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EAN : 9782376862598
535 pages
Éditeur : Actu SF (03/07/2020)
4.13/5   23 notes
Résumé :
10 textes de science, 10 textes de fiction : 20 regards issus de la rencontre entre scientifiques et créateurs d'imaginaire, pour explorer et expliquer les possibles du changement climatique. Inspiré par les rapports du GIEC, Nos Futurs donne à voir et à penser les innombrables facettes du lien entre le climat et nos sociétés : inégalités, biodiversité, urbanisme, santé, industrie... Un mélange original, éclairant et inspirant, et plus que jamais nécessaire : car ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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JustAWord
  06 août 2020
Née pendant le festival des Utopiales en 2018, l'anthologie Nos Futurs des éditions ActuSF se propose de réunir scientifiques et auteurs/autrices atour d'un sujet brûlant d'actualité : le dérèglement climatique.
En se basant sur le rapport spécial du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1.5 °C et en demandant à un panel de 800 lecteurs de choisir dix thèmes liés aux ODDs (Objectifs de Développement Durable) dudit rapport, l'anthologie dresse non seulement un état des lieux de la situation climatique actuelle mais s'intéresse également aux perspectives d'avenir et aux solutions à explorer tous ensemble pour un futur meilleur (et vivable).
Plus important encore, Nos Futurs forme dix « binômes » comprenant chacun un/des scientifiques et un/une auteur/autrice. Une façon ludique de parler de la science ou, à l'inverse, une façon documentée de produire de la fiction.
Il est, comme vous vous en doutez, fort ennuyeux et hors de propos de passer au crible les différents articles scientifiques (surtout lorsque l'on n'est pas spécialiste du domaine) et il ne sera donc question ici que de la forme et de la capacité de vulgarisation des articles de cette anthologie.
Nous nous pencherons davantage sur les textes de fiction qui relèvent tous, bien évidemment, de la science-fiction dans son sens premier, celui qui veut unir science et fiction.
Lutte contre la faim
C'est Claire Chenu et Sylvain Pellerin qui ouvrent le bal avec un article sur la faim dans le monde et une vulgarisation du principe de rendement des sols. Comme nombre d'articles par la suite, les deux auteurs tentent ici à la fois de faire le point sur la situation actuelle (qui fait froid dans le dos) et d'envisager des améliorations pour le futur. Sur ces entrefaites, Raphaël Granier de Cassagnac, l'auteur de Eternity Incorporated, nous offre un prolongement de cette réflexion sur les sols et l'agriculture grâce à La faim justifie les moyens. Ambélé, l'un des derniers êtres humains ayant survécu à une catastrophe climatique mondiale, raconte comment le monde a changé et comment l'homme a tenté de verdir le Sahara pour combler le déficit en sols cultivables. À la fois récit post-apocalyptique et réflexion dystopique sur le pouvoir des sociétats (aka les grands consortiums qui régissent le monde), la nouvelle exploite parfaitement l'une des idées de l'article scientifique attenant sur le colossal effort que demanderait la culture du Sahara. C'est aussi le récit d'une utopie naissante et, plus surprenant, une réflexion sur la surpopulation, fléau-tabou dont personne ne souhaite parler et qui, pourtant, semble la cause de la quasi-totalité des problématiques liées aux ravages climatiques entraînés par l'homme. Un texte excellent mais certainement trop didactique dans sa démarche (ce sera un défaut récurrent d'ailleurs de toutes les fictions de ce volume ou presque) qui dévoile facilement sa structure et liste les problèmes de la thématiques abordée à la queue leu-leu. Autre reproche mineur, la nouvelle s'inscrit dans l'univers de Thinking Eternity et semble jouer la carte de l'amuse-gueule pour attirer le lecteur vers le reste de l'oeuvre de l'auteur au lieu de pleinement assumer une histoire originale pour l'occasion. Cela reste néanmoins une solide introduction pour la suite.
Bonne Santé et Bien-Être
Pour cette seconde partie, le vétérinaire François Mouton vous explique le monde des microbes par le détail et en quoi le changement climatique bouleverse notre écosystème commun. Érudit, passionnant, parfaitement accessible pour le profane tout en arrivant à dégager d'importants éléments vis-à-vis de la récente épidémie du CoVid-19, l'article se lit d'une traite… tout comme la nouvelle de Claude Ecken, Toxiques dans les prés. Reprenant à son compte le rôle du système immunitaire naturel produit par la flore, Claude Ecken raconte l'histoire d'une agronome d'un futur dévasté par le réchauffement climatique et où les agriculteurs du monde entier peinent à sortir d'une agriculture intensive pourtant au bout du rouleau. Aila, agronome et victime collatérale du bouleversement climatique, voyage de pays en pays pour reconstruire les cultures une à une en prenant en compte la singularité de chaque environnement et de chaque plantation. Malheureusement, ce genre de choses n'est pas du goût de tout le monde et notamment des grandes sociétés agraires. Même s'il nous rejoue encore le couplet du vilain ogre industriel, Claude Ecken crée un figure magnifique et attachant en la pataude personne d'Aila. L'entrelacement entre son amour de la musique et son métier de chef d'orchestre agricole offre une dimension rafraîchissante, exotique et artistique au texte. Ou comment dépeindre l'acte de planter comme un art à part entière. Fort et parfois même émouvant, l'histoire d'Aila appelle à la raison et à l'harmonie… mais aussi au combat. Impeccable.
Égalité entre les sexes
Anne Barre et Véronique Moreira ont la difficile tâche d'expliquer en quoi le genre et l'environnement entretiennent des liens intimes trop souvent méconnus. Pas la peine d'en dire plus et l'on vous réserve la surprise mais cet article permet de découvrir un combat primordial à mener et qui, de par le monde, change la donne pour des milliers voir des millions de femmes (et de communautés). le texte qui y fait suite est signé Sylvie Laîné, certainement l'une des plus talentueuse nouvellistes françaises de l'imaginaire à l'heure actuelle. Normal donc que son récit, Au pied du manguier, soit le plus réussi de cette anthologie. Sylvie imagine une société post-climatique et nous emmène (principalement) au Congo. Ici, les hommes et les femmes font un choix qui détermine leur genre, celui de procréer ou non, faisant d'eux des Proc ou des non-Proc. Un non-Proc, femme ou homme, devient dès lors un « il » / un genre neutre. Sylvie explique de façon extrêmement intelligente le poids principal qui pèse sur les femmes partout dans le monde : l'enfantement. le fait d'avoir un enfant entraîne des responsabilités et la seule idée d'être mère devient une pression sociale pour la femme. Libérée de cette contrainte (qui reflète aussi ici un choix écologique en rejoignant l'idée du texte de Raphaël Granier de Cassagnac), la femme apparaît plus libre et indépendante qu'elle ne l'a jamais été. S'amusant et tançant l'écriture inclusive avec sa forme inverse, l'écriture exclusive, Sylvie s'interroge sur la pertinences des combats et ose poser la question, elle aussi, de la surpopulation effrénée et de l'épée de Damoclès reproductive qui pèse au-dessus des têtes féminines à travers le globe. Et si la femme veut tout de même un enfant ? Oui, pourquoi pas. Mais dans ce monde, elle a le droit de choisir et de ne plus subir les attentes tout en mesurant l'impact écologique de la procréation. Un grand texte.
Accès à l'eau salubre et à l'assainissement
Pour le volet « eau », c'est Pascal Maugis qui prend le relais avec un long article un poil trop wikipedia-statistiques mais toujours aussi fouillé et passionnant dans le fond. En face, c'est Estelle Faye, l'autrice des Seigneurs de Bohen, qui se charge de la problématique fictive avec Conte de la pluie qui n'est pas venue. Dans un monde encore une fois sous le choc des catastrophes climatiques, Lena, une tueuse russe, est envoyé pour mettre fin au règle d'un oligarque sibérien qui règne en maître sur une vaste terre préservée du ravage des hommes. En quête de territoires cultivables pour nourrir ce qu'il reste de l'humanité, le gouvernement a chargé Lena de reprendre ce qui revient de droit aux habitants alentour. Estelle Faye joue ici sur un dilemme moral finement choisi : doit-on sacrifier le dernier territoire salubre et sain, la dernière rivière non polluée… pour une population qui finira par tout détruire ? Ou doit-on au contraire préserver jusqu'au bout ce qu'il reste en laissant le monde humain à l'agonie derrière soi ?
La réponse est plus difficile qu'il n'y paraît mais aide le lecteur à s'interroger sur sa vie actuelle : et si la solution à ce problème se posait dans le présent et non dans le futur ? Passionnant.
Énergies Durables
On s'intéresse à l'énergie avec Matthieu Auzanneau et à la dépendance humaine aux énergies fossiles dans un article toujours aussi alarmant sur la situation présente et qui remet en place comme il faut croissance, capitalisme et politique. Pour Laurent Genefort, l'heure est à l'éco-politique et au terrorisme mâtiné de fake news dans Home. À travers l'opposition politique et idéologique d'une mère et de son fils, l'auteur présente une société où le citoyen est responsabilisé dans sa consommation énergétique par une application appelée Home qui régule l'empreinte carbone de chacun. Pourtant, cette intrusion n'est pas du goût de tous qui y voit une dictature nouvelle. En parodiant Fox News et en tirant à boulet rouge sur les fake news et complotistes de tous poils, Laurent Genefort aurait pu en devenir pataud. Mais c'est tout le contraire puisque le désaccord entre Carmela et Vincent ne se résout pas par une rupture nette mais par un lent revirement de la conscience symbolisé par un fait simple mais essentiel : personne ne devrait être obligé à être responsable, nous devrions l'être naturellement pour la planète, pour les autres et pour nous-mêmes. Un texte fort, à la fois dystopique et utopique, à moins que ce ne soit l'inverse ?
Réduire les inégalités
Et voici, de loin la meilleure partie de cette anthologie avec Audrey Berry d'un côté et Chloé Chevalier du Demi-Loup de l'autre. La question centrale : les transports, la consommation carbone et les conséquences environnementales. L'article scientifique d'Audrey Berry imagine la création d'une carte carbone individuelle, ses tenants et aboutissants mais aussi ses dangers et ses limites. C'est fichtrement passionnant et prospectivement fascinant tout en trouvant une illustration littérale dans l'excellent texte de Chloé Chevalier qui suit : Trois Poneys Morts. Si l'intrigue policière initiale fait plop, c'est pour mieux se voir remplacer par l'application fictionnelle de la fameuse carte carbone individuelle, qui comme dans le texte de Laurent Genefort, cumule des aspects dystopique et utopique. C'est d'ailleurs le cas de l'histoire de Chloé Chevalier elle-même et du retour sans fin à travers l'Europe de Katia, son personnage principal privé de transport par l'absence de point carbone sur son compte. La nouvelle illustre à la fois notre folie actuelle en mettant en exergue ce que peut coûter un voyage en avion par exemple (à la manière d'un Cela aussi sera réinventé et sa dynamo 3.0), tout en montrant l'aspect d'un monde qui serait revenu en arrière sur le plan des transports et qui, de prime abord, semble bien déprimant (et qui a bien du mal à empêcher la persistance des inégalités sociales). L'espèce de révélation pédestre de l'héroïne ramène à la beauté fondamentale de la Nature et boucle la boucle. Et si nous prenions le temps au lieu de foncer ? Malin, ludique, intelligent.
Villes et Communautés Durables
Pour le duo Vincent Viguié/Catherine Dufour, les choses se complètent également entre l'article de fond à propos l'impact du changement climatique sur les villes de par le monde (et brillamment exposé par Vincent Vuguié) et le récit d'exploration d'un Paris transfiguré sous la plume de Catherine Dufour dans La Chute de la Défense. Ici, l'autrice raconte le nouveau visage d'une capitale où l'on doit vivre en sous-sol pour s'abriter de la chaleur et des inondations (sans parler des rixes et des rats)… à moins d'être plein aux as au dernier étage d'un luxueux appartement de la Défense où les riches continuent encore et toujours à empoisonner les autres. Ce texte aux allures sociales vaut avant tout pour la transformation radicale de Paris qu'il offre et pour les trois personnages étranges qui le parcourent, Raksha la cyberféline en tête. L'univers semble si fascinant qu'on se prend à espérer d'autres histoires voire un roman pour prolonger l'expérience. Catherine Dufour n'a pas perdu la main, loin de là.
Consommation et production responsables
Situation plus épineuse pour le volet consommation où Philippe Bihioux vient causer de recyclage et de production durable tout en repensant économie capitaliste et croissance à la façon de Matthieu Auzanneau.
Dès après, c'est Jeanne A. Debats qui accompagne ce volet scientifique avec le Monde d'Aubin. On y suit Aubin (justement) qui habite une Terre post-apocalyptique partagée entre plusieurs clans et entre plusieurs formes de vie/existence. D'un côté, ceux qui ont choisi la vraievie et de l'autres les Pixels qui ont choisi un monde numérico-robotisé saupoudré de transhumanisme. Un monde cruel, désespérant et patriarcal. Aubin tombe sur Vibora, une solitaire qui n'a pas sa langue dans sa poche et il découvre que le changement a un prix qu'il faut assumer malgré la radicalité brutale de celui-ci.
En soi, le texte se révèle bien écrit et fluide (malgré la fabrication d'un proto-langage quelque part entre Jacquouille et le parler Ch'ti pour le moins…peu convaincant) tout en imaginant une histoire efficace mais déjà-vu (avec un zeste de Matrix en prime).
Le vrai (gros) problème là-dedans, c'est que Jeanne A. Debats offre une histoire qui n'a quasiment aucun lien avec la problématique de consommation durable sus-citée. L'autrice s'avère plus intéressée par un féminisme radical et une destruction en règle du genre masculin que par la question environnementale… Derrière, c'est même le transhumanisme et la relation humain/post-humain qui semblent plus importants encore que la question de la (sur)consommation elle-même. Si le texte n'est pas mauvais, il est simplement presque totalement hors de propos. Heureusement, ce sera le seul de l'anthologie à ne pas jouer véritablement le jeu.
Puits Carbone
Isabelle Czernichowski-Lauriol s'attaque à sa problématique carbone de la même façon qu'Audrey Berry et avec le même succès en parlant d'une solution possible à la crise des gaz à effets de serre : le puits carbone. C'est passionnant et cela redonne un peu d'espoir après l'état des lieux dressé par le GIEC. Derrière, Jean-Marc Ligny, auteur bien connu pour sa SF-climatique avec Exodes ou aqua™, illustre l'article de son binôme avec 2030/2300. En alternant blog fictif et récit oral, le français imagine les conséquences à très long terme d'un puits carbone qui se fissure. On pense, forcément, au fabuleux documentaire Into Eternity et à la problématique de prévenir les générations futures d'un endroit de stockage dangereux pour eux. Jean-Marc parvient à la fois à illustrer l'opportunité offerte par le puits carbone mais aussi les précautions nécessaires à très long terme pour ceux qui survivront à la catastrophe car, ici aussi, la Terre n'a pas échappé au désastre…du moins si vous lisez bien entre les lignes. Classique mais efficace.
Biodiversité
Enfin, pour conclure, il fallait bien revenir aux fondamentaux et boucler la boucle avec… la biodiversité (marine et terrestre). Jane Lecomte et François Sarrazin s'en chargent brillamment tout en faisant la lumière sur des solutions trop hâtives pour rétablir la faune et la flore avant d'en venir à la fiction avec l'immense Pierre Bordage dans Sanctuaires.
Marie et Paulin vivent sur l'île de Bordeaux ceinturée par des régions marécageuses. Par effronterie et par curiosité, les deux adolescents décident de partir à la recherche des légendaires Sanctuaires où, paraît-il, la Nature a survécu et où l'homme a tenté un autre mode de vie. En rencontrant Gaspard, l'un des habitants du Sanctuaire de l'Occitan, le lecteur comprend qu'il existe en effet une autre voie pour l'homme mais que cela implique un changement radical de la consommation pour pouvoir préserver les espèces et la biodiversité. Si le combat est omniprésent dans le texte de Bordage, c'est aussi la rencontre entre deux mondes qui permet de faire évoluer les mentalités, notamment pour les jeunes générations qui n'ont connu que l'univers de la surconsommation. Comme Jean-Marc Ligny, Pierre Bordage offre un texte de facture classique mais en phase avec la thématique et qui tente d'imaginer un moyen de lutte pour conserver la Nature. le contrat est donc rempli.
De façon globale, et malgré quelques textes moins forts, l'anthologie Nos Futurs tient toutes ses promesses. C'est intelligent et ludique, éducatif et passionnant, pessimiste et optimiste à la fois. D'un côté, le lecteur profitera d'informations scientifiques solides et sourcées avec une vulgarisation à la hauteur, et de l'autre il visite des univers science-fictifs qui illustrent les thématiques proposées. Une façon également tout à fait salutaire de démontrer encore une fois que la science-fiction est la littérature d'aujourd'hui et de demain. Bravo.
Lien : https://justaword.fr/nos-fut..
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boudicca
  04 mai 2021
Né suite à des échanges entre organisateurs et participants lors du festival des Utopiales 2018, « No(s) futur(s) » est un ouvrage un peu particulier, à mi-chemin entre le rapport scientifique et l'anthologie de SF. La lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences est au coeur de l'oeuvre qui tente de mêler informations rigoureuses permettant de mieux cerner les enjeux du changement climatique et les options qui s'offrent à nous, et récits visant à rendre cette problématique plus humaine, plus palpable. Pour cette raison, l'anthologie rassemble à la fois des auteurs d'imaginaire francophones bien connus du grand public (Pierre Bordage, Jeanne A. Debats, Catherine Dufour, Jean-Marc Ligny…) et des experts scientifiques qui interviennent tour à tour sur la base d'un rapport spécial du GIEC qui analyse « les liens entre les actions à mener en faveur du climat et les objectifs de développement durable de l'ONU ». Dix thèmes ont ainsi été retenus, et chacun a fait l'objet de deux textes complémentaires : l'un, technique, écrit par un ou une scientifique ; l'autre, sous forme de fiction, par un ou une auteur/autrice. L'initiative est audacieuse et fort bien pensée, même si la qualité des nouvelles s'avère malheureusement très variable d'une thématique à l'autre. N'ayant absolument pas les compétences nécessaires pour émettre un avis critique concernant le volet scientifique de l'oeuvre, je me contenterais de vous parler des dix nouvelles qui composent cette anthologie. Sachez toutefois que les textes écrits par les différents experts intervenants sont très bien vulgarisés, même certains passages nécessitent de posséder un petit bagage scientifique (que je n'ai pas) pour bien réussir à cerner toutes les facettes du changement climatique abordées ici et les leviers qui peuvent être utilisés pour le contrer.
Étrangement, la césure m'a parue assez nette entre la première moitié de l'anthologie, à laquelle je n'ai que modérément accroché, et la seconde, qui offre des textes plus originaux et aboutis. Sur le thème de la lutte contre la faim, Raphaël Granier de Cassagnac a choisi de remobiliser l'univers déjà mis en scène dans ses précédents romans (« Thinking Eternity », notamment). Ne connaissant pas ces derniers je suis totalement passée à coté de ce texte qui met en scène une communauté d'humains ayant survécu au réchauffement climatique et à l'effondrement qui s'en est suivi et qui tente tant bien que mal de vivre de la Terre quelque part dans le désert africain. L'univers y est dépeint de manière trop succincte et l'intrigue se révèle trop restreinte pour capter efficacement l'intérêt du lecteur. La nouvelle de Claude Ecken (« Toxiques dans les prés ») consacrée au volet « Bonne santé et bien être » est plus captivante mais aurait elle aussi mérité d'être bien plus développée, si bien qu'on a encore une fois l'impression de ne rester qu'en surface du récit. Même reproche pour le texte de Sylvie Lainé (« Au pied du manguier ») qui, malgré de bonnes idées concernant le sujet « réchauffement climatique et égalité entre les sexes », s'avère trop bref et trop brouillon, comme si l'autrice avait jeté sur le papier des idées en vrac, sans qu'on puisse discerner une véritable trame narrative cohérente. La nouvelle d'Estelle Faye consacrée à l'accès à l'eau salubre et à l'assainissement (« Conte de la pluie qui n'est pas venue ») met en scène une espionne envoyée assassiner un magnat russe responsable du détournement d'un fleuve à son usage privé. La plume de l'autrice est agréable et sa vision du futur marquante par sa noirceur, mais l'intrigue est trop mince et la morale bien étrange.
J'ai été davantage sensible au texte de Laurent Genefort (« HOME ») qui met en scène une société futuriste dans laquelle une interface permet de quantifier l'empreinte de chaque humain sur son environnement, et ce en récupérant toutes les données possibles sur les citoyens afin de récompenser les comportements vertueux. La nouvelle relate le conflit opposant une mère, partisane du système et son fils, séduit par le discours déculpabilisant et à contre-courant de ceux qui nient le réchauffement. Nuancé et doté de personnages attachants, le texte aurait mérité d'être un peu plus développé et complexifié mais reste de bonne facture. Sur la question de la réduction des inégalités, Chloé Chevalier met en scène dans « Trois poneys morts » un monde dans lequel chaque habitant du globe se voit doter d'une carte carbone dans laquelle sont engrangés des points permettant de se déplacer ou se chauffer dans la limite des émissions autorisées. On y suit une femme qui, parti à l'étranger afin de récupérer les cendres de sa défunte ex-compagne, va se retrouver bloquée faute de points à des milliers de kilomètres de chez elle, sans possibilité de prendre avion, train, bateau ou voiture. Un texte introspectif qui séduit surtout par son héroïne à laquelle on s'identifie sans mal et qui ne cesse d'émouvoir. Seul bémol : cette histoire de poneys morts qui permet, certes, de présenter un peu plus en détails les spécificités de cette nouvelle société dans laquelle se déplacer devient un acte réfléchi dicté par la nécessité, mais qui n'apporte rien à l'intrigue et est même carrément abandonnée en cours de route. Catherine Dufour, elle, s'est penchée sur la thématique des villes et communautés durables et relate dans « La chute de la Défense » le périple d'un petit-fils décidé à faire quitter à sa grand-mère son quartier, l'une des dernières enclaves encore préservées des effets du réchauffement climatique et, pour cette raison, cible d'une attaque imminente des autres habitants réduits à vivre dans des conditions extrêmement précaires. Comme la plupart des textes de l'autrice, la nouvelle est brute de décoffrage et offre de beaux moments tout en abordant le sujet avec plus de subtilité que ce que le côté un peu « cash » du ton pourrait laisser penser.
La nouvelle de Jeanne A. Debats est la plus longue de l'anthologie et est, à mon sens, de loin la meilleure. Consacré à la « consommation et production responsable », « Le monde d'Aubin » met en scène un jeune homme vivant dans une communauté humaine plus ou moins revenue à l'âge de pierre et séduit par la perspective de rejoindre le monde virtuel dans lequel baignent les Pixels. Les personnages y sont beaucoup plus fouillés que dans les précédentes nouvelles et l'intrigue plus dense, si bien qu'on suit avec à la fois curiosité et horreur les épreuves par lesquelles passeront Aubin et l'étrange femme qui croisa par hasard sa route. La question de l'égalité entre les sexes y est centrale, bien qu'il ne s'agisse pas du coeur du récit, et certains passages sont franchement rudes à lire tant ils révoltent par leur violence. A noter que la chute est également très bien trouvée. La nouvelle de Jean-Marc Ligny, qui s'est déjà beaucoup penché sur la question climatique dans ses romans (« Semences », « Alliances »), est elle aussi très réussie et se compose de deux parties, l'une se déroulant en 2030 et mettant en scène un homme chargé de gérer une grosse structure spécialisée dans l'enfouissement de CO² afin de réduire les émissions carbone dans l'atmosphère, et l'autre en 2300, où l'on découvre les conséquences insoupçonnées de ce type de centrales des siècles plus tard. Bien construite, agréablement écrite, la nouvelle est plaisante à lire et a pour mérite de s'interroger sur les effets de certaines politiques climatiques à long terme. C'est à Pierre Bordage qu'il revient enfin de conclure avec « Sanctuaires », une nouvelle intéressante qui met en scène deux adolescents curieux de découvrir ces enclaves qui parsèment la France et qui, grâce à une habile action militante de rachat de terres, a permis de préserver la faune et la flore menacées par le réchauffement climatique partout dans le monde. L'idée est chouette et mériterait d'être davantage creusée.
« No(s) futur(s) » est un ouvrage très instructif qui permet de mêler expertises scientifiques et imaginaire sur la question du réchauffement climatique et ses conséquences. La qualité des nouvelles au sommaire est très variable mais certains textes sortent du lot, à l'image de ceux de Jeanne A. Debats, Chloé Chevalier, Pierre Bordage ou encore Jean-Marc Ligny. Les passages scientifiques permettent quant à eux de vulgariser un certain nombre de questions propres aux différentes facettes et enjeux du changement climatique et d'offrir d'intéressantes perspectives.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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gwendal
  17 août 2020
Une anthologie qui marie habilement des textes scientifiques et des nouvelles qui permettent de les illustrer, voilà ce qu'est "No(s) futur(s)". Je trouve ce titre, en passant, très bien trouvé, jouant sur le : si rien ne change tu vires les s, par contre des solutions existent qui peuvent tout changer et là vive les s.
Le processus de création de cette anthologie est aussi intéressant que son contenu. L'idée de donner le choix aux futurs lecteurs de choisir les 10 objectifs de développement durable (ODD), ainsi que les leviers à utiliser, qui suscitaient leur intérêt et d'ensuite une fois ceux ci "élus", de former des binômes (voir plus parfois) scientifiques + auteurs pour donner du grain à moudre à notre réflexion est tout simplement géniale.
La liste des ODDs abordés dans ce recueil comprend des enjeux de nature très diverse, la lutte contre la faim, bonne santé et bien être, égalité entre sexe, accès à l'eau salubre et à l'assainissement, énergies fiables durables et modernes à un coût abordable, réductions des inégalités, villes et communautés durables, consommation et production responsables, lutte contre le changement climatique, vie terrestre. Ceci permet d'avoir une vision assez large des enjeux qui nous attendent et de diversifier les contenus scientifiques. Et je dois bien avouer que je manquais incroyablement d'informations sur beaucoup de sujets abordés.
Le niveau scientifique requis pour comprendre les articles est variable, je ne suis pas du tout dans le domaine et seul 1 texte m'a vraiment posé soucis, celui sur les puits de carbone où j'ai terriblement ramé. Pour le reste avec de la concentration, ça passe sans trop de soucis. Si parfois les solutions aux problèmes peuvent faire tiquer, elles ont le mérite de faire réfléchir à tout les coups, et souvent donnent l'envie d'approfondir le sujet.
Les nouvelles sont au minimum intéressantes et certaines de grande qualité , "Toxiques dans les prés" de Claude Ecken, "Conte de la pluie qui n'est pas venue" d'Estelle Faye, "Home" de Laurent Genefort et "Trois Poney Morts" de Chloé Chevalier sont celles qui vont rester gravées dans ma mémoire un moment. Globalement tout les auteurs ont joué le jeu et on retrouve bien le lien avec les articles. On sent bien un peu de militantisme poindre son nez parfois, mais c'est de bonne guerre et ça reste dans des limites très acceptables. Certaines d'entre elles se permettent d'aborder ou d'évoquer des problématiques non présentes dans les articles (la surpopulation par exemple) et j'ai trouvé ça très intelligent de nous donner encore plus de pistes de réflexion.
Par contre moi qui m'attendais à un peu de lumière au bout du tunnel dans les nouvelles, j'en suis pour mes frais. Les avenirs entraperçus sont plutôt assez noirs, parfois à la limite du post apo et aucun auteur ne s'est projeté vers un avenir un peu plus radieux, c'est mon seul petit regret (j'aimerai tellement un peu plus de sf utopique en France).
Donc un grand bravo pour cette anthologie, à mettre entre toutes les mains, en tout cas le plus possible pour éclairer un maximum de gens.
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Elvynaa
  21 avril 2021
Un excellent ouvrage qui devrait être entre beaucoup de mains. Bien au-delà de l'essai scientifique et du recueil de nouvelles de SF, ce livre est une lecture nécessaire, à la portée de tous.tes pour connaître, comprendre, analyser et maîtriser les 10 enjeux écologiques qui gouverneront bien trop tôt notre quotidien. La course au -2°C d'ici 2050 a commencé !
Soutenus par de nombreux partenaires actifs dans le domaine du Développement Durable (La Diagonale de Paris-Saclay, le Collectif Citoyen pour le climat), ces 20 essais scientifiques sont décryptés et représentés via des récits romanesques de science fiction à travers de grands noms du genre : Laurent Genefort, Sylvie Lainé, Jeanne-A Debats ou encore Pierre Bordage. Dans le monde de la fiction-fantasy nous retrouvons la plume d'Estelle Faye, Chloé Chevalier et bien d'autres encore !
Les 10 sujets abordés sont les suivants : la lutte contre la faim, l'étude des sols et de l'agriculture, la place du genre dans la société et l'égalité des sexes, l'accès à l'eau salubre, la longévité des énergies renouvelables, la limitation de l'empreinte carbone, la vie des villes après 2050, la consommation et la production durable, la lutte contre le réchauffement climatique, la place de l'environnement dans notre quotidien et sa protection.
Chaque thème est abordé avec clarté, faits et réflexion sur l'avenir. Il n'est pas question de culpabilisation ni de recherche de coupable mais bien d'étude comparative schématisée très souvent, et de proposition de solution à grande échelle. Il est également question de faire un constat sur ce qui a été perdu mais surtout ce qui peut être sauvé par de simples gestes quotidiens, peu onéreux et clairement moins individualiste...
Les récits permettent de mettre en exergue les points forts de chaque étude et de sensibiliser son lecteur, sa lectrice au changement inéluctable de demain mais surtout de ce que nous pouvons tous.tes faire dès aujourd'hui : le zéro déchet, que j'applique depuis 2 ans maintenant après avoir fait des économies considérables sans parler des réductions conséquentes de mes déchets ! En sus, vous pourrez vous rendre compte des inégalités croissantes entre pays en développement et pays trop développés peut-être ? La place de la politique, des lobbies de chaque puissance dans ce changement climatique inévitable certes mais qui pourrait s'avérer beaucoup moins pénible si les pays possédant la puissance financière et numérique y mettaient du leur plutôt que de courir à l'armement.
De quelques pages à une cinquantaine, vous ne risquez pas de vous ennuyer dans ces 10 univers lointains et certains beaucoup trop proches très effrayants par leur réalité. Vous pourrez toujours vous dire que Snowpiercer n'est pas si réel. Rire de 2012, pleurer devant The Road. Mais tout cette imagination pourrait devenir réelle et bien trop vite.
Bonne lecture !
Un grand merci à ActuSF et à Babelio pour cette passionnante lecture !
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sabcazas
  16 octobre 2020
Ce qui m'a attiré dans cette anthologie, c'est cette idée de « binôme » entre chercheurs/spécialistes et auteurs/autrices de SF sur des problématiques écologiques & sociétales très concrètes. J'étais curieuse de lire cet état des lieux mais surtout d'en découvrir les réponses. Après tout, la SF n'est-elle pas le terreau idéale pour nous réinventer un futur ?
Cette anthologie tient toutes ses promesses : elle offre un tour d'horizon de nos problèmes écologiques actuels, leurs sources et leurs conséquences, tout en proposant des solutions. de leur côté, les auteurs invités poussent plus loin la réflexion de leurs binômes en nous offrant un avant-goût (souvent amer) de ce futur.
[Petit aparté] Je préconiserai une lecture homéopathique de ce recueil tant le fatalisme de la plupart des nouvelles peut miner très rapidement le moral. Surtout dans notre contexte actuel (2020 tout ça, tout ça…).[Fin de l'aparté]
J'ai trouvé les textes scientifiques plutôt bien vulgarisés même si j'avoue avoir survolé, sur le moment, certains d'entre eux pour les reprendre plus tard. Celui de François Mouton a été particulièrement passionnant, par son écriture agréable et fluide mais également du fait de l'actualité : les virus, leur impact, leur origine, les liens avec la surpopulation et l'état de notre système immunitaire en plein Covid-19, on est d'accord que c'est parlant.
Bien que ces textes et points de vue fussent tous enrichissants, ceux sont surtout les nouvelles qui m'ont intéressé. Ecrites par des noms de la littérature SF francophone qui me sont plus ou moins connus, elles m'ont permis de tester des plumes que je n'avais encore jamais lu et d'ajouter quelques auteurs à ma PAL.
Je pense notamment à « La faim justifie les moyens » de Raphaël Granier de Cassagnac dont j'ai particulièrement aimé l'écriture même si j'ai moyennement apprécié que sa nouvelle soit plus une invitation à lire ses romans qu'autre chose. Je pense également à Chloé Chevalier dont la série « Récits du demi-loup » attendait déjà patiemment dans ma PAL (plus pour très longtemps) et qui nous offre ici un très beau portrait de femme (même si l'aspect enquête me laisse sur ma faim). Ou encore Jeanne-A Debats avec cette vision d'un monde post-apocalyptique cruel et patriarcal divisé entre ceux qui restent et ceux qui fuient vers un monde numérique. de très belles plumes donc que j'ai été ravie de découvrir.
De toutes les solutions et visions qui ressortent de ce recueil, je retiendrai la régulation des populations (naissance et mort), un crédit énergétique ou un système de bonus malus sur notre impact énergétique au quotidien, et la préservation à tout prix d'espaces naturels au détriment de l'humanité. Il y en a d'autres mais celles-ci m'ont particulièrement marqué.
Ce que je pourrai reprochait à cette anthologie, ce serait que certaines nouvelles sont plus hermétiques et factuelles que leurs homologues scientifiques. Elles tombent dans l'excès d'explications au détriment d'une bonne histoire et en deviennent stériles. Je comprends bien que cette anthologie n'a pas pour but de nous faire rêver mais de nous faire réagir (parce qu'on en est plus à devoir prendre conscience de l'urgence dans laquelle on est… n'est-ce pas ?). Mais venant d'auteurs et autrices de SF, je m'attendais à ce qu'ils/elles aillent plus loin qu'une simple énumération des retombées écologiques. Surtout que le texte scientifique est là pour ça. Bref, il m'a manqué à certains moment d'un souffle épique et poétique et c'est franchement dommage.
En conclusion, je suis toujours entrain de digérer la masse d'informations qui m'a été donnée. J'ai plutôt apprécié l'ensemble de ces nouvelles, certaines plus que d'autres et c'est bien normal. La ballade a été souvent difficile car le sujet nous met face à nos responsabilités et c'est très loin d'être confortable. Enfin, vu notre situation actuelle, je ne peux que saluer l'initiative et vous encouragez à la découvrir.

Lien : https://wanderingcrossroad.w..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
LenocherdeslivresLenocherdeslivres   29 juillet 2020
Les sols auront un rôle critique à jouer pour assurer la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique et sont, à cet égard, un enjeu international majeur.
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gwendalgwendal   16 août 2020
Cependant, il évita d'avouer qu'il ignorait ce qu'était un yorkshire. Pourtant la Pixelle sembla le deviner et fit apparaître une image de l'animal puisque c'en était un. Aubin pencha la tête de côté avec stupéfaction.
- Ça échappait comment aux prédateurs, ce bestiau ?
Sylve secoua sa brosse redevenue violette.
- Je ne crois pas que ça en avait, des prédateurs. Les textes sur lesquels je tombe font état de relations compliquées avec des gens chargés d'apporter des messages, mais c'est tout. Je n'ai pas la moindre idée de la place de ce truc dans la chaine alimentaire pré-effondrement.

Dans "Le monde d'Aubin" - Jeanne-A Debats
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ImaginoireImaginoire   06 novembre 2020
Il faut accepter que le terme de notre addiction aux énergies fossiles est inexorable : de gré ou de force, il nous faudra apprendre à vivre sans elles.
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gwendalgwendal   10 août 2020
En France, toute collectivité de plus de 20 000 habitants doit réaliser depuis 2016 un plan d'adaptation aux impacts futurs du changement climatique, dans le cadre de son "plan climat-air-énergie territorial". La ville de Paris, par exemple, a adopté de nombreuses mesures face à l'augmentation des risques de canicule (végétalisation de la ville, sélection d'espèces végétales adaptées à un climat plus chaud pour les parcs, mise en place de plans de crise en cas de fortes chaleur, etc .) et aux menaces de long terme sur son approvisionnement en eau (programmes d'économie d'eau, études de vulnérabilité des points d'approvisionnement, etc.)

Dans "Les villes au XXIe siècle, les impacts du changement climatique" - Vincent Viguié
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gwendalgwendal   30 juillet 2020
Il est aisé de comprendre que, sans changement radical de nos modes de vie ni une gestion responsable de la démographie, l'humanité devra faire face à une prodigieuse crise hydrique à la fois environnementale, alimentaire, sanitaire, économique et politique.

Dans "Usages quantitatifs de l'eau" - Pascal Maugis.
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