pas plu à Dieu de me l’accorder : au contraire, il m’en a donné une qui, dès le lendemain de mes noces, a commencé d’exercer ma patience d’une manière qui ne peut être concevable qu’à ceux qui auraient été exposés à une pareille épreuve.
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JacopoJacopo   21 novembre 2018
Commandeur des croyants, dit Cogia Hassan au calife Haroun-al-Raschid, pour mieux faire entendre à Votre Majesté par quelles voies je suis parvenu au grand bonheur dont je jouis, je dois avant toute chose commencer par lui parler de deux amis intimes, citoyens de cette même ville de Bagdad, qui vivent encore et qui peuvent rendre témoignage de la vérité : c’est à eux que je suis redevable de mon bonheur, après Dieu, le premier auteur de tout bien et de tout bonheur.
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DD78DD78   13 juillet 2013
Et l'aube chassant la nuit, Shahrâzâd dut interrompre son récit.
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