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EAN : 9782302081918
Éditeur : Soleil (11/03/2020)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Ce jour-là, elle cessa d'être une fille...

Quel secret Nina, la seule fille de l'école à porter un pantalon, dissimule-t-elle ?

Ainsi commence l'histoire d'un drame terrible...
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
MassLunar
  08 mars 2020
[Lecture réalisée sur un service - presse]
Sayonara Miniskirt est le nouveau shojo manga d'Aoi Makino, une mangaka qui s'était faite remarquer en France pour The end of the world , un shojo plutôt sombre et nuancé autour d'un triangle amoureux sur fond d' ijime (le harcèlement scolaire au Japon). Je ne connaissais pas le travail d'Aoi Makino mais je recommande chaudement Sayonara Miniskirt dont le premier volume va paraître ce mercredi 11 mars. C'est un shojo manga plutôt surprenant aux multiples ficelles et facettes.
Il faut souligner que nous sommes déjà loin du cliché shojo façon romance bluette. Nous sommes plutôt dans un slice of life aux accents de thriller et de quête identitaire. Dans son nouveau titre, Aoi Makino nous raconte le parcours d'une ex- "Idol", une jeune pop-star au Japon, leader d'un groupe de jeunes chanteuse type lollypop qui a décidé de renoncer à sa célèbre vie suite à un terrible événement. Sans vous en dire plus, notre ancienne idole a décidé de changer , changer d'apparence et d'identité. Fini les mini-Jupes, Karen est devenue Nina, une jeune fille qui s'habille en garçon. Mais sa rencontre avec le jeune judoka prodige du lycée va peut-être devoir amener Nina à affronter de nouveau son passé ...
Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue qui a déjà le mérite d'être à la fois intimiste et très actuelle. Dans un même axe, nous suivons à la fois le parcours identitaire de Karen/ Nina et, dans un plus vaste ensemble, le regard porté par les hommes sur les jeunes femmes à travers la figure de la mini-jupe, notamment par le biais de la figure souvent fantasmée des Idoles, des jeunes stars de pop-rock. C'est un sujet assez délicat qui pourrait être traité de manière plutôt maladroite mais c'est sans compter le regard aiguisé et la maîtrise scénaristique d'Aoi Makino qui semble être rompue à l'écriture d'intrigues complexes et délicates comme cela devait être le cas sur The End of the World.
L'autrice aborde les rapports hommes/femmes et la question du harcèlement à travers notamment des dialogues ciselés, parfois cruelles, issus de la bouche des lycéens, des adultes qui tentent de mettre en dérision les différents actes de perversité sur des filles dans les transports en communs sous prétexte qu'elles le "cherchent" avec leurs mini-jupes... La souffrance est ainsi mise en dérision et jamais écoutée. Aoi Makino délivre un shojo manga terriblement actuel et qui fait d'autant plus sens dans une société japonaise où le sujet du harcèlement est, je pense, beaucoup plus tabou ou plus cloisonné.
Rappelez-vous tous ces nombreux moments dans les mangas où on voit des otakus limite en nage devant des magazines érotiques ou devant leurs idoles favorites. Sans vouloir le réduire, je pense notamment aux mangas d'Hiroya Odu. Dans Sayonara Miniskirt, Makino met justement en abyme ce moment, tout d'abord à travers les yeux de son héroïne qui ne s'accepte plus en tant qu'idole par crainte mais aussi à travers les yeux d'une société qui ne cherche pas à aller plus loin que l'apparence.
Le travail d'Aoi Makino est également remarquable car l'autrice durant ce premier volume n'est pas non plus une moralisatrice en puissance. Certes, c'est un titre critique mais les personnages de Sayonara Miniskirt ne sont ni blancs ni noirs. Ils sont tout en nuances et tout en contrastes. Plus qu'une vision féroce, Makino décrypte les relations dans un regard plus réfléchie. le personnage "masqué" de Nina/ Karen en est un exemple. L'auteure choisit davantage de mettre en valeur les émotions et l'affect autour de ces protagonistes ce qui fait de ce titre un titre profondément humain.
De plus, l'auteure donne aussi un coté thriller à l'intrigue ce qui apporte une tension supplémentaire à ce titre. Je n'en dirais pas plus de côté-là mais disons que cela rajoute une nouvelle corde à l'arc de ce shojo plutôt varié. Bien qu'il soit grave, le nouveau titre d'Aoi Makino n'est jamais pesant. Son dessin est de toute beauté. L'autrice joue avec la figure de la Lollydoll et ses grands yeux pour faire davantage ressortir cette symbolique identitaire chez Karen/Nina, un personnage très fort. qui se réfugie derrière une fausse masculinité pour mieux oublier sa féminité. C'est vraiment un dessin symbolique du genre. Il y a une petit ambiance qui mêle à la fois des tons graphiques tendres avec quelques effets de lumières, des trames plus "shojo" pourrait-on dire, et des tons plus inquiétants, plus graves davantage ancrés dans le thriller et la réalité critique.
Les éditions Soleil Manga publient ici une petite surprise avec la nouvelle série d'Aoi Makino, peut-être l'une des autrices les plus matures dans le domaine du shojo. Ce premier volume nous réserve pas mal de surprises dans le traitement d'un sujet difficile et tout en nuances. Loin d'être une simple quête identitaire, Aoi Makino pose un regard réfléchi sur l'apparence et le harcèlement. Une Idol qui vous percera le coeur.
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Tachan
  27 mars 2020
L'arrivée de Sayonara Miniskirt est précédée pour ma part par une réputation de titre de qualité et qui bouscule les idées reçues. Avec en plus le retour de la question des violences faites aux femmes en général et sur la voie publique en particulier, je trouve que le titre est totalement d'actualité.
Cependant, mon premier contact avec le livre m'a fait craindre le pire. Dessins très ronds, des personnages qui rappellent ceux du Sho-Comi où sont publiées des autrices comme Go Ikeyamada ou Kumagai Kyoko qui ne sont pas réputées pour leurs histoires révolutionnant le genre. J'avais un peu peur de tomber sur un shojo lycéen très bateau et un brin niais.
Heureusement très rapidement, j'ai été rassurée, le titre sous ses dehors de romance lycéenne vue et revue est plutôt pour interroger et bousculer nos représentations et discours sur les femmes, leur corps, leur tenue avec en particulier le cas des idols. L'autrice met en scène des lycéens lambda tenant des propos qui peuvent hérisser le poil mais non parce qu'elle les partage, mais plutôt parce qu'elle souhaite les dénoncer et bousculer ainsi le lecteur. Ça a très bien fonctionné avec moi.
J'ai aimé suivre une héroïne, qui était autrefois une idol mais qui a fait le choix d'arrêter après avoir été agressée par un fan. Elle sait que même si elle adorait ce job, elle ne peut pas continuer à le faire en doutant de tout le monde, ce serait contraire à son esprit. Elle a donc pris une décision forte, celle de repartir à zéro dans une autre ville où personne ne la connait. Sauf que sous ses airs bravaches, c'est une héroïne à fleur de peau, qui est encore traumatisée par ce qu'elle a vécu et qui a peur. Cependant, elle compte bien se battre pour ses idées et va défendre les femmes qui sont réduites à leur physique ou dénigrée à cause de leur tenue, le discours "elles l'ont bien cherché" ne passe pas du tout avec elle et c'est jouissif ! Grâce à elle, nous allons affronter plusieurs situations du quotidien où l'on violente les femmes l'air de rien et à chaque fois, elle va se révolter et bien faire comprendre que ces situations ne sont pas normales, qu'il faut réagir !
A ses côtés, shojo lycéen oblige malheureusement, nous avons droit à un héros qui a l'air tout doux et gentil malgré sa passion pour le judo et la musculation. Il semble savoir qui elle était parce que sa soeur aurait été fan de l'ancienne idol. Il est donc souvent là pour l'aider et l'épauler. Sauf que ce n'est pas si simple avec une personne victime d'un tel traumatisme. Il représente donc également une source de frayeur pour elle. C'est intelligent de la part de l'autrice de mettre en scène un garçon qui a l'air si gentil et si doux représenter pourtant une menace à sa façon, comme quoi les apparences ne suffisent pas toujours à rassurer. Il faut se méfier.
Enfin, toute l'intelligence de la mangaka est d'ajouter également en parallèle de ces questions une vraie interrogation sur l'identité de l'agresseur de l'héroïne. Ce dernier rode toujours et il porte des ressemblances avec une personne proche de l'héroïne. Une tension va alors être croissante jusqu'à un final terrible qui fait regretter de ne pas avoir la suite sous la main pour voir si les soupçons que l'on a sont fondés ou non. Je ne l'avais pas vu venir et j'ai adoré ça.
Ainsi malgré un contexte très classique de shojo romantique se déroulant au lycée et malgré des dessins bien trop ronds et naïfs pour moi, j'ai été surprise comme prévu par les débuts de cette histoire. Celle-ci recèle de réelles qualités cachées. Elle permet de parler aux jeunes de ce qu'on n'a pas le droit de dire sur les femmes ou de faire vivre aux femmes, le tout avec une petite pointe de thriller inattendue et bienvenue. Je suis conquise.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Irriskina
  14 mars 2020
Sayonara Mini skirt est un vrai coup de coeur. Et je ne m'y attendais pas du tout! Je l'ai pris dans ma libraire, la veille de la sortie, histoire de le lire avant (juste parce que je trouve ça classe ^^). Mais bref, le fait est que je ne m'y attendais pas.
Nina se fait remarquer dans son collège et pas forcément pour les bonnes raisons. Elle est solitaire, un peu brusque mais surtout on sent qu'une certaine tristesse se dégage d'elle. Ah oui et aussi: elle ne porte que l'uniforme dit "masculin", avec un pantalon, et les cheveux court.
On apprend petit à petit (mais sens réelle surprise) que c'est une ex idol, qui cherche à surmonter un profond traumatisme en revenant à une vie normale.
J'ai beaucoup aimé se tome 1 pour plusieurs raisons. Déjà, le thème. Et je dirais même les thèmes. Il y a le traumatisme de Nina, qui à du mal à laisser quelqu'un s'approcher d'elle, encore moins si c'est un garçon. le traumatisme et la violence qui peux en découler est rarement aborder dans un manga, encore moins un shojo, et ça, ça fait carrément du bien. le traumatisme ne vient pas de rien, et en l'occurrence, c'est une agression que Nina à subit. Mais elle n'est pas la seule victime. Deux autre cas sont clairement abordés, et les deux concernent les agressions sexuelles/attouchements sexuel. Et elles sont deux, car on nous montre deux manière d'aborder les choses, complètement différentes, mais aussi compréhensibles l'une que l'autre.
J'ai aimé aussi l'intrigue qu'on met petite à petit en place, à savoir, qui est l'agresseur de Nina. Personne ne le sait, puisqu'il s'est enfuit. Mais il se pourrait bien qu'il l'ai retrouvé... Bien sur, j'attend avec impatience de savoir comment va évoluer cette affaire dans les prochains tomes, mais sans vouloir spoiler, le dilemme qui semble s'installer pour Nina est très encourageant pour faire de cette base une série vraiment intéressante!
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Marlene_lmedml
  11 mars 2020
Sayonara miniskirt n'est pas un énième shôjo lambda. Ce manga révolutionne le genre en proposant une réelle réflexion sur le rôle et la place des femmes dans notre société actuelle. Aoi Makino nous offre un premier opus percutant qui traite des thématiques fortes. Harcèlement, sexisme et misogynie sont au coeur de ce récit. Exploités dans une intrigue à suspense, ces thèmes permettent au lecteur d'évoluer dans un univers réel et captivant.
Le ton est donné dès les premières pages, j'ai eu un coup de foudre pour le coup de crayon de la mangaka qui est un régal pour les yeux. Les graphismes sont détaillés, très expressifs. Il y a des différences de tons entre les scènes plutôt calmes et celles qui nous offrent de l'action. J'ai été très réceptives aux émotions de Nina, notre héroïne.
Après une agression, l'ancienne leader du groupe Pure Club, a décidé de retourner à l'anonymat. Nina retrouve le chemin du lycée pour y mener une vie plus simple et loin des projecteurs. Terminé la jolie poupée parée de jupettes à froufrous. Nina arbore une coupe de cheveux à la garçonne et porte des pantalons au lieu des minis-jupe de l'uniforme du lycée. Et elle entend bien passer inaperçue aux yeux des gens. Elle sera la cible du jugement des ses camarades et tâchera de surmonter cela au même titre que ce qu'elle a vécu dans le passé.
Faut-il renier sa féminité par souci de sécurité ?
Cette question est plus que légitime à l'heure actuelle... Dans ce shôjo, la mangaka a mis en lumière de façon intelligente tout ce qui ne va pas dans notre monde actuel. A travers des situations percutantes, elle sensibilise ses lecteurs. Nina va devoir mener un combat quotidien pour retrouver la sérénité et se réapproprier sa féminité.
J'ai tout de suite accroché à l'histoire, il faut dire que l'ensemble est très bien mené, il y a un côté thriller qui apporte beaucoup de suspense et qui je l'avoue fait froid dans le dos. Cette lecture est vraiment originale et d'une importance capitale à notre époque. Elle fait évoluer les mentalités, pointe du doigt certaines inégalités. On a tendance à fermer les yeux sur trop d'abus et ce manga met cela en évidence.
J'ai été scotché par cette lecture, on plonge vraiment dans un univers bien construit à la frontière du réel, j'ai été très émue par l'histoire de Nina, par sa volonté d'avancer dans sa vie. Et puis le côté fictionnel est haletant, on s'interroge et on spécule facilement. Il y a pas mal de dialogues, ce qui rend l'histoire assez riche en interactions. Aucun temps mort, le rythme est soutenu et vous entraîne vers une fin qui donne furieusement envie de lire la suite.
En bref, un shôjo engagé qui met les femmes à l'honneur dans une oeuvre aussi divertissante qu'intelligente. Aoi Makino nous offre une intrigue rondement bien mené, avec une trame historique qui flirte avec la réalité de notre société. Un manga percutant, moderne et addictif. C'est une vraie réussite, ce premier opus ne manquera pas de vous émouvoir et de vous offrir une réflexion pertinente !
Lien : http://encore-un-manga.com/2..
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LeslecturesdeFrimousse
  15 mars 2020
Nina est une jeune fille aujourd'hui solitaire et qui est renfermée sur elle-même. Mais pourtant ce ne fut pas toujours le cas, elle était une idole avant ! Mais ça vie à basculer après un agression lors d'une rencontre avec ses fans. Aujourd'hui encore le coupable est toujours en liberté et risque de ressemer la pagaille dans sa vie !
Ce premier tome m'a beaucoup plu car il y a beaucoup de mystères ! Nina a rencontrer un jeune garçon sympathique dans sa nouvelle école mais beaucoup de chose pourrait faire penser que ce serait lui son agresseur. Pourtant Nina fini par le défendre ! Mais cela fait beaucoup de coïncidence entre le jeune homme et l'agresseur. Malgré le fait que Nina soit très solitaire, je l'ai tout de suite apprécié pour son franc parler et le fait qu'elle ne se laisse pas faire. Ce manga apporte vraiment à réfléchir sur le regard que la société porte sur les femmes et notamment les jeunes filles. J'ai hâte de pouvoir lire la suite car le suspense est important à la fin de ce premier tome !
Ma note : 18/20 Un premier tome à la hauteur de mon espérance avec une histoire qui change des shojo classiques ! Je pense que vous pouvez vous lancer les yeux fermés !
#Frimousse
Lien : https://lecturesdefrimousse...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
TandaricaTandarica   13 mai 2020
Nina : -Elle avait raison... Je suis... tombée sur la tête...
Hikaru : -Quoi ?
Nina : - Il allait... peut-être me tuer. Mais... je n'avais pas peur. Je n'éprouvais pas la moindre peur.
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