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EAN : 9782330012564
372 pages
Éditeur : Actes Sud (22/08/2012)
3.35/5   188 notes
Résumé :
Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu’il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d’orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée. Aux déceptions et revers qui s’ensuivent il oppose la certitude de son destin d’exception. Mais les blessures les plus anciennes se rappellent à son souvenir. L’insidieux leitmotiv des Kindertotenlieder – Les chants des enfants morts – de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
3,35

sur 188 notes

Patsales
  29 janvier 2021
Le chef d'orchestre est beau. Et puis, il n'est pas mauvais, ce qui ne gâte rien. En fait, il a tout; il perdra donc beaucoup. Salieri s'indignait de ce que le divin Mozart fût selon lui un gamin vulgaire. Arditi ne s'indigne ni ne s'étonne et dresse le portrait d'un coeur sec pourtant capable de submerger d'émotion ceux qui l'écoutent. Alexis Kandilis s'ennuie de plus en plus en conduisant l'orchestre mais son professionnalisme renverse tout. Ses admirateurs ne sont pas de faux mélomanes trompés par une réputation usurpée: non, l'exaltation des auditeurs ne se mesure pas à l'enthousiasme du maestro.
Certes, une contrariété peut aider. Kandilis dirige l'orchestre avec une ferveur poignante? C'est qu'il vient de se faire humilier et se demande comment reprendre la main. La musique est un art sublime, nous dit Arditi. Mais n'idéalisons pas celui qui la crée: Les chants les plus beaux sont peut-être les plus désespérés mais le désespoir peut naître de chaussures trop étroites et ne doit rien à la belle âme.
Kandilis est devenu chef d'orchestre pour avoir gloire et reconnaissance: la faille narcissique est la même pour tous ceux qui aspirent à commander et les musiciens ne sont pas faits d'une autre étoffe que les généraux, les chefs de parti ou les capitaines d'industrie (comme on dit quand on a un peu honte).
Et quand la musique se fait moins bonne fille, le musicien cesse de diriger pour mieux jouer : la roulette, croit-il, finira bien par lui obéir au doigt et à l'oeil. Erreur funeste : Kandilis perd femme, mère, argent , pouvoir et illusion. Mais gare au fantasme de l'artiste maudit qui renaît de ses cendres ! Kandilis, dépossédé de tout, renoue avec la musique : Ah ! Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie ?
La morale de l'histoire est tendrement cynique : mettez les pervers narcissiques à la musique. Les saloperies qu'ils feront auront un peu moins d'impact que s'ils écumaient d'autres milieux. Et à leur coeur défendant, ils pourront vous rendre heureux. Parce que la musique se fiche de qui la sert : « … il s'élevait à cet instant de la salle un extraordinaire bonheur de vivre. »
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caro64
  06 septembre 2012
Dans " le Turquetto," Metin Arditi parlait de peinture avec l'assurance et les connaissances d'un spécialiste, dans ce roman, il nous plonge dans l'univers de la musique, un monde qu'il connaît bien. On assiste à la chute vertigineuse d'un compositeur devenu chef d'orchestre , sur l'insistance de sa mère, dans le but d'obtenir la gloire. Mais comment faire lorsque le succès n'est plus ?
Alexis Kandilis est un célèbre chef d'orchestre de renommée mondiale, c'est aussi un homme odieux, imbu de sa personne, qui aime traiter les autres comme des moins que rien – ce qui lui paraît le plus normal du monde puisque les autres ne sont rien par rapport à lui. Il est au sommet de son art et exige que chacun le traite comme la personne la plus importante qui soit. Pour toucher à la "gloire absolue", il lui manque juste de décrocher enfin l'enregistrement du"coffret du siècle", dit le B16, à savoir l'essentiel de Beethoven dont la vente estimée à un million de disques s'ajoutera à celle de la trentaine de CD que le Maître a déjà à son actif. Or le Maestro n'est pas sans failles ni faiblesses. L'air obsédant du Chant des enfants morts de Mahler lui revient ainsi à tout moment, rappel d'un accident en son enfance. Et puis son orgueil ombrageux lui joue des tours. Une mauvaise critique dans la presse et, surtout, l'humiliation en public de l'un des musiciens de l'orchestre qu'il dirige, auront raison de sa notoriété. Kandilis sera déchu. À partir de ce moment, les musiciens , comme un seul homme, n'auront de cesse de l'humilier à leur tour. Lorsque l'on blesse l'un d'entre eux, ils réagissent tous ensemble contre la personne mal intentionnée. Kandilis va rapidement tomber de son piédestal et sa chute sera vertigineuse. On met des années à atteindre le sommet, mais le moindre faux pas peut nous faire sombrer très rapidement. Saura-t-il faire face à ses fragilités et devenir un autre ?
Laissez-vous emporter par ce roman et par sa fin inoubliable. Sans rien dévoiler, je peux vous assurer que vous serez envoûté par la musique présente tout au long du récit. Ce texte sonne comme une partition. Les mélodies nous envahissent malgré nous avec grand plaisir. de cette écriture rythmée, nous suivons Kandilis, sommes témoin de ses mauvais choix, conscients contrairement à lui des mauvais sentiers qu'il emprunte. On ne peut pourtant s'empêcher de le suivre à chaque pas, conduit par l'auteur qui devient ici lui-même, le chef d'orchestre de son roman.
Metin Arditi affirme une nouvelle fois sa puissance narrative et sa profonde expérience de la fragilité humaine, telle que la transcende, et s'y régénère, l'inépuisable sacralité de l'art. Il signe un roman puissant et hypnotique.
De quoi laisser le lecteur interdit devant la fatalité du destin d'Alexis Kandilis !



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si-bemol
  01 août 2018
"Prince d'orchestre", ou le récit d'une chute...
Avec ce roman, Metin Arditi brosse le portrait d'un chef d'orchestre au faîte de sa gloire qu'un simple mouvement d'humeur (l'humiliation de l'un de ses musiciens), combiné à un tempérament méprisant et hautain, précipite brutalement dans les abîmes.
J'ai trouvé pertinente et sensible l'analyse de ce caractère éminemment narcissique et auto-centré, de ses failles secrètes et de son orgueil d'enfant blessé ; et j'ai beaucoup aimé également ce portrait de musicien au talent exceptionnel, sa relation si profonde et si juste à la musique et aux oeuvres, et l'immersion au coeur du travail de direction d'orchestre que nous propose Metin Arditi.
La dernière partie du roman, en revanche, m'a laissée pour le moins dubitative... Qu'est donc allé faire Arditi dans la galère de ce trio amoureux ("amoureux" ?) parfaitement improbable, et qui ne m'a pas convaincue une seconde ?...
"Prince d'orchestre" restera cependant pour moi une lecture agréable, un "moment musical" dont je garderai un bon souvenir.
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argali
  06 septembre 2012
Alors que chaque concert lui vaut un triomphe et qu'il se trouve au sommet de sa gloire, le chef d'orchestre Alexis Kandilis commet une indélicatesse dont les conséquences pourraient être irrémédiables. Sa réputation est ébranlée. Aux déceptions et revers qui s'ensuivent, il oppose la certitude de son destin d'exception. Mais les blessures les plus anciennes se rappellent à son souvenir. L'insidieux leitmotiv des Kindertotenlieder – Les chants des enfants morts – de Gustav Mahler lui chuchote sans répit le secret qu'il voudrait oublier. La chute est inexorable. Seules l'amitié ou la confiance de quelques proches semblent l'ouvrir à une autre approche de son talent, susciter en lui un homme nouveau, dont la personnalité glisserait de la toute puissance à la compassion, de l'arrogance à l'empathie profonde. Se dessine peut-être une métamorphose…
Mon avis :
Cette lecture m'a troublée.
D'abord, j'avais tellement aimé « le Turquetto » que j'espérais me replonger dans une atmosphère similaire. Ce ne fut pas le cas. La Suisse du vingt et unième siècle ne ressemble en rien à la Venise de la Renaissance, et le microcosme des orchestres philarmoniques d'aujourd'hui est très différent des ateliers de peinture d'alors.
Ensuite, très vite le personnage principal m'a indisposée. En quelques traits finement acérés, Arditi le rend prétentieux et suffisant d'emblée. Et cela ne s'améliorera pas au fil des pages. Là où le Turquetto prenait son destin en main, Alexis Kandilis est balloté au gré des événements, accusant la terre entière de ses malheurs sans jamais se remettre en question.
Et puis, il y a la musique. La vraie maîtresse de Kandilis, celle à qui il a tout sacrifié. Et ce « Chant des enfants morts », obsédant, qui le poursuit et que je me devais de découvrir pour comprendre le propos. A la première écoute, je l'avais déjà dans l'oreille et sa mélancolie est venue me hanter tout au long du livre.
Mais malgré l'antipathie profonde que j'ai ressentie pour cet homme, je n'ai pu m'empêcher d'espérer qu'il reprenne le dessus sur sa vie et ses pensées sombres et même de le plaindre parfois. Lui qui avait construit sa vie et sa réputation à force de volonté, de privation et d'orgueil, quasiment seul contre tous, comment avait-il pu faire un faux pas tel qu'il risquait de ruiner sa vie ?
Fierté, orgueil, égoïsme cynique, assurance et abus de position dominante sont ici des actes vils nécessitant une punition. Kandilis est un héros tragique à la fois coupable et innocent. Coupable car aveuglé par ses passions et innocent car il est le jouet du destin. S'enfermant dans sa chambre d'hôtel puis dans l'appartement, le destin le condamne à rester enfermé, comme dans les tragédies antiques. Plusieurs fois, il aura l'occasion de réaliser une introspection mais jamais il ne réfléchira à ses actes. Il tentera vainement de lutter mais restera jusqu'au bout enfermé dans son aveuglement. Ses rares amis espéreront bien le ramener à la raison, parfaitement lucides quant à la situation mais là aussi ce sera l'échec. La lutte entre le maestro et son destin sera vaine.
Ce roman palpitant, à l'écriture envoutante, est aussi une réflexion sur la fragilité de la vie où rien n'est jamais gagné d'avance. Où les bleus au coeur, les plaies à l'âme que l'on tente de cacher, risque de nous rattraper un jour sans crier gare. Une réflexion sur la force du hasard aussi et la violence destructrice des passions. Un autre coup de coeur pour cet auteur !



Lien : http://argali.eklablog.fr
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andras
  23 janvier 2018
Mais bon sang, qu'est-ce qu'il lui a pris ? Metin Arditi avait écrit la moitié d'un sacré bon roman, pourquoi est-il allé tout gâcher dans la troisième et dernière partie ? Le roman raconte l'histoire d'Alexis Kandilis, un chef d'orchestre adulé, séducteur, acclamé dans les salles de concert les plus prestigieuses du monde, à qui il ne manque plus pour parachever son œuvre que d'enregistrer le "B16", c'est-à-dire les seize plus célèbres compositions pour orchestre de Beethoven. De façon insidieuse, certains événements de son enfance refont surface et viennent l'obséder sous la forme de quelques notes des Kindertotenlieder de Malher. La plongée aux enfers va commencer. Le style est sinon remarquable, du moins efficace et quand j'arrive la fin de la deuxième partie, je me réjouis d'avoir encore environ 200 pages à passer avec cet Alexis.
C'est alors que commence un autre roman, qu'on dirait presque écrit par un autre écrivain tant le style est différent et surtout tant on s'éloigne des promesses de la première moitié. Tout se délite, tout devient grotesque, pitoyable. J'ai l'impression que l'auteur ne croit plus à son roman et cherche une porte de sortie honorable sans rompre son contrat avec son éditeur. Des nouveaux personnages (Menahem et son fils, Kleiner) apparaissent mais comme s'ils étaient en marge du roman, d'anciens (comme Jenny, Anne, Ted, Sonia, Clio ...) disparaissent ou deviennent transparents. Les deux femmes (Tatiana et Pavlina) qui prennent en charge Alexis sont des caricatures tellement sont ridicules les scènes où elles interviennent.
Bien-sûr on peut trouver certaines similitudes entre ce qui arrive à Alexis, le chef d'orchestre et ce qu'il advient du roman de Metin Arditi (lui même chef d'orchestre au demeurant), c'est-à-dire un effondrement, un collapsus. Mais malheureusement cette éventuelle analogie ne rend pas la fin du roman plus crédible, ni plus intéressante. Je risque même l'hypothèse que la possible trop grande proximité de l'auteur et de son personnage ont fait échouer très près du but cette fiction qui, peut-être, se refusait à en être une.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   06 septembre 2012
La vie, c’est comme un train, reprit Tatiana. Il passe par toutes sortes de gares. Des gens descendent, d’autres montent… Mais il ne s’arrête jamais dex fois à la même gare. Jamais ! La seule chose que tu puisses faire, c’est changer de wagons. Tu peux aller de l’un à l’autre, parler aux voyageurs, tu peux faire des tas de choses. Mais ce n’est pas la peine de chercher les gares qui t’ont passer sous le nez.
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caro64caro64   06 septembre 2012
La blessure n'avait jamais cicatrisé. Elle avait été maquillée par un enrobage clinquant et vulgaire de concerts donnés à tour de bras, de gloriole, d'argent, tout cela suivi et amplifié jusqu'à la nausée par une armée d'obligés.
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luocineluocine   30 octobre 2012
Une ossature large et basse , des cheveux drus très bouclés , comme ceux des femmes qui venaient en Suisse faire des ménages , et un cou de paysanne
Alors elle faisait l'aristocrate, laissait tomber les mots du bout des lèvres et parlait vite, histoire de rappeler qui elle était. "Dans le camp des dames par le son et dans celui des bonniches par l'image ", lui avait lancé Alexis un soir de dispute.

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zazyzazy   29 août 2012
L'émotion que ressentait Kandilis était d'une autre nature. Une émotion feinte, qu'il avait appris à mimer avec talent.
Et comment aurait-il pu en être autrement ? Mêmes pièces jouées et rejouées. Mêmes grandes salles. Mêmes solistes. Grand répertoire repris, répété, resservi.
Tous ces morceaux avaient bouleversés Alexis. Ils l'avaient remué, ému aux larmes. Mais c'était il y a si longtemps....
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caro64caro64   06 septembre 2012
Les chefs d'orchestre sont narcissiques, ce qui est normal. Susceptibles, ce qui est acceptable. Et bien sûr irritables, ce qui est logique. Mais la façon avec laquelle maestro Kandilis traite les musiciens d'orchestre nous oblige à user d'autres mots. Le mépris et la dureté par exemple.
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