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EAN : 9782253000624
Le Livre de Poche (31/01/1996)
3.79/5   36 notes
Résumé :
Troisième volume de la première série (1966-1975) de La Grande anthologie de la science-fiction.

Préfacé par Demètre Ioakimidis, il réunit quinze nouvelles.

- Les vertes collines de la Terre (The green hills of earth), Robert A. Heinlein (c)1972 pour la traduction
- L'axolotl (Axolotl), Robert Abernathy (c) 1953
- Survie (Survival), John Wyndham (c)1963
- Cauchemars en Harmaguédon (Asleep in Armageddon), Ray Bradbu... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique

J'ai moins aimé ce tome d'anthologie que Histoires de robots.

Les nouvelles m'ont parues plus longues, moins rythmées que celles des robots. Même en recontextualisant dans les années 50-60, le sexisme est particulièrement présent et violent ("Curieux animaux que les femmes" entre autres). Il reste cependant un tome plutôt intéressant avec des histoires un peu variées.

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La Grande Anthologie de la Science-Fiction - Histoires de Cosmonautes

Avec:

- Les Vertes Collines de la Terre (Robert A. Heinlein – 1947)

- L'Axolotl (Robert Abernathy - 1954)

- Survie (John Wyndham - 1952)

- Cauchemars en Harmaguédon (Ray Bradbury - 1948)

- Les Pêcheurs (Robert Abernathy - 1954)

- le Retour à la Terre (Walter M. Miller, Jr - 1955)

- Un Homme d'Expédition (Fredric Brown - 1957)

- Un rêveur (Alfred Coppel - 1952)

- Mon Frère en cauchemar (Alan E. Nourse - 1953)

- le meilleur des équipages (Daniel F. Galouye - 1961)

- La mère (Alfred Coppel - 1952)

- le Vent souffle où il veut (Chad Oliver - 1957)

- Les souhaits aux étoiles (Judith Merril - 1958)

- Les Parias (Poul Anderson - 1954)

- le Bateau ivre (Cordwainer Smith - 1963)

Une anthologie cette fois-ci consacrée aux voyages dans l'espace.

Alors que, dans de nombreux récits de SF, le voyage en lui même n'est qu'un moyen de transport amenant les protagonistes vers la planète sur laquelle toute l'intrigue se passe, ces nouvelles se concentrent sur le trajet en lui même en l'abordant de différentes façons.

On retrouve de l'humour avec Fredric Brown, des nouvelles à twist (Le meilleur des équipages, excellent !), de l'horreur, de l'aventure ou des récits plus dramatiques tel Les Parias, dans lequel les cosmonautes sont traités comme de véritables freaks par les Terriens.

Malgré une bonne poignée d'excellentes nouvelles, j'ai tout de même trouvé le niveau global moins bon qu'à l'accoutumée, certaines nouvelles étant même hors-sujet.

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Tout comme @prudence ou @rusen, j'ai globalement moins aimé ce tome que d'autres de la collection, "Histoires paradoxales" par exemple. Je le trouve plus "daté" (cf ma citation : ) ).

Je retiendrai surtout "Le retour à la Terre" (Walter M. Miller) et "Les Parias" (Poul Anderson) pour l'ambiance qu'elles distillent, ou la très courte (4 pages) "Un homme d'Expédition" (Frederic Brown) pour son humour décalé !

"Le vent souffle où il veut" (Chad Oliver) et "Les souhaits aux étoiles" (Judith Merril) dépeignent de façon intéressante la vie dans un vaisseau générationnel, la seconde ayant de plus une touche féminine bien agréable dans ce recueil de récits très patriarcaux en général.

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Une passionnante revue de la science-fiction de l'âge d'or en une série de volumes tous autant indispensables l'un que l'autre. On retrouve ici bon nombre des plus intéressantes nouvelles du genre, parfaite introduction au genre.

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Trouvé par hasard au marché aux puces. Des contes excellents.

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation

Les Parias.

Il était au poste de commandement. Un homme suffisait pour faire le quart, dans l'immensité du vide, entre les soleils. Il régnait dans cet étroit espace une pénombre de caverne et l'on n'y entendait pour tout bruit que le ronronnement régulier et sans fin de la coque de l'engin. Ici et là, une lueur tamisée émanait d'un instrument de contrôle, tandis que l'éclat étrange des étoiles déformées brillait dans le hublot d'observation. Mais à part cela il n'y avait pas de lumière ; Kenri avait tout éteint.

Elle apparut à la porte et s'arrêta, sa robe faisant une tache blanche dans l'obscurité. A sa vue, il sentit sa gorge se nouer, et lorsqu'il s'inclina pour la saluer, la tête lui tourna. Elle s'approcha de lui dans un froissement d'étoffe léger et harmonieux Elle avait la longue démarche cadencée de quelqu'un qui a toujours connu la liberté et ses cheveux dénoués flottaient dans son dos comme une écharpe soyeuse.

" C'est la première fois que j'entre dans le poste de commandement d'un astronef, dit-elle. Je croyais l'endroit interdit aux passagers.

- Je vous ai invitée, Libre Dame, répondit-il d'une voix troublée.

- C'est gentil de votre part, Kenri Shaum. " Ses doigts caressèrent le bras du jeune homme. " Vous avez toujours été gentil pour moi.

- Comment pourrait-on ne pas l'être ? " demanda-t-il.

La lumière glissait sur ses joues et faisait briller les yeux qu'elle levait vers lui. Un sourire releva les coins de ses lèvres en un expression étangement timide.

" Merci, murmura-t-elle.

- Euh. . . Je. . . Eh bien. . . " Il fit un geste de la main pour désigner le hublot qui semblait suspendu au-dessus de leur tête. " Il est exactement dans l'axe de rotation de l'appareil, Libre Dame, dit-il. C'est pourquoi la vue est constante. Vous pouvez vous placer en n'importe quel endroit de cette cabine, vous ne constaterez aucun changement. C'est pour profiter de cet avantage qu'on a disposé en cercle les panneaux de commande et les tableaux de bord, tout au long des parois. " Sa propre voix lui semblait altérée et lointaine. " Et voici l'astrocalculateur. Celui-ci a grand besoin d'une revision pour le moment, c'est pourquoi vous pouvez voir tous ces livres et ces calculs sur ma table. . . "

Elle toucha délicatement de la main le dossier du siège de Kenri.

" C'est votre place, Kenri Shaum ? Il me semble vous voir assis là, en train de travailler avec cette concentration d'esprit qui vous crispe si curieusement les traits, comme si le problème à résoudre était votre ennemi personnel. Alors vous soupirez, vous passez votre main dans vos cheveux et vous vous renversez profondément en arrière pour réfléchir un instant. C'est bien cela ?

- Comment avez-vous deviné, Libre Dame ?

- Je le sais. J'ai beaucoup pensé à vous ces jours-ci. " Elle tourna la tête pour regarder par le hublot l'amas compact des étoiles au dur éclat bleuté.

Soudain elle serra les poings.

" Comme je voudrais ne pas me sentir si inutile et frivole auprès de vous ! dit-elle.

- Vous. . .

- Ici, au moins, la vie a un sens. " Elle se mit à parler vite, glissant sur les mots dans sa hâte d'exprimer sa pensée. " C'est vous qui faites vivre la Terre avec vos cargaisons. Vous travaillez, vous luttez, vous faites des projets pour quelque chose de. . . réel. Vous n'êtes pas préoccupé de savoir qui a été vu tel jour en compagnie de telle personne. Vous ne vous demandez pas ce que vous porterez à l'occasion de tel dîner ou ce que vous pourriez bien faire le soir venu parce que vous êtes agité et ne trouvez aucun plaisir à rester tranquillement à la maison. Vous faites vivre la Terre, je le répète, et en rêve aussi. Je vous envie, Kenri Shaum. Je souhaiterais être née chez les Kiths.

- Libre Dame. . . " L'émotion donnait à sa voix une sonorité rauque.

" Vains regrets. " Elle sourit et poursuivit sans s'attendrir sur elle-même : " Même si l'on me faisait une place dans un équipage, je ne pourrais jamais m'embarquer. Je n'ai ni l'instruction, ni la vigueur naturelle, ni l'endurance, ni. . . Non ! Chassons cette idée. " Des larmes luisaient dans ses yeux ardents. " Quand je serai de retour chez moi, sachant maintenant ce que sont les Kiths, essaierai-je seulement de vous venir en aide ? Travaillerai-je pour que votre peuple soit traité avec compréhension, avec sympathie ? Non. Je me rendrai compte qu'il ne vaut même pas la peine d'essayer. Je n'aurai pas le courage nécessaire.

_ Vous perdriez votre temps, Libre Dame, dit-il. Personne au monde n'a le pouvoir de changer toute une civilisation. Ne vous tourmentez pas pour cela.

_ Je sais, répondit-elle. Vous avez raison, bien sûr. Je reconnais que vous avez toujours raison. Mais si c'était vous, je sais que vous essaieriez. "

Ils se regardèrent dans les yeux un long moment.

C'est alors qu'il l'embrassa pour la première fois.

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Ah la SF de (grand) papa...

"Si on ne les avertit pas avant, ajouta-t-il, il y a toujours un idiot pour croire que l'appareil vient d'être transpercé par un météore. La femme aurait piqué une crise, c'est sûr. Et ça fait mauvais effet." Il médita. "Je me demande ce qu'elle peut bien fabriquer ici, d'ailleurs. Une petite bonne femme tranquille comme ça : elle devrait être en train de tricoter dans son village.

- Elle tricote ici, observa l'officier de navigation.

- Je sais... et pensez à ce que cela implique !

Qu'est ce qu'une bonne femme de ce genre vient faire sur Mars ? Elle aura le mal du pays, elle détestera tout à première vue. Son mari devrait avoir un peu plus de bon sens. C'est presque de la cruauté à l'égard des enfants.

- Ce n'est peut-être pas sa faute, monsieur. Il y a des femmes très douces qui peuvent se montrer étonnamment têtues."

Le capitaine considéra son second d'un air méditatif.

"Je ne bénéficie pas d'une large expérience, mais je sais bien ce que je répondrais à ma femme s'il lui prenait envie de m'accompagner.

- Mais vous ne pouvez pas discuter avec celles-là, monsieur. Elle font semblant d'obéir, mais elles finissent toujours par n'en faire qu'à leur tête."

Survie, John Wyndham, p.65.

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Elle pensa avec acharnement: "Je suis Moi - et rien ne pourra changer ça!"

"Mais qu'est-ce que Moi?"

"Je suis Illena, la fille de Loran Jordan; et je vais être mère, la mère d'un fils qui sera nommé Loran. J'appartiens au passé et à l'avenir."

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Il y a des moments où l'on peut donner son avis, Miriam, quoique les conseils soient rarement bien accueillis.

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Curieux animaux que les femmes.

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