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ISBN : 9782742799190
Éditeur : Actes Sud (01/08/2011)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 545 notes)
Résumé :
Se pourrait-il qu'un tableau célèbre - dont la signature présente une anomalie chromatique - soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait "le Turquetto" (le petit Turc) ?

Metin Arditi s'est intéressé à ce personnage. Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d'un employé du marché aux esclaves s'exile trè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  12 avril 2014
Et bien moi je me suis tout à fait laissée prendre à ce Turquetto, au point d'aller vérifier sur Wikipédia s'il recelait d'une pointe de vérité historique, ou juste de beaucoup de fantaisie chez l'auteur.
Résultat : pure littérature, et je dois avouer que ça me soulage... Pas que le Turquetto m'ait été particulièrement sympathique, mais l'idée d'avoir perdu presque toutes les toiles d'un peintre majeur De La Renaissance était profondément dérangeante.
Ce roman, puisque c'en est un, raconte l'histoire d'Elie, jeune garçon juif de Constantinople qui se fait passer pour chrétien dans la Venise de la Renaissance, afin de vivre un amour de la peinture que sa propre religion lui interdit. Pendant plus de 40 ans, il peint des portraits, mais aussi et surtout de très belles scènes bibliques, empreintes de douceur et d'humanité.
Cette vocation sincère l'oblige à constamment mentir et dissimuler, même à ses proches, le transformant en un personnage froid et énigmatique. Ce n'est donc à mon sens pas lui qui fait l'intérêt du livre, mais plutôt l'intrigue bien pensée, et aussi les intrigues tout aussi bien pensées de Venise hypocrite et calculatrice.
Art, religion, identité, mensonge, compassion, respect, manipulation, violence, le livre évoque tout cela, et plus encore... jusqu'à ce que le Turquetto dévoile La Cène et que tout change, à nouveau.
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latina
  04 septembre 2013
Difficile de concilier sa vocation pour la peinture et sa religion juive car il est écrit dans le Deutéronome « Tu ne représenteras rien ni personne ». Et pour un jeune garçon tel qu'Elie, c'est véritablement le drame. Il ne peut même pas pratiquer la calligraphie !
Difficile aussi de concilier l'amour pour son père et sa gêne devant sa maladie et son humiliation.
Voilà pourquoi Elie quitte Constantinople, en septembre 1531, dès le décès de son père. Il s'enfuit, se cache et arrive à Venise.
Nous y voilà, en 1574. Elie est devenu « le Turquetto », et aux yeux de tous, y compris de sa femme et de sa fille, il est chrétien. Reconnu, admiré encore pour quelques années, pour l'extraordinaire profondeur de ses tableaux bibliques ou profanes, pour les regards sereins qu'il peint, consolateurs de la solitude, pour la paix pleine de compassion. Oui, le Turquetto est un maître ! Il a d'ailleurs été élevé à bonne école, celle du Titien.
C'est alors qu'il peint « L'homme au gant », qu'on attribuera au Titien. C'est alors aussi qu'il peint « La Cène »...tableau par lequel le scandale arrive. Il ne fait pas bon être Juif en pays chrétien au 16e siècle...
Ce roman à la gloire de l'art, cette histoire de la difficulté de cohabitation des religions, cette ode au regard m'a plongée dans le monde riche et rempli de contradictions et d'hypocrisie du 16e siècle. J'ai suivi avec intérêt la naissance d'une vocation et la fin d'une carrière.
Mais curieusement, je n'ai pas été « emportée ». C'est avec une certaine distance que j'ai parcouru la vie du Turquetto. Pourquoi ? Peut-être y avait-il trop d'informations, trop de personnages de tous bords, trop de débuts de descriptions psychologiques sans approfondissement...
Peut-être y gagnerais-je à le relire, plus tard. le 16e siècle m'attendra, tapi à l'ombre de ses doges, de ses ruelles malodorantes, du haut de sa magnificence, aussi.
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caro64
  17 janvier 2012
C'est par une note au lecteur que Metin Arditi introduit son nouveau roman. A elle seule elle suffit à susciter l'envie de dévorer ses quelque trois cent pages. le postulat est le suivant : un tableau célèbre conservé au Louvre – dont la signature présente une discrète anomalie chromatique – serait l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres De La Renaissance vénitienne. Un égal de Véronèse, un élève prodige de Titien lui-même que le grand maître surnomma ‘ le Turquetto ', le petit Turc. La petite histoire en appelle une grande, celle d'un destin mouvementé que Metin Arditi conte avec ferveur.
Ainsi débute le récit d'une passion, celle d'Elie Soriano. né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople vers 1519), qui ne peut concevoir de vivre sans dessiner. A la mine de plomb ou au pinceau, il veut saisir l'autre. Pénétrer son âme, la comprendre et la révéler, dans toute sa vérité. Mais les lois sacrées des Juifs et des Musulmans lui interdisent la représentation. Alors, pour assouvir sa passion, l'artiste triche, renie ses origines et fuit très jeune en Italie. A Venise, il masque son identité, fréquente les ateliers du Titien, et connaît une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto. Il offre aux congrégations vénitiennes une oeuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d'art sacré byzantin. Pourtant, au sommet de sa gloire un malheureux incident fera basculer son formidable destin.
C'est avec une grande force et une érudition inspirée que Metin Arditi nous entraîne inlassablement dans le tourbillon de cette vie aux identités multiples. En conteur averti, il dépeint, au coeur des rivalités et des fastes De La Renaissance, le destin d'un artiste dont le talent égale l'inspiration. Entre ombre et lumière, avec force détails, il met en perspective l'art pictural avec les contradictions du pouvoir, de la religion et de la filiation.
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Eve-Yeshe
  29 juillet 2017
Je retrouve cet auteur, dont j'ai bien aimé » La confrérie des moines volants », avec un immense plaisir.
J'ai beaucoup aimé ce roman, car il s'agit bien d'un roman, bien que Metin Arditi nous propose une note au lecteur concernant un portrait attribué à Titien : « L'homme au gant » où il semblerait que la signature Ticianus soit peinte de deux couleurs différentes. de là, naît la légende du Turquetto.
Cette histoire est passionnante, tout d'abord, elle est écrite d'une façon tellement prenante que le premier réflexe est d'aller vérifier si le Turquetto a vraiment existé (cf. les nombreuses recherches en ce sens sur Google).
D'autre part, cet enfant Elie, de confession juive, la famille ayant fui l'Espagne pour émigrer en Turquie (musulmane) et le père vit dans un quartier où se retrouvent aussi des chrétiens orthodoxes, des Arméniens et travaille pour un marchand d'esclaves, notamment des jeunes filles destinées aux harems.
Elie a honte de son père qui est malade et n'a qu'une seule envie : dessiner, peindre. Or la religion juive interdit la reproduction qui sous-entendrait oser se comparer à Dieu. Il va apprendre la calligraphie chez un musulman Djelal, mais c'est considéré par son père comme une transgression.
A la mort de son père, il fuit à Venise pour apprendre la peinture auprès de Titien en prenant un nom grec et se faisant passer pour un chrétien car à Venise les juifs sont des parias et doivent porter le bonnet jaune et vivre dans un ghetto.
Un très beau roman sur la quête de l'identité, sur la transgression, sur la religion catholique à cette période et son intransigeance, son intolérance, avec deux personnages à l'opposé l'un de l'autre : le cardinal Gandolfi chrétien tolérant et le juge Scanziani, véritable inquisiteur, rusé, manipulateur.
Metin Arditi nous livre un portrait sans concession de Venise au XVIe siècle, avec les arrivistes de tout poil qui veulent se faire un nom, tel Cuneo, mais aussi sur la peinture, la représentation des scènes bibliques.
Ce Turquetto m'a beaucoup plu avec sa quête spirituelle, sa recherche de l'identité, qui tente d'allier des dogmes de chaque religion de les faire coexister, une quête bien d'actualité par ces temps où l'on tue au nom de Dieu, où certains parlent de reconstruire El Andalous. La religion, n'est-ce pas ce qui nous relient ?
L'atmosphère m'a rappelé un roman que j'ai beaucoup aimé de Amin Maalouf : « Léon l'Africain » obligé de quitter l'Andalousie? Reconquista oblige pour s'exiler à plusieurs reprises.
J'aime beaucoup ce genre de récits, c'est une époque et des thèmes qui m'intéressent, donc je continuerai à lire l'oeuvre de cet auteur dont l'écriture est pleine de magie.
Un lien intéressant: https://www.littera05.com/rencontres/metinarditi.html
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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solasub
  23 janvier 2012
Je n'ai pas fini ce livre dont j'ai lu hier la première partie... et je ne sais pas si je le finirai.
Pour moi, la lecture est un acte d'amour, un échange qui suppose qu'une connexion s'établisse, que le lecteur s'abandonne à la séduction ; or, ici, rien ne (se) passe, si ce n'est un profond ennui mêlé à une sourde exaspération.
Je partais pourtant facilement conquise : la renaissance italienne, le XVIème s. et le lien littérature/peinture sont trois passions qui ont aussi constitué mes champs d'étude... Mais quelle déception!
Dès les premières pages (la page 18 est assez insupportable et très représentative), l'overdose des points d'exclamations, qui tentent maladroitement de construire l'intériorité des personnages à défaut de maîtrise du discours indirect libre, a provoqué chez moi un rire nerveux ; c'est assez gênant, étant donné le manque total d'humour de ce récit...
Quant à l'érotisme de pacotille mettant en scène des jeunes filles (ou plutôt des enfants!) de douze ans, et convoquant les pires poncifs : le harem, le lesbianisme... Certes, page 66, l'auteur semble se souvenir que "c'est pas bien, l'esclavage" et ajoute in extremis une petite anecdote tire-larme, ce qui ajoute l'hypocrisie à l'ensemble.
En ce qui concerne l'exotisme de Constantinople, je pense que la lecture du Guide du Routard m'apporterait plus de dépaysement : aucun univers ici, aucune odeur, aucun bruit, aucune matière, aucune couleur (ce qui est assez paradoxal lorsqu'on prétend raconter la vie d'un peintre) : quel manque de corps! (à part celui des jeunes filles dont j'ai déjà parlées...)
Tout ceci à travers une construction boiteuse, une structure qui manque de rythme malgré la brièveté des chapitres, des incohérences narratives : en une demi-page, le héros abandonne le projet mis en place sur plusieurs chapitres et part à Venise : pourquoi, comment? On n'en saura rien. Je ne sais pas non plus pourquoi une ellipse de 43 ans sépare les deux premières parties, sans justification particulière, provoquant l'abandon de la plupart des personnages "installés" au début ; on l'apprend peut-être plus tard... mais il faudrait pour le vérifier que je poursuive et je doute d'en avoir le courage...


Lien : http://solasubnocte.blogspot..
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critiques presse (1)
LaPresse   12 septembre 2011
L'intolérance religieuse en ce qu'elle a de plus abjecte est le thème du sixième roman de Metin Arditi, Le Turquetto, un ouvrage fascinant et superbement écrit qui nous entraîne dans le monde de la peinture vénitienne du XVIe siècle.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
faruk1868faruk1868   25 avril 2015
Je vais vous résumé ce livre, que j'ai lu avec passion.

Élie est un juif ne A l'empire ottoman a constantinople dans des terres musulmanes vers les annee 1519.
Son pere est un marcahnd d'esclaves.
Elie amait beaucoup djalal baba un calligraphe...
Elie qui adoraut peindre ne pouvait pas pratiquer cette activité a cause de sa religion. le judaisme interdit les representation de personne ou danimal ou de n'importe quel etre vivant ou de paysage.
Sami soriano, son pere etanr mort , il voulait quitter l'empire afin daller a venise pour pratiquer sa passion.
Il se fait passer pour un chretien qui se nomme ilias troyanos.
Fesant parti de l'atelier de titien il devient tres vite un grand peintre tres connu avec pour surnom "le turquetto".
Il se marie avec une chrétienne qui est stefania.
Leglise de venise commanda un grand tableau : "cène".
Tout les vénitien impassiant de voir l tableau de ce grand peintre sont surpris.
Le tableau representait jesus avec ses 12 apôtres :
Mais elie avait représentées ces 12 apôtres avec les trait de visage des grand peintre.
- Elie s'était representer comme etant judas.
- titien etait representer deux fous sur le tableau
- il y avait Carpaccio, Del Piombo et plein d'autre. ..

Ce tableau rend Tisi ( un voyou ) tres incertain de la religion d'élie... ( le fait qu'élie se montre comme judas...
Pour en etre sur, un soir les hommes de tisi s'abatirrent sur élie et le plaqua au sol. Un qui tenait une lanterne eclaira ses compagnons pebdant qu'il verifierent la partie intime d’Élie..
Ils comprennent que le Turquetto était juif car il était circoncis.
Après ceci Élie avoua a Stephania qu'il est juif.
Quelques jours plus tard la police arrêtèrent Élie et un procès pour hérésie fut ouvert contre le Turquetto.
Après plusieurs semaines Élie a été condamné à mort.
Le jour de sa condamnation, Corrado, le garde découvrit que l'homme condamné n'est pas le Turquetto. Ce jour même Gandolfi, le nonce fut découvert mort dans son bureau. Élie étant accusé comme coupable de cette mort subite quitta alors Venise et s'enfuit vers Constantinople après tant d'années. les vénitiens cherchèrent Élie a Constantinople.
Élie retrouva Zeytin Mehmet qui devient son meilleur ami, car Mehmet sauva Élie de se faire repérer par Scanziani, le juge inquisiteur.
Il a déguiser un vieux turc ayant perdu la moitié de sa tête en Élie..
Quand Zeytin Mehmet meurt Élie étant triste et qui se sentit traitre a cause de son père veut visiter son père dans le cimetière.
Après tout ceci, Élie prend la place de Zeytin Mehmet en mendiant le reste de sa vie...


C’est un roman écrit en langage soutenu avec quelquefois des passage en différentes langage..

J'ai bien aimé mais il y a beaucoup de personnage, il y a presque un nouveau personne chaque "chapitres".
Mais sinon dans l’ensemble c’est un roman dont j'avais hâte de savoir la suite de l'histoire...
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caro64caro64   17 janvier 2012
Elie avait représenté les douze apôtres sous les traits des plus grands peintres de Venise. Titien apparaissait deux fois. A l'extrême gauche du tableau, il était peint dans le vieil âge qu'il avait désormais, en dialogue avec le Véronais, sous l'œil attentif des frères Bellini. A l'autre extrémité du tableau, il était représenté en pleine jeunesse, les yeux tournés vers le personnage situé tout à droite. Ce dernier, l'air inquiet, regardait le spectateur, le bras gauche, écarté vers le sol. Sa main enserrait une bourse de cuir rouge. C'était Judas. Elie l'avait représenté sous ses propres traits. [...] Le premier choc passé, les qualités de la toile apparaissaient mieux encore. Elie avait utilisé des huiles très fines, et cela lui avait permis de peindre en transparence, par couches superposées. Pour les carnations, il avait choisi un blanc de Saint-Jean très dilué, et cela donnait aux visages un effet nacré d'une grande douceur. A la beauté des couleurs s'ajoutait la précision du trait. Les personnages étaient vivants, vibrants, prêts à surgir de la toile. Le tableau montrait l'art du Turquetto à son sommet.
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miladomilado   15 septembre 2012
- Tu as blasphémé, et alors ? Tu sais ce que ça veut dire blasphémer ? Tu parles le grec, il me semble ?
Elie fit oui de la tête.
- Alors ! QU'est-ce que ça veut dire ? Dis-le !
- Nuire à la renommée.
- Nous y voilà ! Pas insulter Dieu ! Pas cracher sur la croix ! Bavarder et rien de plus ! Dans sa vanité, notre Église fait passer sa renommée avant ses bienfaits !
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MoanMoan   18 mai 2014
Dans de tels moments, il aurait tout donné pour pouvoir peindre. Peindre, peindre, et peindre encore. Ecouter le bruit de la brosse sur la toile... Respirer les odeurs de vernis... Voir ses mains couvertes de couleurs ... Ressentir la fatigue du bras...
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Eve-YesheEve-Yeshe   30 juillet 2017
Le garçon éprouvait un bien-être immense lorsqu’il se trouvait chez Djelal. La calligraphie l’apaisait. Sa rigueur le rassurait. Il aimait l’effort qu’elle exigeait de lui, la possibilité qu’elle lui offrait de dessiner de façon à la fois précise et pleine de fantaisie. P 37
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Vidéo de Metin Arditi
E.Couly reçoit Metin Arditi à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt pour son Dictionnaire amoureux de l'esprit français (Ed. Plon). « On ne considère en France que ce qui plaît », dit Molière, « C?est la grande règle, et pour ainsi dire la seule ». Partant de cet indiscutable constat, l?auteur de ce dictionnaire, lui-même amoureux comme personne de l?esprit français, examine d?une plume légère et souvent espiègle les diverses formes dans lesquelles s?incarne en France le désir de plaire : au fil des siècles se sont développés le goût du beau, bien sûr, mais aussi le principe d?élégance, le sens de l?apparat, le souci de légèreté, l?humour, l?art de la conversation, un attachement historique à la courtoisie, la délicatesse du chant classique « à la française », le penchant pour la théâtralité, l?amour du juste, le goût des barricades, du panache, oui, du panache, et, surtout, une exigence immodérée de liberté. Ce dictionnaire parle de Guitry et de Piaf, de Truffaut et de Colette, mais aussi de Teilhard de Chardin, Pascal, Diderot, Renan, Péguy, les prophètes qui ont nourri les artistes de leur pensée et les ont libérés dans l?exercice de leurs talents. L?esprit français a aussi ses interdits. Ne jamais être lourd... Ne pas faire le besogneux... Comment plaire, sinon ? Au fil des pages, ce dictionnaire rappelle que le goût des belles choses a un prix, qu?un tel bonheur ne vient pas sans facture. À défaut, l?esprit français ne serait pas ce qu?il est... Sans vouloir transformer un pays qui, c?est heureux, n?est pas transformable, on pourrait peut-être imaginer, ça et là, quelques mesures aptes à diminuer le montant de l?addition. À l?heure où chacun s?interroge sur la délicate question de l?identité du pays, ce dictionnaire rappelle combien l?esprit français est un cadeau.
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