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EAN : 9782302081918
Soleil (11/03/2020)
3.91/5   75 notes
Résumé :
Ce jour-là, elle cessa d'être une fille...

Quel secret Nina, la seule fille de l'école à porter un pantalon, dissimule-t-elle ?

Ainsi commence l'histoire d'un drame terrible...
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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MassLunar
  08 mars 2020
[Lecture réalisée sur un service - presse]
Sayonara Miniskirt est le nouveau shojo manga d'Aoi Makino, une mangaka qui s'était faite remarquer en France pour The end of the world , un shojo plutôt sombre et nuancé autour d'un triangle amoureux sur fond d' ijime (le harcèlement scolaire au Japon). Je ne connaissais pas le travail d'Aoi Makino mais je recommande chaudement Sayonara Miniskirt dont le premier volume va paraître ce mercredi 11 mars. C'est un shojo manga plutôt surprenant aux multiples ficelles et facettes.
Il faut souligner que nous sommes déjà loin du cliché shojo façon romance bluette. Nous sommes plutôt dans un slice of life aux accents de thriller et de quête identitaire. Dans son nouveau titre, Aoi Makino nous raconte le parcours d'une ex- "Idol", une jeune pop-star au Japon, leader d'un groupe de jeunes chanteuse type lollypop qui a décidé de renoncer à sa célèbre vie suite à un terrible événement. Sans vous en dire plus, notre ancienne idole a décidé de changer , changer d'apparence et d'identité. Fini les mini-Jupes, Karen est devenue Nina, une jeune fille qui s'habille en garçon. Mais sa rencontre avec le jeune judoka prodige du lycée va peut-être devoir amener Nina à affronter de nouveau son passé ...
Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue qui a déjà le mérite d'être à la fois intimiste et très actuelle. Dans un même axe, nous suivons à la fois le parcours identitaire de Karen/ Nina et, dans un plus vaste ensemble, le regard porté par les hommes sur les jeunes femmes à travers la figure de la mini-jupe, notamment par le biais de la figure souvent fantasmée des Idoles, des jeunes stars de pop-rock. C'est un sujet assez délicat qui pourrait être traité de manière plutôt maladroite mais c'est sans compter le regard aiguisé et la maîtrise scénaristique d'Aoi Makino qui semble être rompue à l'écriture d'intrigues complexes et délicates comme cela devait être le cas sur The End of the World.
L'autrice aborde les rapports hommes/femmes et la question du harcèlement à travers notamment des dialogues ciselés, parfois cruelles, issus de la bouche des lycéens, des adultes qui tentent de mettre en dérision les différents actes de perversité sur des filles dans les transports en communs sous prétexte qu'elles le "cherchent" avec leurs mini-jupes... La souffrance est ainsi mise en dérision et jamais écoutée. Aoi Makino délivre un shojo manga terriblement actuel et qui fait d'autant plus sens dans une société japonaise où le sujet du harcèlement est, je pense, beaucoup plus tabou ou plus cloisonné.
Rappelez-vous tous ces nombreux moments dans les mangas où on voit des otakus limite en nage devant des magazines érotiques ou devant leurs idoles favorites. Sans vouloir le réduire, je pense notamment aux mangas d'Hiroya Odu. Dans Sayonara Miniskirt, Makino met justement en abyme ce moment, tout d'abord à travers les yeux de son héroïne qui ne s'accepte plus en tant qu'idole par crainte mais aussi à travers les yeux d'une société qui ne cherche pas à aller plus loin que l'apparence.
Le travail d'Aoi Makino est également remarquable car l'autrice durant ce premier volume n'est pas non plus une moralisatrice en puissance. Certes, c'est un titre critique mais les personnages de Sayonara Miniskirt ne sont ni blancs ni noirs. Ils sont tout en nuances et tout en contrastes. Plus qu'une vision féroce, Makino décrypte les relations dans un regard plus réfléchie. le personnage "masqué" de Nina/ Karen en est un exemple. L'auteure choisit davantage de mettre en valeur les émotions et l'affect autour de ces protagonistes ce qui fait de ce titre un titre profondément humain.
De plus, l'auteure donne aussi un coté thriller à l'intrigue ce qui apporte une tension supplémentaire à ce titre. Je n'en dirais pas plus de côté-là mais disons que cela rajoute une nouvelle corde à l'arc de ce shojo plutôt varié. Bien qu'il soit grave, le nouveau titre d'Aoi Makino n'est jamais pesant. Son dessin est de toute beauté. L'autrice joue avec la figure de la Lollydoll et ses grands yeux pour faire davantage ressortir cette symbolique identitaire chez Karen/Nina, un personnage très fort. qui se réfugie derrière une fausse masculinité pour mieux oublier sa féminité. C'est vraiment un dessin symbolique du genre. Il y a une petit ambiance qui mêle à la fois des tons graphiques tendres avec quelques effets de lumières, des trames plus "shojo" pourrait-on dire, et des tons plus inquiétants, plus graves davantage ancrés dans le thriller et la réalité critique.
Les éditions Soleil Manga publient ici une petite surprise avec la nouvelle série d'Aoi Makino, peut-être l'une des autrices les plus matures dans le domaine du shojo. Ce premier volume nous réserve pas mal de surprises dans le traitement d'un sujet difficile et tout en nuances. Loin d'être une simple quête identitaire, Aoi Makino pose un regard réfléchi sur l'apparence et le harcèlement. Une Idol qui vous percera le coeur.
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thedoc
  03 février 2021
Nina Kamiyama, une jeune lycéenne, cache sa véritable identité sous un autre nom et en s'habillant comme un garçon. Nina est en réalité Karen Amamiya, ex-leader d'un groupe de J-pop très en vogue où les jeunes filles s'exhibent en mini-jupe. Traumatisée depuis une agression, la jeune fille tente de garder sa nouvelle vie secrète. Mais c'est sans compter Hikaru, un jeune joueur de judo, qui l'a reconnue. Dans le même temps, une vague d'agressions s'abat sur les filles.
Voici un shôjo qui, pour une fois, sans tomber dans la mièvrerie, aborde des sujets graves. Traumatisme suite à une agression, mystère qui entoure l'agresseur de la jeune Nina/Karen, réappropriation de son identité et rapport à la féminité, les sujets sont bien plus intenses et intéressants que ce que l'on peut trouver d'habitude dans ce genre de manga. de manière intelligente, l'auteur met en avant la banalisation du sexisme et du harcèlement sexuel dans la société, tant par les hommes que par certaines femmes.
Un shônen de notre époque, militant et féministe, sensible aussi. A mettre en valeur auprès de nos adolescents !
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AquaKitsune
  02 novembre 2020
« Z'avez qu'à mettre des pantalons ! (…) Au final, vous cherchez à nous draguer en vous sapant comme ça, pas vrai ? Avec vos jupettes ! »
Après nous avoir bouleversés en 2011 avec The End of The World, une romance dramatique évoluant au coeur d'une problématique liée au harcèlement sortie chez Panini, Aoi Makino et ses beaux yeux sont de retour en France neuf ans plus tard, chez Soleil cette fois-ci, avec Sayonara Miniskirt, un titre qui s'annonce plutôt marquant, s'attaquant à de lourdes thématiques : le sexisme et le monde des idoles.
Sayonara Miniskirt, de quoi ça parle ?
Après avoir été agressée par un de ses fans, Nina, la leader de son groupe d'idoles, décide de quitter le milieu artistique. Son agresseur n'ayant pas été retrouvé, elle vit dans l'anonymat sous une autre identité. Traumatisée, elle fait le choix de porter l'uniforme masculin de son lycée, rejetant sa féminité qu'elle estime être la cause de son agression…
Mon avis…
J'avais adoré l'ambiance très sombre et dramatique de The End Of The World alors je suis plutôt contente de pouvoir lire ce nouveau titre qui s'annonce faire partie de la même veine. Dans Sayonara Miniskirt, nous suivons une jeune fille brisée qui a perdu son identité, ses rêves, ses joies… Traumatisée par un fan psychopathe qui lui a lacéré le bras avec un couteau, elle vit dans une bulle, effrayée par l'extérieur. Elle coupe ses longs cheveux, s'habille comme un garçon, se montre froide avec ses camarades. Elle cherche inconsciemment à se protéger en rejetant les autres, en rejetant ses anciens rêves, en rejetant ce qu'elle était : une icône de la féminité et de la mignonnerie. Ainsi, le récit s'alterne de temps à autres entre événements présents et vestiges de son passé. La différence de caractère entre les deux époques est flagrante. Nina semble être passé d'un extrême à un autre… Va-t-elle se stabiliser et trouver un équilibre, (re)trouver sa véritable identité ? J'ai beaucoup aimé cet aspect psychologique lié au traumatisme et à l'identité, j'ai hâte de découvrir la tournure de son développement même si Nina évolue déjà beaucoup tout au long de ce premier volume.
En effet, alors que son armure semble la préserver du contact social, Hikaru, un camarade de classe, membre du club de judo, la reconnait en tant qu'idole et se rapproche d'elle. Il s'avère que sa petite soeur admirait Nina et que cette dernière l'avait inconsciemment aidée à se remettre d'une dépression. Hikaru et Nina vont devenir très proches, cette dernière développe même des sentiments pour lui. Elle le trouve différent, il ne semble pas aussi pervers que les autres lycéens qui la dégoutent, il la protège et prend sa défense… Elle va peu à peu s'ouvrir à lui et retrouver une part d'elle, une part qu'elle avait perdue. Malheureusement, le traumatisme est toujours là, son agresseur court encore dans la nature… Et s'il l'avait retrouvé ? Ou pire… Et si cet agresseur et Hikari étaient en réalité la même personne ? Comment accorder sa confiance aussi facilement alors que cela pourrait la mettre en danger ?
La narration et le découpage des planches font d'ailleurs tout pour nous faire douter en tant que lecteur. Beaucoup de personnages paraissent louches, le manga instaure un véritable climat de suspicion. L'agresseur est plusieurs fois visible au cours du premier volume, le visage dissimulé. Si ses motivations paraissent claires, nous nous posons de nombreuses questions quant à son identité… puis, de bons et mauvais indices sont éparpillés au cours du récit. L'autrice espère sans doute nous faire tourner en bourrique et nous surprendre. Je suis plutôt curieuse, j'ai déjà établi quelques hypothèses.
En dehors de la trame scénaristique principale, l'oeuvre cherche également à dénoncer des actes de sexisme à travers diverses situations, notamment en mettant l'attouchement dans les transports en commun sur la table. Aoi Makino présente un personnage féminin très intéressant qui va, d'ailleurs, se trouver au centre de la problématique : Miku. Cette dernière, c'est la fille mignonne, populaire et hypocrite qui porte des jupes courtes et qui déclare, grosso modo, qu'il est « normal » qu'un homme touche ses cuisses et que ce n'est pas grave ; des propos qui lui donnent la cote auprès des lycéens qui se servent de cela pour dévaloriser les filles qui préfèrent utiliser les nouveaux wagons réservés aux femmes. Ces moqueries découragent les filles sensibles et victimes d'attouchement, elles n'osent pas se rendre dans les wagons réservés à cause de cela, quitte à subir, encore et toujours, les mains baladeuses du wagon mixte… L'adolescence est une période fragile et un climat pareil peut facilement contraindre à se plier face à l'opinion générale ; ceci dans le but de se faire accepter. Si Miku cause beaucoup de problèmes dans ce premier volume, ses motivations restent, quant à elles , plutôt floues. Ce qui est certain, c'est qu'elle cache quelque chose… un personnage qui a du potentiel.
« Une honte, cette fille… Faire tout un foin pour un truc aussi ridicule… Et voilà pourquoi les mochetés resteront toujours des mochetés. »
Le titre semble également vouloir dénoncer les conditions obscures du monde des idoles, dépeignant les règles strictes que doivent respecter les idoles. Nina reste en contact avec ses amies du groupe mais le sont-elles réellement ? Une discussion entre sa meilleure amie et son ex-manager en fin de volume nous laisse perplexe… La face caché de l'univers des idoles sera donc très certainement davantage développée dans la suite de l'intrigue, une suite qui s'annonce d'ailleurs fort sombre, en témoigne une voix OFF très pessimiste en provenance du futur…
En ce qui concerne le coup de crayon, je dois reconnaitre que j'apprécie beaucoup le style de l'autrice. Ses personnages ont des bouilles angéliques, le travail qu'elle réalise sur leurs yeux est épatant et nombre d'émotions s'y reflètent. de manière plus générale, sa patte graphique est plutôt détaillée et très mignonne. J'aime beaucoup le contraste du côté « mignon » de ses dessins avec les thèmes sombres et dramatiques qu'elle aborde dans ses oeuvres.
Côté édition, nous avons affaire à un format classique et de bonne qualité proposé par Soleil. de magnifiques triangles argentés reluisent à la lumière sur la couverture, ce qui la rend assez unique et vraiment très belle tout en faisant écho aux paillettes de l'univers du spectacle. Si je préfère personnellement la typographie utilisée sur la couverture originale qui est plus sobre, je comprends néanmoins le choix de Soleil qui propose une police plus girly et colorée avec un effet de lumière, c'est en raccord avec l'univers des idoles, une adaptation qui est donc pertinente.
Conclusion…
Le premier volume de Sayonara Miniskirt annonce une série riche, dramatique et prometteuse ; s'ouvrant à de nombreux thèmes intéressants comme le sexisme, le monde des idoles, le traumatisme, la quête identitaire… de plus, ce manga instaure un climat propice à la réflexion et à l'élaboration d'hypothèses tout en nous proposant une intrigue passionnante qui pourrait peut-être bien se rapprocher d'un genre policier à l'avenir. Il me tarde de lire la suite, l'histoire est vraiment prometteuse. Je ne pense pas être déçue vu l'excellent travail qu'avait effectué Aoi Makino sur The End of The World. Bref, un titre prometteur à essayer !
Lien : http://lekitsunelit.monespac..
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LireEnBulles
  29 mai 2020
Sayonara Miniskirt a beau être catalogué shojo, il s'adresse à un public aussi bien féminin que masculin. Mais avant de développer le pourquoi du comment, présentons un peu l'histoire. Nina Kamiyama est une jeune fille récemment arrivée il y a quelques mois dans un nouveau lycée. Contrairement à ses autres camarades féminins, Kamiyama porte un uniforme de garçon, c'est-à-dire un pantalon à la place de la jupe. Solitaire aux cheveux coupés court que les autres ne la considère pas comme une »vraie fille ». Pourtant, il existe un garçon qui la regarde : Hikaru, un lycéen membre du club de judo. Cherchant à se rapprocher d'elle, il ne cesse d'être repousser. Car ce qu'il ne sait pas, comme le reste des lycéens, c'est que Kamiyama est une ancienne idol du groupe Pure Club. Six mois auparavant, Nina était Karen Amamiya, leader du groupe, qui un jour fut blessée à l'arme blanche par un fan déséquilibré que la police ne pu jamais appréhender. Kamiyama pourra-t-elle garder son secret ?
Une idol qui cherche à s'éloigner de sa célébrité et reprendre une vie normale sans accident n'est pas nouveau. En 2019, les éditions Kana avait publié le seinen Fool's Paradise [mon avis ici] qui abordait toute la problématique de ce métier tout en y ajoutant un complot terroriste. Sayonara Miniskirt et Fool's Paradise n'ont que le thème des idols en commun, car le traitement du manga de Aoi MAKINO est tout autre. Si les premières pages débutent dans une ambiance dramatique proche du shojo, la suite ajoute un côté suspense résultant à une tension palpable. On est en fait en présence d'un vrai page-turner qui parle ouvertement de thèmes importants et actuels comme : le sexisme, le harcèlement moral et sexuel, la définition de la féminité, les visions différentes entre filles et garçons sur un même sujet, etc. À travers quelques personnages, la mangaka tient un discours qui frappe fort et pousse à la réflexion. Les différents points de vues entrent en collision, on fronce des sourcils à la lecture, on approuve les autres, la mangaka sait comment retenir l'attention du lecteur. La société et ses contradictions sont exposées au fil des pages de façon très mature. Doit-on se comporter ou se vêtir d'une certaine manière imposée par la société pour être considérée comme une « vraie fille/femme » ou être féminine ? La victime de harcèlement ou de gestes déplacés en fait-elle trop ?
Dans un premier temps, le personnage de Kamiyama apparaît comme froid et distant. Plus on avance dans la lecture, plus on comprend pourquoi elle met une barrière entre elle et les autres. Meurtrie par le fait d'avoir dû abandonner son rêve d'être une idol aussi subitement et violemment, elle finit par révéler ses blessures et ses questions silencieuses aux lecteurs. Un lien entre elle et nous se forme, et on ne peut faire autrement que de la suivre. En parallèle, le groupe Pure Club a continué en se trouvant une nouvelle leader. le succès est montré en filigrane et accompagne la vie loin de la gloire de Kamiyama. Hikaru fait office de garçon plus enclin à montrer ses émotions et plus respectueux envers autrui. Pour ceux qui sont refroidis à l'idée de voir une romance s'installer, on peut dire que pour le moment rien de tout ça n'est présent. La narration de Aoi MAKINO est intelligente, propre et laisse la place à des rebondissements réussis.
Le trait de la mangaka est soigné, visuellement agréable à la lecture, avec un charadesign oscillant entre le shonen et le shojo. le résultat est efficace et convaincant. Intense dans les regards et dans les gestes des protagonistes, Aoi MAKINO maîtrise du début à la fin. La douceur apparente contraste avec la violence des thèmes traités et de certaines actions. L'édition de SOLEIL MANGA est de bonne facture. La couverture possède quelques effets reflets métallisés qui rendent bien. Pages couleurs, bonne impression et traduction assurée par une excellente Sophie Piauger.
En conclusion, ce premier tome de Sayonara miniskirt a été une surprise car la couverture ne laissait pas entendre ce qui nous attendait à la lecture. Puissant dans ses thèmes, personnages psychologiquement bien construits, douceur et violence qui se marient pour donner un résultat de qualité. Un coup de coeur qui donne envie de découvrir le recueil d'histoire courtes de la mangaka publié au même moment. Une lecture qui marque et qui fait réfléchir tout en veillant à proposer une histoire stupéfiante.
Lien : https://lireenbulles.wordpre..
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Lesvoyagesdely
  19 janvier 2021
Cette série m'a très vite intéressée par sa thématique. J'avais donc dès sa disponibilité très envie de la lire. Il y a des sortes d'éclats (de miroir ou autre) qui fait penser de voir à travers l'éclat, d'être brisé, etc.
La couverture est belle, ce qui doit encore mieux ressortir en papier.
Cette série commence donc très fort et est très bien, cela valait totalement la lecture. Les réflexions sont intéressantes, bien menées, et avec une telle fin, nous nous interrogeons.
Le graphisme est agréable.
Dire au revoir aux mini-jupes ? Voilà bien un problème rencontré par toutes les femmes. Peut-on porter des jupes ? En quelles occasions ? Et sa taille ? Quand ? Se sent-on en sécurité avec une jupe ? Est-ce qu'on ne montre pas trop son côté femme ? attisent les hommes ? les provoquent ?
Avec ce jeu de dupes : voir les sous-jupes des filles, mais aussi les pervers, les transports trop bondés, les remarques mal placés des hommes.
Nous abordons tout, les différents comportements, façons de faire, le pouvoir des apparences. Et plus d'une fois, il y a de quoi s'interroger sur qui sont vraiment les gens.
Bien sûr, nous ne pouvons pas mettre tous les hommes dans le même panier, de même pour les femmes ou autres, mais c'est compliqué. Et là, où cela devient encore plus difficile de faire la part des choses, c'est quand on a été personnellement attaqué, victime voire un de nos proches.
On peut également voir que selon le degré, la réaction de certains est tendancieuse. du genre, on t'a juste touché la cuisse, c'est comme pas si grave, n'en fais pas toute une histoire. Et le consentement ? Et comment on se sent après ?
Il y a vraiment tout un jeu d'apparences
D'ailleurs, si jamais vous n'avez pas lu le résumé avant, et n'avez pas été dans le passé de Nina, c'est difficile de croire que c'est la même personne.
Il y a cette fille qui fait tout pour plaire aux garçons, mais elle a l'air si fausse.
Il y ce groupe d'idoles qui vend du rêve, du divertissement, qui appartient à tout le monde, aucune n'a le droit d'avoir un petit ami, tout le temps souriante.
Et pourtant, cela a quelque de tellement faux, surfait et glaçant.
Nina est passée d'un extrême à un autre. de l'idole « parfaite » qui n'avait plus l'air si humaine, juste répondre à un programme, à une jeune femme s'habillant comme un homme, ayant des cheveux courts. Si bien, que les gens ne pensent pas que c'est une femme au départ.
Au Japon, ils sont obligés de porter l'uniforme scolaire, tant qu'elle en porte un. Mais cela reste quand même généralement jupe pour fille, pantalon pour homme.
Comment vivre maintenant ? Quels choix faire ? Recommencer un jour ?
Et quand des agressions surviennent, comment gérer ce passé refoulé ?
Petit à petit, en alternant présent et passé, nous reconstituons la vie de Nina.
Les apparences et la cruauté voire maladresse des gens apparaissent bien. Mais le problème est plus profond, il vient de la société elle-même.
Une lecture intéressante, prometteuse, intense, bien faite, qui montre différents points de vue et la complexité des choses. La société et les apparences, les faux semblants n'aidant en rien.
Nina va rencontrer un jeune homme intéressant, qui a une réaction différente des autres, et va lui raconter une histoire touchante. Va-t-elle réussir à se rapprocher de lui ? A tort ou à raison ?
Rien que le fait de permettre un transport bondé est malaisant.
Ou le principe même des idoles, ce qui leur est demandé
etc.
Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
TandaricaTandarica   13 mai 2020
Nina : -Elle avait raison... Je suis... tombée sur la tête...
Hikaru : -Quoi ?
Nina : - Il allait... peut-être me tuer. Mais... je n'avais pas peur. Je n'éprouvais pas la moindre peur.
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Pixie-FlorePixie-Flore   11 juin 2020
Les jupes... on ne les porte pas pour le plaisir des mecs dans ton genre !

[p37-38]
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NievaNieva   15 octobre 2020
Dès aujourd'hui, la ligne Kaito de la compagnie JR proposera des wagons spécialement réservés aux femmes. Sur cette ligne qu'utilisent beaucoup d'élèves et d'employés, de nombreux actes d'attouchements ont été recensés.
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YoshimitsuYoshimitsu   26 avril 2022
C'est ce jour... Que je suis devenu un homme
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