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EAN : 9782221006573
121 pages
Éditeur : Editions Seghers (08/02/2006)
4.33/5   12 notes
Résumé :
"Avec le temps, l'œuvre d'Aragon a pris la forme d'une ville. Quand on la regarde de loin, des monuments se détachent, plus imposants, plus hauts, plus connus. Entre ces chef-d'œuvre que mentionnent les tables panoramiques, des édifices se serrent, les uns reconnaissables, les autres à peine perceptibles... " Tels sont les mots par lesquels l'écrivain Michel Besnier nous propose de découvrir, ou redécouvrir, Le Voyage de Hollande. Ce recueil, qui fait partie des qua... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ludmilalbina
  05 juillet 2021
Je suis comme ces femmes qui aiment les mauvais garçons : j'aime Louis Aragon.
Ce poète au verbe envoûtant, irrésistible.
Cet homme qui toute sa vie a joué avec tout le monde, peut être, avec soi-même aussi.
Tantôt un veuf flamboyant, tantôt un dandy maquillé et masqué.
Qui affrontait les femmes par le double jeu de la rouerie et l'ironie, le lyrisme en décore théâtral, le savant dosage de la sincérité et du mensonge.
Qui avouait que
« Si l'on voudrait élever une statue à la mobilité des idées, le sculpteur ne trouverait pas de meilleur modèle que moi ».
….Finalement , peut être, je ne l'aime pas tant que ça ….

Et pourtant :
"Pourquoi ce jour-ci, pourquoi ce moment leur est-il le dernier.
Quelle est cette fatigue subite et quel est ce renoncement.
Ils n'ont pas voulu, ils n'ont pas pu marcher plus loin disant qu'après tout
Après eux le futur commence.
Et vais-je aussi comme eux m'asseoir tout d'un coup
Voyant devant moi l'immensité de l'étendue.
Désespérant de l'effort si grand pour avancer si peu.
Pourtant donne-moi ta main qu'ensemble
Allons veux-tu bien jusqu'au tournant .
Peut- être après
Le paysage change-t-il et ce serait bien assez
De voir qu'il change."
Aragon
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rorospigo
  31 janvier 2020
Au début de ma lecture, je dois avouer que j'étais sceptique : je ne comprenais pas bien les poèmes et l'écriture me paraissait obscure. Puis au fil de la lecture, j'ai eu une sorte de déclic. D'un coup, la porte d'Aragon m'a été ouverte. Cette manière étrange de déformer la grammaire pour y mettre de la poésie est exactement la cause de ma première incompréhension puis de mon engouement. Admirable Aragon, que de beaux textes as-tu produit !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   26 juillet 2012
C’est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C’est comme une eau froide qui monte
C’est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu’on corroie
C’est long d’être un homme une chose
C’est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l’heure de tes marées
Combien faut-il d’années-secondes
A l’homme pour l’homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées ?
Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger
+ Lire la suite
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DunadanDunadan   21 mars 2020
Sans fleurs l'ombre est veuve / Et le vent léger / Comment porter preuve / De l'amour que j'ai /// Le temps m'est écharde / Il pleut il a plu / L'aube tant me tarde / Le temps ne bat plus /// Le cœur se partage / Comme un pain d'oiseaux / Au huitième étage / Au-dessus des eaux /// De soudains cytises / De brusques lilas / Bruyamment balisent / L'air de leur éclats /// A ce golf miget / Quel demi-dieu joue / Ou si c'est un jet / Qui s'en va sais-je où /// Ou quelqu'un peut-être / A qui tu manquais / Devant ta fenêtre / Qui t'offre un bouquet /// Mauves chrysanthèmes / Comme un fait exprès / Pour rimer Je t'aime / Et Mille regrets /// Est-ce toux ou tôle / Ce bruit insensé / Sur le toit qu'il frôle / Qui donc a passé /// Dont les pas se meurent / Par le ciel frayé / Et moi je demeure / Dans les oreillers /// Qu'il vente ou qu'il pleuve / C'est toujours neiger / Sans fleurs à quoi peuvent / Les amours songer
+ Lire la suite
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genougenou   29 juin 2013
"Au bout de mon âge
Qu'aurais-je trouvé
Vivre est un village
Où j'ai mal rêvé"

L'été pourri III

Je me sens pareil
Au premier lourdeau
Qu'encore émerveille
Le moindre jet d'eau

Les gens de ma sorte
Il en est beaucoup
Savent-ils qu'ils portent
Une pierre au cou

Un destin banal
Une âme blessée
Comme un vieux journal
Un veston Froissé

Pour eux les miroirs
C'est le plus souvent
Sans même s'y voir
Qu'ils passent devant

Ils n'ont pas le sens
De ce qu'est leur vie
C'est une innocence
Que je leur envie

Il m'a fallu naître
Et mourir s'en suit
J'étais fait pour n'être
Que ce que je suis

Une saison d'homme
Entre deux marées
Quelque chose comme
Un chant égaré

O vague aventure
Par hasard courue
Un bruit de voiture
Au bout d'une rue

Tant pour le plaisir
Que la poésie
Je croyais choisir
Et j'étais choisi

Je me croyais libre
Sur un fil d'acier
Quand tout équilibre
Vient du balancier

Au bout de mon âge
Qu'aurais-je trouvé
Vivre est un village
Où j'ai mal rêvé
+ Lire la suite
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genougenou   29 juin 2013
Chanson pour Fougère

Que sais-tu des plus simples choses
Les jours sont des soleils grimés
De quoi la nuit rêvent les roses
Tous les feux s'en vont en fumée
Que sais-tu du malheur d'aimer

Je t'ai cherchée au bout des chambres
Où la lampe était allumée
Nos pas n'y sonnaient pas ensemble
Ni nos bras sur nous refermés
Que sais-tu du malheur d'aimer

Je t'ai cherchée à la fenêtre
Les parcs en vain sont parfumés
Où peux-tu où peux-tu bien être
A quoi bon vivre au mois de mai
Que sais-tu du malheur d'aimer

Que sais-tu de la longue attente
Et ne vivre qu'à te nommer
Dieu toujours même et différente
Et de toi moi seul à blâmer
Que sais-tu du malheur d'aimer

Que je m'oublie et je demeure
Comme le rameur sans ramer
Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure
A s'écouter se consumer
Connais-tu le malheur d'aimer
+ Lire la suite
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interstellarinterstellar   06 février 2016
l'août soixante-trois

Sur des perches de bois haussant l'abri de chaume
Comme les paysans à leurs foins entassés
Foulant de mes pieds nus ce qui fut mon passé
Je n'ai que cette paille à t'offrir pour royaume

Je t'invente un pays qui ne soit que de nous
A tes pas des oiseaux s'y lèvent dans un parc
Où pareil au dieu Temps sans sa barbe et sa barque
Entre mes bras épais j'enserre tes genoux

Je te donne à courir mon âme et ma mémoire
Mes champs de souvenirs mes songes mes forêts
Mes bruyères d'effroi mes brouillards de regrets
Les grandes fleurs d'oubli sur l'étang vert et noir

Je te donne à dormir ce pays de traîneaux
Ce pays de jardins et de peintes fenêtres
Ses moulins que le vent semble ne point connaître
Et ses berges glissant la torpeur des canaux

Je t'en donne le ciel immense pour domaine
Où l'homme passe un doigt frissonnant de nuée
La terre du soleil d'août écobuée
Où de petits chevaux lentement se promènent

Orchestre de l'été nuageux et profond
Alcôve d'un sommeil qui ressemble à l'enfance
Quelle obscure lueur y garde souvenance
De quelque Indonésie où règnent les typhons

Accepte ô mon amour comme une orange amère
De mes tremblantes mains ces vacances volées
La vie est une chose étrangement ailée
Asseyons-nous veux-tu Devine au loin la mer
+ Lire la suite
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Videos de Louis Aragon (114) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louis Aragon
Avec la publication en 1928 de Traité du style, le poète surréaliste Louis Aragon révèle toute la virtuosité de son style, mise au service d'un texte polémique, empli d'humour et de provocation, dans la continuité de l'esprit Dada.
Olivier Wagner, conservateur et co-commissaire de l'exposition « L'Invention du surréalisme », présente ce texte emblématique du mouvement, dont le manuscrit est conservé à la BnF.
Du 19 mai au 14 août 2021 | François-Mitterrand
En savoir plus sur l'exposition « L'Invention du surréalisme : des Champs magnétiques à Nadja » : https://www.bnf.fr/fr/agenda/linvention-du-surrealisme-des-champs-magnetiques-nadja
+ Lire la suite
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