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ISBN : 1549806963
Éditeur : Autoédition (09/11/2017)

Note moyenne : 4.8/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau..
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elle se volatilise brutalement.
 
Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  13 novembre 2017

Vous connaissez probablement le jeu du cadavre exquis qui consiste à écrire une phrase à plusieurs sans connaître ce que son prédecesseur a rédigé, et qui a déjà été décliné en littérature dans des récits à plusieurs mains au résultat parfois rocambolesque ? 
Les deux jumelles littéraires que sont Amélie Antoine et Solène Bakowski, particulièrement reconnues dans le milieu de l'auto-édition qu'elles retrouvent d'ailleurs au moins le temps de leur projet commun, innovent en proposant à leurs lecteurs une expérience unique et très originale. 
Elles ont publié le même jour leur dernier roman, Sans elle et Avec Elle, qui sont comme les deux faces d'une même pièce. 
Deux romans qui commencent en effet exactement de la même façon, du prologue évoquant une jolie femme ensanglantée qui s'endort dans le froid aux deux tiers environ du premier chapitre. 
Les personnages sont exactement les mêmes : leur entourage, leur métier, leur caractère, leur lieu de vie... 
Au centre de l'intrigue, la famille Simoëns, qui habite à le Quesnoy, dans le Nord. 
Nous sommes le 14 juillet 2004. Patricia, la mère, se rend avec Jessica, une de ses jumelles de six ans, au feu d'artifice près de l'étang. Sa soeur Coline a quant à elle été punie pour avoir renversé un flacon de parfum et devra rester ce soir-là avec son père, Thierry, à la maison. 
Quand Jessica va repérer un employé de mairie distribuant des colliers fluorescents, elle voudra à tout prix aller en chercher un, tandis que sa mère est en grande discussion avec l'institutrice de ses filles. 
Dans le roman de Solène Bakowski, Patricia ne prendra pas le temps de renouer le lacet défait de sa fille, qui s'écroulera à quelques mètres et assistera au spectacle pyrotechnique avant de rentrer retrouver sa soeur. 
Dans celui d'Amélie Antoine, le lacet sera remis en place. La mère perdra de vue quelques instants Jessica, des secondes qu'elle ne se pardonnera jamais puisque ce soir-là, sa fille va disparaître.
A partir d'un début similaire et d'éléments identiques, les deux romans prendront alors une direction radicalement différente même si on y retrouve de nombreux points communs. Solène Bakowski va s'attarder notamment sur la rivalité entre les deux soeurs, tandis que celui d'Amélie Antoine commencera davantage comme un thriller psychologique et parlera de la séparation de ces mêmes soeurs.
Comme si on leur avait offert un même point de départ et que chacune avait imaginé une suite totalement différente.
Parce qu'un seul petit détail peut changer nos vies à jamais. 
"Lorsque tout bascule dans la vie, n'est-ce pas à chaque fois intimement lié à un petit détail qui aurait pu être différent, un détail insignifiant qui aurait pu changer toute la donne sans que jamais on ne puisse s'en douter ?"
"Si elle n'avait pas lâché la main de Jessica, si elle avait été plus ferme, si ..." 
Ces regrets de Patricia trouvent leur réponse dans le second roman, et rien que pour ça, l'initiative de ces deux romans indépendants qui s'opposent autant qu'ils se complètent se doit d'être saluée.
D'autant plus que le résultat est assez exceptionnel. 
Jusqu'aux couvertures et aux titres des chapitres qui se complètent. 
 
Depuis mes lectures de Fidèle au poste et Au nom de quoi, Amélie Antoine fait partie des auteurs que j'affectionne tout particulièrement, et c'est naturellement que j'ai commencé par son histoire : Celle d'une enfant disparue.
Pas très original ? C'est ce que j'ai pensé au début, qui m'a rappelé le couple d'à côté de Shari Lapena, avec les soupçons des gendarmes emmenés par le capitaine Le Meur qui se concentrent sur la famille. 
"On ne connaît jamais l'intimité, les secrets, les travers d'une famille que tous pourraient juger ordinaire, ordinaire à pleurer."
Mais qui s'étendront rapidement à toutes les connaissances des Simoëns, chacun ayant ses soupçons, son témoignage ambiguë, jusqu'à créer un climat d'hostilité dans toute la ville. 
Mais attention, Amélie Antoine a toujours la même écriture empreinte d'humanité et de sensibilité, et même dans son aspect policier, son roman demeure avant tout psychologique et son écriture permet de restituer tout en finesse les réactions de chacun, préférant s'attarder sur les ressentis de chacun des protagonistes que sur l'enquête, dont chaque avancée et chaque détail est toujours un prétexte pour nous faire vivre l'angoisse, l'espoir ou la culpabilité des principaux intéressés. 
 
Evoquer le deuil fait partie intégrante de la bibliographie de la jeune Lilloise. Dans chacun de ses romans, ce thème est prépondérant même s'il est toujours abordé différemment. 
Ici, c'est d'absence de deuil dont il est question. Tant qu'aucun corps n'a été retrouvé, aucune sépulture n'est possible. Peut-être Jessica est-elle encore en vie, peut-être pas, et ce doute est un acide.
Ne pas savoir. On dit toujours que c'est pire de n'avoir aucune certitude plutôt que d'être fixé sur la mort d'un être cher, au détriment de tout espoir, pour enfin pouvoir avancer. 
"Kidnappée, noyée, écrasée. Volée ou tuée. Torturée, violée, laissée pour morte."
Les hypothèses sont nombreuses, et la famille fait quant à elle du sur place. Allant jusqu'à s'interdire de rire tellement ça paraîtrait indécent. 
Toute l'ampleur du malaise, de la torture d'ignorer ce qui est réellement arrivé à leur soeur, à leur fille prend ici toute sa signification, au sein de cette famille qui fait d'abord front commun, mais qui va bientôt se fissurer. 
 
Même si de nouveaux éléments et différents rebondissements ou fausses pistes offriront à l'enquête policière de nouvelles perspectives, de nouvelles pistes à explorer et donc de nouveaux espoirs, l'aspect thriller s'effacera doucement pour ne plus offrir qu'un aspect psychologique fascinant de réalisme, où le lecteur partagera les pensées les plus intimes de toute la famille, au travers d'une succession de moments apportant chacun leur pierre à un édifice de culpabilité. Parfois anodins, souvent cruels, chacun de ces épisodes fait avancer l'histoire dans sa chronologie tandis que Patricia et sa fille restent à l'inverse figées dans le passé, quand leur vie a basculé ce 14 juillet 2004. 
Le père s'efforcera quant à lui de continuer à vivre, tant bien que mal. 
Mais avec tant de douleur, tant de rancoeurs, la machine à broyer est en marche. 
"Chacun est enfermé dans sa propre souffrance, incapable de la partager, incapable de soutenir l'autre."
Et pour le lecteur, c'est terrible de voir cette famille si proche se fissurer, sous l'implacable analyse de l'auteure qui décrit à la perfection comment le doute, la colère et l'incompréhension s'installent quand un enfant disparaît ainsi de son foyer, sans que nul ne sache ce qu'il en est advenu. 
Rongée par sa responsabilité dans le drame, Patricia ne prête quasiment plus attention à sa seconde fille, qui elle est pourtant bien présente. Ses réactions se font disproportionnées.
"Patricia est trop obnubilée par l'idée fixe de retrouver son autre fille pour pouvoir profiter de celle qui lui reste."
Quant à Coline, elle ne sait plus vraiment où est sa place. Elle qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la disparue, en dépit d'une personnalité différente et plus solitaire. 
"Est-ce que ses parents seraient moins tristes si c'était elle qui était partie ?"
"Comment surmonter une telle épreuve, comment ne pas se sentir coupable d'être la soeur qui a eu la chance d'être épargnée ce soir-là ?"
Au-delà de son aspect policier initial, Sans elle pose donc surtout la question : Comment se reconstruire sans même savoir ce qu'il est advenu d'un de ses enfants ? Est-ce seulement possible ? 
 
Cette famille devenue bancale, vous allez vous y attacher. Malgré ses imperfections, malgré sa déraison, ses attitudes qui pourraient être jugées parfois excessives, il s'agit d'une famille comme il en existe tant d'autres et l'identification aux personnages n'en est que plus aisée.
Qui peut affirmer qu'il n'aurait pas réagi exactement de la même façon, comment ne pas se mettre à la place de ce père, de cette mère et de cette soeur jumelle qui sont dans une perpétuelle attente ? Dont l'attitude des voisins et amis se met à changer, les plongeant dans une solitude encore plus infinie ?
Comment ne pas comprendre qu'ils se raccrochent à la moindre bribe d'espoir ? Qu'ils imaginent voir Jessica en permanence ? Ou qu'au contraire leurs souvenirs commencent à s'évanouir ?
Combien de temps devront-ils endurer ce cauchemar éveillé ?
 
Amélie Antoine signe donc de nouveau un roman qui ne peut pas laisser indifférent. Sans elle est à la croisée de différents genres, laissant cependant au drame une place privilégiée. Jusqu'à l'éblouissant final dont je me rappellerai longtemps. 
Elle confirme de nouveau tout le bien que je pensais d'elle, signant à nouveau une oeuvre marquante et empreinte de sensibilité.
Et souvenez-vous que si vous trouvez le destin de la famille Simoëns trop tragique, Solène Bakowski vous offre quant à elle la chance de les retrouver dans une version où Jessica n'a jamais disparu ce soir du feu d'artifice, dans son roman "Avec elle". 
Mais la Parisienne n'est pas non plus réputée pour l'humour, la joie et l'optimisme qui se dégagent de ses livres, aussi je ne pense pas qu'il faille s'attendre à un conte de fées dans la version qu'elle propose, que j'ai commencée, et dont je ne manquerai pas de faire un compte-rendu dans quelques jours. 
Est-ce que le chemin emprunté dans cette version alternative sera si différent ou est-ce qu'au fond, peu importe l'itinéraire, la destination sera sensiblement la même ? 
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sonfiljuliesuit
  14 novembre 2017
Je remercie Solène Bakowski et Amélie Antoine pour leur confiance et la faveur qu'elles m'ont faite en me permettant de découvrir leurs livres avant leur sortie officielle. J'ai tout de suite été emballée par ce projet et son originalité. Un pari osé qui entraine le lecteur dans deux lectures parallèles, deux romans qui débutent de la même manière, mais qu'un événement vient chambouler. La vie d'une famille sera bouleversée, mais surtout la vie de des deux soeurs jumelles, qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau… Mais jusqu'où la ressemblance peut-elle aller
Dans la version d'Amélie Antoine, "Sans elle", par laquelle j'ai commencé, une des jumelles, disparaît le soir du 14 juillet, sa soeur va apprendre à vivre seule « sans elle »
Dans la version de Solène Bakowski, "Avec elle", le fameux soir du 14 juillet, un lacet fera basculer la vie de cette famille, toujours un drame mais les jumelles grandissent ensemble, s'aiment, se détestent tout à la fois…
Deux versions aussi passionnantes l'une que l'autre, qui peuvent parfaitement se lire indépendamment, mais cette lecture simultanée apporte une saveur toute particulière, car les deux récits, même s'ils sont différents sont complémentaires, au point que parfois les plumes de ces deux auteurs se confondent comme pour n'en faire qu'une.
La question qui se posera, obligera le lecteur à une introspection : « Et si j'avais fait ça au lieu de cela ? Si un seul détail de ma vie avait été différent… Est-ce que ma vie aurait été identique ?
La plume de Solène Bakowski me fascine toujours autant. A chaque fois que je plonge dans un de ses livres, je suis Bouleversée par sa vision de l'être humain, pas son analyse de la psychologique face aux drames qui jalonnent les vies de ses personnages. Des personnages qu'elle rend vivants tellement ils nous ressemblent et tellement le lecteur peut transposer leur vécu au notre.
« Avec elle » ne déroge pas à la règle des écrits de qualité et sa plume reste aussi incisive, directe et parfois poétique que dans ses autres écrits.
J'ai eu le plaisir de découvrir la plume d'Amélie Antoine que je trouve plus manipulatrice avec son lecteur avec une écriture plus directe. Elle prend moins de gants pour amener les choses et nous plonger dans l'horreur d'une enquête dans laquelle les parents et leur relation sera disséquée, au point que le doute s'immisce entre eux... le doute le pire ennemie face à une disparition d'enfant... Une mère à bout de force, la nervosité est palpable avec une atmosphère à découper au scalpel tellement elle est lourde et nous prend dans un étau pour nous étouffer..
Le lecteur va suivre cette famille sur une dizaine d'année... Une dizaine d'année qui seront horribles et qui seront l'antre de la chute du couple qui ne pourra résister ... Comment se construire lorsque sa soeur jumelle disparait ... Comment une petite fille se construit lorsqu'elle grandit dans l'ombre de "l'enfant aimé", Tout est disséqué avec brio, au point que l'on ne peut sortir indemne de ce genre de lecture qui touche à l'amour viscéral que l'on porte à son enfant... Comment continuer à vivre ? Survivre... Pour l'enfant qui reste... Qui devient une victime et otage des sentiments de culpabilité, otage du film que l'on se refait en boucle...
La vie ne tient pas à grand-chose… La vie peut basculer le jour où l'on prend le temps de faire un lacet… Un lacet, comme l'image du fil sur lequel s'étire la vie … le fil de la vie est tellement tenu… Tellement mince… Qu'il nous arrive de nous répéter inlassablement : « Et si je n'avais pas fait ça… Et si j'avais fait ça… »
Cette sensation que la vie a pris une tournure différente, que ce moment précis a fait basculer, reste vivace toute une vie au point d'affecter tous nos actes… Avec Solène Bakowski, je suis souvent ramené à mes propres choix… Sa plume me transporte et m'oblige à un retour en arrière. On pourrait penser que cela se fait dans la douleur, mais l'acceptation fait partie du processus de guérison et accepter que la vie puisse basculer en une fraction de seconde, permet de ne pas vivre dans les regrets…
Avec Amélie Antoine, j'ai vécu intimement l'enquête, la chute de cette famille qui ne peut se reconstruire. J'ai par moment eu l'impression de vivre au côté de cette famille et d'être spectatrice ... Un peu comme une petite souris qui voudrait se faire discrète mais qui continue à venir voir ce qui se passe pour ne pas en perdre une miette...
Ici la gémellité prend une place importante, mais surtout la question de la relation fusionnelle qui peut exister entre les deux. Les relations entre jumeaux sont-elles aussi parfaites que ce que le mythe laisse penser. N'y a-t-il pas un jumeau qui prend le dessus ? Un jumeau souffre-douleur de l'autre ? Un jumeau manipulateur ?
J'ai particulièrement apprécié la relation entre ces soeurs jumelles, on sent un réel travail de fait sur les relations gémellaires. le mythe tombe et enfin deux personnalités distinctes sont présentent et les jumelles sont tour à tour, amies, ennemies, dominante dominée. Avec la possibilité de se dissocier complètement et de construire sa propre personnalité... Une personnalité qui ne sera pas dans l'ombre de l'une... Mais cela peut-il se faire en présence des deux ?
Les oppositions entre les soeurs, avec leurs sentiments contradictoires, la violence qui caractérise les relations fraternelles, qui n'est pas réservée à la gémellité. Tout est abordé avec talent et retenue. La haine, l'amour, la violence.
Dans avec elle de Solène Bakowski, La place des parents est assez confuse… le père a une place assez effacée et la mère semble ne pas trouver sa place dans cette relation, au point de parfois les confondre… Oublier qu'elles sont deux… Et ne créer une relation qu'avec une…
Dans cette relation, chaque parent doit trouver sa place pour l'équilibre… du couple gémellaire mais aussi parental…
Alors que le couple parental est assez proche dans "sans elle", même si la relation s'étiole au fil des années, au fil des espoirs ...
Une expérience de lecture qui m'a chamboulé, tant par les intrigues que par la manière que ces auteurs ont abordé des sujets qui m'ont remué les tripes. La perte d'un enfant... La famille qui se disloque... C'est de l'art à l'état pur avec des plumes aussi addictives et talentueuses l'une que l'autre.
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Gaiange
  09 novembre 2017
Voici le second roman que j'ai lu dans ce duo atypique Solène/Amélie. Je découvre la plume d'Amélie alors qu'elle a déjà publié plusieurs romans. Deux romans autour de la gémellité, deux histoires, deux possibilités, deux coups de coeur.
Amélie a une plume qui donne beaucoup d'émotions, elle a réussi à me faire venir les larmes aux yeux. J'ai eu un final auquel je ne m'attendais pas du tout et je ressors avec des interrogations sur les certitudes que j'avais pu me faire tout au long de ma lecture.
Aborder la disparition d'un enfant est un sujet délicat, on peut vite rentrer dans les clichés et le patho... mais ce n'est pas du tout le cas dans ce roman. On rentre dans la peau de chaque personnage, on vit leur descente aux enfers au fil des jours, des mois et des années. On ressent le chagrin, le désespoir, on a ce trou dans le coeur, cette part de nous qui a été arrachée.
En tant que maman, je crois que j'ai plus vécue ce roman que "Avec elle" pourtant il avait réussi à me retourner, il avait fait un effet ouragan. Mais là imaginer une seule seconde perdre un enfant, ne pas savoir, espérer au point du désespoir, de la folie...Ce n'est pas un ouragan mais un Tsunami qui m'est passé dessus.
Comment se relever de la disparition de sa propre chair, comment vivre, revivre quand on ne peut pas faire le deuil ?!
Amélie nous fait vivre la tragédie au travers de tout les personnages, chacun apprend à vivre avec ou non. Leur vie s'est arrêté ce 14 juillet, lors d'un événement de fête... Cette journée ne sera pour eux plus jamais synonyme de fête, ce jour ils vont le revenir en boucle à jamais, les feux d'artifices ne seront plus des pluies d'étoiles dans les yeux, mais des larmes au multiples couleurs et facettes.
La culpabilité vécue par un parent qui mettra tout en oeuvre pour que son enfant ne passe pas dans l'oubli.
Les reproches, les accusations, quand on montre du doigts les petites faiblesses du quotidien. Les faiblesses que chacun d'entre nous pouvons vivre à un moment donné. Ces faiblesses sont mises en haut de la liste, les gens ne se souviennent que de ça et non des moment heureux, des rires et sourires qui étaient pourtant beaucoup plus présents.
La nature humaine, le jugement tellement facile, la reconstruction plus ou moins facile, le déni car on a peur de s'avouer la vérité. Une famille heureuse qui se bat malgré tout mais qui ne finira pas en conte de fées. Aucun espoir ou presque, un coin de ciel bleu pas très loin qu'on essaie d'attraper quand la force revient. le gouffre, le trou noir dans lequel on se conforte car ce coin de ciel bleu effraie plus que les profondeurs obscures.
Ce roman est un cataclysme d'émotions, Amélie ne ménage pas ses personnages et du coup ne ménage pas ses lecteurs. Un roman qui me restera gravé dans la mémoire longtemps.
Lien : http://les-mots-de-gaiange.o..
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Valettesangpages
  10 novembre 2017
Un projet audacieux. Une écriture à 4 mains sur 2 livres. Bien mieux, selon moi, que sur un seul. L'auteure garde sa patte, sa marque et ce concept nous permet ainsi de nous délecter de l'écriture de chacune !
Du coup, grâce à Solène, que je suis assidument depuis longtemps, j'ai découvert Amélie et m'en voilà ravie ! Je ne m'arrêterai pas en si bon chemin et vais piocher dans ses écrits, c'est certain !
Une trame, deux versions. Un peu comme la série U4 mais en mieux ...Normal 😜 (Je l'ai pas lue mais ça ne peut être que mieux...Ok j'arrête...suis plus objective là 😜)
Une famille. Deux histoires. Deux destins. Seront-ils vraiment différents ?
Est-ce qu'un seul événement peut changer le cours des choses ?
Est-ce que le destin fini par te rattraper d'une manière ou d'une autre ?
Comme un monstre tapi sous ton lit ...
Un regard, deux regards perçants sur la vie, la fatalité, les dommages collatéraux.
Tout en subtilité, tout en finesse. Tout en force aussi.
Deux jumelles. Deux caractères. Un seul déchirement.
Un couple en perdition, une femme en dépression. Une famille qui éclate.
Une montée en puissance.
Un questionnement sur le destin, la perte, la mort, la douleur...Peut-être une preuve que les actes des autres dirigent la vie de chacun.
Deux histoires pourtant "toute simple" qui se dévorent autant l'une que l'autre mais qui prennent clairement toute leur dimension dans le second récit, quel que soit l'ordre de lecture. Là réside toute la subtilité et la splendeur de ce projet !
Deux plumes, aussi belles l'une que l'autre, différentes mais tout aussi vibrantes et subtiles.
De l'émotion. Beaucoup d'émotions. Des sentiments: nombreux, puissants et pas que les bons. La jalousie, la haine, la peur, la culpabilité ont une place de choix dans chacun des deux récits.
La vision de l'enfant face au déchirement des parents dans le livre de Solène m'a poignardée en plein coeur...
Bref, vais pas m'étaler plus. J'ai adoré et je suis sûre qu'il en sera de même pour vous 🙂
Avec elle et sans elle c'est la similitude dans la différence...c'est un vrai questionnement et je vous préviens ...c'est ...très perturbant ...très...vraiment très...et ça donne à réfléchir et moi, ça j'aime !
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Ladoryquilit
  15 novembre 2017
C'est un projet des plus original que j'ai découvert un jour dans ma boite mails. Amélie Antoine et Solène Bakoswki qui se lançaient dans une aventure commune. le principe est simple, un même point de départ, les mêmes personnages, mais deux histoires prenant des directions différentes. Il n'en fallait pas plus pour que je sois intriguée, d'autant plus qu'il s'agissait de deux auteurs que j'apprécie beaucoup.
Sans elle d'Amélie Antoine, c'est l'histoire de Coline et Jessica des jumelles fusionnelles qui forment une famille unie et heureuse avec leurs parents. Jusqu'à ce fameux soir du 14 juillet, ce fameux soir où Jessica disparaît. Dès lors, plus rien ne sera comme avant, Coline n'aura plus sa moitié et la famille se demandera toujours ce qui s'est passé ce jour-là.
Ici avec Sans elle, c'est l'histoire d'une disparition, d'une terrible séparation même pour ces jumelles. L'histoire de quelques minutes qui font basculer un quotidien heureux dans l'horreur, l'histoire de questions qui resteront sans réponse. La disparition de Jessica est une ombre qui planera toujours sur cette famille, mais surtout sur Coline. Coline qui se retrouve être la "survivante", sur qui maintenant tout repose, mais qui ne sait plus tellement où elle en est et qui elle est au fil des années face à la douleur notamment de sa mère. Les reproches, les accusations, la culpabilité marqueront dorénavant la vie de tous.
Amélie Antoine livre aussi un roman sombre, très sombre où la noirceur s'intensifie au fil des chapitres. Son écriture est toujours aussi vive et acérée. L'auteure réussie à entraîner le lecteur dans un véritable tourbillon d'émotions, des émotions terriblement fortes qui nous perturbent presque.
Nous sommes véritablement happés par ce livre, Sans elle ne nous laisse aucun répit et le suspens atteint son paroxysme à la fin de celui-ci. La fin d'ailleurs, cette fin glaçante, qui une nouvelle fois comme pour Fidèle au poste, j'étais loin d'imaginer et qui m'a presque laissé bouche bée.
Un projet original, je disais donc plus haut ? Alors oui, mais aussi et surtout un pari totalement réussi ! Avec elle et Sans elle sont deux romans bien distincts, deux romans qu'on peut lire indépendamment de l'autre, et deux romans aux histoires parfaitement maîtrisées. Chacun de ces livres happe le lecteur dans son intrigue, dans son histoire et par aussi le fait que leurs auteures, Solène Bakowski et Amélie Antoine, savent aussi parfaitement bien malmener le lecteur pendant sa lecture.
N'hésitez pas une seule seconde à découvrir ce projet et surtout à vous plonger dans Sans elle d'Amélie Antoine et Avec elle de Solène Bakowski. Ces deux histoires ne vous laisseront pas de marbre et vous n'en ressortirez pas totalement indemnes, croyez-moi...
Lien : http://ladoryquilit.blogspot..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LadoryquilitLadoryquilit   15 novembre 2017
A-t-on conscience, lorsqu'on vit quelque chose, que ce moment se transformera en un souvenir qu'on chérira de toutes nos forces plus tard ? La plupart du temps, non. Mais parfois, tout au fond de soi, on sent que quelques instants de joie sont en train de se graver dans notre mémoire au moment même où ils se produisent, on est capables de ressentir ce processus d'enregistrement, de se dire qu'on ne les oubliera pas.
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LadoryquilitLadoryquilit   15 novembre 2017
Les souvenirs sont des choses précieuses, aussi imprévisibles et étincelantes qu'une étoile filante. Pourquoi tel ou tel moment reste-t-il à jamais gravé dans la mémoire de quelqu'un ? Pourquoi d'autres s'effacent-ils au fil du temps, malgré le souhait qu'on pourrait avoir de ne pas les perdre ?
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LadoryquilitLadoryquilit   15 novembre 2017
On ne sait jamais ce qui se passe au sein d'un foyer, derrière les murs d'une maison semblable à des dizaines d'autres. On ne connait jamais l'intimité, les secrets, les travers d'une famille que tous pourraient jurer ordinaire, ordinaire à pleurer.
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LadoryquilitLadoryquilit   15 novembre 2017
Lorsque tout bascule, dans la vie, n'est-ce pas à chaque fois intimement lié à un petit détail qui aurait pu être différent, un détail insignifiant qui aurait pu changer toute la donne sans que jamais on ne puisse s'en douter ?
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LadoryquilitLadoryquilit   15 novembre 2017
En un claquement de doigts, tout peut chavirer, irréversiblement ? En un claquement de doigts, tout peut chavirer, irréversiblement.
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Qu'est-il arrivé à Chloé, pourquoi son mari Gabriel n'arrive pas à faire son deuil ? Lisez Fidèle au poste avant que l'on vous spoile... Plus d'infos ici : http://www.michel-lafon.fr/livre/1694-Fidele_Au_poste.html Découvrez le tout premier ouvrage d'Amélie Antoine aux éditions Michel Lafon.
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