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EAN : 9782207143988
Éditeur : Denoël (22/08/2019)

Note moyenne : 4.53/5 (sur 76 notes)
Résumé :
La cour du grand-prince, à Moscou, est gangrenée par les luttes de pouvoir. Mais pendant ce temps, dans les campagnes, des bandits inconnus et invisibles incendient les villages, tuent les paysans et kidnappent les fillettes. Le prince Dimitri Ivanovitch n’a donc d’autre choix que de partir à leur recherche s’il ne veut pas que son peuple finisse par se rebeller. En chemin, sa troupe croise un mystérieux jeune homme chevauchant un cheval digne d’un empereur. Le seu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  09 juin 2020
"La fille dans la tour" reprend sans transition la suite du récit commencé dans "L'ours et le rossignol".
Vassia quitte les siens et se lance à la découverte du "vaste monde", cap au Sud !
On retrouve avec plaisir cette Russie médiévale avec ses us et coutumes, son folklore, ses expressions et son vocabulaire si particulier, le fantastique est omniprésent et l'on a plus que jamais la sensation d'évoluer dans un conte.
Sentiments étranges pour ce tome deux car je confirme mon impression que cette histoire est orientée "littérature jeunesse", notre jeune héroïne est assez naïve et parfois carrément horripilante, ajoutons effrontée et irréfléchie et nous avons là l'essentiel des défauts que l'on prête généralement à la jeunesse avant qu'elle ne passe ;)
En fait, je vais essayer de traduire ce qui m'aura un peu agacé, imaginez un Calimero qui ne se plaindrait jamais, je m'interdis de spolier, mais il y a de ça...
La première moitié du récit manque un peu de rythme voire d'intérêt, c'est tantôt gentillet et sans réel suspense, par contre (et heureusement), il y a un vrai changement de braquet dans la seconde partie où cela devient assez sombre et brutal et ce, sans préavis, les événements prennent une densité assez exceptionnelle, c'est... assez spectaculaire !
A l'arrivée c'est tout de même encore un bon moment de lecture qui me fait envisager le troisième tome avec optimisme et envie.
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thimiroi
  10 février 2020
Fantasy orientale
"La Fille dans la tour" fait suite à "L'Ours et le Rossignol", même s'il peut se lire indépendamment.
L'héroïne du roman,Vassia, est une jeune fille capable de voir les esprits qui l'environnent et elle jouit dans une certaine mesure de l'assistance de Morozko, le Roi de l'Hiver, le Démon du Gel ; elle a quitté sa contrée natale pour éviter d'être accusée de sorcellerie et pour être libre.
Ayant pris l'apparence d'un garçon et entretenant des relations privilégiées avec Soloveï, un cheval magique que lui a offert Morozko et avec lequel elle peut communiquer, elle vit de nombreuses aventures et sauve notamment trois jeunes filles enlevées par des brigands qui ravagent le pays qu'elle traverse.
Son exploit attire sur elle l'intérêt du Grand-Prince de Moscou, mais elle doit absolument cacher sa féminité : au début du deuxième millénaire, dans ce pays qui deviendra la Russie, les femmes de condition sont cloîtrées dans des appartements dont elles ne sortent que pour se marier ou pour prendre le voile ; celles qui s'y refusent sont considérées comme des créatures scandaleuses ou pire, ainsi que Vassia chevauchant son impressionnant étalon, comme des sorcières…
Guidé par Vassia, le Grand-Prince de Moscou retrouve les brigands et les met en déroute grâce à un personnage tout à fait énigmatique, Kassian Lutovitch...
J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire "La Fille dans la tour".
En premier lieu, Katherine Arden a créé un univers tout à fait original et dépaysant, en restituant un contexte historique peu connu et en y intégrant de manière tout à fait opportune des créatures magiques issues des légendes russes.
L'auteure a aussi créé avec Vassia une héroïne pétrie de contradictions, ce qui la rend d'autant plus crédible et attachante, sans pour autant négliger les personnages secondaires qui sont bien caractérisés.
Ajoutons que le récit est habité par une tension constante, due notamment au fait que la féminité de Vassia risque constamment d'être découverte et que cette révélation entraînera des conséquences dramatiques pour elle et tous ses proches.
Quant à la fin du roman, elle abonde en rebondissements inattendus et spectaculaires.
A lire !

Challenge multi-auteures SFFF 2020
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HundredDreams
  11 février 2021
« La fille dans la tour » est le deuxième tome de la trilogie « Une nuit d'hiver ». Nous suivons la suite des aventures de Vassia.
*
Comme pour « le rossignol et l'ours », le charme incontestable de cette trilogie vient de son atmosphère médiévale dans une Russie ravagée par des tueries et des pillages orchestrés par des brigands Tatars.
C'est dans ce contexte que débute ce second tome.
Après une première partie qui tire un peu en longueur, l'intrigue se met en place doucement et le récit devient plus intéressant, voire prenant dans le dernier tiers.
Le récit se déplace de Lesnaïa Zemlia, le village natal de Vassia vers les immenses forêts ancestrales, puis vers Moscou et la cour du prince Dimitri Ivanovitch, centre d'intrigues et de dangers.
*
A travers le parcours de notre jeune héroïne, l'auteure aborde la condition de la femme dans une société patriarcale très conservatrice et religieuse. Les personnages féminins sont très bien dessinés, chacun revêtant un « costume » permettant à l'auteure de dessiner une image de cette Russie.
Qu'elles soient femmes de la cour ou paysannes, leurs choix se limitent au couvent ou au mariage forcé.
A l'image des femmes de hauts rangs, Olga, la soeur ainée de Vassia, marié à un conseiller du grand prince Dimitri Ivanovitch, vit recluse, loin de l'agitation de la cour, dans une tour avec quelques dames de compagnie et sa fille Maria. Malgré sa vie de captive, elle porte en elle beaucoup de dignité, de courage et de force.
La petite Maria, vive, intelligente, et curieuse rêve de liberté, mais sa vie paraît toute tracée.
Quant aux femmes de plus basse condition, leur sort est peu enviable. Elles aussi sont soumises au carcan d'une société qui soumet les femmes aux décisions de leur père, puis de leur mari. Et que dire de ces bandits mongols qui tuent, violent, ou kidnappent les femmes et les enfants.
Dans sa quête de liberté, Vassia va choisir une autre voix. On retrouve le caractère affirmé de cette jeune femme, forte, indépendante, mais aussi un peu naïve, qui veut se libérer de ses entraves.
Sensible au monde de l'invisible et à la magie qui l'entourent, elle trouve un appui dans le magique cheval bai Soloveï, tout aussi impétueux que sa maîtresse. J'ai beaucoup aimé la relation que tisse la jeune fille avec lui !
*
Les hommes sont aussi bien représentés, même s'ils passent au second plan.
Moins présent dans ce second tome, le prêtre Konstantin, toujours aussi fanatique et manipulateur, lutte pour que les anciennes croyances religieuses peuplées d'esprits et de créatures fantastiques soient abandonnées au profit du christianisme.
Sacha, le frère de Vassia, ordonné prêtre et conseiller du Grand-Prince Dimitri, désapprouve l'attitude de sa jeune soeur, en totale contradiction avec la morale de l'époque.
*
Dans une langue fluide et ensorcelante, l'auteure fait revivre cette merveilleuse ambiance de contes russes et de anciennes croyances païennes avec une quantité de personnages surnaturels fascinants.
En particulier Morozko, le roi de l'hiver, pour lequel l'auteure entretient une ambiguïté jusqu'au dernier quart du roman en jouant sur son attirance pour la jeune fille et son statut de Dieu de la mort.
L'auteur épice son récit d'autres démons et créatures légendaires extraits de la mythologie slave, comme la terrible sorcière Baba Yaga, Polounotchnitsa la « Dame de Minuit » un démon féminin qui effraie les enfants la nuit, le domovoï l'esprit protecteur du foyer, le Bannik l'esprit des bains, le Dvorovoï l'esprit de la cour, et bien d'autres.
*
Une bonne suite, les talents de conteuse de Katherine Arden sont indéniables, l'écriture est belle et fluide, mais ce deuxième tome m'a un peu moins charmé que le premier : l'univers fantastique proposé n'offre plus l'attrait de la nouveauté et se met en place trop tardivement à mon goût.
Cette histoire offre tout de même un très agréable moment de détente : l'atmosphère si particulière, entre folklore, légendes russes, violence et magie, continue à me fasciner toujours autant.
Je lirai bien entendu le dernier tome de cette trilogie.
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boudicca
  19 novembre 2020
Deuxième tome de la « trilogie d'une nuit d'hiver », « La fille dans la tour » fait directement suite aux événements mis en scène dans « L'ours et le rossignol », premier roman de Katherine Arden sorti l'an dernier et qui avait remporté un grand succès auprès du public. A noter que si ce second volume est présenté comme pouvant se lire totalement indépendamment, ce n'est à mon sens pas vraiment le cas. En effet, autant le premier tome pouvait se suffire à lui-même, autant le second nécessite d'avoir lu le précédent pour bien saisir toutes les subtilités et les enjeux de l'histoire. [Je conseille d'ailleurs à ceux qui n'auraient pas lu le premier tome de la trilogie de passer directement au paragraphe suivant au risque de se voir révéler certains pans de l'intrigue précédente.] On retrouve ici les mêmes personnages que dans « L'ours et le rossignol », l'action se situant juste après les événements qui ont bouleversé le quotidien de la famille Pétrovitch et du village de Lesnaïa Zemlia. Cette fois encore, c'est Vassia qui se trouve au coeur du récit. Après son départ précipité de son village natale, la jeune fille se retrouve à errer sur les routes sans aucune destination en tête : puisqu'il lui était impossible de demeurer chez elle après qu'un prêtre l'accusant de sorcellerie ait attisé l'hostilité des villageois à son égard, notre héroïne décide de profiter de cette opportunité pour parcourir le monde et se libérer du carcan imposé ordinairement à son sexe. Très vite, la jeune fille va toutefois faire plusieurs rencontres qui vont bouleverser ses plans. le roi de l'hiver, d'abord, ainsi que toute une cohorte de créatures féeriques qui voient leur force décliner à mesure que le christianisme gagne des fidèles. le prince de Moscou en personne, ensuite, parti battre la campagne en quête des brigands Tatars qui ravagent les villages autour de la capitale et en enlèvent les jeunes filles. Déguisée en garçon, Vassia va, sans vraiment le vouloir, s'attirer la sympathie du prince qui l'invite à le suivre à Moscou. Là-bas, la jeune fille retrouve avec joie son frère et sa soeur, l'un moine, l'autre princesse. Tous deux ont toutefois bien du mal à digérer de voir leur petite soeur se départir aussi effrontément de la discrétion et des codes imposées aux femmes, mettant ainsi en péril sa propre réputation et la leur. Outre les mentalités de l'époque, notre héroïne va aussi se retrouver confrontée à un vaste complot à la cour de Moscou impliquant aussi bien des hommes ordinaires que des créatures surnaturelles.
Comme dans « L'ours et le rossignol », le principal charme du roman vient du dépaysement procuré par le contexte historique choisi. Si la période médiévale est fréquemment mise en scène en fantasy, ce n'est pas le cas de l'histoire et de la culture russe avec lesquelles le lectorat occidental est sans doute peu familier. La reconstitution de la Russie de l'époque est d'ailleurs d'une grande qualité. Si l'action du premier tome se limitait au domaine reculé de Lesnaïa Zemlia et permettait ainsi de mettre en lumière la disparité du territoire russe (qui n'a alors rien d'une entité unifiée), ce second tome se déroule pour sa part essentiellement à Moscou et aborde le sujet de la domination mongole. En effet, les seigneurs mongols règnent alors sur une grande partie de l'Europe de l'Est : les différents princes leur sont donc soumis, bien que l'éloignement et les dissensions internes à la Horde d'or leur permettent de desserrer parfois quelque peu l'étau de la soumission. Sans jamais s'appesantir trop en détail, au risque de rendre le récit indigeste, l'auteur nous immerge dans la culture russe par petites touches. Cela passe d'abord par l'emploi d'un vocabulaire spécifique qui participe au dépaysement et qui permet à l'auteur d'ancrer son récit dans l'histoire. Outre le contexte géopolitique, le lecteur apprend à se familiariser avec la religion qui occupe une place centrale dans le récit. En effet, quand bien même le lecteur a sans doute connaissance des particularités propres au christianisme de l'époque, il y a des chances pour que la religion orthodoxe lui soit beaucoup moins familière. Là encore, l'auteur ne s'embarrasse pas de longues descriptions mais parsème son récit de références à des titres, des lieux ou des fêtes qui permettent au lecteur de bien cerner les spécificités du culte orthodoxe. le folklore russe convoqué ici change lui aussi de ce dont on a l'habitude. Après les roussalka, les domovoï ou les banniks (esprits des bains), notre héroïne va se retrouver confrontée à la Polounotchnitsa (la « dame de Minuit »), à un gamaïoun (oiseau avec une tête de femme capable de prédire l'avenir), et bien sur au fameux roi de l'hiver déjà évoqué dans « L'ours et le rossignol », Morozko.
Outre la qualité de la reconstitution historique, l'intérêt de l'ouvrage réside aussi dans celle des personnages. Vassia reste toujours aussi attachante que lorsqu'elle était enfant et il est difficile de ne pas être touché par sa quête de liberté. La condition des femmes de l'époque se trouve d'ailleurs au coeur du roman qui nous dépeint une société patriarcale particulièrement rigide dans laquelle les femmes de l'aristocratie n'ont d'autre choix que la séquestration à perpétuité, qu'elles optent pour le mariage ou le couvent. Les scènes se déroulant dans le « terem » sont ainsi particulièrement oppressantes et permettent de mettre en lumière une pratique attestée de l'époque qui consiste à faire vivre les femmes de la cour dans des appartements ou des bâtiments séparés, et ce afin de les couper totalement des hommes et de toute vie sociale. C'est le sort qui échoit à Olga, la soeur de Vassia, ainsi qu'à sa fille, condamnée à passer sa vie dans le terem sans rien connaître du monde ni même de Moscou. L'auteur signe avec ces trois personnages de très beaux portraits de femmes, toutes très différentes les unes des autres mais fortes chacune à leur manière. Ainsi, si on ne peut s'empêcher d'admirer l'audace et l'entêtement de Vassia qui entend bien bénéficier de la même liberté que ses frères, le personnage d'Olga, princesse soucieuse des conventions et des traditions, possède une forme différente de courage qui lui permet de susciter, pour d'autres raisons, l'admiration et la sympathie du lecteur. Il en va de même de la petite Maria dont le sort ne peut qu'émouvoir dans la mesure où il témoigne parfaitement de l'absurdité et de l'horreur du carcan imposé alors aux femmes de haut-rang. Les personnages masculins sont pour leur part plus en retrait, même s'ils bénéficient eux aussi d'une personnalité soignée, qu'il s'agisse de Sacha, du prêtre Konstantin ou du prince Dimitri. le personnage le plus énigmatique de la série reste toutefois le roi de l'hiver, Morozko, qui entretient avec la jeune fille une relation troublante et très émouvante dépeinte avec beaucoup de sensibilité par l'auteur.
On retrouve dans « La fille dans la tour » les mêmes qualités qui faisaient déjà le charme de « L'ours et le rossignol ». Outre l'originalité du décor et du bestiaire mis en scène, le roman séduit surtout par l'empathie que l'auteur parvient à faire naître pour ses personnages, et notamment son héroïne au côté de laquelle on prend énormément de plaisir à découvrir l'histoire et la culture russe du Moyen-Age. Sans doute l'une des plus belles découvertes de l'année.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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FeyGirl
  31 juillet 2020
C'est avec grand plaisir que j'ai commencé le deuxième tome de la trilogie, pour retrouver Vassia dans une Rus' du XIVe siècle mâtinée d'un merveilleux inspiré du folklore. Devenue adolescente, notre héroïne se cache dans les lointaines contrées glacées, sous les traits d'un garçon. Rencontrant régulièrement le dieu du gel (et de la Mort) Morozko, elle parvint à sauver des fillettes de bandits mongols. Elle revoit par hasard son frère Sacha, ordonné prêtre et conseiller du Grand-Prince Dimitri. Sacha est mal à l'aise de retrouver sa soeur déguisée en garçon, mais Dimitri s'entiche du jeune héros qui lui a indiqué le camp des brigands qui ravageait la région.
J'ai trouvé la première partie un peu longue, je me suis demandé si certains chapitres n'étaient pas là que pour remplir des pages… Heureusement, la seconde partie à Moscou est plus animée, plusieurs fils d'intrigues se nouent et s'entremêlent.
Évidemment, je n'avais plus l'heureuse surprise de la découverte du premier roman, où l'auteure m'offrait un univers qui me dépaysait totalement, avec les entités du folklore si fascinantes : les tchiorti, esprits des foyers, des bains ou des écuries, le dieu du gel si ambigu… Nous les retrouvons dans ce récit, avec une description de la société moscovite pétrie de codes et de complots, et un État asservi à la Horde d'Or des Mongols dont le Grand Prince de Moscou aimerait se débarrasser.
La vie des femmes de la haute noblesse moscovite à cette époque est particulièrement effrayante pour une lectrice du XXIe siècle, car elles devaient rester hors de la vue des hommes, donc elles demeuraient enfermées dans les palais. Notre Vassia, impétueuse, ne peut accepter un tel destin, mais elle se met continuellement en péril par le simple fait de ne pas se soumettre à ce que la société attend d'elle. de plus, petite-fille de sorcière, elle voit les esprits et les fantômes, et ce don est dangereux. Dans un univers où la religion orthodoxe imprègne la vie quotidienne, où les prêtres sont respectés, une femme comme Vassia doit dissimuler sans cesse sa nature.
L'auteure aborde un thème déjà rencontré dans des sagas de Fantasy : l'Ancien Monde, celui des esprits et des dieux, disparaît peu à peu devant la puissance de la religion chrétienne. Dans la trilogie Winternight, il s'anémie parce que les humains n'y croient plus et ne font plus d'offrandes aux entités surnaturelles.
Comme le précédent livre du cycle, cet opus propose une vraie fin. Je pourrais n'avoir aucune idée de ce que serait l'histoire du troisième et dernier épisode, cependant Vassia rêve de voir du pays, et un lecteur curieux aura fait des recherches sur internet pour découvrir qu'à cette époque le Grand-Prince Dimitri a chassé les Mongols de son territoire… À suivre, donc !
Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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critiques presse (3)
SciFiUniverse   28 février 2020
La Fille dans la Tour est une histoire éternelle faite d’amour, de combat, de trahison et de magie. Le style est fluide, le roman se lit facilement grâce à une ambiance posée très rapidement : le froid et la neige règne sur le roman tout comme l’étrange magie du démon de glace.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net   22 août 2019
Pas de surprise : si le premier roman de l’auteure vous avait plu, alors sachez que celui-ci vous emportera tout autant dans ses contrées froides et pleines de mystère, même si l’on prend cette fois la direction de l’impressionnante cité de Moscou.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   29 mars 2018
L’un dans l’autre, c’est une réussite, très agréable à la lecture et non dénuée d’une certaine dureté par ailleurs. Le tome 3, The Winter of the Witch, doit quant à lui arriver en anglais dès ce mois d’août !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
SPQRSPQR   19 février 2021
Les choses sont ou elles ne sont pas, Vassia, l'avait-il interrompue. Si tu désires une chose, cela signifie que tu ne l'as pas, ce qui signifie que tu ne crois pas qu'elle est là, ce qui signifie qu'elle ne sera jamais là. Le feu est ou n'est pas. Ce que tu appelles la magie est seulement le fait de ne pas permettre au monde d'être autrement que tel qu'on le désire.
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HundredDreamsHundredDreams   11 février 2021
Dans une forêt, en pleine nuit, une jeune fille chevauchait un cheval bai. La forêt n’avait pas de nom. Elle était située très loin de Moscou — très loin de tout — et l’on n’entendait que le silence de la neige et les bruissements des arbres gelés.
Il était presque minuit, cette terrifiante heure magique, dans cette nuit que menaçaient le froid, la tempête et les profondeurs d’un ciel aveugle. Et pourtant, la jeune fille et son cheval progressaient à travers les arbres, obstinément.
La glace recouvrait la mâchoire du cheval et la neige s’accumulait sur ses flancs. Mais ses yeux étaient doux sous son toupet couvert de neige et ses oreilles s’ébattaient joyeusement en avant et en arrière.
Leurs traces s’étendaient loin derrière, à moitié avalées par la neige fraîche.
Soudain, le cheval s’arrêta et releva la tête.

Début du prologue
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HundredDreamsHundredDreams   11 février 2021
La tempête, qui aveugle le ciel
De ses flocons tourbillonnants,
Ici, hurle comme une bête,
Là, crie comme une enfant ;
Elle s’engouffre sous le chaume
De notre vieux toit branlant,
Et soudain, frappe à notre fenêtre,
Tel un voyageur égaré, implorant.

Alexandre POUCHKINE
Epigraphe du roman
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boudiccaboudicca   15 septembre 2019
Sacha regarda sa sœur. Il ne l’avait jamais trouvée délicate, mais toute douceur avait disparu d’elle. Elle n’était plus qu’esprit vif, membres robustes, avec une présence farouche, presque provocante malgré les lourdes robes encombrantes. Elle était à la fois beaucoup plus féminine qu’elle ne l’avait jamais été, et beaucoup moins. Une sorcière. Le mot lui était apparu de lui-même à l’esprit. C’est ainsi que nous appelons ce genre de femmes, parce que nous n’avons pas d’autre nom.
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aurianebrouardaurianebrouard   01 février 2021
« Que je disparaisse dans la nuit, pour retourner dans une chambre verrouillée du palais d’Olga, pour y soigner mon linge sans délai, dire mes prières le matin, et user de mes faibles charmes pour séduire de nobles garçonnets ? Tout cela pendant que Soloveï se languit dans la cour ? Comptes-tu vendre mon cheval ou le garder pour toi, quand j’entrerai au terem ? Tu es un moine. Je ne te vois pas pour autant au monastère, frère Aleksandr. N’es-tu pas censé cultiver ton potager, chanter, prier sans relâche ? Au lieu de quoi tu es ici, et le plus proche conseiller du grand-prince de Moscou. Pourquoi toi, frère ? Pourquoi toi et pas moi ? » Elle haussa les épaules ; le flot de ses paroles l’avait surprise elle-même.
Sacha ne répondit pas. Elle comprit qu’il s’était répété exactement la même chose dans ses réflexions silencieuses au monastère, arguments et contre-arguments, et qu’il n’avait pas plus qu’elle la réponse. Il la regarda avec une perplexité franche et affligée qui lui brisa le cœur.
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