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EAN : 9782246854913
512 pages
Éditeur : Grasset (23/10/2019)
4.64/5   7 notes
Résumé :
Quatrième de couverture:
Récompensée par le prestigieux prix Pulitzer pour Goulag, qui l'imposa en 2004 comme l'une des grandes spécialistes de l'Europe de l'Est, Anne Applebaum revient avec Famine rouge sur un autre chapitre clef de cette période : la grande famine qui fit cinq millions de victimes - dont près de quatre millions d'Ukrainiens - entre 1932 et 1933. S'appuyant sur le décryptage de nombreuses archives et témoignages personnels, Applebaum nous li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
belcantoeu
  29 septembre 2019
Les milieux communistes ne se vantent évidemment pas de cette famine organisée par Staline dans les années 1930, qui a mené à l'extermination de 5 millions de victimes dont 3,9 millions d'Ukrainiens. Presque autant que le nombre de juifs et de tsiganes exterminés par les nazis, et peut-être plus car c'est le chiffre minimum. Cette extermination explique en partie les relations d'aujourd'hui entre les deux pays, mais aussi la condamnation de Staline par Khrouchtchev qui était ukrainien, lors de 20ème et 22ème congrès du parti communiste d'URSS. Ce livre fort bien écrit se distingue par une documentation très fouillée. Tout cela jette un nouveau regard sur le cynisme meurtrier de Staline, quelques années avant le traité d'amitié (sic) qu'il a conclu avec Hitler pour dépecer la Pologne et les pays baltes et se les partager.
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Allily
  31 août 2020
Holodomor. Un mot qui résonne tel le nom d'un ogre des temps anciens. Un mot pour dire l'impensable : l'extermination par la faim.
Celle orchestrée par Staline en Ukraine et qui fit, entre 1932 et 1933, près de quatre millions de morts.
Anne Applebaum livre un travail minutieux de décorticage de cette tragédie.
Elle démontre bien qu'au delà de la mort de millions de personnes c'est la culture ukrainienne, son élite, ses revendications nationalistes qui étaient visées.
Je trouve qu'au delà même du travail de fond réalisé, cet essai permet de mieux cerner l'histoire ukrainienne. J'avoue, avant cette lecture, une ignorance certaine sur la revendication nationaliste ukrainienne et l'histoire de cet état.
S'intéresser à l'histoire permet de mieux comprendre le présent et une fois encore cela se confirme.
Les conflits récents entre la Russie et l'Ukraine trouve un nouvel éclairage à l'aune de leur passé commun.
Il est intéressant de noter à quel point la reconnaissance de l'holodomor et de son étendue reste encore sujette à débat.

En bref, un essai complet et éclairant à découvrir.
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Villebard
  24 décembre 2019
Les faits sont connus et reconnus, sauf peut-être de quelques révisionnistes. le communisme n'a rien à envier au nazisme pour les millions d'assassinats, avec une différence, le communisme assassine principalement ses propres citoyens. Cela n'a pas empêché les “idiots utiles”, comme les appelaient Lénine, les belles âmes de gauche de se prostituer au service de l'idéologie. N'est-ce pas MM Aragon, Sartre, Badiou et toute la clique des “intellectuels de gauche”. Les mêmes, de nos jours, ont repris la plume au service d'une religion que chacun reconnaitra.
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Guillaume17
  22 octobre 2019
Un ouvrage poignant revenant sur une période sombre et méconnue du communisme
Passionnant
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critiques presse (1)
LeMonde   23 décembre 2019
Avec le magistral « Famine rouge », l’historienne Anne Applebaum décrit l’implacable mécanique de la famine ukrainienne en 1932-1934, produit de l’utopie soviétique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AllilyAllily   02 septembre 2020
Durant des siècles, la géographie de l'Ukraine a façonné son destin. Les Carpates traçaient sa frontière au sud-ouest, mais les doux champs et forêts au nord-ouest ne pouvaient arrêter les armées d'invasion, pas plus que la grande steppe ouverte à l'est. Toutes les grandes villes d'Ukraine - Dnipropetrovsk et Odessa, Donetsk et Kharkiv, Poltava et Tcherkassy et naturellement Kyiv, l'ancienne capitale - se trouvent dans la plaine orientale, qui s'étend à travers la majeure partie du pays. Ukrainien écrivant en russe, Nicolas Gogol observa un jour que le Dniepr coule au centre de l'Ukraine et forme un bassin. De là, "tous ces fleuves s'étendent vers son milieu, il n'y en a pas un seul qui baigne les bords et qui puisse lui servir de frontière naturelle". Ce qui avait des conséquences politiques : "S'il y avait eu une frontière naturelle de montagnes et de mer en bordure, les hommes qui se sont installés ici auraient gardé leur mode de vie politique et formé une nation séparée."
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   03 mars 2021
La famine fut plutôt le résultat de l'enlèvement forcé des vivres dans les foyers des habitants; des barrages routiers empêchant les paysans d'aller chercher du travail ou de quoi manger; des règles draconiennes des listes noires imposées aux fermes et aux villages; des restrictions sur le troc et le commerce; et d'une campagne hargneuse destinée à persuader les Ukrainiens de regarder, impassibles, leurs voisins mourir de faim. (p.404)
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   03 mars 2021
Tous les éléments de la Grande Terreur - suspicion, propagande hystérique, arrestations de masse organisées du centre - étaient déjà visibles en Ukraine à la veille de la famine [de 1932-1933]. De fait, la paranoïa de Moscou concernant le potentiel contre révolutionnaire de l'Ukraine persista après la Seconde Guerre Mondiale, jusque dans ls années 1970 et 1980. (p.197)
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   03 mars 2021
Alors même que a famine faisait rage, les bolchéviks vendaient secrètement de l'or, des œuvres d'art et des bijoux à l'étranger pour acheter des armes, des munitions et des machines industrielles. A l'automne 1922, ils se mirent à vendre ouvertement des produits alimentaires sur les marchés étrangers, alors même que la faim restait omniprésente. (p.98)
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   03 mars 2021
L'expérience qu'avait les bolchéviks de la révolution leur avait appris que les révolutions naissent du rapport entre les intellectuels et les travailleurs. (p.144)
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Vidéo de Anne Applebaum
Les Matins - L?Europe est-elle naïve face à Poutine ? .http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-l%E2%80%99europe-est-elle-naive-face-a-poutine-2014-10-15 Anne Applebaum, journaliste américaine A été longtemps correspondante de The Economist à Varsovie Editorialiste au Washington Post et à Slate Historienne spécialiste de l?ex-URSS Vient de publier chez Grasset : Rideau de fer, l?Europe de l?est écrasée 1944-1956
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