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Jean-Loup Bourget (Traducteur)Robert Davreu (Traducteur)Patrick Lévy (Traducteur)
EAN : 9782020798907
384 pages
Éditeur : Seuil (09/09/2005)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 89 notes)
Résumé :

Le système politique mis au point par l'Allemagne hitlérienne et la Russie stalinienne ne consiste pas en une simple radicalisation des méthodes dictatoriales. C'est un système entièrement original qui repose sur la transformation des classes en masses, fait de la police le centre du pouvoir et met en œuvre une politique étrangère visant ouvertement à la domination du monde. Animé par une logique de la déraison, il tend à la destruction complète de la sociét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Hindy
  04 janvier 2011
Le titre est limpide et quand on lit ce livre magnifique tout devient plus clair.
Un des plus grand livre sur la naissance du mal.
Il devrait être obligatoire !
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arcade_d
  12 juin 2017
Hannah Arendt est l'une des plus grande Philosophe du 20éme siècle. Elle donne une intelligence aigüe aux événements de deux derniers siècles. Et encore aujourd'hui en 2017, elle reste pertinente dans sa démarche.
La première chose que j'ai ressenti en lisant son origine du totalitarisme, c'est en sous-texte :
« He ho les mecs, Vous n'avez pas l'impression d'oublier la moitié de l'humanité ? On pourrait peut-être participer à l'ensemble des enjeux de l'humanité »
Ensuite « la montée des totalitarismes » réussi ces tour de force de faire comprendre que la rencontre des lumières, de l'industrialisation et du colonialisme aller nourrir l'esprit totalitaire.
J4ai eu l'impression en sortant de cette lecture d'être averti et de devoir être vigilant pour l'avenir, pour ceux qui viendront après nous.
Avec « l'homme Moderne », le travail d'Hannah Arendt est à lire et à relire.
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gabylis
  18 décembre 2017
Hannah Arendt nous propose dans ce texte dense et précis une analyse très approfondie du système totalitaire mis en place par Hitler et Staline.
J'en retiens, dans le désordre :
-Le mensonge, essentiel dans le système totalitaire vient appuyer " la fuite de la réalité vers la fiction, de la coïncidence vers la cohérence".
-La déresponsabilisation programmée et l'assujettissement par la terreur permettent la pérennité de ce système.
-Les différentes étapes menant à la domination totale sont le meurtre en l'homme de la personne juridique, puis de la personne morale, et enfin de l'identité unique de chacun.
-Les spécificités de l'idéologie totalitaire, qui se distingue de la tyrannie, sont la prétention à tout expliquer, l'émancipation de l'expérience, et l'ordonnancement en une cohérence déconnectée de la réalité.
-La désolation comme "expérience absolue de non-appartenance au monde", détruit la vie privée et provoque la perte du moi. C'est ce qui fonde la domination totalitaire.
En bref, un classique de la théorie politique, à avoir dans sa bibliothèque.
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venividiosculavi
  23 juillet 2018
Une tentative de modélisation des régimes nazi et soviétique, qui a fait l'unanimité dans les années cinquante lors de sa publication. le monde effaré par tant d'horreurs cherchait plus que tout à l'époque une explication rationnelle à l'apparition de ces monstres totalitaires. Depuis, de nombreuses critiques ont été émises aussi bien sur la méthodologie que sur le fond. Mais ce texte reste une référence historique incontournable.
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jironepalia
  28 août 2014
Brillante esprit du 20° siécle très grande originalité des idées et pertinence des analyses
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
DeleaturDeleatur   15 février 2020
Quant à Himmler, l'homme le plus puissant d'Allemagne après 1936 [...], ce n'était pas un bohème comme Goebbels, ni un sadique comme Streicher, un illuminé comme Rosenberg, un fanatique comme Hitler ou un aventurier comme Goering. Il démontra sa capacité supérieure à organiser la domination totale des masses en assurant que la plupart des gens ne sont ni des bohèmes, ni des fanatiques, ni des aventuriers, ni des sadiques ou des illuminés, ni des ratés, mais d'abord et avant tout des employés consciencieux et de bons pères de famille. [...]
L'homme de la masse, que Himmler organisa pour lui faire commettre les crimes massifs les plus monstrueux de l'histoire, ressemblait au philistin plutôt qu'à l'homme de la populace, il n'était autre que le bourgeois qui, dans les décombres de son univers, se souciait avant tout de sa sécurité personnelle, qui était prêt à tout sacrifier - croyance, honneur, dignité - à la moindre provocation. Rien ne s'avéra plus facile à détruire que l'intimité et la moralité privée de gens qui ne pensaient qu'à sauvegarder leur vie privée. Après quelques années de pouvoir et de mise au pas systématique, les nazis pouvaient proclamer avec raison : "La seule personne qui soit encore un individu privé en Allemagne, c'est celui qui dort".

Edition Points/Essai, p65-66
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DeleaturDeleatur   02 février 2020
Sur la naissance des mouvements de masse, précurseurs des régimes totalitaires (éditions Points/Seuil, p39) :

L'atomisation sociale et l'individualisation extrême précédèrent les mouvements de masse, qui attirèrent les gens complètement inorganisés, les individualistes acharnés qui avaient toujours refusé de reconnaître les attaches et les obligations sociales, beaucoup plus facilement et plus vite que les membres, sociables et non individualistes, des partis traditionnels.
En fait, les masses se développèrent à partir des fragments d'une société hautement atomisée, dont la structure compétitive et la solitude individuelle qui en résulte n'étaient limitées que par l'appartenance à une classe. La principale caractéristique de l'homme de masse n'est pas la brutalité ou le retard mental, mais l'isolement et le manque de rapports sociaux normaux.
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DeleaturDeleatur   22 février 2020
Dans un monde toujours changeant et incompréhensible, les masses avaient atteint le point où elles croyaient simultanément tout et rien, où elles pensaient que tout était possible et que rien n'était vrai. Le mélange était déjà remarquable en soi, puisqu'il sonnait le glas de l'illusion qui veut que la crédulité soit une faiblesse des âmes primitives et sans méfiance, et le cynisme le vice des esprits supérieurs et raffinés. La propagande de masse découvrit que son public était prêt à tout moment à croire le pire, qu'elle qu'en fut l'absurdité, et ne répugnait pas particulièrement à être trompé, puisqu'il pensait que de toute manière, toute affirmation était mensongère.

p110 de l'édition Points/Essais
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michemuchemichemuche   04 août 2014
Quelque dix ans plus tard, en France, une réaction pareillement ambiguë fut suscitée par "Bagatelles pour un massacre" où Céline proposait de massacrer tous les Juifs. André Gide se dit publiquement ravi dans les pages de la " nouvelle Revue Française" , non qu'il voulût tuer tous les juifs de France, mais parce qu'il appréciait l'aveu brutal d'un tel désir...
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bbinteinbbintein   11 mars 2012
Les hommes normaux ne savent pas que tout est possible.
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Videos de Hannah Arendt (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hannah Arendt
Hannah Arendt 4/4 : La maison sur l'océan (Grande traversée / France Culture). Grande traversée : Hannah Arendt, la passagère. 4ème volet : La maison sur l'océan. Diffusion sur France Culture le 18 août 2017. Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Julie Beressi. Photographie : Hannah ARENDT, dans ses pensées • Crédits : Courtesy of the Hannah Arendt Bluecher Literary Trust. Hannah Arendt a traversé le XXe siècle avec la détermination d'une “paria consciente”. Chassée d'Allemagne et réfugiée aux États-Unis, Hannah Arendt a construit son œuvre entre deux continents, philosophie et poésie. En partenariat avec La Croix. New York, années 70. Hannah Arendt vit retirée, entourée de ses amis qu’elle appelle sa « tribu ». Dans son “Journal de pensée”, elle expérimente un nouveau langage philosophique qui donne libre cours à son imagination. Sans esprit de système, Hannah Arendt laisse la pensée flotter “sans appui”. Invités : Jerome Kohn, étudiant d'Hannah Arendt et légataire de son œuvre, (dir.) “Thinking Without a Banister: Essays in Understanding, 1953-1975”, Schocken, 2018 Richard Bernstein, philosophe à la New School et ami d’Hannah Arendt, “Hannah Arendt and the Jewish Question”, Polity Press, 1996 Leon Botstein, président du Bard College, ancien étudiant et ami d’Hannah Arendt, “Judentum und Modernität: Essays zur Rolle der Juden in der deutschen und österreichischen Kultur, 1848 bis 1938”, Böhlau, 1991 Roger Berkowitz, politologue, directeur du Centre Hannah Arendt au Bard College, “Artifacts of Thinking: Reading Hannah Arendt's Denktagebuch”, Fordham University Press, 2017 Thomas Wild, germaniste et politologue au Bard College, “Nach dem Geschichtsbruch: Deutsche Schriftsteller um Hannah Arendt”, Berlin: Matthes & Seitz, 2009 Barbara Hahn, germaniste, “Hannah Arendt - Leidenschaften, Menschen und Bücher”, Berlin Verlag, 2005 Marie Luise Knott, traductrice et essayiste, “Unlearning with Hannah Arendt”, Other Press, 2015 Martine Leibovici, philosophe, “Le pervertissement totalitaire. La banalité du mal selon Hannah Arendt”, Kimé, 2017 (coécrit avec Anne-Marie Roviello) Étienne Tassin, philosophe, “Le trésor perdu. Hannah Arendt, l’intelligence de l’action politique”, Payot et Rivages, 1999 Tania Brugera, artiste et activiste cubaine Margarethe Von Trotta, cinéaste, “Hannah Arendt”, 2013 Volker März, sculpteur Textes lus Hannah Arendt, “Journal de pensée”, traduction de Sylvie Courtine-Denamy, Seuil, 2005 Hannah Arendt, “La vie de l’esprit”, PUF, 1971 Hannah Arendt, “Walter Benjamin, 1892-1940”, Allia, 2014 W.H. Auden, “Poésies choisies”, Gallimard, 1968 Archives Hannah Arendt, entretien avec Lutz Besch, 1958, ORF Documentation : Maria Contreras et Mickaël Simon INA : Amélie Briand-Lejeune Voix Susann Vogel Et : Andrea Schieffer, Laurent Manzoni, Patrice Bornand, Claude Aufaure, Félicien Juttner, Laurent Lederer, Thierry Beauchamp, Natasha Cashmann Musique Volker März, “Das Lachen von Hannah Arendt” Prise de son : Fabien Gosset, Emmanuel Armaing Mixage : Alain Joubert Traduction : Lou Héliot Source : France Culture
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