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EAN : 9782253237488
408 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (07/03/2018)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 40 notes)
Résumé :
/!\ initialement paru aux éditions Michel Lafon sous le titre 'Quand on n'a que l'humour' (2017)

Édouard Bresson est l’humoriste préféré des Français. Le moindre de ses spectacles se joue à guichets fermés. Mais, à chaque tournée, au premier rang, une place reste désespérément vide. Et, à chaque fois, son cœur se déchire un peu plus.
La France entière l’adule et l’envie.
La France entière, sauf son fils, qui ne vient jamais l’applaudir, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  28 avril 2018
Je n'étais pas emballée plus que cela par le résumé et pourtant, en le refermant, je me suis dit que c'était un très beau livre et que j'étais ravie d'avoir fait la connaissance de cette auteure à travers lui.
Le récit se découpe en 2 parties en miroir qui se répondent à coups de flash-backs et de réponses que l'on attend avec un certain suspense :
- la première est centrée sur le père qui cache derrière sa carapace d'humoriste star de profondes fêlures héritées du passé et qui tente de les surmonter, un père qui ne sait pas montrer à son fils combien il l'aime malgré ses absences et ses silences, donc.
- la seconde sur le fils, en colère contre ce père qui semble l'avoir abandonné au profit de sa carrière et qui ne sait pas pardonner et mettre de côté ses souffrances d'enfant.
Deux êtres qui se rejoignent dans leur solitude et leur mal-être.
Si le thème du clown triste n'est pas neuf, Amélie Antoine s'en empare avec beaucoup de sensibilité. Tout est d'une grande justesse de sentiments et d'une simple évidence sur les non-dits dans les familles et sur le poids de ces passés qui vous encombrent à vie. Une multitude de détails qui tissent cette douloureuse relation père-fils m'a profondément touché. J'ai souvent eu les larmes aux yeux et pourtant jamais le propos ne se veut putassièrement larmoyant, ce qui montre la finesse de l'auteur. En fait, c'est surtout une aura mélancolique et tendre qui traverse et nimbe ce roman, celle d'une rencontre manquée entre un père et un fils.
Pour info, ce roman est paru en grand format sous un autre titre «  Tant qu'on a que l'humour ». le nouveau titre est sans doute plus cohérent avec le fil de cette relation père-fils, mais j'aimais bien le clin d'oeil à Brel du titre originel.
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Ziliz
  25 avril 2018
On connaît l'image de l'artiste écorché vif, et seul au monde.
'Le chanteur abandonné' ♪♫ et autre 'Mal-aimé' ♪♫... Celui qui se voyait en haut de l'affiche ♪♫ mais qui, une fois au sommet, doute et souffre, réalisant qu'il a laissé pas mal de plumes pour conquérir ses paillettes.
Edouard Bresson, humoriste à la carrière fulgurante, est comme ça.
Au faîte de sa gloire, le bilan de sa vie privée n'est pas joyeux. C'est même carrément la misère affective - sentimentale, familiale...
Derrière l'artiste adulé se cache un homme très seul, derrière le boute-en-train, un dépressif, un être fragile en proie à des démons.
La question de la poule et de l'oeuf : si ce qu'il exprime rencontre autant de succès, c'est parce que le public se retrouve en lui. Et cette sensibilité particulière, la doit-il à ses souffrances passées et jamais cicatrisées ? Mais sa notoriété et son exposition ne rendent-elles pas l'artiste encore plus nombriliste, plus focalisé sur ses blessures ?
Cet ouvrage n'est pas vraiment un roman noir, même s'il est sombre, ni un thriller psychologique, malgré le suspense. Amélie Antoine nous raconte l'histoire triste d'un clown triste. Elle décrit l'état de cet homme fatigué, revient sur ses traumatismes de jeunesse, retrace son parcours, la genèse de sa vocation d'humoriste, et évoque la façon dont ses proches le perçoivent, notamment son fils.
Edouard Bresson rappelle évidemment quelques célébrités.
On peut trouver la première partie du roman longuette et la seconde partie un peu mièvre, même si les rebondissements sont souvent poignants. J'ai pensé à 'Effroyables jardins' (Michel Quint), dont le personnage principal me semblait aussi attachant que pathétique, où j'oscillais entre empathie, émotion et agacement.
Quoi qu'il en soit, les relations père-fils sur trois générations sont bien vues. On voit que les extrêmes se rejoignent : quand on veut faire exactement l'inverse de ses parents parce qu'on estime en avoir bavé à cause d'eux, on peut finir par rater, aussi...
___
• Le titre original de ce roman, 'Quand on n'a que l'humour', était plus adapté, plus représentatif de l'esprit du livre. Mais sans doute moins vendeur ? Un auteur m'avait expliqué sur un salon qu'il ne choisissait ni ses titres, ni ses couvertures ; son éditeur décidait. C'est bien dommage.
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fertiti65
  25 décembre 2019
J'ai trouvé ce livre magnifique et bouleversant. J'aimerai tellement vous convaincre de lire ce roman qui ne vient pas de sortir en librairie et qui n'a pas une renommée internationale ni nationale d'ailleurs. Mais c'est l'un des romans qui m'a le plus séduit cette année. C'est fort comme propos mais c'est sincère.
Le récit de cette histoire se découpe en deux parties : la première est la vie d'Édouard Bresson, un grand humoriste français aimé de tous. Son enfance n'a pas été facile mais il a su devenir un personnage public. Sa vie de famille pâtit de son omniprésence sur scène. La seconde partie est la vie de son fils Arthur qui connaît à peine son père. Les chasses au trésor vont leur permettre de mieux se connaître. Je ne vous en dit pas plus car je ne voudrais pas dévoiler l'histoire.
Le rapport père /fils est bouleversant et profond.
C'est un roman émouvant et poignant.
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Ladybirdy
  02 juin 2018
Quand on a que l'humour me semblait plus justement adapté à ce roman. Les silences n'étant peut-être que les résidus d'un héritage à trop rire des autres loin des siens, à trop rire plutôt qu'à parler, à aimer, a vivre. À remplir le silence justement.
Ce roman me laisse un avis très mitigé, et comme un arrière goût désagréable. Je n'ai pas été percutée par Édouard, ce grand humoriste adulé de partout se retrouvant englué dans une soif de reconnaissance absolue et exagérée. Pas séduite non plus par le style d'écriture, plutôt très lent, assez monotone, pas assez fouillé dans la psychologie des personnages. L'empathie m'a un peu manqué pour Edouard, elle est un peu revenue pour son fils, mais à peine.
La première partie est consacrée à Édouard l'humoriste et à l'enfance d'Édouard.
La deuxième est consacrée au fils d'Edouard et à son enfance avec un père de plus en plus absent.
J'ai trouvé qu'il manquait d'amour, de tendresse, de pep's ce roman. D'un quelque chose de vivant car dans ce roman, il ne se passe rien, si ce n'est quelques bribes de souvenirs pas suffisamment mis en avant ou en parallèle avec l'aujourdhui. Il y a peu de regrets, peu de contre courant, une suite de répétitions comme la paternité échouée, les rituels toujours semblables. Un côté plus humain et creusé manque à ce roman qui pourtant aurait pu être un grand livre vu le thème abordé.
J'ai terminé ces 390 et quelques pages et il ne restera rien de ce roman dans ma tête ou mon coeur.
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audelagandre
  05 mai 2018
Amélie Antoine est un OVNI littéraire.
L'année dernière, j'ai eu entre les mains son roman "Fidèle en poste".
Comment en ai-je entendu parler à l'époque ?Honnêtement, je ne sais plus, Facebook sûrement, des lecteurs publiant dans des groupes de lecture leurs coups de coeur pour ce roman. Et quel roman !!!
En quelques mots, c'est l'histoire d'un couple, Chloé et Gabriel. Chloé meurt en se noyant.
Rien d'extraordinaire me direz-vous dans ce pitch, ème histoire de deuil où l'autre devient dingue à tenter de survivre.. Sauf que... Pas du tout ! Amélie nous entraine là où nous n'avions pas envisagé d'aller. En quelques pages, elle nous happe, et elle nous tient.
Tous les auteurs ne peuvent pas se targuer de ces qualités là et en cette rentrée littéraire, certains feraient bien d'en prendre de la graine... Impossible de donner plus de détails sur ce roman sans en révéler trop car Amélie a le don du retournement de situation et ce serait vraiment dommage de gâcher ça.
Amélie Antoine est donc un OVNI, et un OVNI qui s'est faite toute seule. Elle publiait il y a quelques jours sur son compte Facebook, une photo du tas de lettres de refus pour son "Fidèle au poste". Tas édifiant, comment ne pas se décourager et finir par se dire que le roman que l'on vient d'écrire est vraiment médiocre car il n'intéresse personne.
Voici son post :

En cette semaine de rentrée, j'avais envie de partager cette photo à tous les auteurs qui s'acharnent, qui s'escriment, qui s'obstinent, et qui, parfois, désespèrent.
Qui, parfois, auraient envie d'abandonner en se disant "A quoi bon ?"
Qui, souvent, doutent d'eux-mêmes et de leurs textes.
Qui pourtant retrouvent encore et toujours le chemin de l'écriture et de la fiction, malgré les obstacles, malgré les embûches, malgré les angoisses, malgré les gifles et les revers.
Ce tas de lettres de refus pour Fidèle au poste est la preuve qu'on ne peut pas plaire à tout le monde.
Mais quand on connaît la suite, quand on sait la chance que ce premier roman a eue, quand on sait le destin inattendu qui lui a été réservé quelques mois après... On se dit que ça vaut le coup de continuer à y croire un peu avant de remiser son texte dans un tiroir de bureau.
A vous tous qui inventez, façonnez, écrivez, à vous tous qui insufflez la vie à des personnages sortis de votre imagination : ne baissez pas les bras.
Ne baissez pas les bras.
(Pour enfoncer le clou, je précise : ces lettres ne sont qu'un échantillon, les refus par mail étant plus nombreux ;))

Pour que ce roman sorte, elle a choisi l'auto-édition et elle a eu raison : les lecteurs sont au rendez-vous et l'encouragent. On parle d'elle, on écrit des articles sur elle, elle existe enfin quand personne
( entendez par là les éditeurs ) n'avait voulu de son manuscrit.
Moi je dis chapeau bas Amélie !
Je l'appelle par son prénom, parce que qu'elle est accessible, ouverte, soucieuse et curieuse de ce que ses lecteurs pensent de ses romans. Parce que quand on lui écrit, Amélie répond ! Amélie veut savoir, Amélie veut comprendre, Amélie veut entendre les mots de ses lecteurs et leurs coeurs battre!
Son petit dernier s'appelle "Les silences ", nouveau titre pour "Quand on n'a que l'humour". Nouveau titre et nouvelle couverture mais même histoire bouleversante...
C'est l'un de mes plus gros coups de coeur 2017.
J'ai été tellement bouleversée par ce roman, émue, remuée, il a déclenché tellement d'interrogations, de réflexions, d'émotions, que j'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans quelque chose d'autre après ça.
En quelques mots, c'est l'histoire d'Edouard Bresson, un humoriste adulé par son public ... Un comique qui ne fait rire que les autres mais dont la vie personnelle est lourde à porter, pour lui un désastre.
C'est aussi l'histoire de son fils, Arthur qui déteste son père et tout ce qu'il représente et qui vit dans la haine de ce père tant admiré parce qu'il en a été privé, victime de ses absences.
Quelques articles de presse ont trop révélé de ce roman, et je n'en dirai donc pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte car souvenez-vous, Amélie c'est la reine du retournement de situation.
Voilà quelques mots que j'écrivais à Amélie en refermant son livre :
"Incontestablement, l'adulte que l'on devient est façonné par l'enfant que l'on a été et surtout l'enfance que l'on a vécue, et on devient parfois ce qu'on a tant détesté... Et puis la vie fait qu'on grandit, qu'on comprend, qu'on accepte. Vous décrivez à merveille les errements de cet homme qui fait comme il peut avec ce qui lui a été donné enfant, et les interrogations de ce fils, qui parvient à comprendre en allant chercher au fond de lui même.
Le bonheur n'est pas toujours où on l'attend, ni ce que l'on croit (...)
Continuez à nous régaler, vous avez le don des mots, la pertinence d'analyse de chaque émotion, vous êtes incroyablement douée."
Et c'est vrai qu'elle est douée Amélie, elle est douée et courageuse, douée et déterminée.
Amélie, elle a tout compris ! Elle a compris que les lecteurs sont plus importants que les maisons d'édition, et c'est d'eux qu'elle souhaite d'abord avoir les retours.
Nous avons échangé sur son texte, j'espère que mes mots, et tous ceux des lecteurs qu'elle a pu recevoir l'ont encouragée, nourrie, et que grâce à ces retours, elle continuera à nous livrer des romans d'une qualité exceptionnelle
Je te l'ai dit Amélie, pour toi " Tout ira bien "

Lien : https://audebouquine.blogspo..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   22 avril 2018
[ 1979 ]
Le vacarme ne gêne pas Monique Bresson, au contraire. Elle a l'impression qu'il y a un peu de vie dans l'appartement, au moins. Parce que dès que son mari franchit la porte d'entrée, le silence quasi absolu doit régner. Après huit heures dans le bruit assourdissant des pompes, des fours, des réacteurs et autres engins de la raffinerie, après huit heures dans l'odeur entêtante du pétrole qui s'immisce dans le moindre de ses pores, Lucien ne supporte plus le moindre son, le moindre mot plus haut que l'autre, le moindre craquement. Les enfants doivent chuchoter la plupart du temps, murmurer lorsque leur père est dans un bon jour. Interdiction de rire ou de pleurer, interdiction de jouer aux billes ou alors en évitant à tout prix le moindre claquement contre les plinthes, sous peine de devoir affronter le regard noir du père, ses sourcils froncés, un accent grave et un accent aigu, comme le décrit Edouard.
Le garçon vient de fêter ses dix ans, et s'il devait parler de son papa, il dirait que c'est un homme en permanence en colère. Qui râle à longueur de journée, qui aboie sur sa famille et sur le reste du monde sans relâche. Parce que les 4 x 8, ça l'use comme ça use des centaines d'autres ouvriers ; les repas décalés, les insomnies, les coups de pompe, l'irritabilité, l'impression parfois d'être un robot qui devrait pouvoir se mettre en marche ou en sommeil dès qu'on le lui demande. Parce qu'en plus du reste, Lucien est représentant syndical au sein de la raffinerie, et qu'il ne sait plus s'exprimer autrement que de manière vindicative, agressive, comme si la terre entière s'acharnait contre lui, comme si tout, tout le temps, était un combat. Lucien, il trime, il mange, il dort, et il enrage. Pour tout, pour rien. C'est ça, sa vie, mais Edouard [son fils] est persuadé que ce n'est pas ça, LA vie. Qu'il y a forcément autre chose, sinon à quoi bon ? Une vie où l'on peut supporter le bruit, les éclats de rire, les chatouilles à n'en plus finir, les verres qui échappent des mains pour s'écraser sur le carrelage à damiers blancs et turquoise, les fenêtres qui claquent à cause des courants d'air venus laver l'odeur infecte de tabac froid, le vent frais qui s'engouffre dans l'appartement et qui fait s'envoler le courrier oublié sur la table de la cuisine, la musique qui sort du mange-disque et la voix d'Eddy Mitchell qui envahit ces murs un peu trop étroits pour eux quatre. Cette vie-là existe forcément, ailleurs.
(p. 23-24)
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ange77ange77   24 octobre 2019
Derrière lui, il sent que les équipes s’affairent, effectuent les derniers réglages tout en prenant bien soin de ne pas le déranger dans cet ultime moment avant le grand plongeon. Mécaniquement, il sort son MP3 de la poche arrière de son jeans, déroule le fil des écouteurs avant de les disposer dans ses oreilles. Le volume est au maximum lorsqu’il appuie sur Play, les yeux fermés. Les riffs de guitare envahissent son cerveau et dès que la voix éraillée du chanteur de Survivor vient se mêler aux instruments, les décibels parviennent à le couper du monde et Édouard oublie durant quelques instants où il se trouve et ce qui l’attend. Quatre minutes rituelles avec « Eye of the Tiger », comme s’il se préparait au plus grand combat de tous les temps, quatre minutes où la scène qui lui tend les bras se confond avec un ring, quatre minutes qui lui gonfle le cœur et le font se sentir vivant et invincible.
Certains prennent un rail de coke pour ressentir tout ça : pour Édouard, il suffit d’une chanson, la même depuis plus de vingt-trois ans de carrière.
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ZilizZiliz   24 avril 2018
Le visage hilare sur les affiches de son spectacle a-t-il quoi que ce soit à voir avec son air morne, son teint brouillé et cireux ? Qui est vraiment Edouard Bresson, qui peut prétendre répondre à cette question ? Est-ce qu'il a encore une identité, au fond ? A quel moment l'admiration, l'émerveillement des autres ont-ils cessé de le porter pour au contraire devenir écrasants, écrasants de responsabilités et de devoirs ? A quel moment cette célébrité qu'il recherchait tellement s'est-elle transformée en une seconde peau poisseuse dont il rêverait de se débarrasser, comme un serpent qui mue ? A quel moment tout a-t-il basculé ? Tout s'est fait si progressivement, si imperceptiblement, au fil des douleurs de la vie, des remords, des regrets, qu'Edouard n'a rien vu venir. Et aujourd'hui, dans ce taxi, il voudrait être n'importe qui, n'importe qui plutôt que ce putain de vainqueur, ce salopard au sourire Ultra-Bright, ce double valeureux dont la vie est une explosion permanente de bonheurs dans l'imaginaire de tous.
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ange77ange77   23 octobre 2019
« Si elle dit oui, alors tout ira bien », songe malgré lui le garçon.
Étrangement, ces petites phrases avec des « si » rythment son quotidien depuis qu’il est en âge de parler ; des superstitions auxquelles il croit pourtant dur comme fer, comme si elles avaient le pouvoir de déterminer le cours des choses. « Si j’arrive au passage clouté avant que le feu passe au rouge, alors tout ira bien. Si la concierge ne me voit pas passer devant sa loge, alors tout ira bien. Si maman accepte qu’on joue, alors tout ira bien... »
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ZilizZiliz   23 avril 2018
- A force de ne jamais être là, tu ne me manques plus.
Les mots, même s'ils sont prononcés doucement, avec tristesse, [lui] font l'effet d'une gifle magistrale. Assis à la table de la cuisine, la tête entre les mains, il accuse le choc, les dents serrées. [Elle] fume une cigarette devant la fenêtre entrouverte, recrache les bouffées en se penchant légèrement au dehors.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tu préférerais que je te mente, que je continue à faire semblant pendant encore des années jusqu'à ce que la rancoeur me ronge tout entière ? Jusqu'à ce que j'en vienne à te détester ?
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