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ISBN : 2246852587
Éditeur : Grasset (02/01/2015)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Kandiotis ! Kandiotis ! Kandiotis ! La France résonne du nom du richissime mécène Kandiotis, invité au journal télévisé de 20h pour annoncer le don à la France de deux tableaux, l’un de Picasso, l’autre de Braque, qui portent le même nom, Juliette dans son bain.
Est-il possible de bâtir une grande fortune sans se faire d'ennemis ? Voilà la question à laquelle Ronald Kandiotis se voit confronté sitôt cette glorieuse annonce faite : sa fille Lara est enlevée ! ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  15 juin 2015
Le présentateur du « 20 heures » est particulièrement fier ce soir-là d'accueillir dans son journal le milliardaire Ronald Kandiotis réputé pour être distant avec les médias. Alors qu'il annonce en direct qu'il fait don de deux tableaux signés Picasso et Braque, l'un et l'autre, intitulés « Juliette dans son bain » au musée des Arts du XXème siècle, il n'imagine pas que sa fille sera kidnappée le lendemain. L'Association des Victimes de Ronald Arkady Kandiotis, qui revendique l'enlèvement, ne demande pas de rançon mais exige que paraissent dans la presse nationale dix textes dévoilant le passé secret et peu glorieux du richissime mécène. Commence alors l'insupportable attente, la lente remise en question d'un homme puissant progressivement gagné par le doute, peu à peu rattrapé par des souvenirs qui, s'ils s'étalaient sur la place publique, ruineraient à jamais sa réputation.
Une lecture passionnante dans sa première moitié, mais je me suis rapidement ennuyée à la description des turpitudes de notre homme qui ne m'ont pas parues d'un grand intérêt.
En conclusion, un roman très moyen, sauvé heureusement par la qualité d'écriture toujours au rendez-vous. Metin Arditi nous a habitués à de tellement bons livres que celui-ci fait presque tache dans son oeuvre.
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traversay
  12 janvier 2015
Selon wikipédia, "Metin Arditi est un écrivain de l'intime dont tous les livres traitent des mêmes thèmes : la difficulté de la filiation, la solitude et l'exil." Plutôt pas mal vu, non ? Et confirmé par son dernier livre Juliette dans son bain qui s'intéresse à un homme d'affaires richissime, mécène admiré (le titre du roman fait référence à deux tableaux fictifs de Braque et de Picasso, portraits du même modèle) et père d'une fille qui vient d'être enlevée. L'originalité vient de la demande des ravisseurs : pas une rançon mais la publication régulière de textes dans les journaux revenant sur le passé du magnat et l'accusant de ne pas être aussi propre qu'il le prétend. A partir de ce postulat, Arditi concocte un suspense qui est moins policier qu'identitaire car ce qui l'intéresse est avant tout de comprendre les motivations de cet homme mystérieux et secret, s'il est une sorte d'imposteur voire d'escroc ou une victime des médias et de l'opinion publique tant ceux-ci s'acharnent sur un homme déjà à terre sous prétexte qu'il ne pourrait avoir réussi sans une once de malhonnêteté. Comédie sociale, Juliette dans son bain est plus proche de Prince d'orchestre que de ses romans "historiques" tels le Turquetto ou La confrérie des moines volants. C'est bien entendu une question de point de vue mais ces deux derniers livres ont davantage de densité et de couleurs narratives qu'un récit contemporain comme Juliette dans son bain. Lequel se lit très vite, cela ne souffre pas de contestation, mais laisse une impression mitigée eu égard à l'attente que suscite l'un des meilleurs écrivains francophones de ces dernières années.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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MMChretien
  25 octobre 2015
Avec Juliette dans son bain, Metin Arditi propose un curieux mélange, difficile à définir, entre roman policier et critique sociale. Il y dévoile le parcours en apparence exemplaire d'un self-made man issu de la haute bourgeoisie parisienne, faisant alors des incursions dans le monde de l'art et du mécénat, dans les sphères de l'entrepreneuriat, de la spéculation et des stratégies de développement des sociétés, ou encore dans celle des médias.
Parti d'une petite entreprise familiale spécialisée dans l'alimentaire, Ronald Kandiotis a bâti un empire immobilier grâce à son astuce et son habilité aux négociations et aux excellents montages financiers. Devenu mécène et bienfaiteur auprès des jeunes artistes et des institutions culturelles et muséales, à qui il fait des dons remarquables, il est encensé par la critique et les médias et présenté comme un homme exemplaire, salué pour sa générosité et son altruisme. Pourtant, l'enlèvement de sa fille au lendemain d'une interview télévisée très attendue en raison de sa rareté, va venir ébranler l'édifice de la figure publique et médiatique du milliardaire, dont les largesses et les bienfaits semblent avoir réveillé ses ennemis.
Si l'intrigue policière constitue là la trame du récit, avec une enquête conduite sur un peu plus d'un mois pour retrouver la trace de l'adolescente disparue, elle n'est pour autant qu'un prétexte qui sert à l'exploration du parcours, de la personnalité et de la psychologie de Kandiotis. C'est lui qui intéresse l'auteur, qui s'applique à dresser son portrait dévoilant pan par pan les différentes facettes de son personnage au fil de nombreux retours dans le passé, de l'évocation de ses souvenirs, et à la faveur du chantage épistolaire dont il est la victime. En effet, la libération de Lara, dont l'enlèvement est revendiqué par une mystérieuse Association des Victimes de R. Kandiotis (l'AVRAK), est soumise pour toute rançon à l'apposition de la signature de son père, valant comme reconnaissance et acceptation, au bas de dix lettres envoyées et publiées dans la presse nationale à raison d'une par semaine. Chacune de ces lettres, dénonçant et mettant en lumière des pratiques peu avouables, des coups bas, des choix destructeurs voire criminels dont Kandiotis aurait été l'auteur tout au long de sa vie, vient alors écorner le parcours exemplaire et le portrait sans tache de l'homme, révélant un caractère intransigeant, impitoyable, égoïste, opportuniste, et ne reculant devant aucune trahison ou humiliation pour arriver à ses fins.
Au fil de la déconstruction progressive de la figure du personnage, le roman s'attache à montrer la multiplicité des vérités et des réalités perceptibles autour d'une même vie, d'une même personne, de mêmes événements, qui peuvent apparaître sous des jours très différents selon l'angle et le point de vue choisis : la réalité intime et personnelle vécue de Kandiotis lui-même, dévoilée à travers les souvenirs qui lui reviennent en mémoire tout au long du roman, celle de ses proches qui viennent apporter leur éclairage et leur regard extérieur, et les vérités peu reluisantes dénoncées dans les lettres de l'AVRAK, et relayées par les médias. Ces derniers occupent d'ailleurs un rôle primordial dans le roman, qui, parsemé d'extraits d'articles publiés dans leurs colonnes autour de l'affaire Kandiotis, allant de l'éloge à l'opprobre en passant par l'apitoiement ou le procès, rappelle le pouvoir des médias de faire et défaire les notoriétés et les réputations, leur capacité tant à brosser les personnalités dans le sens du poil qu'à alimenter soudainement les grands déballages publics. « L'odeur du sang, se dit François. Les appétits s'aiguisent ».
A travers la figure du mécène, Arditi mène également une réflexion sur le don et la démarche qu'il induit lorsqu'il émane d'un personnage richissime comme Kandiotis. La générosité dans son cas peut-elle être totalement désintéressée et altruiste ? Au fur et à mesure de la chute médiatique du collectionneur, le lecteur découvre qu'un don en apparence désintéressé peut alors masquer des réalités et des motivations plus complexes. Moyen de diversion, il peut permettre de cacher, de détourner l'attention sur un fait ou des pratiques peu avouables, ou de se dédouaner de quelque chose ; Intéressé, il peut être une façon de se valoriser, ou effectué dans l'attente de quelque chose en retour, d'une reconnaissance sociale et médiatique ; Calculateur enfin, le don peut avoir pour objectif de créer une dépendance de la part de celui qui reçoit, une sorte de dette envers celui qui donne, confinant alors à la manipulation. Soudainement, la générosité et les bienfaits du milliardaire seraient forcément le signe d'un manque d'humilité, du sentiment d'être au dessus des autres et d'appartenir à une humanité à part.
Malheureusement, malgré ces questionnements intéressants, le roman se déploie selon une trame et une structure morcelées et décousues, qui trimballent le lecteur à travers les expériences vécues et les souvenirs croisés de multiples personnages, sans qu'il en saisisse toujours le sens. Chaque court chapitre renvoie à une date précise, qui se poursuit parfois sur plusieurs chapitres tout en changeant de personnage : le milliardaire, la fille, l'épouse, la professeur de chant, l'avocat, les collaborateurs, les enquêteurs... Cette galerie de portraits plus ou moins fouillés s'apparente davantage à un défilé désordonné, à un enchevêtrement de petites histoires, qui ne flattent en rien l'appétit du lecteur à la résolution de l'enquête policière, et à peine plus à la compréhension du personnage de Ronald. Les événements et les rencontres des uns et des autres font ressurgir des souvenirs vécus, qui déboulent sans préavis dans le récit, qui eux-même renvoient à d'autres souvenirs antérieurs et produisent une imbrication, un fourmillement de faits, de temps et de lieux dont on saisit mal la cohérence. Mais où Arditi veut-il en venir avec ses multiples destins qui semblent n'avoir pas toujours de rapports entre eux ? La fin du roman le dira en reconstituant les liens au moment la résolution de l'enquête, mais hélas trop tard pour avoir réussi à garder l'attention du lecteur.
Un roman décevant donc de la part d'un auteur habituellement salué par la critique, dont il faudra découvrir peut-être davantage les précédents ouvrages.
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feanora
  05 mars 2015
Voici encore une étude de caractères dans le monde de l'art, assaisonnée d'un doigt d'action policière.
Ronald Kandiotis, richissime homme d'affaires, issu de l'immigration est passionné par la peinture. Ce fait lui a permis de devenir un généreux mécène.
Sa vie paraît lisse, rien à lui reprocher. Il a construit sa fortune d'une manière correcte en tentant de ne pas nuire à autrui. Il semble totalement irréprochable.
Il est père d'une fille dont il est très proche.
Alors qu'il annonce lors d'un interview , où il paraît extrêmement fatigué,à la télévision qu'il fait don de deux toiles qui portant le même nom "Juliette dans
son bain" l'une peinte par Picasso, l'autre par Braque, au musée des Arts du XXème siecle.
Au même moment, sa fille est enlevée par de mystérieux bandits. Aucune rançon en argent n'est demandée.
Chaque semaine, Ronald Kandiotis devra avaliser un texte écrit par les ravisseurs, texte qui paraîtra dans des journaux nationaux.
Autour de lui, le ballet des amis et connaissances qui sont là soit pour l'aider, soit pour le démoraliser.
L'enquête de police est confiée à une femme et avancera avec beaucoup de difficultés. Trouvera-elle le coupable?
Un livre qui permet de voir que chaque personne a une part d'ombre et de lumière.

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BarreEspace
  05 janvier 2016
le richissime mécène Kandiotis vient d'annoncer le don à la France de deux tableaux : l'un de Picasso, l'autre de Braque. Placé sous le feu des projecteurs avec ces dons , il va y rester puisqu'il va apprendre l'enlèvement de sa fille, Lara par une mystérieuse "association des victimes", association qui à pour but de révéler des informations que le riche Kandiotis auraient préféré garder pour lui. Info ou intox ? Un homme peut-il bâtir une fortune monumentale sans se faire de nombreux ennemis ou jaloux ? Qui est il vraiment ? Un généreux donateur ou un profiteur ? le jour où sa fille est kidnappée, une question nous viens immédiatement : Qui peut lui en vouloir à ce point et que leur a t-il fait ?
J'ai particulièrement aimé l'intrigue mais la trame est assez désorganisée et décousue. Roman intéressant dans la première partie mais qui deviens très vite lassant et répétitif.
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2015
Un artiste est un être imparfait. Mais au moment de son acte artistique, il se transcende. Il cesse de juger. Il entre en empathie avec le personnage et le dévoile dans toute sa vérité. Lorsque je regarde un tableau, quand je lis un roman, je m’identifie à ce personnage, et du coup j’accepte ma propre imperfection… Il faut aller au concert. Au théâtre. Au musée. Lire… Trois fois rien… Une fable de La Fontaine, Le Héron, ou Les Deux Coqs… On en ressort moins fanfaron…
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krzysvancokrzysvanco   17 février 2017
Mais voilà, cet homme incarne l'Autre. le lointain, ou, pour utiliser un mot d'origine grecque, le métèque. Celui qui vient d'ailleurs. Il est français mais différent. Il se mêle à nous, se fait passer pour l'un des nôtres, mais nous échappe. Pas question qu'il n'en paie pas le prix.

Tout ceci est atterrant.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2015
Seul l’immobilier offrait des possibilités d’affaires très conséquentes sans qu’il ait à s’entourer de grandes équipes, et au fil des semaines, la décision de s’y engager s’était imposée à lui de façon naturelle. Investir dans des biens réels était un acte prudent. Cela lui convenait. La branche était faite pour les solitaires de son espèce.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2015
Picasso avait peint son modèle dans des tons très sourds, des ocres, des bruns, des beiges et des jaunes passés. Braque était retourné au fauvisme et avait représenté Juliette par des traits forts et des aplats d’une grande violence, en usant de rouges cramoisis, de bleus, de jaunes, de verts et d’orangés. On ne pouvait imaginer deux façons plus différentes de peindre un même sujet.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2015
Laid mais riche. Laid mais brillant. Laid mais galant. Laid mais laid, c’est-à-dire fidèle, un homme qui serait content d’être accompagné par une femme comme elle… Il avait eu une façon de lui faire l’amour qui ne lui ressemblait pas, sans délicatesse, et pour tout dire, sans beaucoup penser à elle. Il lui avait fallu feindre. Rien de grave.
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Videos de Metin Arditi (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Metin Arditi
E.Couly reçoit Metin Arditi à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt pour son Dictionnaire amoureux de l'esprit français (Ed. Plon). « On ne considère en France que ce qui plaît », dit Molière, « C?est la grande règle, et pour ainsi dire la seule ». Partant de cet indiscutable constat, l?auteur de ce dictionnaire, lui-même amoureux comme personne de l?esprit français, examine d?une plume légère et souvent espiègle les diverses formes dans lesquelles s?incarne en France le désir de plaire : au fil des siècles se sont développés le goût du beau, bien sûr, mais aussi le principe d?élégance, le sens de l?apparat, le souci de légèreté, l?humour, l?art de la conversation, un attachement historique à la courtoisie, la délicatesse du chant classique « à la française », le penchant pour la théâtralité, l?amour du juste, le goût des barricades, du panache, oui, du panache, et, surtout, une exigence immodérée de liberté. Ce dictionnaire parle de Guitry et de Piaf, de Truffaut et de Colette, mais aussi de Teilhard de Chardin, Pascal, Diderot, Renan, Péguy, les prophètes qui ont nourri les artistes de leur pensée et les ont libérés dans l?exercice de leurs talents. L?esprit français a aussi ses interdits. Ne jamais être lourd... Ne pas faire le besogneux... Comment plaire, sinon ? Au fil des pages, ce dictionnaire rappelle que le goût des belles choses a un prix, qu?un tel bonheur ne vient pas sans facture. À défaut, l?esprit français ne serait pas ce qu?il est... Sans vouloir transformer un pays qui, c?est heureux, n?est pas transformable, on pourrait peut-être imaginer, ça et là, quelques mesures aptes à diminuer le montant de l?addition. À l?heure où chacun s?interroge sur la délicate question de l?identité du pays, ce dictionnaire rappelle combien l?esprit français est un cadeau.
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