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EAN : 9782070363162
160 pages
Éditeur : Gallimard (25/01/1973)
3.57/5   35 notes
Résumé :
«Pourquoi n'écris-tu plus de pièces ?»
M'a demandé Nicolas tout de go,
Moi qui me crois Victor Hugo,
Œuvrant, face à la mer dans ma petite pièce,
Sur son rocher de Guernesey
(La conjoncture politique
Rappelant, par ailleurs, le règne de la trique),
Je réponds, supérieur : «Non, vois-tu, cet été,
J'ai décidé
(J'ai l'air badin et amusé -
Ça me va bien) que j'écrirais plutôt des fables.»
«Tu m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
GaletteSaucisse
  16 avril 2021
Il est des auteurs dont on sait qu'ils étaient destinés à n'écrire que dans un seul genre littéraire. C'est le cas De Maupassant, qui s'est essayé à la poésie étant jeune et qui a vite compris que la prose, c'était mieux. C'est aussi le cas de Brassens qui, n'en déplaise à certains non-amateurs d'andouille de Guémené, a préféré se lancer à corps perdu dans l'univers de la rime plutôt que dans le roman. A ces grands hommes, on pardonnera aisément une erreur de jeunesse. D'autant qu'ils se sont bien rattrapés plus tard.
Bon. A part la moustache, quel rapport avec Anouilh, me demandes-tu ?
Eh bien, c'est très simple.
On ne sait pas si c'est à cause d'un coup de soleil ou d'une indigestion de galettes-saucisses (très dangereux, hein), mais toujours est-il qu'un beau matin d'été, Tonton Jean se lève et se dit :
« Tiens, et si j'écrivais un roman d'espionnage avec un peu de cul dedans ? »
Bon, on est d'accord, c'est pas la meilleure idée qu'ait eu Jean. Mais bon, il s'y met. Il ne dit rien à personne, bien sûr. Il veut que ça reste secret. Quand on lui demande ce qu'il écrit, il répond qu'il bosse sur un nouveau genre, rien de plus. Tu penses, il a moyen envie de rameuter sa femme. Tu imagines la tête qu'elle ferait si elle savait ce qu'il écrit vraiment ?
Au début, sa famille trouve ça bien. Elle ne pose pas trop de questions, il ne faudrait pas que Jean s'irrite, et trouve qu'en ce moment, il a bonne mine, il a l'air plus détendu, plus calme, plus reposé.
Et puis un jour, alors que Jean a presque fini son roman, voilà que son fils se ramène dans son bureau et, tout de go, lui pose la question qui te fout des sueurs froides :
« Dis Papa, tu fais quoi ? »
(Le môme, je crois qu'il s'appelle Nicolas mais j'ai pas le livre sous le main et j'ai la flemme de chercher sur Wikipédia, donc on l'appellera Jean-Eudes.)
Jean devient blême – tu m'étonnes – et commence à paniquer. Surtout qu'à ce moment-là, Jean est en train d'écrire une sacrée scène érotique entre le héros et une jolie Turque dans une jeep, et il se dit que si Jean-Eudes voit ça, balance comme il est, ça va faire des histoires.
Alors Jean a une idée. Il ouvre le quatrième tiroir de sa commode – celui où tu fous plein de truc en vrac dedans, on connaît bien, je fais la même chose.
Dans ce tiroir ? Des devoirs d'école de quand il était petit. Il sort au pif un vieux cahier tout corné. Des fables qu'il a écrites en CM2. Et là, Jean sort son meilleur bobard :
« En fait, je me suis dit que j'allais republier des fables que j'avais écrites quand j'avais dix ans. Tu veux en lire une ? »
Bon, le truc, c'est que Jean avait déjà une âme un peu polissonne à l'époque, donc il y en a une ou deux qu'il veut pas trop que Jean-Eudes tombe dessus.
Finalement, il en trouve une. Ça va, c'est l'histoire d'un chien qui pue et qui se fait lapider par des communistes.
Jean-Eudes, il est gentil, mais un peu con. Il lit la fable, et appelle sa mère pour lui montrer ce qu'a écrit Papa. Jean panique un peu.
Maman, elle trouve ça plutôt cool. En même temps, Jean sort d'une dépression liée à la perte de Saint-Etienne face à Sochaux, donc du coup elle se sent un peu obligée de complimenter tout ce qu'il fait, tu comprends ?
Elle lui demande s'il a déjà envoyé une première maquette à son éditeur. Jean bredouille, et dit oui.
La milliseconde après, Jean se maudit d'avoir dit oui.
Finalement, Jean publiera ces fables qu'il a écrites quand il avait dix ans, ce qui explique la pauvreté de la rime, le nombre de pieds qui varie et la morale inutile quand elle n'est pas douteuse. Quant à son roman d'espionnage érotique, il est paru trois ans plus tard, mais sous un pseudonyme.

Comment ça, mon histoire ne te convainc pas ? Et qui te dit que ce n'est pas Anouilh qui a écrit la série S.A.S, hein ?
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Floccus
  06 décembre 2013
Jean Anouilh est l'ami du petit déjeuner. Lues le nez dans le bol de thé et la lampe calée entre les tartines chaque matin, ces fables mettent les neurones en train pour la journée. J'ai testé en couple pendant 2 mois et ce fut un vrai plaisir. Une surprise guillerette, piquante, ironique ou méchante chaque jour au lever.
Concises, rythmiques, sans un mot de trop, elles sonnent juste. Les caractères sont finement vus, habilement rendus. Qui n'a pas croisé un rat « portant beau, poil lustré et ras » ou un bernard-l'hermite présentant « l'âme émue des propriétaires » ? Jean Anouilh renouvelle et modernise la fable avec bonheur. Certes ses morales frisent souvent la cocasserie, mais on ne s'en amuse que plus !
« Dévorée par son cher pasteur,
L'écrevisse, enfin, connut le bonheur.
Le Seigneur a toujours pitié des pécheresses. (84) »
Mon problème désormais c'est que j'y ai pris goût. Textes courts, rythmés et amusants, que lire au petit déjeuner ?
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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sandrine68
  27 février 2021
en référence à La Fontaine, plusieurs fables modernisées: certaines sont des parodies amusantes comme "la cigale" "le chêne et le roseau"; d'autres sont des inventions amusantes: dans "le lévrier", le chien de race et le batard fouillant les poubelles représentent deux milieux sociaux. D'autres sont plus surprenantes comme "la fille et le loup". On ressent qu'Anouilh ne se prend pas au sérieux en écrivant ces petits textes, la versification n'est pas toujours régulière. Je n'ai pas aimé toutes les fables, mais plusieurs sont intéressantes
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
KahlanAmnellKahlanAmnell   01 février 2014
LA FILLE ET LE LOUP

Une fille tomba amoureuse d'un loup
Q'un montreur d'animaux exhibait sur la place,
Le jour de sa noce, au village.
Il était fier et sombre, et de mauvaise grâce,
Il faisait quelques tours navrants,
Ne semblant pas sentir les coups.
Voir un loup enchaîné redonne du courage
Au coeur mou des petites gens :
Dans le cortège, on s'amusait beaucoup.
Les lourds garçons d'honneur lui faisaient des grimaces,
Chacun rivalisait de bons mots et d'audaces ;
La mariée ne disait rien.
C'était un triste mariage,
Elle était belle, pure et sage,
Elle épousait un jeune richard du village,
Mal formé - avec la bénédiction des siens.
C'est le sort des filles sans bien.
Pendant que l'homme, fouet en main,
L'obligeait à faire sa danse,
Le regard du loup et le sien,
Se croisèrent dans le silence...
Ayant jeté sa maigre obole au bohémien
La noce l'entraîna vers les réjouissances
Interminables du festin,
Le principal de la cérémonie, en France.
Elle fut déflorée à la fin du repas.
Mais, pendant la nuit, laissant là
Le mari qui ronflait après le sacrifice,
Insoucieuse du sang qui coulait sur ses cuisses ;
Elle alla jusqu'à la roulotte endormie,
Ouvrit au loup et le suivit dans la forêt
Pour y devenir son amie...

Le lendemain le scandale éclatait.
Les paysans armés partirent en battue
On retrouva la fille demi-nue
Qui dormait près du loup. On les prit tous les deux.
Le loup fut égorgé et la fille jugée.
Qand on lui demanda ce qui l'avait poussée
A bafouer ainsi les Dieux
Les regardant bien dans les yeux,
Son mari haut comme trois pommes,
Le curé bedonnant, le juge fielleux,
Les paysans niais et communs,
Elle le leur dit : "J'aime les hommes,
Et seul le loup en était un."
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   06 mai 2017
LE BERNARD-L’HERMITE

Un bernard-l'hermite rêvait
Au balcon de son coquillage.
Il aimait sa maison, y avait fait des frais,
Et comptait y finir le reste de son âge.
Un beau soir en tombant baigne de componction
L'âme émue des propriétaires.
Jugeant de loin le flux des humaines passions,
Ils se figurent que la terre
S'arrête au bout de leur jardin
Et le sien lui semblait sans fin...
(Jusqu'à la marée prochaine).
«Terre, s'écriait-il, terre de mes aînés,
Payée de sueur et de peine !
Vieilles pierres où je suis né !
Lit ancien où conçut ma mère !
Seuil, où le père de mon père
Rêvait déjà devant la mort d'un soir d'été...
Aux gens bien nés, mon Dieu, que la patrie est chère !... »
Il eût continué jusqu'au bout sur ce ton,
Se croyant tout de bon gentilhomme breton ;
Si un crabe passant, la démarche incertaine,
Fuyant on ne sait quoi, ne lui avait crié :
"Va te faire lan laine !
Grouille donc, crabe comme moi !
Tu fuis depuis le temps d'Hérode.
J'ai connu le gastéropode,
De qui tu occupes le toit."
+ Lire la suite
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aleatoirealeatoire   14 avril 2013
L'enterrement
Le chien suivait l'enterrement du maître.
Il pensait aux caresses;
Et il pensait aux coups.
Les caresses étaient plus fortes...

Dans le cortège, on s'indignait beaucoup.
On excusait la veuve - elle était comme morte.
On pardonnait à la maîtresse
(Elle était morte aussi).
Mais, qu'en présence du prêtre,
La bonne ait pu laisser vagabonder ainsi
Ce chien au milieu du cortège !
Ah ! Ces filles vraiment ne se font nul souci.
Quelqu'un, l'ordonnateur, la famille, que sais-je ?
Aurait dû l'obliger à attacher le chien !
Elle-même, voyons ! C'est une propre à rien
Qui n'avait même pas l'excuse du chagrin.
Pourquoi la gardaient-ils ? Un ménage d'artistes...
De véritables bohémiens.
Ce monde là vivait d'une étrange manière...
De coup de pied en coup de pied dans le derrière,
Rejeté à la queue du cortège, le chien
Songeait que seule la bonne était triste;
La bonne qui ne disait rien,
Et à qui ne parlait personne.
Il suivit jusqu'au bout aux côtés de la bonne.
Au cimetière, tous les deux au dernier rang
Ils écoutèrent le discours du président
De la Société des Auteurs Dramatiques.
A la fin, las du pathétique,
Le chien s'avança posément
Et, pour venger un peu la bonne,
Il pissa sur une couronne.
+ Lire la suite
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gdeshgdesh   25 novembre 2013
LE CHAT BOURGEOIS P53
Un chat tuait sans vrai désir.
C'était un chat très riche et il n'avait pas faim
Il faut bien se distraire enfin :
Chat bourgeois a tant de loisirs....
On ne peut pas toujours dormir sur un coussin.

De souris, il ne mangeait guère ;
Son pedigree fameux l’ayant mis au dessus
Des nourritures du vulgaire.
Son régime était strict. Cet immeuble cossu,
En outre visité, à des dates périodiques,
Par les services de la dératisation,
Gens aux procédés scientifiques,
Tuant sans joie ni passion,
Au nom de I’administration,
De rat, de vrai bon rat, qui fuit et qu’on rattrape
Négligemment, ne le tuant qu’à petits coups
Sans tuer son espoir - vrai plaisir de satrape -
Il n'y en avait plus du tout
Avec leurs poisons et leurs trappes.
Restaient quelques moineaux bêtes et citadins,
Race ingrate
Qu’on étendait d'un coup de patte :
Assez misérable fretin.
Oubliant les rats,
L’employé du service d'hygiène ne vint pas.
On l'avait convoqué
Sur une autre frontière.
Pour tuer cette fois des hommes. Et la guerre,
Approchant à grands pas des quartiers élégants,
Les maîtres de mon chat durent fuir sans leurs gants,
En un quart d'heure, sur les routes incertaines.
Dans l'impérieux souci de sauver leur bedaine
Ils oublièrent tout, les bonnes et le chat.
Les bonnes changèrent d'état.
Loin de Madame, violées par des militaires,
Elles si réservées, elles se révélèrent
Putains de beaucoup de talent.
Leur train de vie devint tout à coup opulent
Et elles prirent une bonne.
Après un temps de désarroi,
Le chat, devenu chat, comprit qu’il était roi;
Que la faim est divine et que la lutte est bonne.
D'un oeil blanc, d'une oreille arrachée aux combats
Dont il sorti vainqueur contre les autres chats,
Il paya ses amours royales sous la lune.
Sans régime et sans soin, ne mangeant que du rat
Il perdit son poil angora
Qui ne tenait qu’à sa fortune
Et auquel il ne tenait pas;
Il y gagna la mine altière
Et l’orgueil des chats de gouttière,
Et bénit à jamais la guerre
Qui offre aux chats maigris des chattes et des rats.

Jamais ce que l'on vous donne
Ne vaudra ce que l'on prend
Avec sa griffe et sa dent.
La vie ne donne à personne.
+ Lire la suite
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MijouetMijouet   08 septembre 2012
La jument

Une jument qui avait
Des obligations mondaines
(On croit que c'est pour s'amuser:
On est une femme de peine)
Décida de prendre une ânesse
Pour s' occuper de son bébé.
Ce n' était pas de la paresse,
Mais une jument élégante
A une vie si fatigante,
Que s' était trop lui demander.

Le petit poulain était tendre,
Et l'ânesse le léchait bien.
II se mit à tout en attendre.
L'ânesse ne lui passait rien
Mais Ie comblait de sa tendresse
Et Ie poulain, de jour en jour,
Nourri d'herbe tendre et d'amour,
Tendrement réprimé à chaque maladresse,
Grandit en se persuadant que
Malgré les oreilles, la queue,
Les mères étaient des ânesses.

Un beau jour, passant dans Ie pré,
En se rendant à queIque course,
Car eIle aimait beaucoup courir
(Son maître lui en savait gré
Car c' est lui qui palpait les bourses)
La jument pensa défaillir
En entendant son petit braire.
« Ce n'est rien, dit Monsieur Boussac.
II deviendra comme ses frères,
Songeons à gagner notre sac.
Tantôt, après notre victoire,
Je vous expliquerai l'histoire.
Les enfants adorent le bruit!»

Ce jour-la, la jument perdit,
Trop affectée par cette scène,
De plusieurs longueurs a Vincennes.
Monsieur Boussac, vexé, la remit au pacage.
Et, depuis, eIle y vit en sage
Léchant et reIéchant soi-même son petit.
Et l'ânesse mélancolique
Redevenue simple bourrique -
Car Ie poulain ingrat ne la reconnut plus-
Brouta exprès une mauvaise herbe et mourut.
+ Lire la suite
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Vidéo de Jean Anouilh
Jean Anouilh : Léocadia (1956 / France Culture). Diffusion le 12 avril 1956 sur la Chaîne Nationale. Émission “Lectures à une voix”, proposée par Michel Polac. Lecture par Jean Anouilh de sa propre pièce de théâtre. Réalisation : Guy Maxence. Photographie : Irving Penn (USA, 1917-2009) Jean Anouilh, 1957 Gelatin silver print. “Léocadia” raconte l'histoire improbable, mais poétique d'un jeune prince follement amoureux d'une cantatrice roumaine, Léocadia Gardi. Le jeune homme ne l'a connue que trois jours : elle est morte étranglée par son châle (on pense à Isadora Duncan). Inconsolable, il vit dans le souvenir de la jeune femme. Sa tante, la duchesse d'Andinet d'Andaine, telle un metteur en scène de théâtre, reconstitue le décor, les lieux dans lesquels son neveu a vécu. Le maître d'hôtel, les valets… doivent, comme des acteurs, interpréter le rôle qu'ils jouaient au moment des trois jours de bonheur vécus par le prince. Le temps s'est donc arrêté ! On fait appel à une petite modiste, Amanda, sosie de la cantatrice, pour le séduire, en espérant que la vie l'emportera sur le souvenir. Dans un premier temps, le jeune homme s'accroche désespérément à son rêve pour bientôt prendre conscience, au contact d'Amanda, que le souvenir de Léocadia correspond, en fait, à la peur de la “vie” dans ce qu'elle a de passager, d'éphémère, de mortel… L'angoisse de quitter un souvenir illusoire (le temps arrêté) cède bientôt à l'appel de la “vraie” vie. Le monde figé, théâtralisé imaginé par la duchesse est bientôt inopérant, il se désagrège et la comédie mensongère n'est plus possible. Le prince perd ses illusions et découvre que Léocadia n'était qu'un idéal dépourvu de toute substance, le refuge d'un adolescent gâté “élevé par des curés et des vieilles dames”. Son amour avec Amanda est un retour à la vraie vie.
Personnages : Amanda Le Prince La Duchesse Le Maître d'hôtel Le Marchand de glaces Le Chauffeur de taxi / Le Patron d'auberge La Dame du vestiaire Le Baron Hector Le Garde-chasse Le Maître d'hôtel chez la Duchesse
Sources : France Culture et Wikipedia
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