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ISBN : 207014948X
Éditeur : Gallimard (21/05/2015)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 56 notes)
Résumé :
«Il n’y a pas de phrases, si éloquentes soient-elles, qui puissent exprimer toute la passion, toute la fougue, toute la folie, que contiennent ces deux mots notre amour. Nous goûtons à de telles extases qu’on serait inhabile à les vouloir conter!»

Cette correspondance érotique des années 20, découverte par hasard par Jean-Yves Berthault, ancien ambassadeur, dévoile la folle passion d'une femme pour son jeune amant. Un trésor épistolaire écrit dans une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
Tempuslegendae
  05 juillet 2015
La lecture de ce roman m'a permis de mieux saisir le fond d'une pensée de Boris VIAN :
« Il n’y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément, toute littérature peut être considérée comme érotique […] Et oui, la vérité est là, il n’y a de littérature érotique que dans l’esprit de l’érotomane. »
Jean-Yves BERTHAULT s’est-il douté un instant, que sa découverte allait le mener dans les méandres d’une «aventure littéraire» hors du commun ? Certains se seraient contentés de lire les lettres et les auraient enfouies, « bien sagement », dans le secret de leur mémoire.
Ce qui est effarant dans ce travail de rassemblement, dans ce décorticage ultra soigné, c’est toute la patience et la minutie de l’écrivain, démontrées en amont. Un « puzzle épistolaire » à recomposer avec la plus grande précision : 61 lettres, soit près du tiers que ce que contenait la sacoche découverte dans la cave de son amie. Un endroit qui allait être oublié lors d’un déménagement. C’est à peine croyable…
Lire ce type de correspondance épistolaire est à la portée de tout le monde, mais se livrer au délicat exercice de reconstitution littéraire, faire ressortir l’essence pure des sentiments, est un travail d’une tout autre envergure. C’est là que nous nous rendons compte à quel point la sexualité humaine est complexe, à peine traduisible par les mots. Des codes et des signaux érotiques vont prendre le relais sur la parole ; l’intériorisation mêlée aux profondeurs de l’inconscient créera ce que nous, humains, qualifions depuis toujours de « fantasmes ». Nous entrons, pour ainsi nommer, dans le « cinéma intime du désir ».
Mais revenons à Mademoiselle S, comme Simone. Á moins que l’auteur préfère nous laisser supposer que l’"initiale nue" puisse être plus "S"exy qu’un prénom. Á nous de voir… Bref, Simone est une femme passionnément amoureuse. Elle va, par le biais de l’écriture, s’approprier de l’insaisissable, de l’illimité en matière de désir et de sensualité. Bien que souvent crues, ses lettres obéissent à un « principe de délicatesse continue ». Un texte fluide demandé par le corps lui-même. La psyché est sollicitée en permanence.
Á noter tout de même qu’il s’agit d’un roman épistolaire érotique hors du commun, dans le sens où nous ne lirons aucune correspondance émanant de Christian, l’heureux élu. (roman à une voix). Alors, comment fait-on pour si bien le connaître ? Comment savoir que celui-ci se lasse avant de s’éloigner peu à peu de sa maitresse ? Évidemment, nous serions tentés de dire que tout réside dans l’art de l’écriture. Car à travers les lettres de Simone, nous avons l’impression de « lire un crime » qui n’en finit plus, qui fait même souffrir celle qui l’exécute. Oui, nous pouvons presque parler d’un texte criminel, et l’"auteure" sera démasquée par le texte qu’elle-même suscite. BERTHAULT, quant à lui, s’est laissé aller au silence. Il nous a simplement mais prestigieusement montré à quel point la littérature peut avoir du pouvoir sur le lecteur, ce dernier étant érotisé, raffinée, mais aussi brutale selon son genre. Un exercice de style pour le moins compliqué. Les lettres ont-elles été choisies de façon à ce que nous ne sentions pas trop l’effet de redondance ?
Cet ouvrage, le premier lu dans le genre, m’a permis de voir à quel point la littérature érotique est plus difficile à écrire qu’elle ne peut le paraître. La littérature érotique est un genre à part entière qui, si elle est bien écrite, à la façon Berthault ou à celle de certains autres, peut nous apprendre beaucoup sur l’amour, mais aussi, ne pas nous faire perdre la valeur du beau en matière de sentiment.
Si la sélection «Masse Critique» de Babelio ne m’avait pas proposé cette lecture, j’aurais pu ne jamais me rendre compte, ou bien fort tard, de la densité et de la puissance de ce récit. J’ai des remerciements à faire, tant à l’auteur pour son honnêteté dans la restitution des écrits, à son travail, qu’à l’équipe de Babelio pour la diversité et l’originalité des thèmes qu’elle propose.
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Livresque78
  19 juin 2015
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un opération Masse critique, merci donc à Babelio.
J'étais assez curieuse de découvrir cette lecture sous forme de correspondance, surtout de cette époque. Nous devons tous reconnaître, je pense, avoir le sentiment que l'érotisme est l'apanage de notre époque. Cette correspondance nous donne la preuve du contraire. Elles est assez cordée... Une sacrée coquine cette Simone.
Sachant que ce recueil se composent de lettres plus ou moins courtes, j'en ai lu quelques unes chaque jour, afin de ne pas saturer de ces termes crus et de cette perversité dont parle notre coquine de Simone.
Certaines lettres m'ont sourire, car très "chaudes". Mais au final, la passion, l'amour très fort que Simone porte à Charles ressort de tout cela.
Elles est la maîtresse et semble s'épanouir à cette idée car elle s'impose le devoir de le satisfaire sexuellement, ce qui implique une escalade dans les actes intimes pratiqués.
Un livre divertissant, pour qui, bien sûr, aime ce type de lecture.
Moi je m'y suis amusée, j'ai été étonné de tant d'audace pour l'époque.

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Foxfire
  26 juin 2015
J'imagine aisément le plaisir troublant qui a dû étreindre l'ambassadeur Jean-Yves Berthault lorsqu'il a, par hasard, découvert les lettres enflammées d'une certaine Simone à son amant. J'imagine fort bien l'émoi qu'il a dû ressentir en s'immisçant ainsi dans l'intimité de la passion qui a uni ce couple d'amants.
Ecrites dans une langue superbe, ces lettres témoignent d'une passion charnelle des plus intenses. Et derrière la crudité des mots et des situations dépeintes, se dessine l'histoire d'un amour tout aussi intense. On lit dans les mots de Simone tout l'amour, toute l'adoration qu'elle portait à Charles.
Peu à peu, ces lettres dessinent le portrait d'une femme, magnifique, intense, vibrante. On est touché par la force de ses sentiments mais aussi par sa détresse. Par amour, Simone ose toutes les transgressions, s'affranchit de toutes réserves, brise tous les tabous (de l'homosexualité au blasphème). Et pourtant, Simone ne fut jamais libre, entièrement prisonnière de cet amour si intense qui lui étreignait le coeur, torturée par la jalousie, meurtrie par la peur de ne pas être aimée en retour. Elle n'a eu de cesse de supplier Charles de lui dire encore et encore qu'il l'aime, la désire, que c'est dans ses bras qu'il est le mieux.
Cette détresse donne à cette correspondance une teinte désespérée intemporelle, universelle. Quiconque a déjà souffert par amour ne peut rester insensible à l'amour absolu de Simone et à la peine qu'il lui a fait endurer.
Malgré tout, je n'ai pas été totalement emportée. Déconnectés de toute trame narrative, inévitable avec ce type d'ouvrage, le récit de ces ébats torrides, fantasmés ou réels, a un côté répétitif, redondant. J'avoue m'être parfois un peu ennuyée.
En dépit de cette réserve, j'ai passé un bon moment de lecture avec "Mademoiselle S". Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Gallimard pour cette belle rencontre avec Simone, une femme passionnée dont la plume sublime raconte joliment l'histoire de son amour éperdu.
Challenge Petits plaisirs 28
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Luniver
  16 juin 2015
Il me reste toujours un petit peu d'embarras au moment de m'immiscer dans l'intimité des autres, même si les faits remontent à presque un siècle maintenant. Et difficile de trouver plus intime que des lettres d'amour, surtout à caractère érotique, qui ont dû beaucoup compté dans la vie de leur auteure, quand on voit le soin avec lequel elle les a conservées.
Ces lettres racontent l'histoire d'amour entre Simone et son amant Charles. Cet amour est malheureusement est asymétrique : Charles est marié, plus jeune, et tout semble indiquer que leur relation, si elle ne tenait qu'à lui, ne durerait pas bien longtemps. Pour Simone, au contraire, Charles est l'amour de sa vie, l'homme pour qui elle abandonnera toute pudeur et les convenances de son rang. Elle semble bien consciente de la fragilité de leur relation, et tente d'obtenir des serments de fidélité qui n'arrivent jamais (ou qui ne la convainquent pas complètement).
Pour conserver son amant, Simone décide de réaliser tous ses fantasmes, qu'elle lui détaille dans ses lettres dans les termes les plus crus (les lecteurs persuadés que leur génération a inventé la sexualité risquent d'ailleurs d'avoir une drôle de surprise). Ses déclarations passionnées (« Tu n'oseras jamais demander de pareilles choses à d'autres femmes que moi », « Nous ne pourrons jamais nous quitter après avoir connu tant de plaisir ensemble », …) sonnent toutefois comme des interrogations angoissées. Car cette stratégie ne fonctionne qu'à moitié : si à chaque dispute, Simone fait miroiter à Charles un fantasme un peu plus audacieux que le précédent, ce dernier, une fois ses sens assouvis, prend toujours plus fermement ses distances. Par dégoût ou par peur de ses fantasmes homosexuels (sodomie passive, inversion des rôles, …) ? L'époque n'aide sans doute pas à les assumer, l'impératif de virilité non plus.
On pourra reprocher à Charles sa lâcheté, ou à Simone son amour obsessionnel, à en devenir étouffant. On pourra également grimacer devant les fantasmes des deux amants, qui ne sont toujours pas devenus courants à l'heure actuelle. Quant à moi, je retiendrai surtout cette passion entière, sans compromis, qui n'existe qu'une seule fois dans une vie. Les lettres ont tendance à se répéter, surtout vers la fin où on s'intéresse plutôt au dénouement final de cette histoire, mais Simone méritait bien de passer à la postérité.
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Bouvy
  15 juin 2015
J'ai reçu ce livre dans le cadre de masse critique et je remercie Babelio et les éditions Gallimard/Versilio de m'avoir envoyé ce livre.
Mademoiselle S, Simone, femme amoureuse d'un homme marié, Charles. Elle écrit à son amant des lettres d'une passion brûlante, d'un érotisme plus qu'osé, pornographique. Tantôt, elle résume leur rencontre précédente, tantôt, elle prépare la suivante. Simone veut tout donner à son amant, animée de la peur de le lasser. Elle l'aime dans sa chair, son corps, son cœur, prête à se meurtrir pour lui. Elle va au-delà des fantasmes de Charles. Hélas, peu à peu, peut-être par lâcheté face à cette passion dévorante, Charles, lentement, s'éloigne. Simone lui écrit sa peur de le perdre, imagine des scènes d'un érotisme violent pour combler encore et encore son amant. Jusqu'aux dernières lettres, devenues déchirantes, ...
C'est un recueil de lettres d'amour enflammé, découvert par un diplomate lors du déménagement d'une amie. La plume trahit la condition de Simone. On sent la femme éduquée de façon bourgeoise. Pour son amant, elle se pervertit plus que de raison, dans le but de l'ancrer dans son amour.
Les lettres sont écrites dans un style superbe. Parfois, je me suis dit que j'aurais aimé qu'une femme me livre de telles missives, passionnées et brûlantes et ensuite, je pense que cette passion dévorante, déraisonnée m'aurait effrayé au point de vouloir quitter Simone, peur de l'étouffement.
Pour masse critique, j'ai lu cette correspondance qui est née d'une passion qui dura deux années en une traite. C'est peut-être là que j'ai un grief à donner. Recevoir ces lettres et les lire au fur et à mesure qu'elles sont déposées dans une boîte aux lettres comme l'a sans doute fait Charles devait les rendre digérables. Les lire d'une traite, l'une derrière l'autre rend ce livre écœurant de trop d'amour et d'érotisme. Je pense que pour apprécier ce livre, il faudrait le lire, l'abandonner puis le reprendre, en tentant de lui donner le rythme d'une correspondance qui glisse presque au quotidien dans votre boîte aux lettres. Je crois que je vais le reprendre de cette façon, le déguster lettre par lettre, une par jour, voir une par semaine, en me mettant dans la peau de Charles qui se prépare à leur prochaine rencontre tout en appréciant encore les relents de leur relation précédente.
Bref, oui, à lire mais en y trouvant le bon rythme de peur de s'étouffer de l'amour et de la passion de Simone.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
littlecatlittlecat   24 juillet 2015
Quelquefois, en sortant de tes bras, repue de toi mais ayant toujours le désir de toi, je réfléchis et je me dis qu'il est impossible que nous n'usions plus un jour de notre chair comme nous en usons car nos coeurs et nos sens sont si bien accordés qu'il est impossible que nous puissions ne plus nous aimer. A cause de ce que nous avons fait ensemble, nous ne pourrons plus nous séparer et les chaînes dont nous sommes chargés ne nous pèseront point.
P 119
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OsmantheOsmanthe   11 juillet 2015
Mais vois-tu, l'hallucinante vision qui me poursuit, qui me jette éperdue, la tête enfouie dans l'oreiller, c'est cette queue gonflée de sperme que tu branles hardiment au-dessus de ton ventre. Comme tes doigts se crispent autour de cette pine magnifique, comme tu l'agites, mon cher amour ! Gagnée par cette ferveur sadique, vois mon doigt que je viens de glisser sur mon bouton et comme toi, je me branle, je me branle. Mais pour que ta jouissance soit complète, tiens, sens dans ton cul le doigt volontaire que je viens d'y planter. Tu ne peux résister à pareille luxure et tu décharges follement sur ma poitrine, sur mon ventre. Un flot épais et tiède vient de mouiller ma chair et mes doigts étalent sur tout mon corps le sperme de ta queue. Brisés tous deux par cette folle orgie, nous restons étendus sans forces et sans pensées.
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Ninie067Ninie067   09 juillet 2015
Ah ! Chéri, comme je t'aime... Pourrais-tu en douter ? Tu m'as semé le vice dans le sang et je veux maintenant des étreintes farouches, à nulles autres pareilles. Je t'aime, je t'aime, je t'aime comme une bête en rut. Je veux te sentir pénétrer en mon être, décharger dans ma chair. Je veux jouir comme une brute sous tes caresses ou sous tes coups. Que m'importe ! Ce que je veux, c'est t'aimer, t'aimer, te donner du plaisir avec mon corps en fièvre qui réclame ta possession. Mon amant adoré mon petit dieu, que n'es-tu là pour calmer ce désir furieux qui monte, qui monte, qui m'emporte follement vers toi ! Vite samedi, je veux souffrir, je veux t'aimer. Je veux dévorer de baisers ta queue et ton cul que j'adore. Ma langue infatigable ira de l'un à l'autre. Je te sucerai, je te branlerai, je t'aimerai... Ah ! Charles, je deviens folle de désir, je n'en puis plus. J'ai mal dans tout mon être tendu vers toi éperdument. À ce soir mon aimé. Je t'adore. Je t'aime. Je te veux.
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OsmantheOsmanthe   16 juin 2015
J'ai l'incessant désir de ton corps, de tes caresses. Tu m'apparais toujours tentant et désirable et je te veux de toutes les forces de mon être. Je t'adore, mon bien-aimé. Je n'ai de joie qu'entre tes bras et même dans la souffrance, même brisée par tes violences, c'est toujours un cri d'amour qui s'élève vers toi, mon petit dieu. Donne-moi tout ton corps. Donne-moi ta queue, comme hier; entre mes lèvres, je veux la sentir palpiter, je veux te voir fermer les yeux sous la jouissance qui monte et lorsque tu ne pourras plus retenir ton sperme qui s'échappe, c'est ma bouche avide qui le recueillera. Pas une goutte ne s'échappe, j'avale tout. Je t'aime. Donne-moi tes lèvres adorées.
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BibaliceBibalice   28 mai 2015
Mon cher amour,

Je préfère t’avoir fait sourire. Je préfère m’être trompée mais aussi quel calme et quel silence après une telle journée ! Ainsi tu fus heureux complètement entre mes bras et mon étreinte ne fut pas décevante. J’en suis ravie, mon bien-aimé, car tu sais qu’avant tout je veux te contenter.

Si j’ai pu te donner une folle jouissance, crois bien que la mienne m’a laissée brisée et sans forces. La rude fessée que tu m’as donnée me prépare à l’épreuve prochaine. Je gravis, par degrés, des étapes chaque fois plus cruelles et un jour viendra, très proche je le souhaite, où tu pourras enfin trouver la sensation perverse que tu recherches.
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