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ISBN : 2253158178
Éditeur : Le Livre de Poche (08/06/2011)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 49 notes)
Résumé :
8 juin 1924. À environ 620 pieds du mont Everest, George Leigh Mallory, alpiniste de renommée mondiale, et son compagnon de cordée, Andrew Irvine, sont aperçus vivants pour la dernière fois.

1er mai 1999. Une expédition américaine découvre, à 8 229 mètres d'altitude, sur la face nord de l'Everest, le corps exceptionnellement conservé de George Mallory.

Est-il mort tandis qu'il tentait d'accéder au sommet, ou a-t-il péri sur le chemin ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  03 juin 2018
Je suis depuis toujours passionnée d'alpinisme.
Je précise : je n'ai pas fait l'Everest, mais j'adore faire de longues randonnées en montagne l'été et occasionnellement de toutes petites "grimpettes".
Les alpinistes et les grandes histoires de l'alpinisme m'ont toujours fascinée. En particulier les pionniers qui partaient à l'aventure avec des moyens et un équipement avec lesquels plus personne ne se risquerait de nos jours.
Parmi ces histoires, celle de George Mallory occupe une place de choix. Mallory est un vrai personnage de roman et il n'est pas étonnant qu'il ait inspiré différents auteurs.
À son sujet, j'ai déjà lu une excellente biographie romancée (L'homme qui voulait toucher le ciel, de Tanis Rideout) dans laquelle les scènes d'alpinisme, plus vraies que nature, m'avaient enchantée. Une lecture très prenante, dont je garde un souvenir très fort.
Toute biographie implique des choix, et la biographie romancée encore plus me semble-t-il, parce qu'elle donne plus de liberté à son auteur : que décide-t-on de mettre en avant, sur quels aspects insiste-t-on le plus, quels événements développe-t-on davantage ?
C'est amusant de constater que sur le même sujet, Jeffrey Archer a fait des choix radicalement différents. Il n'a pas du tout attaqué son sujet sous le même angle et son livre est vraiment différent de celui de Tanis Rideout.
Sous sa plume, notre héros est drôle, gai et espiègle. Cet aspect de sa personnalité est ce qui ressort le plus de cette lecture. L'auteur insiste beaucoup sur sa vie personnelle, il s'attache à mettre en avant sa relation avec sa femme, et si cela rend le personnage très humain, j'ai trouvé que le livre était de temps à autre à la limite de la mièvrerie.
En ce qui concerne l'alpinisme, là aussi, les choix des deux auteurs divergent. Si Tanis Rideout s'est concentrée sur la seconde tentative de George sur l'Everest, celle qui lui sera fatale, Jeffrey Archer a choisi de développer davantage tout ce qui a précédé : la formation du jeune alpiniste, la constitution de l'équipe de la première expédition de 1922, celle de l'équipe de la seconde tentative, en 1924.
Le fonctionnement de la Royal Geographical Society est décrit de façon assez amusante : tous ces messieurs prennent des décisions qui ne sont pas que sportives, mais politiques, et jouent un jeu pas toujours très franc.
Les tests de sélection des membres de l'expédition donnent lieu à des scènes parfois cocasses, comme l'épreuve du tapis roulant, censée déterminer les candidats qui seront les plus résistants au froid et à l'altitude.
À travers ce roman, George Mallory apparaît très attachant. Esprit libre, jeune homme fin et cultivé, il traduisait l'Illiade ou lisait Joyce le soir sous sa tente pour se détendre.
L'auteur rend bien sa fascination, voire son obsession pour l'Everest. L'alpiniste voulait tellement conquérir ce sommet, il le voulait de toutes ses forces, sans sous-estimer le danger d'une telle entreprise. Son amour pour sa femme et ses trois enfants n'a pas suffi : la montagne a été la plus forte, il se devait d'y retourner, il n'aurait pas supporté qu'un autre que lui la conquière.
Le sentier de la gloire, bien que non exempt de défauts, m'a fait passer un bon moment de lecture. C'est léger et distrayant, mais pour ceux que le personnage de George Mallory intéresse, je recommande plutôt la lecture de L'homme qui voulait toucher le ciel, de Tanis Rideout.
Pour ceux que le mystère de sa mort intrigue (À ce jour, on sait seulement que George Mallory a disparu sur l'Everest le 8 juin 1924, mais on ne sait toujours pas s'il est allé ou non jusqu'au sommet.), je conseille l'excellent livre-documentaire "Mallory & Irvine. À la recherche des fantômes de l'Everest" de Conrad Anker, qui retrace la découverte du corps de George Mallory en 1999.
Pour terminer sur ce sujet, le remarquable manga en cinq volumes "Le sommet des Dieux", dont l'intrigue repose sur la découverte d'un appareil photo qui aurait appartenu à notre héros et qui pourrait aider à résoudre le mystère, est un magnifique hommage à l'alpinisme.
Enfin, je ne peux m'empêcher de recommander Au sommet de l'Everest d'Edmund Hillary, extraordinaire récit plein d'humanité, du vainqueur de l'Everest. Il y évoque les expéditions précédentes et les alpinistes qui ont échoué à l'Everest, George Mallory en particulier, avec une grande justesse et beaucoup de respect.
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EosMayonnaise
  04 novembre 2012
Bénie soit la personne qui a oublié ce chef-d'oeuvre dans sa chambre d'hôtel! Je me suis fait un régal d'abord de l'ajouter à ma bibliothèque, puis un jour de l'ouvrir, parce que la couverture et la mise en page étaient attirantes...
George Mallory, jeune instituteur et alpiniste chevronné, accepte la responsabilité de partir tenter l'ascension du mont Chomolungma, l'Everest. Nous sommes dans les années 20, soit trente ans avant l'exploit du néo-zélandais Edmund Hilary.
Nous ne saurons jamais vraiment si Mallory a atteint le sommet. Archer a utilisé comme conclusion à son roman la seule chose qui pourrait être une preuve de l'exploit du britannique: la photographie de son épouse, qu'il avait promis de laisser au sommet du mont s'il y parvenait, n'a pas été retrouvée sur son corps, découvert en 1999.
Ce roman a crée un scandale à sa sortie en Nouvelle-Zélande, et l'on comprend bien l'enjeu de ces affirmations.
Néanmoins, cette histoire, que la fin soit romancée ou non, est sublime, et magnifiquement écrite. J'ai fini en larmes à la dernière page... (à ne pas prendre non plus pour argent comptant - je suis d'une sensibilité extrême.)
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LecturesdeWicket
  22 mars 2017
Jeffrey Archer s'essaie à la biographie romancée. Depuis une vingtaine d'années, le monde de l'alpinisme est en émoi, Hillary est-il le premier à atteindre le toit du monde en 1953 ? et si l'exploit avait été réalisé une vingtaine d'années avant ? Impossible disent certains, évidemment affirment d'autres. Quoiqu'on en pense et quoiqu'on en dise, le doute est là, et donc par principe, on n'entendra plus jamais parlé de « L'homme qui l'a peut-être fait »…Pourtant, Archer ressuscite ce personnage, Georges Mallory, héros oublié dans les arcanes des exploits sportifs.
Si c'est une biographie officielle que vous cherchez, passez votre chemin, vous en trouverez une demi-douzaine à portée de main. L'exercice, ici, est dangereux et délicat, suivre avec fidélité le parcours de l'alpiniste tout en romançant sa vie et ses pérégrinations jusqu'à ses derniers moments sur le toit du monde. D'aucuns s'insurgeraient de prendre la parole pour un homme défunt, quitte à changer quelque peu le fil de l'histoire. Pourtant, c'est une ici un immense succès. Somme toute, rien de plus ennuyeux que la préparation à une grimpette en haute montagne, sans parler des préparatifs logistiques et politiques.
Mais grâce à l'exercice de Jeffrey Archer, le lecteur rentre dans l'univers du sportif, dans son mode de réflexion, dans les moteurs de motivation, dans sa vie privée aussi, un incontestable facteur de décision. En romançant sa vie, l'auteur dirige le projecteur sur l'homme, là où une biographie l'aurait dirigé sur l'exploit. Contradictoire hein !
Que vous soyez féru de géologie et de cimes enneigées, ou que vous soyez frileux avec le vertige, vous sombrerez dans l'histoire avec une facilité déconcertante, vous rentrerez dans le décor en voyant les montagnes s'élever devant vous et vous souffrirez d'engelures même sous les tropiques.
Cette oeuvre fait partie du cercle très fermé des livres qui font pleurer. Un exploit, comme l'histoire dont il est question ici.
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allard95
  25 mars 2014
Qui a vaincu l'Everest? Hillary en 1953, officiellement. Mais on a découvert depuis qu'une autre expédition, celle de Mallory et d'Irvine, a probablement atteint le toit du monde dès les années 20. Mais cette expédition n'est jamais rentrée. Ses restes ont été retrouvés, et plusieurs indices montreraient qu'elle aurait trouvé la mort lors du trajet du retour.
J'ai "marché" à fond dans cette aventure: quels superbes personnages, quel courage magnifique, quel beau livre..... illuminé aussi par une si belle histoire d'amour.
Si l'on peut admettre qu'il faut revenir vivant d'une expédition victorieuse pour mériter de s'en voir attribuer le record, l'histoire de Mallory et d'Irvine en font de superbes vainqueurs moraux. Et de magnifiques exemples, du fait de leur courage et de la richesse de leurs qualités humaines.
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JPB
  03 septembre 2011
Le 8 juin 1924, Georges MALLORY, alpiniste de renommée mondiale et son compagnon de cordée Andrew IRVINE partent à la conquête de l'Everest. Ils sont aperçus vivants pour la dernière fois. Depuis cette date, on s'interroge en vain sur le fait qu'ils aient (comme dans ce livre) ou non atteint le sommet. Une expédition, 75 ans plus tard, découvre le corps de MALLORY. Lors de l'ascension de 1924, il avait juré à sa femme Ruth qu'il déposerait une photo d'elle au sommet s'il y parvenait. L'expédition de 1999 ne trouva pas la photo sur son corps...
Ce livre est passionnant et l'aventure est formidable. Je l'ai adoré.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   10 août 2018
[Extrait d'une lettre de George à sa femme]
Ma très chère Ruth,
Aujourd'hui nous avons commencé l'expédition de mille six cent dix kilomètres jusqu'à la frontière tibétaine. Nous avons pris le train pour Siliguri au pied de l'Himalaya, voyage qui d'après l'indicateur horaire devait durer six heures, mais qui en a pris presque seize. Je me suis souvent demandé ce qui arrivait aux vieux trains quand on les mettait au rancart, eh bien, maintenant je le sais. On les envoie en Inde où ils sont réincarnés.
Nous nous sommes donc entassés à bord d'une vieille locomotive de la Great Northern Railway [...]. Les sièges de première classe sont usés et de mauvaise qualité, alors qu'en troisième classe, on s'assoit encore sur des lattes de bois et il n'y a pas de toilettes, ce qui signifie que nous avons dû sauter du train quand nous nous sommes arrêtés dans une gare pour partir à la recherche de buissons. Le train comporte également une voiture à bétail où Bruce a parqué les mules et les porteurs. Les deux se sont plaints.
Il y a une grosse différence entre voyager dans le confort de Birkenhead à Londres et aller de Bombay à Siliguri : nous avions l'habitude de garder les vitres fermées et de remonter le chauffage sur la route qui descend du nord de l'Angleterre, mais ici, en dépit du fait que la compagnie ferroviaire se soit passée de vitres, on a l'impression de voyager dans un four sur roues.
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Nastie92Nastie92   27 décembre 2018
14 octobre 1916

Ma Ruth chérie,
Ce fut encore l'une de ces interminables journées, avec le bruit incessant des canons de chaque côté du front, sans avoir aucun moyen de savoir qui remporte cette guerre. Un officier supérieur débarque de temps en temps pour nous assurer que nous faisons de l'excellent boulot et que les Allemands battent en retraite − ce qui soulève la question suivante : pourquoi n'avançons-nous donc pas ? Un officier supérieur allemand doit sûrement dire pareil à ses hommes. Une seule chose est certaine : ils ne peuvent pas avoir raison tous les deux.
Au fait, dis à ton père que s'il veut encore faire fortune, il devrait ouvrir une usine qui fabrique des cornets acoustiques parce qu'une fois cette guerre terminée, la demande sera très forte.
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Nastie92Nastie92   03 juin 2018
Arrivé à Lausanne, il acheta un billet de troisième classe sur la Cisalpino pour Vérone, d'où il prendrait l'express pour Venise. Inutile de gaspiller de l'argent pour un billet plus cher alors que tout ce qu'il avait l'intention de faire, c'était dormir. Et il aurait dormi s'il n'avait pas été assis à côté d'un Français qui pensait que chaque plat devait être généreusement arrosé d'ail, et dont les ronflements valaient bien le bruit du moteur.
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Nastie92Nastie92   26 juillet 2018
− As-tu envisagé d'entrer dans les ordres ?
− Non, je crains qu'il n'y ait un obstacle insurmontable à cela.
− Et lequel ?
− Je ne crois pas en Dieu, dit simplement George.
− Cela n'a pas empêché certains de mes collègues les plus estimés de prendre l'habit.
George rit.
− Tu n'es qu'un vieux cynique, papa.
Le révérend Mallory ignora la réflexion de son fils.
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Nastie92Nastie92   30 juillet 2018
− Comprends-tu un minimum les femmes ? demanda Finch comme si c'était un sujet dont ils discutaient tout le temps.
− Je ne peux pas dire que j'aie une grande expérience dans ce domaine, avoua George, ses pensées se portant vers Ruth.
− Bienvenue au club, alors, lança Finch.
− Mais j'ai toujours cru que l'on te considérait comme un grand spécialiste en la matière ?
− Les femmes ne laissent aucun homme être un spécialiste en la matière, rétorqua Finch d'un ton amer.
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Vidéo de Jeffrey Archer

Seul L'Avenir le dira - Nouveau roman de Jeffrey Archer - en librairie le 5 avril
Né en 1919, Harry Clifton n'a jamais connu son père, un docker mort en héros à la guerre selon la légende familiale. Mais le garçon ne tarde pas à sentir que des zones d'ombre entourent sa disparition, même si sa mère, Maisie, fait tout ce qui est en son pouvoir pour cacher son secret et donner à Harry le meilleur avenir possible. Grâce à une voix et à une intelligence exceptionnelles, Harry réussit ainsi à gravir les échelons de la société jusqu'à être admis à Oxford et se fiancer à une jeune fille de bonne famille. Mais le père de celle-ci, Hugo Barrington, s'oppose alors à leur union : quelles sont ses véritables raisons ? Quel lien unit les familles Clifton et Barrington ? le jour du mariage, la vérité éclate, forçant Harry à fuir... Des docks du Bristol d'après-guerre aux navires marchands pris dans les feux de la Seconde Guerre mondiale, une épopée peuplée d'une galerie de personnages hauts en couleur et portée par un héros flamboyant, qui vous accroche jusqu'à la dernière page. « Un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas. » The Washington Post
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