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Olivier Barbarant (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782070359592
156 pages
Éditeur : Gallimard (15/01/2009)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 161 notes)
Résumé :
Recueil de poèmes dédiés à Elsa Triolet.

Ce poème d'Aragon est un « roman achevé », au sens où l'on dit qu'une oeuvre est achevée ; c'est un roman en ce qu'il raconte une aventure du coeur. L'amour, l'expérience, la réflexion sur la vie en constituent les thèmes. Un Roman de la Rose. Et comme le Roman de la Rose, difficile à analyser, car sa signification est multiple, et la Rose ici, de l'aveu de l'auteur, indescriptible. Peut-être le lecteur en tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Fleitour
  30 mai 2017

Je traîne « Elsa » ce recueil de poème d'Aragon depuis 1967, je l'avais même offert en 69 à une jeune amie, qui le trouvant chargé de souvenirs tristes, me le rendit avec élégance par la poste !
Sa relecture m'a laissé comme un parfum d'autrefois. Son style très classique, est tissé toutefois de fulgurances, " le temps est femme il a besoin qu'on le courtise".
Le 5 Novembre 1928, Aragon rencontre Elsa Triolet (de son vrai nom de jeune fille Elsa Kagan) au bar de la Coupole à Montparnasse. L'écrivain, déjà connu, va dès lors consacrer son oeuvre à celle qui deviendra sa femme en 1939.
Ce recueil Elsa paru en 1959, où Aragon mêle poésies, textes en prose et même une courte pièce de théâtre , est un chant d'amour à Elsa Triolet, un monument d'amour, où chaque mot échangé devient par magie, une déclaration, une intimité , une connivence, voire un abandon.
Elsa est sa muse. "Quand je dis tout bas la beauté du monde, je parle de toi. " Mais elle est plus que cela, elle est celle qui incarne la poésie d'Aragon.
Aragon célèbre le génie d'Elsa l'écrivain, à travers le thème de la rose « La Rose du premier de l'an ». Aragon suggère «  Roses à crédit » d'Elsa Triolet. Pour Aragon, Elsa sublime la rose, au point de la réinventer, " la rose des doigts adorants" , Aragon la mène à l'autel de l'amour, à la croyance en la vie partagée, à sa transcendance. Jusqu'à la fureur de vivre, à la fureur d'aimer.
Elsa et Aragon formeront un couple légendaire. Aucun amour ne fut plus chanté et plus affiché que celui de ces deux écrivains, partageant les mêmes convictions.
Respirons ces mots odorants, et portons les, " avant de fermer nos yeux à la lumière".
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Iansougourmer
  26 janvier 2014
Je n'aime pas écrire sur la poésie, car je me sens maladroit pour décrire mes impressions quand je lis une oeuvre poétique.
Pourtant, je vais faire cet effort pour Elsa, car c'est sans doute à mon sens une des plus belles oeuvres de la poésie. Elsa, ou le culte de l'amour porté à son sommet ! Aragon nous emmène sans prétention mais avec un talent immense par sa prose démesurée et infinie dans les vertiges des émotions, nous fait connaitre les joies et les angoisses d'un homme amoureux.
Toutefois, je ne vais pas aller bien plus loin dans cette critique, car il me semble que ce type d'oeuvre ne peut pas être critiqué : comment vouloir porter un regard objectif sur le sujet peut être le moins objectif du monde qu'est l'amour ?
Un oeuvre dont l'unique sujet est l'amour, soit on est sensible à ce message d'amour, soit on ne l'est pas !
Alors je vais être lapidaire, et me contenter d'un unique mot pour donner mon sentiment sur Elsa : MAGNIFIQUE !
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Jackiedream
  25 mars 2015
Je suis très heureuse de m'être enfin plongée un peu plus avant dans l'oeuvre de Louis Aragon. Grand bien m'en a pris : ces vers sont tout simplement magnifiques. C'est bien sûr une ode a la femme aimée, Elsa Triolet. Ce n'est pas tant que l'univers d'Aragon tourne autour d'Elsa : Elsa est l'univers d'Aragon, elle est tout, omnipotente, omniprésente. Bien sûr, le lyrisme de la poésie est sublime. Il y a à la fois toutes les qualités des grands auteurs lyriques mais aussi quelque chose d'incroyablement moderne : incursions de "scooters", d'Aznavour... qui nous rappellent que l'on est bien au XXème siècle.
Ce que j'ai apprécié c'est la multitude des niveaux de lecture. Il ne faut pas s'arrêter à l'incommensurable amour présent dans chaque poème. En effet, Elsa est bien plus qu'une longue suite de poésies à la gloire de la femme adorée. A travers Elsa, c'est Aragon qu'on découvre, dans ses insomnies, ses peurs, ses doutes... Je craignais que ma lecture soit dérangeante, s'immiscer ainsi dans l'intimité, dans les sentiments ce n'est pas rien ! Aragon nous guide jusque dans le lit conjugal. Mais en fait il n'en est rien, on est juste témoin d'un amour sans bornes, complice même des états d'âme de l'auteur. Elsa est infiniment plus qu'un recueil empli d'une admiration aveugle, et on se surprend sans cesse à découvrir autre chose. A travers Elsa, c'est le monde intérieur d'Aragon qui s'ouvre à nous. Evidemment, elle reste la pièce maîtresse des vers, le soleil qui éclaire les rimes mais il serait par trop réducteur de penser que ce n'est que ça.
Les vers sont beaux, rythmés, les sonorités originales pourtant on ne bascule pas dans le surréalisme "à l'état pur" (celui d'Eluard, par exemple) que je n'affectionne pas du tout. Il y a une grande fraîcheur aussi : on tombe sur une sorte de petite pièce de théâtre, un long texte plutôt sibyllin...
Une très belle découverte.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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vincentf
  10 juillet 2012
La poésie amoureuse, démesurément lyrique, semble s'échapper à elle-même. Elle joue avec les clichés, n'y tombe que quand c'est nécessaire, chantant non pas la femme aimée (ou non pas que la femme aimée) mais chantant le chant de la femme, cette Elsa écrivain elle aussi, méfiante des mots trop usés, vendant ses roses à crédit. Aragon cherche la forme juste pour dire ces mots si simples de l'amour, tourne autour du pot, libère et garotte ses vers, puis les métamorphose prose ou théâtre, décor mouvant duquel ne sortent que peu de paroles, pas même un dialogue, juste un bruit, "mon amour", et le rideau qui se referme sur l'intimité. le poète regarde la femme qui dort, sent sa solitude au coeur de l'amour partagé, s'efforce d'oublier un passé interdit, se demande à quoi tout cela rime, et invente une rose qui déjà s'est réveillée et qui déjà s'est échappée.
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Chocolatiine
  29 août 2013
Il n'est à mon sens pas une femme qui ne rêve qu'on lui adresse de pareils vers. Sans chichis, Aragon a composé de superbes poèmes. Avant d'avoir lu Elsa, je n'aimais pas la poésie mais, comme on dit, "ça c'était avant".
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
ChocolatiineChocolatiine   30 août 2014
Prenez ces livres de mon âme ouvrez-les partout n'importe où
Brisez-les pour mieux en comprendre
Et le parfum et le secret
Coupez d'un doigt brutal les pages
Froissez-les et déchirez-les
On n'en retiendra qu'une chose
Un seul murmure un seul refrain
Un regard que rien ne repose
Un long merci qui balbutie
Ce bonheur comme une prairie
Enfant-Dieu mon idolâtrie
L'Avé sans fin des litanies
Ma perpétuelle insomnie
Ma floraison mon embellie
Ô ma raison ô ma folie
Mon mois de mai ma mélodie
Mon paradis mon incendie
Mon univers Elsa ma vie
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FleitourFleitour   29 mai 2017
Connaissez-vous la rose-lune
Connaissez-vous la rose-temps
L’autre ressemble autant à l’une
Que dans le miroir de l’étang
L’une à l’autre se reflétant

Connaissez-vous la rose amère
Faite de sel et de refus
Celle qui fleurit sur la mer
Entre le flux et le reflux
Comme l’arc après qu’il a plu

La rose-songe et la rose-âme
Par bottes au marché vendues
La rose-jeu la rose-gamme
Celle des amours défendues
Et la rose des pas perdus

La rose du premier de l’an
P 96
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IansougourmerIansougourmer   28 décembre 2012
J'inventerai pour toi ma rose autant de roses
Qu'il y a de diamants dans l'eau de la mer
Autant de roses qu'il y a de siècles dans la poussière du ciel
Autant qu'il y a de rêves dans une seule tête d'enfant
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sabine59sabine59   09 mars 2016

Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
Comme la vitre pour le givre
Et les vêpres pour les adieux
Comme la grive pour être ivre
Le printemps pour être amoureux
Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
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sabine59sabine59   12 octobre 2018
Qui ne dort pas cherche une porte
Dans le mur des obsessions
Qui des deux sera la plus forte
L'ombre ou l'imagination

Qui ne dort pas la nuit s'y mire
Signe couché de l'infini
J'écris des rimes d'insomnie
Je n'ai plus l'âge de dormir
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Vidéo de Louis Aragon
Tandis que le pays s'embrase de colères, Geoffroy, treize ans, vit dans un monde imaginaire qu'il ordonne par chiffres et par couleurs. Sa pureté d'enfant « différent » bouscule les siens : son père, Pierre, incapable de communiquer avec lui et rattrapé par sa propre violence ; sa mère, Louise, qui le protège tout en cherchant éperdument la douceur. Et la jeune Djamila, en butte à la convoitise des hommes, fascinée par sa candeur de petit prince. Fureurs, rêves et désirs s'entrechoquent dans une France révoltée. Et s'il suffisait d'un innocent pour que renaisse l'espoir ? Alors, peut-être, comme l'écrit Aragon, « un jour viendra couleur d'orange (…) Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront ». Lumineuse, vibrante, une grande histoire d'humanité.
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